ORAN
ES
pi dhe
PE ve
un second temps, l’entrée en jeu d’une hyper-activité hématopiétique rend le sang assez riche en hématies et en hémoglobine pour compenser la diminution de l’apport d'oxygène au niveau des tissus. Une adaptation parfaite est alors réalisée.
Par contre, l'interruption et la reprise successive de l’anoxie déclanche chaque fois des mécanismes correcteurs qui doivent, à chaque épreuve, repartir de zéro pour aboutir à des réactions dépassant plus ou moins le but recherché. Or, le fonctionnement « à rendement maximum » de ces processus de défense, qu'il s'agisse de centres neuro-endocriniens régulateurs, d'éléments actifs comme la fibre musculaire lisse, ou du tissu hématopoïètique, finit par les épuiser plus ou moins rapidement. C’est ainsi que la rate se contracte avec une intensité de moins en moins grande, et que la mœælle osseuse ralentit progressivement son activité. La polyglobulie de chasse diminue d’efficacité ; le nombre des hématies et lhémoglobinémie diminuent petit à petit dans le sang.
Toutefois, si les anoxies sont assez peu intenses pour n’exciter que légèrement les centres régulateurs, ou suffisamment espacées pour permettre à ceux-ci de récupérer tout leur potentiel d’action entre temps, on peut assister à une stimulation et à un développement des réactions de défense. On a alors, d’une part, une adaptation, d'autre part et surtout, un accroissement des possibilités d'adaptation. Autrement dit, il y a non seulement une légère augmentation du taux globulaire sanguin permanent, mais aussi possibilité pour l'organisme d’accroître très rapidement, en cas de besoin, le nombre de ses hématies. C’est ce qui ce
Ni p
produit dans le cas des vols à altitude relativement basse, étudiés par GEMELLLI, et aussi dans celui de séjours courts mais fréquents en montagne ou encore des efforts musculaires soutenus et réguliers que nécessite l’entrainement physique. Et nous retrouvons ainsi cette règle d’hygiène classique, concernant le Personnel Naviguant de PAéronautique, pour lequel, pendant les périodes de repos, les séjours en montagne et la pratique des sports constituent une base excellente pour faciliter lentraînement et l’adaptation aux futures conditions du vol.