CONCLUSIONS
i. — Dans l'étude du comportement des éléments de la lignée rouge sanguine au cours de lanoxie, deux cas totalement différents sont à considérer
— l’anoxie chronique telle quelle est réalisée par un séjour prolongé en montagne.
- J’anoxie aigüe représentée par une ascension en ballon où un vol en avion.
II. - Dans le cas de l’anoxie chronique, on observe une polyglobulie d'adaptation due à un hyperfonctionnement des organes hématopoïétiques vraissemblablement sous la dépendance d’une hyperactivité d'appareils régulateurs neuroendocriniéns dont on connait bien mal, aujourd'hui encore, les principaux rouages.
III. —— Dans le cas de l’anoxie aigüe, On cons- {ate aussi une polyglobulie. Elle peut déjà se manifester à faible altitude : elle n'est alors qu'apparente, due surtout à des phénomènes vaso-moteurs. Par contre, pour un déficit en oxygène plus poussé, il s’agit d’une polyglobulie réelle, polyglobulie de chasse déterminée essentiellement par la
LETTRE spléno-contraction. Son efficacité réelle est pourtant discutée : les hématies stockées par la rate seraient Jen eue ei de valeur fonctionnelle diminuée.
IV. — Fait important, une anoxie aigüe très poussée est susceptible de provoquer une lyse des hématies; elle est âlors capable de diminuer, voire même, de contrebalancer l'effet polyglobulisant de la chasse splénique et d'entraîner, dans les -cas extrêmes, une hémoglobinurie paroxystique.
V.— La répétition d’anoxies aigües assez im- Portantes entraîne moins une adaptation qu'un état de fatigue dont les modifications de la lignée érythrocytaire sont les témoins.
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