‹ Esclaves, serfs et mainmortables (volume 2)Chapitre 53 sur 87 · De Eossi, Borna Sotterranea, t. III (1877), pl. xiii · texte numérisé non relu

De Eossi, Borna Sotterranea, t. III (1877), pl. xiii

2. En Orient, les évêques étaient très populaires, au quatrième siècle, parmi les corporations d’ouvriers ; voir Sozomène, Hist, eccl, V, 15 ; saint Grégoire de Nazianze, Oratio xxi, 29 ; xliii, 57.

l’ouybier libee.

Non seulement l’atelier et la boutique retentissaient des accents d’une piété joyeuse, mais, dans l’immensité des plaines sillonnées par la charrue du laboureur (1), dans l’immensité des mers sillonnées par les proues des vaisseaux, partout où il y avait des travailleurs chrétiens, les Psaumes de David montaient vers le ciel. Dès le deuxième siècle. Clément d’Alexandrie nous fait voir le paysan et le matelot accomplissant leur tâche au son des chants sacrés. La forte et naïve dévotion des marins et la générosité naturelle aux hommes qui jouent chaque jour leur vie sur les flots ont été admirablement peintes par Astérius, évêque d’Amasée, au quatrième siècle: il nous montre les matelots grecs faisant retentir les flots de la mer Égée, de la mer Adriatique, du Pont-Euxin, des louanges rythmées du martyr Phocas, populaire dans tout l’Archipel, et dont l’érudition moderne a retrouvé le nom gravé par eux sur les rochers de l’île de Syra (2), Chaque jour, dit-il, dans chaque barque, on invite le martyr à diner, c’est-à-dire qu’une ration est mise de côté, et achetée à tour de rôle par l’un des passagers : à la fin de la traversée une petite somme est ainsi réunie, c’est le pécule du saint,

1. Voir sur les paysans chrétiens des environs d’Aiitioclie saint Jean Chrysostome, Ad populwn Antioclmmm, Honiilia xvii, h 2.

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