L ESCLAVAGE EN OEIENT ET EN GRECE
ginelle, c'est le caractère pénible, dur, répugnant qu'a revêtu le travail à partir du jour oii Adam se révolta contre son Créateur (1). L'ordre naturel ne fut pas changé, mais à la surface de toutes choses monta une amertume jusque-là inconnue. La terre ne cessa pas de produire : seulement, au lieu d'un travail doux, aisé, charmant, réjoui par le continuel sourire de la nature, c'est la sueur au front, en arrachant d'un sol rebelle les ronces et les épines, que l'homme, devenu sujet aux maladies et à la mort, dut conquérir désormais le pain de chaque jour. Le péché aggrava donc la loi du travail, il ne la créa pas : elle existait auparavant ; de même qu'une autre conséquence du péché originel fut d'entourer de douleurs l'enfantement de la femme, mais, que, bien avant le péché, lors delà création du premier couple humain, Dieu avait proclamé la grande loi qui devait donner naissance à l'humanité : « Croissez et multipliez, remplissez la terre et domptez-la (2). )^
Fermons maintenant le livre divin, et cherchons dans les livres des hommes ce que ceux-ci ont fait de la loi du travail, aggravée, mais non créée, par la chute du premier d'entre eux.
Je laisse de côté les époques reculées, sur lesquelles l'histoire ne jette encore que des lueurs con-