I Cor
106 ESCLAVES, SERFS, MAINMOETABLES .
travaillé ? Les apôtres leur en font une loi : " Celui qui ne veut pas travailler, déclare saint Paul, n'est pas digne de manger. » Il donne l'exemple : " Ces mains, dit-il, ont subvenu à mes besoins et à ceux de mes compagnons (1). » De tous côtés viennent à l'Église des convertis qui abandonnent les métiers impurs ou frivoles que l'organisation sociale du monde païen laissait presque seuls ouverts à l'homme libre, des échappés du cirque, du théâtre, du temple et de la sacristie idolâtriques, de lieux plus vils encore ; le baptême leur a retiré ces moyens de vivre que le christianisme réprouve ; l'Église en fait des ouvriers, des ouvrières. " Que celui qui volait, dit saint Paul, ne vole plus, mais travaille de ses mains (2). n La Doctrine des Apôtres, œuvre du premier ou second siècle, contient sm' ce sujet des lignes éloquentes : « Quiconque vient au nom du Seigneur, qu'il soit reçu. Mais ensuite vous l'examinerez. Si ce sm'venant est un vagabond, aidez-le autant que vous le pouvez ; il ne demeurera chez vous que deux ou trois jours, si c'est nécessaire. Mais s'il veut s'établir chez vous, ayant un métier, qu'il travaille et qu'il mange ; et s'il n'a pas de métier, veillez prudemment à ce que nul chrétien ne vive désœuvré parmi vous ; et s'il ne veut