Samlet, acte I, scène v
206 ESCLAVES, SEKFS, MAINMORTABLES.
de quitter la terre librement (1). » Selon John Stuart Mill, depuis le seizième siècle on ne sut plus en Angleterre ce que c'était qu'un paysan propriétaire (2). « Je ne crois pas exagérer, écrivait naguère un observateur délicat, quand je dis que certainement, dans les comtés méridionaux de l'Angleterre, un paysan possédant un ai'pent de terre est une rareté (3). jj Quelqu'un visitant ce pays disait, il y a soixante ans : " Je ne conseille pas aux chaumières de s'insurger contre les châteaux, elles seraient bien vite écrasées, car les châteaux sont vingt contre un. « * Le même voyageur ajoutait qu'en Angleterre " on balaie les pauvi-es comme des ordures, pour les mettre en tas dans un coin (4). « Ce coin, ce sont les villes ; là est allée s'entasser, depuis trois siècles, la multitude des descendants de vilains et de serfs qui, moins heureux qu'en France, ont reçu la liberté personnelle et n'ont pu conserver la propriété (5).