RISPOSTA DI UN UPIZIALB A LUIGI XI V
Un officier du régiment d’ Orléans avait été envolé 35 à la rmjV polir porter 182 une nouvelle agréable ; il gy demanda la croix de saînt-louîs et U.8 inau vous êtes bien jeûne , lui dit le roi 206 eï 2'>y si1c
aft ESERCIZII SÜLLE REGOLE
af <3 répondit le brave mililaireon ne vil pas long temps dans voire régiment d’Ürléans. ^ ,
GEHEBOSITA’ DEL CARDINALE D’AMBOISB.
' , ./inno iSiO^ regno di Luigi XII.
Parmi f a 3 ce qui honore le cardinal d’amboise 208 , l’on i 5 g raconte que 7<y un gentilbouime voisin de la belle tenre de gaillott ^ que le prélat cbei'cbait d’agrandir iig ,en 112 possédait 35 une pétille foqui , entrant danscëte ij seigneurie , défigurait son i 58 arrondissement. Le gentilhomsne vint de bonne grâce proposer au cardinal spn acquisition. D’amboise s’informe du motif qui l’engage de se désaisir 116 du patrimoine de ses aïeuls^ 3 , à qui fo/ il paraissait auparavant fort attaché.' Le gentilhomme dit qu il trouve pour sa fille unique un avantageux g3 mariage qu’il ne ‘pourra peul-elre pas 186 acroinplir , sans vendre sa terre; qu’avec une partie du prix il marierait sa tille de l’autre il s’en fera des
rentes pour passer douxmenttJ^sa vieillesse. Le cardinal achette 35 , paye, et quand la aemoisellcest établi p 5 , il rend au père son domaine. Sescourlisaos s étonnent qu’il à pu i 33 se priver d’une possession tellement à sa bienséance. Le cardinal répond 2o5 et 208 je suis encore trop heureux , puisque 7(9 au Heu d’une terre, j’ai acquit /pi un ami. Ainsi 2u3 entouré de
I orgueil de la puissance d’amboise sentait le prix de l’amitié, et convoitait son charme io/p.
5 composti.
1 Mes arrieres-neveux nie devront cet ombrage, a Des bus-relief représentent Jupiter changé enjaureau. '
^ Les Tartares sont ordinairement les uvans-coureurs de l’armée des . Turcs.
4 La chicane en fureur mugit dans la grcfnde sajle.
fi II** œuvres ,de l’esprit , ce sont de prfaits gouvernements.
O 11 est des contres-temps qu’un sage essuie.
7 Leurs beau-pères futurs vident leurs coffres-fort.
.... Pour «Ire bel esprit ,
Il^faut avec mépris écouter ce qu’on dit ,* , . ,
jRever dans un fauteuil., l'épondre en cogs-à-tâne ,
£t voir tous les mortels ainsi que des profanes, q .... N’ayes point la folie
De transporter aux champs Melpomèneet Thalie ,
D’immoler vos devoirs à de vains passes-temps.
10 Les deux rois ont fait chanter des Tes-Deum. chacun dans son camp.
I I Les abats-jours sont des fenêtres qui abattent le jour,
la ïxi aigue-marine sont des pierres précieuses, couleur de vert de mer. a 3 hes appuis-mains sont des baguettes servant d’appui à la main qui tient le pinceau.
i 4 Les arc-boutant sont des arcs ou des parties d’arc qui appuient et son- . ^ tiennent une muraille , comme on en voit aux côtés des grandes éelises.
DELLA GHAMMaTICA. 27
1 5 Les bain-maries ont été, dit-on, inventés parla propbétesse Marie.
16 Les sont des fleurs belles pendant la nuit. <
17 Les blancs-seirif' sont des papiers signés en blancs.
18 Les boutes-en-trains sont ceux qui animent les autres, eoil au plaisir,
soit au travail. . • , •
ig Les boutea-feux sont ceux qui , d« propos délibéré , mettent le feu à * un édifice ou à une ville.
ao Des casses-cous sont des endroits où l’on peut facilement se casser le cou , si l’on n’y prend garde.
21 Les chasse s-marée s sont les voituriers qui apportent la marée, aa Les chauve-sourjs sont des oiseaux qui ressemblent à une souris qui est chauve, c’est-à-dire, qui a des ailes chauves, des ailes sans plumes. a 3 Les contres-jours sont des endroits opposés au jour.
24 coupes-gorges sont des lieux où on coupe la gorge. a 5 Les ciVvr/e-^o/«/e sont des especes de couvertures où les pointes ou points sont piqués les uns contre les autres. a6 "Les Couvre s- chef s sont des coiffures propres à rouvrir la tête.
Les créves-cœuTs sont des déplaisirs qui crèvent le cœur.
'Les croc-en-jnmbes se forment en mettant son pied dans la jambe de quelqu’un pour le faire tomber.
2g On sY^eWe gagnes-deniers tous ceux qui gagnent leur vie parle tra- " vail de leur corps , sans savoir de métier.
3 0 Lesgarde-càte ^\es gardes-robe ne s’écriventpasdela mêmemafiiere.
3 1 II y a dans les grandes villes beaucoup de gâles-métiçrs.
3 a Les haute-contres sont des parties oe musique , ou des voix qui sont
opposées.
33 Les nors-eTœuvres se servent avec les potages et avant les entrées.
34 1 Les mouîlles-bouche sont des poires délirieuses.
35 II n’y a point de condition où Von Wé^rnaye des passes-droits-
36 Les annoncent , durant les rigueurs de l’hiver, que la
nature n’est pas encore morte.
37 On appelle pied-plat ceux qui parleur état et par leur naissanen ce
méritent aucune considération. ^
38 Les reines-claudes doivent , dit-on , leur nom à la reine Claude.
3 g Doit-on écrire de même Aesportes-.drapeauxei des portes-mouchettes?
4 0 Les réveilles-matins sont des horloges ou des montres qui 1 éveillent
le malin.
4 1 Les sauf-conduit ont été usités de tout temps à la guerre.
4a Doll-on écrire de même des serres-Jiles et des serres-papiers ^ des ttres-balles et des tires-bottes ?
43 Les voles-ati-vents sont des hors-d'eeiicres.
44 Doit-on écrire tin brèche-dent et des brèches-dent un casse-noisette
et des casses-noisette , aa chasse-mouche cl des chasses-mouche, nn
cent-suisse et des cent-suisse , un couvre-piedel des couvres-pied, un cure-oreille et des cures-oreilles , un enté acte et des enté acte , un garde-fou et des gardes-fou, un guhe-mouche et des gubes-mouche, un hant-de-chausse et des hauts-de-chausse , un pèse-litfueur . et des pèses-l/tfueur , un porc-épics et des porcs-épics , un porte' manteau et des portes-manteau ?
23 ESERCIZII StILLE REGOLE
45 Ecrit-on de même des après-midis et des après~dinee? des blanc-becs^
. t\. Ae% bltmc-mnrif'ers ? . * '
46 Les J nfans s’amusent à diriger les ce/Z-co/rinj.-
47 Les ne vivent que dans les ténèbres.
/^a 11 y a encore un grand nombre de mots compo.'e's qui peuvent pre'sen-
'• ter quelque difllcullé , tels que des chèvres-feuille , des chien-loup,
des choux-rave , des claire-voie ^ des contres-coups , des corps-degardes , des demis-dieux , des demies-heures , des eau-forte , des enires-sols ,Aesfaiisse-porte , des faux-fuynnt , Aesfête-l)ieux,
' des garde-champêtres , un garde-meuble , àes garde s-meuble , des gomme-gutte , des grand-maîtres , des grandes-rues , Aes grandes-tantes , des guet-apens , des in-douzes, des in-octavos, des infolios , un lave-main, des lavesanain , Aesmal-aises , des wi-careme , des mi-aoûts, un mille-pied , des milles-pied ,des passes-passes ,Aes pinces-mailles ,dvs plat-bord, des pont-levis, un portelettre, des portes-lettre , des pot-au-feu, Aessemis-pensioiis , un serre-ciseau, des serres-ciseau , des tires-bouchons , des troublesfête, un va-nu-pied , des vas-nus-pieds, des vice-amiral ,e.\c.
RISPOSTA m EUGKHIO Ai CONSIGLIO M DN OFEIZlAiE.^
^ ^rino 1708 , regno di Luigi XIF .
Après la prise de Lille, les allic's conçurent 33 les plûs hautes espérances. - Un de leuvs prlntljiaux ofliclers’ poussa les choses jusqu’à dire qu’immanquabb'incnl on sera 1 ffiiiwntbt ù Rayonne 2cô et 208 ouiSb , dit sagement et uiodestfiuent le piiiicc Eugène, pourvu que le roi de France veut 13^ nous donner deux passes-ports 80 , un pour aller et un pouri'evcnir.
90 - 91. Concordanza dell’ arliçoio col soslanlivo. - Gsservazioui suiruso o sulia elisione deirarlicolo.
i Les plaisirs sont des amusemens qui ne laissent qu’un long et un funeste repentir.
a La hauteur et /îfr/r attirent les guerres.
3 L’égalité des pos.sessions cl richesses entraîne une anarchie univer-
selle. '
4 Dieu frappe autour de nous , nos proches , amis , frères.
3 INemi od , le premier guerrier et corirjue'rant , est appelé dans 1 * Ecriture un fort chasseur.
6 Ce qui est dans les grands la splendeur , la somptuosité , lu magnlQ-
ccnce , est la di.csipation , la folie , l ' ineptie dans les particuliers.
7 Une fatale ré\olution entraîne tout dans les. abîmes de l’éternité , les
siècles , ge'neratiuns et empires.
5 Sous un chef qui connaît /es soldats et chefs comme ses bras et mains,
tout est également vif et mesuré ; c’est ce qui donne la victoire.
IJ Le fils aîné était le cbef de la maison ; ses frères et soeurs ne s’asseyaient jamais avant lui.
10 J’ai toujours vu que les jeunes gens corrompus de bonne heure e'taient
DELLA. GRAAIMATICA.
iabamains et craels; ils auraient sacrifié Iturs pèn et mère an moin« dre de leurs plaisirs.
Il faut remplir avec constance se\ dfstinert et devorrs.
On peut regarder le climat comme la première et la presque unique cause de la couleur d-‘s hommes. ^ ,
Les Français et les Anglais sont les peuples modernes Ve plus remarquables.
£es hommes, les femmes, les enfans, tous acconrurertt à ce spectacle, ■Les officiers et les soldais, chacun se faisait gloire de luvier Turenne. Jamais un oraleurn’a èlë plus pressant que Bourdaloue.
/,’homme, qui que tu sols , si l’orgueil le tente , souviens-toi qne t'u vas bientôt êt re le jouet ne la mort. '
Les gensirop heureux font toujours q'uelque faute.
^Les gens le plus habiles font quelquefois les fautes /e plus grossières. Les bons esprits sont le plus susceptibles de l’illusion des systèmes.
La lune n’est pas aussi éloignée de la terre que le soleil , lôrs même qu’elle en est /a^Vr/s éloignée. •
A ces mois, dans les airs le trait se fait entendre;
A l’endroit où ie monstre a la peau le rdus tendre,
Il en reçoit leconp, se sent ouvrir les flancs. s
Il faulavouer que la sagesse des hommes n’est que/rt folie devant Dieu. Les grands, pour la plupart, sont r/esmasques de théâtre.
La moquerie est souvent une Indlgenre d’esprit. '
Un père en punissant, madame, est toujours un père.
Un ventre affamé n'a point d’oreilles. , .
Plus fait la douceur que la violence.
/.’éciivain ouieguemer, /’ artiste ou le magistral,
Chacun cherche bien moins 1e bonheur que l’éclat. ' ■■
La valeur n’est la valeur qu'aiilant qu’elle est tranquille.
Louis XIV fut toujours un roi par autorité , et toujours un père par tendresse.
Les arts sont /esenfans des richesses et de la donneur du gouvernement. Que la royauté est trompeuse! Quand on la regarde de loin, on ne volt que lu grandeur, réclat et les de'lices; maisde près tout est épineux. Virgiles et Cice'rons sont toujours rares.
Les objets qui sont les p/us agréables sont ceux dont la forme est unie et la figure régulière.
Il guère possible de rendre Un vers par un vers, lorsque celle précision est la plus nécessaire, comme dans nne inscription.
PUNIZIONE DI GIOVANNI COTTIER, MËniCO DI LUIGI XI.
. Anno xl^mtregnodi Carlo V I II.
Parmi les favoris de Louis XI 208 qui furent sévèrement châtiés sous la régence d’Anne de France, dame de beau jeu, l’on s5ÿ rem.iTque surtout olivier-le-daim,doyac et jean cottier, médecin de la feu p2 majesté. Ce tlernier^ avait acquéri,[^(? des biens immenses, en abusant d l’empire que la crainte, lie mort soi lui donnait sur son malade. Quand I# monarque lui marquait quelque mécontentement de son extrême avidité, l’<nsolent docteur lui disait
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So ESERCIZII SULIÆ REGOLE
ao 5 ft2o8 je sais Jnenque 7<9 un malin roiis m’envoierea ^<9 comme vous envoiez 166 tant iVaulres sommais je jure que vous ne vivcrrz pas^phuils jours après. El le valétudinaire effraie 35 lui accordait tout ce qu’il lui plaisait amassa ainsi i5^ des prodigieuses richesses y <o. Le cri
contre son opulince était universel. Il fut condamné à cent rinnuante milles livres d’amende, sommes énormes pour le temps. L’on dit que se croiani 35 en sûreté après qu'il lit cette restitution , il se retira dedans 123 une petite maison, de laquelle io3 la modestie lui parût .^ 9 désormais un sur ffrasyle ; ce qu’il exprima en fesant sculpter sur le devant un abricotier, avec ce mol ou rébus , suivant l’usage du temps, àl'alricotlier.
GENEROSITA’ DI UN SOtD.MO SPAGNüOLO VERSO FRANCESCO I. I’RIGIONIERO.
^ Anno iSaS.
Taudis qn’on pansait i44^e roi de ses blessures , un soldat espagnol s’approche respectueusement et lui dit 2o 5 e! 2rt8 n'ünl 55 su hier ao3 sire qu’il y aurait eu bataille, j’ai fondu *3 une balle d'or que je destinais à votre 16 majesté, et six balles d’argent réservé cjr pour les principals ii officiers de votre armée. Les six ont été employé ^8, et la votre 16 m’a resté if4i ce que i36 je n’ai pas trouvé l’occ.asiorr que je «berebais. Je vous supplie ,sire, delà recevoir et garder rrypour que vousien faisiez < 3^7 une partie de' votre rançon. Le roi la preul 3^, remercie très-aifeclueusenient 77 son bienfaiteur, et loue son esprit et générosité go.
SS Concordanza dell’aggeltivo col siisfanlîvo.-Osserva -
zione sul coUocaïueato dell aggeUivo. • Oâservazioni sull’ uso degli aggeltivi. • '
4 On exempte les vieillards des charges publiques,’ leurs infirmités.
3 Le peuple écoute avidement les yeux et la bourbe ouverts.
3 Les arts inventés pour lesbe.'oins et les récréationsy 7 «è//'cs ne fournis-
sent plus qu’à la licence et au luxe
4 Dieu fait luire son soleil sur ieslKinset mauvais.
j.'î Saint Louis suivait pieds nu l’étendard de la sainte croix.
<» Que^ votre ame et vos mœurs, peints dans vos ouvrages,
'K’offrent jamais de vous que de nobles images.*
^ Tout s’assou pii dans l’homme ejcceptes les remords.
8 On y conserve écrit le service et l’offense.
y Tizris le s, douzième et treizième siecles,\z langue française fut embellie et polirée.
10 Mais je n'ai plus trouve' qu’un horrible mélange.
D’os et de chair meurtries tl traînées Azm la fange.
11 C est en vain qn’on met la véritable gloire dans l’honncnr et la probité
mondains.
12 II n’y a guère d’hoi âmes qui se servent également de l' une et de l'au-
tre mains. i.
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DELLA GRAMAIATICA. ' 3i
13 De pareilles frayeurs mon ame est allarmée;
Comme elle je perdrai dans Piine ft Vautre armees.
14 On voit un grand nombre de personnes capable de faire une action sage;
on en voit un plus grand nomin-e capable de faire une action d’esprit et d’adresse; mais bien peu i2y io\i\.capable de faire une action ge'rie'reuse.
1 ô I Que les plaisirs des grands coûtent chers aux peuples! lü 11 Y a des hommes Ircs-versés dans les auteurs , et qui ne peuvent les c\\erjustes
17 La hardiesse humaine n’aime pas à demeurer courte.
18 Tout est périssable sur la terre, la vertu excepte'.
I IJ La lumière du soleil nous arrive en moins de huk minutes et demies.
20 Le diamètre de Jupiter est onze fois et demi plus long que celui de la
terre.
21 Uran us est soixante-dix-sept fois et r/cm/Vs plus gros que la terre.
22 Le mois lunaire est de vingt-neuf jours et ri'/n/r.
23 Quand Gassion , qui fut depuis maréchal , partit pour la guerre, il
marchait nus-pieds dans les chemins pour ménager ^s souliers.
24 Unerfrms Aeuresuffit souvent pourrbangernotre fortune.
25 Votre feuraère avait autant de prudence que d’esprit.
26 Feue ma mère était si bonne! ''
27 Une foule de gens effrayée s’est enfui y y3 du royaume.
2 t> A la liataille de Steinkerque, l’armée des Allemands plus nombreux et plus préparés, fut pourtant défaite par les Français.
2 Q Un lecteur sage fuît un amusement vain.
30 Un ministre bon est plus rare qu!uu roi bon.
31 Ixîs hommes;»rnnc?s sont sans envie.
32 Tout a humeur en un /^«jcon auteur.
33 Pour cire un homme grand, il faut savoir proiiter de toute sa fortune.
34 C’est être véritablement homme Aonuè/e que de vouloir tire toujours
exposé à la vue des gens Aonnè'/es. . ->