lies fourbes croient aise'ment que les antres le soient
24 ^'est-il pas bien bizarre que , dans tous les pays , l’art de gnërir les
hommescs/ moins Ao/iore que relui qui apprend à lesdëtruiïe.
25 Dieu consent que vous transmettez à vos en fans 1 rs possessions qui
vous sont venues de vos ancêtres; il veut seulement que vous en retranchez une le'gcre portion pour les infortunés qu’il laisse dans l’indigence.
26 L’orgueil sor/jfre sans peine ÿr/e nos hli nfaiteurs son/ en même temps
nos supérieurs et nos maîtres.
27 II est juste , grand roi , <|u’un meurtrier /irr//.
28 II n'est puère possible yn’il y a du bon cher celui qui n’use se mon-
trer tel qu’il ést.
2() Il estdangereu.xderl/Veau peuple que les lois ne so/Vn/ pas justes.
3 0 II semble que les fruits son/ annoncés par les fleurs, comme parmi nous
les bienfaits doivent l’être par les grâces.
3 1 II semble que\es\i 3 Ïi\\aiis des cotes septcntrionalesde la Tartaric, son/
une espece particulière d’hommes qui ne sont que des avortons.
32 Pensez-vous qi.'on formant la république des abeilles , Dieu n’a pat
voulu instruire les rois à commander avec douceur , et les sujets à obéir avec atjiour?
33 Madame , oubliez-vous
Que Thésée soit mon père , et qu’il su// votre époux.
24 Des ce inême moment , ordonnez que je pars.
35 L’exemple commun qu’autorisent les mœurs du siècle , prouve seu-
lement que la vertu est rare , mais non pas que le désordre est pei mis.
36 Les peres craignent que l’amonr naturel des enfans s'efface.
37 Hélas ! on ne craint point q«’il ne venge un jour son père ;
On craint qn’îl essayât les larmes da sa mère,
3 t> Dis-lui que l’amitié , l^lliance et l’amour
Ne pourront empêcher que les trois Curiaces Servent leur pays contre 1 rs trois Iloi-aces.
3 ÿ Prends garde qu’un de ceux que tu penses blâmer ,
^teigne dans ton sang celle ardeur ds rimer.
ya ESERCIZII SULLE REGOLE
40 Gardez yii’un sot orgueil vienne \o\\% enfumer.
41 On ne feut nier que la vie de l’homme vertueux io/V désirable.
4a Prendt garde que jamais l’astre qui nous éclaire ,
Te i>u!e en ces lieux mettre un pied téméraire.
43 Qui rit d’autrui , \ .
Doit craindre, qu'en revanche on rit aussi de lui.
44 Craignez qu'en votre sein ce serpent élevé ,
Ne vous punisse /ws un jour de l’avoir conservé.
45 Gardez o/r’avant le coup votre dessein éclate.
46 Je tremble qu'an discours , hélas ! trop véritable ,
Un jour leur reproche une mère coupable.
47 Je tremble ^M’opprimés de ce poids odieux ,
L’uri ni l’autre jamais osent lever les yeux.
48 Ne doutez point , seigneur , que ce coup la frappe ,
Qu’en reproches bientôt sa douleur s'échappe.
*4q Vous vC empêcherez pas que inon ame offensée ,
En punisse aussitôt la coupable pensée.
50 Vous ne sauriez nier qu'anhomme apprenne bien des choses, quand
il voyage et qu’il étudie sérieusement les moeurs des peiytles.
51 II marche , dort , mange et boit tout comme les autres ; mais cela
n'empêche pas ÿu’il soit fort malade.
5a Doutez-vous , quels que soient vos services passés ,
Qu’un retour criminel les ait tous e^acés ?
53 Mais il me semble , Âgnès , si ma mémoire est bonne ,
Que fuyais défendu que vous ne vissiez personne.
54 II ne tiendra pas knsoï qu'on.yons re/i</e tout l’honneur qui vous
est du. I '
55 Quoi ! dans inon désespoir trouvez-vous tant de charmes ■’
Craignez-vous que mes yeux versent trop peu de larmes ?
56 Ne craignez point que prêt à vous désobéir ,
Il n'apprenne Avec moi , seigneur , à vous trahir.
5y La même justesse d’esprit qui nous fait écrire de bonnes choses, nous fait appréhender qu'eWes ne le soient assez pour mériter d’être lues. 58 Craignez , seigneur , craignez quels Ciel rigoureux ,
V ous haïsse assez pour exaucer vos vœux.
5q II y a peu d’hommes dont l’esprit est accompagné d’un goût sur et ‘ d’une critique judicieuse.
60 II n’y a que la Divinité qui se connaît elle-même.
61 Qui est celui qui ne frémit au seul nom de la mort !
6a II n’y a presque plus de réconciliations qui ne sont fvinteset simulées. 63 Qu’il est doux. . . . ,
De recontrer un cœur qui sent nos alarmes ,
Qui plaint nos douleurs et s'unit à nos larmes.
6-{ Clioisi.ssez , pour vos lectures, des livres où la bonté du style est unie à la bonté des principes.
65 Je dirai à la jeunesse : menez une conduite telle que vous obtenez
l’estime de l’agemùr.
66 La vraie science est telle ÿa’ellc ne déplaise à personne j les pédants
au contraire choquent tout le monae.
$7 0 tous! qui aspirei aux grandes choses , choisissez vous un modèle-
oue vous suivre dans toutes vus actions.
bel DETTO DI LÜIGI Xtv. StJ VIUARS.
VlHars 2o<? , qui sauva la franceà denain , s’avait fait remarquer (les 60 son entrée au service par une grande vivacité 206 et 208 il semble 2o3 disait de lui Louis XIV en 1673, que d?» que l’on tire en quelqu’endroit 20, ce petit garçon sort #33 de terre pour s’y trouver.
BISPOST.V DEL UKLriXO LDIGt XVII. ' '
Comme on lui fesait /fS une lecture dans le télémaque 2 o 3 et comme 1^'on en était à l’endroit ou 7<? l’auteur propose à résoudre la que.<tion iÛ 5 et 2 c8 quel est le plus niallienreux des hommes 2c6 le dauphin dit au lecteur arrêtez 2 u3 je vous prie monaieur ne lisez pas la réponse : j[e , ras g(f vous dire ma pensée, comme il y avait beaucoup de monde dans l’appartement , on approche un siège et on l’engage à monter sur lui # #p.* il le fait , et , d’un ton pénétré messieurs dit-il le plus malheureux des hommes c’est un bon roi , qui voit que ses sujets ne veuillent plus i33 obéir, à cette réponse, si analogue aun circonstances, tous les yeux'se remplirent de larmes. ■*- "
■ DETTO DEL DELEISO LtTIGI XVJI.
.I-rf>rsqu’il eut appris que Louis XVI était jugé à mort 2 o 3 après avoir arrosé de ses pleurs Ce père infortuné, exalté par la douteur, il ne connaît ^8 plus d’obstacles; il échappe au premier corps de. garde, se p'récipile vers l’escalier , et se jellant 3 i aux genotlts 3 d’uii municipal qu’il rencontre, il s’écrie en sanglot tant 2 j 5 et 21,8 ah 2;>8 monsieur 2 o 3 je vous en prie je vous en prie menez moi # /^dans l’assemblée je lui demanderai qu'un ne fait pas #33 mourir papa. ' • , i* ’ > ■
BDONA FORTüNA DI LÜIGI XVI.’' - -
Le plaisir le plus graitd de Louis XVI était de se dérober à tous les regards pour exercer sa bLmfaisance 20./ et quand il élait surpris so3 il disait 25 o el 2 8 W csl'bien singulier que je ne peux #33 aller en bonne fortune sans qu’on le sache.
. rlDDCJA DI ÏORBNNA NELLA lîtTEGniTA DEGLI ÜIEICIALI.
Annu i&yij. ■
Les fatigues inséparables d’une longe #0 guerre cansérenl des grandes maladies ##o dans V armée française. On vil partout turenne âo<? tenant aux soldats des discours paternels et toujours la bourse à la main, lorsque l’argent fut fini , il emprunta du premier officier i 65 , qii’il rencoiitia, et le renvoia dJ a jon .intendant pour être palé 65 . celui-ci, qui ' soupçonnait qu’on exigail 35 quelque fois plus qu’on avait prêté i 3 o à son fii iîlre , lui insinua de donner à l’avenir des billets de te qu’il empninterait 2«6 el 208 non, non, lui dit le vicomte il n’est nas possible qu’un .'fficier va demander #33 une somme qu’il n’a point prêté #73 , à moins
74 ESERCTZII SULLE REGOLE
qu’il soit ‘lans un eslîêine Lesoia ; et en ce cas il esl’jusle que nous l’assistons 1 33- ' . - '