Tout crie ici bas: l’honnenr, vive l’Iionnenr
y Je ne sache rien de si beau que la vertu contente. .«
8 Que la foudre à mes yeux m écrase, si je mens!
9 Périsse le trbyen auteur de nos alarmes.
10 Puisse des discours licencieux ne jamais blesser l’innocence de vos oreilles!
SI 'A Dieu ne plaise que jeloue aux dépens de la vérité. - ' •
12 GrSces au ciel, mes mains ne sont point criminelles; > :■
Plut aux dieux que mon cœur suit innocent comme ell(«!
1 3 de mes yeux y voir tomber la foudre! ' , ♦ i
14 je nser/re à l’instant, si je trahis mon roi.
s 5 Hélas! de l’avenir vains juffes que nous sommes!
Ignorer et souffrir, voilà le sort des hommes. i6- L’univers entier srra/t la possession de l'homme, qu’il ne serait point content.
17 Seriez-vous au fond des abîmes , la main de Jupiter pourrait vous en * tirer; seriez-vous «hins l’Olympe, Jupiter pourrait vous-plonger au
' fond de l’abynie. ^ •
t6 Dut\t peuple en fureur pour scs maîtres nouveaux Üe mou sang odieux arrosçr leurs tombeac x,
le Parine vengeur me trouver sans d( fense,
Dut‘\e ciel égalçr le supplice à l’offense,
Trùne, à t’abandonner je ne puis consentir. . ^
19 Grouterait-un cent fois un bonheur tout parfait.
On n’en est pas content, si quelqu’un ne le sait.
BAIARDO PRIGIONIBRB IN MILANO.
Anno i 5 oo, re^o diLuigi XII.
La mort de chartes YIII 208 aiant plaçé 35 louis XII suc le trône de la france sot ,^ce prince tourna touls ii ses efforts du coté du milanais, sur qui s 18 il avait des droits par son aieule 3 valentine, sœur unique du dernier duc de la famille des viscontis dans la guerre que céte f 7 révolution occasionna, un parti français , duquel fo 3 le chevalier bayard était le chef, aiant rencontré un parti italien, le poussa vifenient 66. les deux troupes élants 58 au.x portes de milan , un gendarme français crie d’une ' vmx fortesu 5 e( 20^ tourne, homme d’arme fo2,tourne.mais bayard, transporté par le désir <22 de vaincre , et sourd à ces cria répétés 35 , entra au galop en ville f 75,comme s’il avait vpulu l’historien dit^,emporter lui seul cète capitale. ,
Les soldats, le peuple, tout , jusque aux femmes 60, se jètent 35 et p 5 sur lui so 3 mais te brave cajazea, que sa valeur a toujours tenu à portée de ses coups, le fait couvrir par ses hommes d'arme, et le reçoit 33 prisonnier, il le conduit de suite i 33 dans ,^a nuisou, et vàt ensuite au suupi-r da
prinrr, oo 7 ^ il parle arec admiration du chevalier, ludovic qui a vu soS des fenêtres de son palais les actions du brave français, demande à l’entretenir, et vent connaître /f8 son caractère.
20 ^ Mou gentilhomme lui dit leduc ao3 qui vousa conduits i'j3 icis ..6 et 2Q^ l’envie de vaincre, monseigneur , répondit bayard. et pensiez vous 3 p bis prendre milan tout seul m>n , reprit le chevalier ; mais j’imaginais l6-J être sui de mes camarades, eux et vous, ajoute ludovic, n’auraient pu g5 exécuter ce dessein. enGn, ditbayardqui ne peut pas f<9.^disconYenir de sa témérité, ils ont étés 28 plus sages que moi: ils sont libres, et me voilà 126 prisonnier; mais je sms prisonnier looiu plus brave p 3 et du plus généreux bommedu monde.
Le prince lui demande ensuite d'un air de mépris, quelle était la I force de l’armée française, pour nous ij8, dit liavard,nous comptons jamais i83 nos ennemis ; je puis vous assurer f 5./ que les soldats 3 de roOn maître font gents 3 d’élite, devant qui 118 les vôtres 16 ne tiendront pas^.
Ludovic, piqué par 122 une franchise si hardie , réplique q^ue les effets donneront une autre opinion de scs troupes , et une bataille décidera bicntol'tîp de son droit et leur courage f (7 plut a Dieu fp3, s’écrie bavard, que ce soit demain, pourvu que je sois libre vous l’êtes, repart le duc; j’aime vôtre 16 fermeté et courage, et j'offre d’ajouter à ce premier bienfait tout ce que vous voudrez exiger de moi.
Bayard, pénétré de tant de bontés V 37 , se jète3à aux gênons 3 du prince,
{ le prie de pardonner, en faveurde sou devoir, re qu’il y a i^j d’bardi dans ses réponses, demande ses armes et cheval ffo, et retourne au camp pnblii r f «5 la généiosilé de ludovic et sa reconnaissance.
J 196. Delle inlerjezioni.
I Ha! du nom de vertu gardons nous d'honorer
Les actions que Dieu dédaigne d’épurer. 1
SS Ho! que la nature est sèche, qu’elle est vide, quand elle est expliquée par des sophistes !
3 0/1 passion du jeu ! eh quoi ! homme en délire, >
Meme avec des hochets, se blesse et se déchire.
4 Oh qu’il est difficile de se modérer dans une grande fortune !
5 O que me dites-vons là ? Je n’en reviens pas.
6 He si la sagesse était visible, de quel amour les houimes s’enflamme-
raient pour elle !
7 Jic .'qui n’a pas pleuré quelque perle cruelle 7
8 Jih bien! contentez donc l’orgueil qui vous enivré, q Ah ! l’homme savant, on vous y prend aussi.
10 Hélas! je ne puis voir qui des deux e.st mon fils.
1 1 Oh mon fils, adorez Dieu, et ne cherchez pas à le connaîtrt."
KISPOST.V d’uK VECCHIO C\PORA.LB AL MORMORARB D'uN SOLDATO.
' Anno iGqj, regno di Luigi XIV.
Guillaume III 208 voulait attaquer les places maritimes de la flandre française, qui était menacé gg en même temps par les flottes d’angleterre et de hollande. luxembuurg, qui était aux ordres dem. le daupitiu , réus-
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i' 4 a ESERdIZII SULLE REGOLE
sit à les couvrir par sa marche de vignnmont au pont d’espi erres , où ii3 il fil quneule lieues dans s 23 quatre jours, un soldai du régiment de uavarre murmurait deccite fatigue 206 et 208 eh igô et 206 courage , mon camarade, lui dit un vieuxcaporal, maychons. le roi nous pa\e 3î toute l’année pour un jour seulement, le voilà f 26.' acquittons nous f rp de notre devoir pour la gloire de notre maître. •
^ i 9 '>.* 201. OeJla ellissi; •* del pleonasmoj - délia silkssi;>
deir iperbato. . 1
I 1.1e présent est pour les riches, et l’avenir es/ pourles vertueux, a Apprenons de nos malheurs à jouir des moindi'es Liens; des nos fttn- /es, àn’en plus connneitre; de nas ennemis, à mieux sentir tout le prix des bons. - , / .
3 Et ne savez vous pas que sur le mont sacré,
, ■ Qui ne s’oie au sum^net tombe au plus bas degré? '
4 Quand on ne peut gagner les hommes que par les louanges , ce n*est
pas la faute de ceux qui flattent , mais de ceux qui veulent être flattés.
5 Celui qui rend un service doit l’oublier ; celui qui le reçoit ,doit s’en
souvenir.
6 Quelques homin.es ont assez aimé les rois, jioar ai>oir eu le cournge efo-
srr leur déplaire. »
O Les amis doivent Sentir aider par des secours mutuels. ,
O Kous ne saurions briser nos fers et nos entraves. g La sagesse est plus utile et vaut ntiei/jc que les armes Je gens des guerre. 10 'Celui qui recherebe la gloire par la vertu /u» demande jr«/«/ie/// <fue ce qu’il mérite.
sa Et le roi, qui ne sait où trouver le roupable
?i’iiiipute f/u' aux seuls juifs ce projet détestable, la r.st-il possible que l’on puisse joindre la vanité avec la Ycritd?
1 3 D e tant de coups affreux la tempête ora^e.tse,
Tient un temp sur les eau.\ la fortune do'iletise.
14 Hélas ! apres les pleurs que j’ai versés pour vous ,
Que cet heureux instant me doit etre bien doux !
1 5 - Outre l’estime de soi-meme , l'honucte homme a de plus l’estime et
la confiance universelles.
1 6 II sc.v i t forcé malgré l u i de renoncer à son entreprise.
17 Cicéron étendit les bornes et les 'limites de l’éloquence.
id \iisthme séparait par une langue de terre deux mers voisines, ig Ne laissons pas cependant 168 de publier ce miracle de nos jours.
20 L’influence du luxe se répand sur toutes les classes de l’étal, même
sur celle du laboureur.
21 L’homme juste est souvent seul de son parti ; mais il porte en lui-
même un témoignage qui le di.spense de ceux des autres. .
22 La flèche dans les airs cherche l’oiseau rapide.
23 La tristesse s’envole sur les ailes du temps.
24 'A V homme vertueux et qui aime tétai , les services tiennent lien de
récompense.
' DELLA GRAMMATICA. i43
30 Dfs lointfiines montnf'nes la cime indécise comniençait à se perdre dans les vspeiirsdc l’bini/.on.
36 /■ÿricf^iileiir est le reloiir de la saison des (leurs.
37 , Homère anime les courages «MX ^rant/î ^ '
sii Que Gfurge vive ici pu!s(|ue George v sait vivre,
S i«’un uiillion comptant, par ses fourbes ac(|uis, • -
e clerc, jadis laquais, a fait comte et marquis.
Que ./«cyM « vive ici, dont l’adresse funeste /
A causé plus de maux que la guerre ou la peste.
3(j Douze pécheurs envoyés par Jèsus-Christ ^ et témoins de sa résurrection, ont accompli alors seulement, et ni plus tôt ni plus tard , ce que les pliilosophes n’ont ose' tenter, ce que les prophètes ni le puple juif', lorsqu’il a e'ie' le plus prote'gé et le plus li.aèle , n’out pu faire.
3 o Faut-il qu’un commerce si sublime ( entre Henri IV et Sully ) ail e:te' sitôt ronmu! Faut-il qu’un tel roi, un tel minislre,alenl si peu gouverné la France ! ü jour, û moment horrible où cette nouvelle , le roi est assassiné, le roi retentit tout-à-coupaus oreilles
de Sully. ^
COSDOTTA DI VI 1 .I.ARS AVANTI FRIB^CRG.
j 4 nno 1713. .*
Avant d’investir fribourg 34)8, il fallait déloger d’abord le général vaubonne de U hauteur de roschoff 2o3 montagne csrarjiéc sur laquelle 118 il était retranché et de, laquelle il couvrait la ville, le comte du bourg 2( 3 diargéde l’attaque demandait des outils des pioches des fascines 2 <6 el 2 j 8 ' il ne faut ig8 rien de tout cela, répond villars, il faut ig8 dés hommes, et paiànt 35 toujours d’exemple, il met pied a terre , grimpe la hauteur • avec une noblesse ardente et culbute l’ennemi.
tXOClO BEKDUTO DA FILIPPO V. A VENDÔME DOPO LA VITTORIA DI YIUA-VICtOSA.
Anno 1710, regnodi Luigi XIV.
Philippe V io8 dit à Vendôme qu’il lui dqil couronne, ce grand
général, qui avait des jaloux, quoiqu’il ne méritait i3j et f 3 ./ que des amis, répondit au roi , en lui renvoiant 35 l’honneur de la victoire ao 5 et 2^8 votre majesté a vaincu scs ennemis et moi les miens. '