SCÈNE QUATRIÈME
CRESUS, RHODOPE, SOPHION, puis GYDIAS, ORETES, GEYX, LICHAS, seigneurs et citoyens lydiens.
crésus, à Sophion.
Sophion, fais ouvrir les portes. Qu'à cette heure Quiconque voudra puisse entrer dans ma demeure. {Sophion sort. Presque aussitôt entrent la Cour et de nombreux Lydiens, hommes, femmes et enfants).
{Aux Lydiens).
Soyez les bienvenus, compagnons.
orétès, à Crèsus.
Que les Dieux Te gardent !
CYD1AS
Que ton règne, à jamais radieux, De triomphe et d'orgueil divin S3 rassasie !
ORETBS
La Grèce te fournit des alliés.
GYDIAS
L'Asie, 0 Roi, t'adore, tout entière à tes genoux.
ORÉTÈS
Ta gloire est un soleil en llarame.
CRÉSUS
Taisez-vous Encore un moment. Si le silence vous pèse, Vous pourrez me parler tout à l'heure à votre aise.
{Entrent, précédés par Sophion, Ceyx et Lichas apportant le coffre d'Esope qu'ils posent à terre).
sophion, à Crèsus.
Voici le coffre.
ceyx, à Lichas.
Eh bien ! s'il contient en effet Des tas d'or, —
lichas, à Ceyx.
Il est fort léger.
ceyx, à Lichas.
Oui.
lichas, à Ceyx.
Tout à fait.
ceyx, à Lichas, Je crois plutôt que dans ses flancs il enveloppe —
lichas, à Ceyx.
De riches diamants !
ceyx, à Lichas.
Oui.
crésus, à Sophion.
Fais venir Ésope.
{Sophion sort et rentre aussitôt amenant Ésope. L'esclave est triste et résigné, mais sans abaissement. Il est vêtu de la même tunique simple qu'il portait à Vacte précédent, mais il n'a plus le riche manteau éclatant de broderies qui le couvrait. Tous les eux s'attachent sur lui avec une fixité curieuse et hostile).-