‹ EsopeChapitre 9 sur 24 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

Mon malheur, justes Dieux, est-il assez profond?

De ce palais en fête Je revois au lointain les nuages qui font

Des ombres sur raa tête.

J'ai connu tout, l'exil effrayant loin du jour, Les hontes, l'esclavage.

A présent, tu meurtris mon sein, cruel Amour, Avec ta dent sauvage.

Cette Rhodope, orgueil du printemps souriant

Qui ravit le ciel même Comme une blanche étoile au front de l'Orient,

0 délire ! je l'aime !

Sur sa tète un rayon brille, mystérieux.

Blanche comme l'ivoire, Elle soumet, avec ses yeux victorieux,

Un Roi couvert de gloire.

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