Der climatische Curort Algier
les affections consomptives* » Dans ce travail, il a réuni une masse de documents fournis par la statistique des hôpitaux algériens, tendant à constater les effets bienfaisants du climat d'Alger dans un grand nombred'affections, et entre autres dans la phthisie, affection très répandue en Europe, mais extrêmement rare chez les habitants de l'Algérie.
Pour la deuxième question, celle relative à l'influence du climat d'Alger sur la marche de la population, M. le docteur Schneider la croit résolue décidément en faveur d'Alger, car il fait observer que, quelques années avant son voyage (en 1868), on y comptait sur 100 naissances environ 145 décès, mais qu'à l'époque où il était à Alger il n'y avait sur 100 naissances que 89 décès. Or, lors de mon séjour (1877-1878), le nombre des décès était descendu à 70. Celte progression rapide dans le cours de six années seulement s'explique parfaitement par le prodigieux développement qu'ont pris à Alger (comme dans le reste de la colonie), les travaux exécutés par les Français en vue du dessèchement des marais, de la culture du sol, de l'établissement de voies de communication, de la construction de villages pourvus de toutes les garanties possibles de salubrité, etc. ; ce sont de tels travaux qui en peu de temps parvinrent à métamorphoser les conditions sanitaires d'Alger, car pendant les premières années de l'occupation française, cette ville, ainsi que ses environs, ont dû nécessairement avoir une triste réputation d'insalubrité, parce qu'il a fallu lutter pendant quelque temps avec les conséquences du long régime musulman si fatal à l'hygiène publique, et dont l'effet se produisit naturellement en temps de guerre et en présence de troupes nombreuses, dans des proportions exceptionnelles.
Enfin, quant à la troisième question, celle de la durée de la vie humaine, M. Schneider, il est vrai, hésite à accepter comme documents authentiques les chiffres fournis par M. Marchand, sur l'étonnante longévité constatée dans l'Algérie par plusieurs inscriptions tu m ul aires remontant à la domiuation romaine; cependant le savant médecin déclare avoir vu à Alger, beaucoup plus que partout ailleurs, des hommes jouissant d'une verte