‹ Espagne, Algérie et TunisieChapitre 180 sur 285 · Coquand, toc. cit., p · texte numérisé non relu

Coquand, toc. cit., p

«. Letlre XIII, p. 266.

Karanga-Sidi-Nadji, vers le grand lac salé (chott) de Melrir, le niveau du désert s'abaisse rapidement, en sorte Karanga est encore à 259 mètres d'altitude, et Badessa seulement à 485; puis le sol descend à 92 et à 28 mètres, et àEl-Faidah il est déjà de 41 mètres au-dessous du niveau de la mer1. M. Coquand pense* que les dépôts subapennins constituent le sous-sol du Sahara, mais que ces dépôts ont été fortement redressés partout où ils forment la lisière même de l'Atlas, tandis qu'ils ont conservé leur stratification horizontale à une distance plus considérable de l'Atlas.

V. Terrain quaternaire. — Dans la province d'Oran, M. Ville 8 signale ce terrain comme très développé. A la partie inférieure, il commence d'ordinaire par un poudingue formé généralement de débris de terrains secondaires, mais quelquefois aussi de débris de terrains tertiaires, puis viennent des couches de calcaire, d'argile et de travertin ; caractérisées par une prodigieuse quantité de débris de végétaux dicolylédonés, ainsi que par des coquilles terrestres (Hélix, Bnlimus, Cyclostoyna) et des coquilles fluviatiles (Melanopsis). Toutes ces coquilles sont identiques avec celles qui vivent de nos jours. Enfin, la partie supérieure du terrain quaternaire se compose généralement de terres argilo-calcaires rouges, ou de calcaires blanchâtres terreux; les terres sont employées avec avantage dans la fabrication des mortiers hydrauliques. M. Ville signale dans le terrain quaternaire d'Oran dix espèces de mollusques fossiles, recueillies dans les escarpements qui longent la nier, parmi ces espèces, deux sont terrestres (Hélix aspersa et Bulimus decollatus), et les autres marines; cependant au nombre de ces dernières ne figurent point le Pectunculus violacens et le Pecten opercularis que j'ai trouvés si fréquents dans le terrain quaternaire d'Alger4 où ce terrain offre une extension

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