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SCULPTURE. — ÉCOLE DE MADHID

FiG. 587. — Juan Alonso Vili.abrille.

Chek de Saint Paul.

(Musie du Valladotid.)

(Cliché Lacoste.)

signalerai encore les ponts de Léon (fig. 584), le Puente Real de Valence et le Puente Nuevo de Ronda (1761), une arche gigantesque construite à 200 mètres au-dessus du Guadalquivir par un architecte malaguais, José Martin de Aldeguela (fig. 585).

La fin du XVll s. vit se développer a Madrid une école de sculpture qui succéda bientôt a celle de Valladolid.

Alonso de los Rios parait avoir été le principal auteur de ce déplacement. L on compte, parmi ses disciples,

Juan Villanueva, les deux frères Ron et Salvador Carmona

(fig. 586). A la mort de Luis Ron, Carmona prit la direction

de l'atelier, dont il était déjà l'âme, et en fit une école si prospère

que Ferdinand IV, en 1 752,

la joignit à l'école fondée

par Olivieri en 1 744 et les

comprit l'une et l'autre dans

les établissements royaux.

Telle fut l'origine de la célèbre Académie de San

Fernando.

Il faut encore ranger parmi

les grands sculpteurs du

XVlll' s. Juan Alonso Vil-

labrille — Chef polychrome

de saint Paul extrêmement

beau (fig. 587), — Felipe

del Corral — ■ Nuestra Se-

nora de los Dolores {Vierge

des Douleurs), également ^^°- ^^>^- - Francisco Salzillo. - Ange 1 1 rr^L 11 J l uE LA Prière au Jardin des Oliviers.

polychrome (Chapelle de la ^^^,.^^ ^„ , .^,„^ ^„„.^.,^^

Vera Cruz de Salamanque) fcuchc de rauieitr.)

FiG. 589. — Goya. — Marquise

DE Esi'EJA.

(Cullection du Duc de ValenciLT.) iClichê Laco^lc.l

ESPAGNE

— , Carlos Sala — Mort de la Vierge (M. San Fernando) — , Alfonso Bergaz — Sainte Léoca- Jie flagellée (M. San Fernando^ — , Felipe de Castro Bustes des grands personnages de son époque — , Francisco GutieVrez — Fontaine de Cvbelles (Madrid) — , Manuel Alvarez — La Vierge couvrant de sa propre mante saint Ildefonse (Tolède) — , Torcuato Ruiz del Ferai, le dernier duciple des continuateurs d'AlonsoCano(5t7p.,p. 259a261 ) et, a Murcie, Francisco Salzillo y Alcaraz, dont le talent, bien qu'indéniable, ne mérite pas les éloges excessifs que lui décernent ses historiens. L'œuvre de

Salzillo est trop immense — on a catalogué près de 1 800 statues

ou statuettes — pour ne pas présenter des faiblesses. A part

quelques exceptions, — le Saint Jérôme de la Nora, une Sainte

Véronique, Y Ange du Jardin des

Oliviers (fig. 588), — elle parait

froide et guindée. Les draperies

étudiées d'une manière insuffisante

présentent des maigreurs, les extrémités manquent souvent de dessin.

En bonne justice, il convient d'ajouter

que Salzillo se forma lui-même, qu'il

ne quitta jamais Murcie, ou se trouvent

d'ailleurs la majorité de ses œuvres,

et qu'il n'eut pas d'autres aides que

ses frères, sa sœur et sa femme.

A côté de ces représentants de la

tradition nationale, l'Espagne, à cette

époque, vit grandir une pléiade de

sculpteurs dont le style se confond

avec celui de leurs confrères italiens

ou français. Cette atténuation des

Fig. 590. — Goya. — Portrait DE LA Belle Libraire.

(Cliché Lacoste.)

IHANCO-ITALIENNE

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