A FAÇADES PEINTES
1 architecture orhcielle du (cuché Lacoste.)
PALAIS ET IfOTF.LS
FiG. 5b3. — Madrid. — Pont de Toi.kde.
(Cliclic Lacoste.)
XVlll' s. sont si rapides que les édifices religieux et civils où se manifestent les diverses tendances de l'école ont été réunis. Les constructions privées, à l'exception de quelques palais — à Logrono, celui du duc de la Victoria (fig. 580) puis, à Valence, celui du marquis de Dos
Aguas — se distingueraient, plutôt, par une certaine constance dans les formes générales. Tel est le cas, à Madrid, de l'Académie de San
Fernando, du ministère de la Hacienda qui le précède, de l'hôtel du président du Conseil (carrera San Jeronimo), d'un hôtel, à l'entrée de la calle Mayor. Tous présentent un immense portail, de grandes et belles fenêtres, une corniche vigoureuse, prise dans le granit gris de l'Escorial, sans ornements profus ni sécheresse. L'on y reconnaît le style général de l'époque mais assagi, sans doute, par la difficulté que le granit oppose à des tailles trop compliquées. D'autre part, le goût de la décoration s'accuse dans les façades des maisons appartenant à la classe moyenne. On le reconnaît aux fresques à l'italienne analogues à celles de la place Royale de Madrid (fig. 582), aux décors et aux découpages de plâtre qui ornent les constructions en brique (fig. 581). Les distributions sont simples, méthodiques ; les pièces, hautes, vastes, en harmonie avec le climat et les traditions de la Renaissance en Espagne. Les beaux escaliers, à degrés larges et à volées droites, interrompues par des paliers, les plafonds en charpente, les lambris en menuiserie et en faïence, les tentures mobiles ou simplement les enduits de chaux
Fig. 584.
— LÉON. — Pont et couvent
San Marcos.
(Cliché de rauteur.)
ESPAGNE
FiG. 585. —José Martin de
Aldeguei-a. — Pont de Ronda.
(Cliché Lacoste.)
OU de plâtre dans les demeure:; modestes, les portes a panneaux croisés restent en usage.
Jusqu'à la fin du XVI s., les représentations dramatiques se donnaient dans des cours - — corroies — entourées d'habitations et garnies d'estrades appuyées aux murs. Ces dispositions furent simplement régularisées quand on construisit a Madrid les théâtres de la Cruz et del Principe. Les salles étaient divisées en cinq parties : les aposenlos, deux rangs de loges qui répondaient aux galeries des anciens corroies ; la cozuelo, amphithéâtre placé dans le fond et où n étaient admises que les femmes étroitement voilées ; les grodas, qui régnaient sur les côtés au-dessous des loges ; le polip, équivalent au parterre actuel, ou les spectateurs restaient debout, et la luneto qui, ménagée sous la toiture, remplaçait les terrasses des habitations.
Le théâtre royal de Buen Retiro présentait une disposition intéressante : le fond pouvait être supprimé et le parc relié à la scène. 11 devenait ainsi loisible d'introduire dans la figuration des troupes â pied et à cheval et de donner a la mise en scène une splendeur souveraine.
Ouvroges d'ort. — Par leur longue durée, les ponts témoignent de la science des ingénieurs espagnols. La plupart sont en pierre ; quelques-uns, en brique ; très peu, en bois. Plusieurs présentent un réel mérite artistique. Tels sont, a Madrid, le pont de Segovie, dû à Juan de Herrera, et le pont de Tolède, construit en 1 732 (fig. 583). Je
Fig. 586. — Salvador Car.mona. — Christ
flagellé.
(Cath. de Scilamanqne j
iClichc Lacoslc.l