CONCLUSION
FiG. 624. — Ai-VAHKZ Sala. — Le vœu.
(Musée d'Art moderne.) (Cliché Lacoste.)
Après avoir établi la genèse des arts de l'Espagne, leurs progrès, leur épanouissement, l'on a déterminé l'étendue et la profondeur de leur action extérieure. Elles furent très grandes, puisque les germes des architectures romane et gothique de l'Europe sont nés de la collaboration des deux Espagnes : l'Espagne de l'Evangile et l'Espagne du Coran (p. 94 a 105, 279 à 283). C'est là un point essentiel de l'ouvrage, un point développé pour la première fois, et qui a nécessité la discussion préalable du parallèle entre l'Eglise et la Mosquée, auquel est consacré le chapitre II. A cette occasion, j ai
FiG. 625. — Emilio Sala. — Musique grecque.
(Décoration murale au Casino de Madrid.)
((Miellé Thomas.)
FiG. D2ti. — J. SdROLl A.
PoB IRAI T I)K AIarIa
SoKOLl.A.
- ESPAGNE —
dû restituer à la Perse antique ce qui appartient a la Perse antique et limiter les domaines respectifs de 1 Egypte copte, de Byzance et de Rome. Les ayant isoles, quelques beaux rayons du soleil iranien sont venus éclairer l'Espagne, et l'on a reconnu qu'ils l'avaient atteinte un siècle après qu ils avaient répandu des lueurs bientôt absorbées jusque sur la Chine et le Japon (sup., p. 23, 39; fig. 57, 64). Dans ce domaine, régnaient la force et les qualités robustes qui conviennent aux créations destinées à une longue vie.
A son tour, 1 on a vu triompher la grâce. Son domaine est le mudéjar {sup., p. 162 a 1 69) et le p/a/c'resgue {sup., p. 224 a 235), et Ion a constate que l'influence du platéresque, pour élre moins générale que celle du proto-roman, ne s'étendit pas moins sui .un vaste champ d'action. Le XVII' s. s'écoule ; la poésie dramatique immortalisée par les Guillen de Castro, les Lope de Vega, les Calderon s'impose au delà des Pyrénées ; les relations artistiques et littéraires nouées entre la France et l'Espagne des l'aurore de la reconquête s'affermissent, le néoplaléresque prend la voie ouverte par les œuvres scéniques et prépare en France l'évolution capricieuse de la majestueuse ornementation qui avait fleuri en France sous le règne de
Louis XIV (si/p., p. 292).
Dans le domaine des arts de la Renaissance, ce petit volume ouvrira peut-être aussi la voie à des recherches nouvelles.
Y\c,. ('127. — ZuLOAGA. — Carmen.
Portrait de Mile Bréval.
(Musce de Neir-York.) (Cliché Vi^-aïKiiia.)
rovc/, (/.s'/O/V
FiG. 628. — ZUI-OAGA. — GrEGORIO EL FiG. 020. — ZtTl.OAGA. — PORTRAITS. BOTERO (FABRIQUANT nOITTRES). (Mlicêc dll I.IIXCWtiiHrf{.)
Collcclioii \icliLii!l Riabouchiiiski. .Moscou. ) (CtUlic llachcUc.)
(Cliché Vi^i^avona.)
Avant de l'écnre, ] avais tiré de 1 ombre des cathédrales et des monastères, ou la plupart dormaient méconnues ou ignorées, les admirables œuvres sorties des ateliers de sculpture, et, les ayant signalées, j'avais insisté en même temps sur la brillante survie en Espagne de la statuaire polychrome. La vulgarisation s'est aussitôt emparée de mes travaux ; c'est que la piste était bonne.
Il serait à souhaiter qu'il en fût de même pour l'architecture civile platéresque, dont les gracieuses compositions sont une des gloires du pays. Des jalons nombreux ont été plantés ; la route et les embranchements a parcourir sont ouverts ; mais l'entier volume eût-il été consacré à cet art exquis et charmant que le sujet n'eût pas été épuisé.
FiG. 63o. — Daniel Vierge. (Extrait de ■• l)un Quichute ". Hachette et Cie, édit.)
ESPAGNE
Auprès de l'Espagne, le Portugal occupe une place modeste. Cette différence tient au petit nombre des périodes où brillèrent les arts lusitaniens et à la courte durée de chaque période. Il semble que le stimulant d'un triomphe militaire leur ait été nécessaire et, de fait, leurs éclats répondent a un succès glorieux pour les armes ou pour la marine portugaises. C'est ainsi qu'en face de la cathédrale Vieille de Coimbre et les églises conventuelles d'Alcobaça, de Thomar, de Batalha, de Belem, s'inscrivent la prise de Coïmbre (1064) et celle de Santarem (I 147), les victoires remportées par le grand-maître Gualdim Paes (1 160), le gain de la bataille d Aljubarrota (1385) et enfin le retour de Vasco de Gama (1499). Peut-être faut-il attribuer à la rareté et à la brièveté de leurs éclats l'indifférence que les historiens ont montrée à l'égard de l'ensemble des arts lusitaniens. 11 importait au plus haut point de combler une lacune aussi regrettable. Je m'y suis efforcé.
FiG n3l. — J ROMERO DE TORRES. — MUSA (ilTANA- (MÉD. d'honneur.)
(Salun lnfa}uniel de Madrid iguS.) (Cliché Lacoste.)
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FiG. 0'i2. — 'I'HOMAR. — C^ONVKN'K) 1)K (", 11 HISl O. CLOITRE DO CeMIIAKH
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