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carmin et au noir des vêtements, dans une gamme chaude et somptueuse.
C'est encore au musée de Lisbonne, — les grands tableaux dont il a été parle exceptés, — que l'on peut le mieux étudier les primitifs nationaux.
Les Fiançailles de la Vierge se signalent par la figure caractérisée et les traits un peu charnels, bien que très jeunes, de Marie (fig. 648). Ils sont franchement portugais. J'ajouterai que, parmi les pièces de monnaie offertes au prêtre, il en est a l'effigie et au nom de Joào III (1521-1557).
Le type féminin des Fiançailles se retrouve dans une Annonciation dont les personnages se détachent sur une fenêtre jumelée (tig. 692). Les voussures outrepassées, la fine colonnette et le chapiteau semblent empruntés à la baie d'un édifice d'Evora, telle la porte du cloîtredeLoyos(fîg.676).
Très portugais encore de couleur, de dessin et de détails, apparaissent deux délicieux tableaux rappelant à certains égards l'Assomption de Coïmbre. L'un représente la Vierge assise dans un jardin, avec Jésus sur les genoux (fig. 694). Un ange aux ailes rouges et grisindigo offre à l'enfant des figues noires sûrement cueillies dans un verger de l'Alemtejo. Dans le second, le peintre a figure Marie après la Résurrection (fig. 693). L'on verra également avec intérêt le Mariage de la Vierge, d'une technique très délicate (fig. 696) et la suite des peintures qui célèbrent les Exploits de Corrêa, grand-maitre de 356
Fig. 7o3. - Coïmbre.
Stalles de Santa Cruz.
(Ciché de railleur.)
M us h F. DE l./sBO^•^r.