‹ Espagne et PortugalChapitre 123 sur 181 · GlI. N'iCENTE · texte numérisé non relu

GlI. N'iCENTE

Ostensoir.

ll'Jhiis ro}-al d'AJK.ia.)

iCliché de railleur. I

Thomar(cle5âo Thiago suivant une autre version). Ce sont des œuvres sévères, d un caractère national (lig. 695) et qui, i)ourtant, font souvenir du Catalan Jaimc Huguct (sup., p. 191 ). Elles seraient de Chnstovào Figuieredo.

Au XVI s. appartiennent encore une Vierge et un Enfant Jésus (fig. 697), le portrait présumé de Dona Calalina de Aragon, reine J' Angleterre, en Sainte Catherine, du à Carvalho (fig. 698) ; la Vierge dans la Claire du Paradis (église de Tarouca) peinte par Gaspar Vaz vers 1 540 et les portraits de Dom Joào III ( I 52 1 - 1 557) et de sa femme, Doha Catalina, sœur de Charles-Quint, attribués a Sanchez Coello {sup., p. 266). Sur ce dernier, un ange soulevé une draperie et montre la reine a l'amour divin (fig. 700). La note portugaise est peu marquée dans Y Apparition de Jésus (fig. 679), oii des femmes au type flamand entourent un Christ qui rappelle le Jésus baptisé de la cathédrale de Vizeu, et, moins encore, dans douze tableaux qui, après avoir été enlevés de la cathédrale d'Evora pour être remplaces par un autel de style baroque, furent recueillis au palais archiépiscopal, et dans une dernière peinture représentant Sainte Hélène qui décore une chapelle du cloitre (fig. 701). Cette suite de treize

panneaux remarquables, à tous égards, ne serait-elle pas due à des maîtres flamands? Gérard David, dont la galerie grand-ducale de Darmstadt possède des œuvres très analogues et qui était en Portugal au début du XVl* s., les aurait peutêtre peints à cette époque. En revanche, deux beaux portraits d'évéques de la petite galerie jointe a la Bibliothèque munici-

FlG 703 — 'l'UIl'l VQUE D ARGENT DE .NOSSA

Senhora da Oliveira.

(Guimaraes.) (Cliché Biel.)

FiG. 706. — OSCULATORIUM

(.\l\i demie des sciences de Lisbonne.) (Cliché Lacoste.)

pale se rattachent aux écoles locales (fig. 702). L'un porte sur l'agrafe de la chappe les armes de Portugal et d'Aragon ; il représenterait Dom Affonso, évêque d'Evora, et l'autre, caractérisé par la devise de Dona Leonor, serait celui de Dom Martinho de Portugal ou peut-être du cardinal Dom Affonso, fils de Dom Manoel et de sa seconde femme.

Il résulte de cette étude, et c'est le fait dominant, que, dés la seconde moitié du XV' s. et durant la première moitié du XVl"' s., il existait en Portugal trois écoles nationales répondant au Nord, au Centre et au Sud, distinctes des grandes écoles du reste de l'Europe. Elles s affirment a Vizeu, dans les peintures attribuées a Grào Vasco ; à Coïmbre, dans les toiles du musée ; a Lisbonne, dans les deux triptyques du patriarchat, dans les tableaux qui représentent les Exploits de Corrêa et dans quelques panneaux délicieux où le type de la Vierge, l'architecture, les monnaies, les fruits valent un certificat d'origine ; enfin, a Evora, dans deux portraits d'evéque. Que ces écoles aient une origine flamande plus ou moins éloignée, que l'influence des maîtres d'Anvers et notamment de Quinten Matsys (1455?- 1530) se fasse sentir, c'est indéniable. Mais cette origine n'est pas unique, il faut tenir compte

Fig. 707. — Calice et patène.

(Musée de Lisbonne.) (Cliclié Lacoste )

PEINTURE

INILUENCES ETRANGERES

FiG. 708. — EVORA.

NossA Senhora

DE GrAÇA.

(Cliché Lacoste.)

FiG. 70Q. — Iho.mar.

CONVENTO ni-, CHRISTO.

Cloître des Philippe.

(Cliché de l\iHtetir.)

dune parenté avec l'Italie et avec la Catalogne. Quant aux peintures du musée de Coïmbre comprises dans le premier groupe et aux tableaux du musée de Lisbonne où la saveur locale est si prononcée, elles ont toute la grâce jomte a la précision des belles miniatures françaises de la fin du .XV' s. Elles font souvenir que la littérature portugaise médiévale eût des aïeules en France, que Huguet, Nicolas Chatranais, Jean de Rouen, Jacques Longum et beaucoup de leurs compatriotes travaillèrent à Batalha, Belem, Thomar, Coïmbre {sup., p. 330,340, 341.347, 348) et que, vers 1450, la Bourgogne avait envoyé à Batalha un pemtre-verner fameux, maître Guillaume Belles.

11 est impossible que les écoles portugaises ne soient pas représentées hors du royaume. Peutêtre sera-t-on amené a

FiG. ;

DO

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