Porto. — Xossa Senhora P11.AR. Cloître circulaire
iCliché de l\iiiieiir I
l'ir.. 711 — ^■|A^•NA DO Castello.
IIOSPITAL DA MiSERICORDIA.
(Cliché Hiel.l
leur attribuer plusieurs tableaux parmi les œuvres que l'on admire en France comme en Espagne.
Menuiserie. — En Portugal, les chanoines se placent soit autour de l'autel, soit dans une tribune, a
I entrée de la nef. Les stalles sont, en général, très simples. Celles de Santa Cruz de Coimbre, consacrées a la commémoration des grandes expéditions maritimes, font exception à la règle (flg. 703).
II en est de même des stalles de Belem, d'excellent style platéresque.
Orfèvrerie. — L'ostensoir du palais d'Ajuda, qu'exécuta Gil Vicente avec le premier or des Indes et que, depuis, l'on enrichit de personnages émaillés, passe pour le chef-d'œuvre de l'orfèvrerie portugaise (fîg. 704). Après lui, prennent rang : la croix de la collégiale de Guimaràes et le triptyque de Nossa Senhora da Oliveira de la même ville (fig. 705, et sup., p. 205), le reliquaire aux innombrables émaux de l'asile de la Madré de Deus de Lisbonne, le calice roman, le calice manouélin et la croix de style oriental en jais taille (fin du XVl" s.) de la se de Coïmbre, l'ostensoir de Dom Miguel de Silva de Vizeu, l'osculatonum en argent ciselé de l'Académie de Lisbonne (lig. 706), le coffret de San Pantaleo de la cathédrale de Porto, les croix processiormelles du Musée de Lisbonne, l'ostensoir exécuté en 1450 par ordre de Joào de Ornelas, abbé d'Alco-
1;. 712. — Ponte do Lima.
Paço de (I^alheiros.
(Cliché Hiel.l
FiG. yi'6. — Porto. — Églises dos
ExTiNCTOs Carmei.itas et do Carmo.
(Cliché de l\iulcur.)
PERIODE MANOUEL/NE. - ARES MEWEURS
baça, la crosse de la cathédrale d Evora dont les délicats bas-reliefs figurent des danses de sirènes et de satyres nus, le calice et la patène en vermeil du palais d'Ajuda (fig. 707). Malgré leur manque d'originalité, — c'est la seule critique qu'ils mentent, — ces objets, y compris les émaux de style limousin, semblent avoir été fabriqués en Portugal ou en Espagne. Ils seraient sortis des ateliers où l'on avait conservé la tradition que les emailleurs français avaient apportée dans les Asturies vers la fin XI\' s. L'un d'eux, nommé Fernay, travaillait à Oviedo en 1 378.
Broderies. — Les grandes cathédrales : Vizeu, Guimaràes, Coimbre, Braga, possèdent des merveilles. Dans un ermitage de Castro Daire, l'on conserve une mitre blanche brodée d or du XIII" s. et un bâton épiscopal. Du monastère de Lorvào, proviennent deux chefs-d'œuvre : la chape de l'abbesse et une garniture de chaire oii, sur un fond de soie cramoisie, le brodeur a représenté l'aigle de Jupiter enlevant Ganymède.
L'OCCUPATION ESPAGNOLE (1580-1640). — Le dernier rejeton de la maison de Vizeu, le cardinal-roi Henriques, mourut en 1580 sans laisser d'héritiers. Philippe II en profita pour envahir le Portugal.
Apres la prise de Lisbonne, le roi d'Espagne s y fit proclamer sous le nom de Philip L'. Le nouveau monarque favorisa une transformation
j ,, , . , FlO. 714. — PlETA.
de 1 architecture que les (Musée de CoîmbreJ iCUche de l-auteur.)
FiG. 7i5. — Descente de croix.
(Musée de Lisbonne.) (Cliché de V auteur )
excès du manouélin avaient préparée.
Des 1485, Laurent le Magnifique, ala demande
dejoào 11(1481-1490),
avait envoyé Andréa Con tucci, dit Sansovino, qui était demeure en Portugal jusqu'à la mort du roi et y avait introduit larchitecture Italienne. Puis, vers 1 525, on avait construit à Evora une petite église, Nossa Senhora de Graça (fig. 708), dans le style de la Renaissance, connu en Portugal sous le nom de mi-
chel-angesque ou à la romaine. Mais le triomphe du manouélin fit avorter cette tentative. Aussi bien, peut-on considérer le cloître de Tliomar,dit des Philippe, comme le premier édifice qui comporte des ordres académiques superposes (fig. 709) . L'œuvre, du reste excellente, rappelle la cour du Palais Farnèse construit par Ant. de San Gallo, vers I 530, et la basilique de Vicence décorée par Palladio, en 1 550. De son côté, le cloître en granit gris de la cathédrale de Vizeu est une association du cloître de Sainte-Marie de la Paix de Bramante
où les pilastres, les colonnettes, l'arcade et l'architrave se marient avec une si franche et si originale aisance, et du cloître platéresque de Santiago Apostol à Salamanque (sup., p. 228). Malgré les difficultés que le granit offre a la taille, les chapiteaux à quatre volutes, les fûts cannelés et les bases sont d'une exécution parfaite. La chapelle des
F^ALAIS-.MONASTÈRF. DE .MaI RA.
(Clieliè de l'auleur.)
DOMIN ATION RSPAGNOLE