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CHAPELLES SOUTERRAINES DE CAPPADOCE

abside. — Dispositions de la variété y-i/^ réalisées dans le pralorium de Phaena (lig. 6, 78).

6" Sanctuaire polygonal ou circulaire a coupole, déambulatoire voûté avec ou sans abside {variétés 'J-'(j , 'J-^-> '). — Dispositions réalisées dans Saint-Georges d'Ezra (hg. 7, 79).

Aux exemples cites, s ajoutent les chapelles souterraines de Cappadoce (fig. 83) et les églises lycaoniennes (fig. 84, 85), où apparaissent non seulement le plan crucial, l'abside centrale avec déambulatoire, la coupole perse sur trompes, la coupole sur goussets plafonnants de Saint-Georges d Ezra, mais, détail nouveau, l'abside sur plan en arc de cercle outrepassé.

Quand les Musulmans eurent conquis la Perse, ils éprouvèrent, pour installer le culte, les difficultés qu'avaient connues les chrétiens. Aussi bien partagerent-ils avec eux l'usage des églises ou s'efîorcèrent-ils de transformer les églises en mosquées. A leur défaut, ils accommodèrent des édifices affectant la forme traditionnelle des palais voûtés ds l'époque des Parthes et des Sassanides. C'est ainsi que la mescJjid djami d Ispahan, reconstruite sous les Abbassides (fig. 90), celles de Kazwin,

— remontant aux premières années de l'ère musulmane d'après Yakout et Abou IchaK el Istakhri, et rebâtie en 786de J.-C.,

— et de Chiraz, — fondée en 875 de J.-C, — dont les restaurations et les réfections ultérieures ne semblent pas avoir altéré le caractère, puis la grande

1 ■. r , . Fig. 70. — Saint-Georges d Lzra

mosquée de Veramme — -pi^^ ^^ . ^^,,.,. ^,,j,

1 322 (fig. 67), la mos- r-U'* de Vogûe, l. c.)

FiG. 8(1. — KosÉÏR Amra (variété y'S).

{(^liclif du Ih'i'crcnd l'cic Sapii'iiac.)

— — ^-^ ESPAGNE

quée Bleue de Tauris — 1450 — (fig. 10), les médressés présentent les dispositions essentielles des églises sus-mentionnées : porche voûté suivi dune nef carrée, couverte d une coupole sur trompes, galeries parallèles à la nef remplaçant les collatéraux, mihrab saillant substitué à l'abside, mimber et di^kas pour les lecteurs du

Coran mis aux places occupées par l'ambon et la schola cantorum. La mosquée-église, dont le type essentiellement persan vient d'être défini, la mosquée-temple, l'église elle-même, comportent une cour entourée de portiques et dotée d'un bassin. Seulement, en Perse, les portiques sont voûtés, et les voûtes reposent sur des piliers carrés, au heu d'être couvertes en charpente portée sur des colonnes comme dans la mosquée-temple primitive. Ces cours entourées d'arcades voûtées ont été signalées (p. 1 2)à propos des palais sassanides de H aouch Kouri et de Dérre-e Char. Isolées, elles servent de caravansérail ; placées devant le vaisseau central, elles complètent la mosquée persane ; rejetées sur le côté, elles terminent l'église et en constituent le cloître.

Enfin l'église et la mosquée se signalent par des tours où résonnent les cloches chrétiennes et d'où la voie du muezzin appelle les croyants aux heures des offices. 11 est difficile de dire si le clocher a précédé le minaret ou si le minaret a devancé le clocher. Mais j'incline à penser que le modèle du minaret carré

Fig. 8i. — - Koséïr Amra. — Salle principale.

[Comp. voûtes du Kasr Khardneh. fig. 26,

et du Tag-è Ivan, fig. 3o).

(Cliché du Révérend Père Savignac.)

Mosoi'i.r.-i.ci.isi:

Via. 82.

CoNSTANiiNopi.i;. — Saintk-Sopime

{l'art, -y").

(Cliclié Scbah et .loaillier.)

de la mosquée de Damas

(fig. 91) fut porte en

Afrique des le temps des

Omeiyades (fig. 93). Il

pénétra en Espagne, fut

adopté dans sa forme islamique par la Catalogne et

le Roussillon (fig. 107,

164, 165, 227) et, de la,

se répandit en France

et dans les provinces

rhénanes (inf., 76, 80 et

ch. 111, Conclusion, p. 98).

La mosquée - église

réagit de bonne heure

sur la mosquée-temple. Déjà, le plan et la suspension de la célèbre

coupole de l'Aigle de la mosquée de Damas (707 de J.-C.) sont du

type persan. La grande mosquée d'Alep (reconstruite en 976

de J.-C), inspirée de la mosquée de Damas, porte comme son

modèle la trace des influences iraniennes (fig. 92). Ensuite la nef

centrale s'élargit et domine les autres ; l'entrée fut signalée par une porte surmontée d'une coupole (fig. 93) ; un dôme d'autant plus haut qu'il reposait sur des trompes de style iranien accusa la salle du mihrab (fig. 92, 93). Au début du XI s., une dernière modification rapprocha davantage la mosquée et l'église orientale. Elle consiste dans l'établissement d'une clôture qui, a l'imitation de 1 iconostase, limite et isole la mal^soura réservée aux officiants.

Ces modifications successives dénaturèrent si bien l'aspect primitif de la mosquée-temple que, dans la mosquée de Cordoue, par exemple {in/., p. 89),rallee centrale plus large que les collatéraux, la

Fig. 83. — Gueurémé.

ClIAPri.I.IC SOLTERRAINE DE TOKAI.E.

Nef et iconostase.

(CJichcdu Rci'érend Père Jerphanioii.)

FiG. 84. — SivRi HissAR (genre n. ; &up.. p. viii. 'i-S). iCliclié Miss G. L. Bell. The Thousancl and une Churches.)

ESPAGNE

maJ^soura divisée en trois sections dans le sens transversal, dominée au centre par une coupole et fermée par une clôture, puis, le mihrab en saillie très prononcée sur la ma/^soura se substituent, éléments par éléments, à la nef, au transept, à l'iconostase et à 1 abside d une basilique orientale (fig. 68, 94).

A cet égard, l'on notera, encore, le plan en arc outrepassé du mihrab, caractéristique des absides des chapelles souterraines de Cappadoce (fig. 83) et de quelques absides des églises de Lycaonie (fig. 84, 85).

Il faut comprendre aussi dans les mosquées primitives la célèbre Koubbet es Sakhra ou mosquée d'Omar (690-707 de J.-C.) et la Koubbet es Silsile (fig. 95, 96, 98), qui réalisent dans l'architecture musulmane le type des édifices chrétiens à sanctuaire central circulaire ou polygonal et à déambulatoire {variété h ) que le Saint-Sépulcre de Jérusalem, Sainte- Marie d'Antioche semblent avoir offert de très bonne heure. Comme la Koubbet es Sakhra et la Koubbet es Silsile, ces églises sont d'origine orientale, mais elles s'écartent du modèle voûté irano-synen représenté par Saint-Georges d Ezra (fig. 7, 79), en ce sens que la coupole est construite en charpente et qu'elle repose sur un fût cylindrique.

Une nouvelle preuve de l'unité d'origine de l'église orientale voûtée et de la mosquée-église se déduit de l'emploi commun que leurs architectes firent de formules constructives et de thèmes décora-

FlG. 85. — SiVRI IllSSAR.

Transkpt nord. (Caract. :

(loupole sur trompes ;

grandes voussures et plan de

l'abside en arcs outrepassés.)

(Cliché Miss G L. Bell, l. c.)

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