I.ci'è et dessin de l'auteur
que
celui-ci est au-dessus des branches du transept.
Enfin deux énormes massifs de maçonnerie interposés entre le transept et le chevet rendent inébranlable cette partie de la construction.
Comme la majorité des monastères élevés dans les régions où les religieux redoutaient des attaques de vive force, la colegiata était engagée dans une enceinte fortifiée. L'on voit encore les amorces de la courtine qui prolongeait le mur extérieur du transept — côté de l'Epitre — et l'une des tours qui la flanquaient (fig. 169, 1 70) tandis que le chevet remplissait à gauche la même fonction.
San Pedro de Gérone (fig. ! 64) présente quelques analogies avec la colegiata de San Juan. L'eglise située sur le Galligans existait au X siècle. Quand Ramon Berenger IV, comte de Barcelone (1113- 1131), fit construire la partie de 1 enceinte de Gerone qui, du sommet couronné par la cathédrale, descend dans la vallée du Galligans, les ingénieurs dirigèrent le rempart vers San Pedro et,
Si
— San Juan de l.vs .abadesas.
Intérieur du transept.
(Cliché de l'auteur.)
ESPAGNE
GÉRONE. — <'i,o!tRK de S
AN PEDKd
l'appuyèrent à l'abside, qu'ils transformèrent en tour défensive. Peu de temps après, l'église fut donnée par le comte au couvent bénédictin de Sainte-Marie de la Crassa, compris dans le diocèse de Carcassonne.
L'abbé, qui était le propre frère de l'évêque, démolit une partie des constructions anciennes, les remplaça par une large nef flanquée de bas-côtés couverts en demi-berceaux, refit le transept du côte de l'Evangile et restaura les parties conservées. Un petit (flg. I 72) cloître remontant a une époque voisine de la restauration est joint à l'église. Un cours de mâchicoulis le couronne. Cette décoration empruntée a l'architecture militaire de l'Orient restera classique durant la période romane.
Santa Maria de Ripoll, située au Sud de San Juan de las Abadesas, remonte pour ses parties les plus anciennes aux X' et XI' s.
L'édifice actuel a été construit à la fin du XIX" s. par Elias Rogent, l'architecte de l'Université de Barcelone.
Les seuls témoins de la richesse de l'ancienne abbaye sont le porche (lig.
1 73, 244) et le cloître à deux étages (fig. 1 74 à 1 76). Ce dernier est de style roman. Il se pourrait néanmoins qu'il n'ait été terminé qu'au XIII s.
Le beau cloître de l'église d'Elne (Pyrénées-Orientales) serait dans le même cas (fig. 1 77). Ces survivances sont fréquentes en Espagne.
La Catalogne tant française qu'espagnole possède trois autres grands édifices religieux, Saint-Martin du Canigou (fig. 107, I 78), l'église d'Arles-sur-Tech et San Pedro el Viejo
Fig. 173. — Ripoll
DE l'église.
(Cliché de l'auteur.J
Porche
SAINT-MARTIN DU CANIGOll
de Huesca de la famille de Santa Maria de Ripoll. Saint-Martin aurait été fonde en 1001. Ln tout cas, la bulle d'institution canonique fut envoyée en ION sous le pontificat de Sergius IV. L'église comporte trois nefs, une abside et deux absidioles en hémicycle et un énorme clocher crénelé de style musulman.
A l'mteneur, la nef est séparée des bas-côtés par des arcades sur colonnes. Les fûts paraissent empruntés à un édifice romain. Les chapiteaux taillés en pyramide rectangulaire tronquée ont la forme qu'ils présentent à San Miguel de Lmo (sup., p. 6 1 ) et dans les ajimeces des clochers-minarets de la région. Ils sont couverts sur leurs faces de gravures de style archaïque, rappelant celles de= églises asturiennes. Soit autour du clocher, soit au sommet du mur extérieur des absides, règne une ligne de mâchicoulis. Sur le tympan du portail de San
(i. 174. — Ripoll. — Cloître
A DKIX KlA<;i:S OK l"églisk
i;ONVENTUELLE.
li'.Uché de VaiiV:ur >
l'iG 17.-. — RiPOLL — Chapiteaux
Dir CLOITRE.
(Cliché de l'auteur.)
FiG. 176. — Ripoll. — Chapiteaux