TRADUCTION
Acequia.
As sekuia.
Canal.
Alcazaba.
Al kasbah.
Château fort.
Adaraja.
Ad daradja.
Arab., Marche
Alcàzar.
Al ksar.
Château.
d'escalier.
Alcoba.
Al kobba.
.AlcoVc.
Esp.. Harpe,!
Alfarje.
Al farch.
Arab.. Pla.
pierre d'al-\
fonddc bois.
lenic.
Eïp., Lambris
Adarve.
Ad darb.
Arab., Chemin
de bois.
étroit.
Alfarjia.
.Al farchiyah.
Solive.
Esp.. Chemin
Alléizar.
Al fecha.
Arab., Espace
de ronde, der-
vide.
rière les cré-
Esp. Embra-
neaux.
sure.
Adarves.
Adz dzarve.
Arab., .Merlon!
Alicates.
Al lakkàt.
Pinces.
Esp.. Rempart,
Aljibe.
Al djoub.
Citerne.
parapet cré-
Almena
Almanaa.
Créneau.
nelé.
Andàmio.
Ad dààïm.
Echafaudage.
Alarife.
Al arif
Architecte,ma'i- Ire-maçon,
Atalaya.
At tàlia.
Sentinelle, échaugucttc.
Albanll.
Al bennà.
Maçon.
Azotea.
As soteïha.
Terrasse.
Albayalde.
Al bayàdh.
Cérusc.
Mazmorra.
Matmoûra.
Cachot souter-
Alberca.
Al birqua.
Bassin.
rain.
Alboaire.
Al bohair.
Lambris en
Zaguàn.
Ostouàn.
Vestibule.
carreaux de
Zanja.
Az zanka.
Arab., Passage
fdience.
étroit.
Alcantarllla.
(Dimin. de) Al kantara.
Arab.. Ponl.
Esp., Egoul.
lLsp..Tranchée.
io3
FiG. 2i(i. — TotiRNUS. Nef
DE Saint-Phii.ibert.
(Gomp. fig. 20, 3o, 82.)
(Cliché liernardot.)
ESPAGNE -
En venté, les pays situés de l'un et de l'autre côté des Pyrénées orientales étaient comme deux vases communicants. Sur la Catalogne espagnole, il y avait une charge de thèmes iranosynens qui ne se trouvait pas sur la France ; aussi bien le courant s'établit-il du Sud vers le Nord et, a partir du IX" s., y porta-t-il successivement la coupole sur trompes, la voiite nervée deformable d'où devait naitre la voûte gothique, les thèmes cruciaux iranosyriens (si/p., p. 32), les contreforts extérieurs, l'arc-boutement des nefs axiales, le clocher-minaret, les voussures outrepassées, les arcs polylobés, /es inscriptions en caractères coufiques ou pseudo-coufiques, les bandeaux en dents de scie (sup., p. 37 a 41) et quelques motifs et décors déjà signalés à la
mosquée de Cordoue, tels que les modillons à copeaux, les voussoirs polychromes {sup., p. 89, 90, 98 et fig. 68. 195) que l'on retrouve associés à beaucoup d'autres motifs orientaux dans les édifices romans {sup., p. 98 et lig. 217 a 219).
L'Occident végétait sur le vieux fond latin et sur les alluvions plus récentes du Bas- Empire quand les thèmes favoris de l'architecture perse franchirent les limites du Roussillon, arrivèrent en France, en Allemagne (Province Rhénane, Hesse- Darmstadt), vivifièrent les traditions antiques et favorisèrent le réveil des forces qu'avait pa-
FiG. 217. — Nef de Notue-Da.me
DU Puv. (Doiiblcaux eu ogive
outrepassée portant des coupoles
sur trompes, coinp. fig. OC>.i
(Cliclic Xciirdciit.)
LA l- H AN CE
l'iu. 218. — Notre-Damic Dl
DÉTAIL DE l.A FAÇADE.
(Cliché Neurdein.)
ET LESPAGNE MUSULMANE
ralysees la terreur de l'an Mil. Mais déjà, sur quelques points, pareils à des coureurs d'avant-garde, des pèlerins, des maîtres, des ouvriers avaient prépare le terrain. En effet, sous le règne des premiers khalifes oméiyades, les relations entre les chrétiens mozarabes de l'Andalousie et les catholiques d'Espagne et de France étaient restées, sinon actives, du moins suivies. Entre autres voyageurs que l'on pourrait citer, je rappellerai que, des 858, deux religieux de Saint-Germain-des-Pres étaient ailes à Cordoue et avaient rapporté en France les reliques de saint Georges et de saint Aurelien.
Aussi bien, quand fut jetée la semence iranienne, germa-t-elle aussitôt vigoureuse et féconde. Cependant les méthodes s amélioraient, la technique se perfectionnait et, après avoir atteint et dépassé la rive droite du Rhin, le courant issu de la Catalogne, toujours apparent, bien qu'attaque et modifie par les milieux traversés, descendait de la Bourgogne et de l'Auvergne jusqu'à Toulouse franchissait les Pyrénées occidentales, entrait en Navarre, pénétrait en Galice et aboutissait à Santiago de Compostela. Un siècle a peine s'était écoulé depuis que, pur de tout mélange, il était sorti d'Espagne par les ports des Pyrénées orientales.
Cet exode et ce retour d'influences n'avaient pas, que je sache, été signalés, ils sont d'une importance si considérable pour l'histoire générale de l'architecture que j'ai désire les mettre en pleine lumière avant d'entreprendre l'étude des édifices romans.
Noi r(r-!)AJ\K nr Prv. — Li: ci.ohuK.
iCIuhc .W'iirdi'iii I
io5
ESPAGNE
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FlU. 220. -VVILA. — POKTAII. OCCI DKN lAl, DK Sa.N ViCENTI;.
(Clichc I.cry.)