DE I.A CATHÉDRALE
(Détails, fig. 243).
(Cliché de l'auteur.)
Castille (lig. 225). Les colonnes trapues, leurs chapiteaux, les doubleaux et les voûtes d'arête indécises qui se transforment vers le joint de rupture en coupoles plates rappellent de très près la crypte de Saint-Eutrope de Saintes.
Aussi bien, croit-on que la construction du narthex fut de peu d'années postérieure à celle de l'eglise.
La cathédrale d'Avila, San Salvador, relève aussi de l'école de Cluny, bien qu'elle soit l'œuvre d'un Navarrais ne a Estella, nomme Alvar Garcia.
Elle fut commencée en 1091 , modifiée en 1252 et restaurée en 1280 et en 1290, que estaba mal parada para se caer (parce quelle risquait de tomber). L'église primitive comportait un berceau plein cintre sur triforium ;
au cours de ces réparations, il fut remplacé par la voûte d'arête
gothique dont la nef est couverte aujourd hui.
Une seconde église d'Avila, San Vicente, occupe une place
bien plus importante que la cathédrale dans l'histoire archéologique
de l'Espagne romane (fig. 220,
226, 242). Elle appartient, en
effet, par son style, a l'architecture
du XI s. finissant ; mais le triforium
bas de la nef et les fenêtres qui
le surmontent appellent déjà la
voûte ogivale. Cette substitution du
clunisien bourguignon au clunisien
auvergnat coïncidait avec la présence
d'Alphonse Raymond à la tête du
gouvernement et doit être attribuée
à son influence. Le prince appartenait à la maison de Bourgogne et
avait exercé le pouvoir au nom de
sa femme, après la mort, en 1 108,
de son beau-père, Alonso VL
l'Ki. i,'2q — Sala.\l\n(jl[:. — Nef
i>K LA c:atiiédrale vieille.
(Cliclw de l'auleur.)
ESPAGNE
FiG. 23o. — SÉGoviE. — Porche DE San Martin.
(('lichc de I\tiiIciii-.)
Zamora la Bien Cercaaa (la Bien Murée) est, malgré son surnom, 1 une des villes qui a été prise d'assaut le plus souvent. Alonso r ' l'enlève aux musulmans en 748 ; Abd er Rahman la conquiert sur les Astunens en 939. Quelques années plus tard (984). el Mansôur en rase les murailles. Puis Fernando I"^ 1 enlevé de nouveau aux Mores et la donne en dot à sa fille Urraca (1065).
En raison même de ces vicissitudes, les édifices religieux de Zamora échappent dans une certaine mesure aux influences qui avaient dominé ailleurs. Ainsi la cathédrale (fig. 227, 228, 243), qui ne se différencie des églises contemporaines ni par son plan, ni par sa construction, se signale par deux dispositions très rares en Espagne. Comme la cathédrale vieille de Salamanque, elle offre une coupole établie sur pendentifs et, comme le même édifice et la cathédrale d'Evora (fig. 641), une lanterne centrale aux multiples fenêtres, des pinacles d'angle, des nervures et un galbe ovoïdal qui font souvenir de l'abbaye des Dames à Saintes et de plusieurs autres édifices d'Angoumois et de Saintonge. L'archivolte de la grande porte, sa modénature et ses ornements établissent de nouveaux rapports avec les églises de la Gironde — Loupiac — et de la Charente — Surgère. — En revanche, le clocher, pareil a un donjon (fig. 227 ; comp. fig. 107, 155, 165) est du type ^lo. 23i. - Ségovie. - Porche