PEINTURES MURALES CASTILLANES
manuscrits auraient été introduits durant la période où les provinces situées au Nord et au Sud des Pyrénées orientales dépendaient des mêmes souverains. En ce cas, pendant que la France recevait de la Catalogne espagnole des formes architectoniques nouvelles {sup., p. 104, 105), elle faisait bénéficier sa voisine des progrès que la Bourgogne et les bords du Rhin avaient accomplis dans Fart de la peinture sous l'influence de Byzance et de l'Irlande.
Les fresques si admirablement conservées qui décorent les voûtes du Panthéon de Léon(fig. 225) appartiennent à une période plus moderne que les peintures catalanes. Elles représentent Dieu le Père dans la vesica ogivale, le Massacre des Innocents, les Apôtres, des Anges, des Signes du Zodiaque, divers Mois de l'année avec, au-dessous, des inscriptions pour les désigner. Comme en Catalogne, les couleurs élémentaires dont usèrent les
décorateurs sont le brun rouge, l'ocre jaune, l'indigo et le blanc. Le vert et le noir sont obtenus par des mélanges. Cette gamme très simple fut usuelle en France à la même époque qu'en Espagne, où elle restera longtemps affectée à la peinture des statues. Son emploi général tient à la solidité et à l'harmonie des couleurs \inf., p. 242). A Léon, à Vich, a Barcelone, les sujets s'enlèvent sur un fond blanc jaunâtre. Il en est
Fi(i. 265. — Ego sum lux mu.ndi.
(Sant Climent de Tahiill ) (Antiari. histittit d'Estudis catalans.)
Imc;. 2ÔÔ. — La \'ii-:u;i;
ET Saint Jean.
iSaiil Minitel de la Scd de Iri^el.)