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EDIFICES PI.ATEKESQUES. AVILA. SEGOVIE
Fie. 456. — \'ali..\doi.id.
Coi.LÈdK S.\N GrKGOKIO.
(Cliché de VaiHciir I
Avila. — La cite de sainte Thérèse est nche en demeures sombres, austères, aux murailles nues et aveugles. L'architecte n'aurait guère a y glaner, n'étalent les beaux cloîtres du monastère de Santo Tomàs.
Ségovie. — Le style platéresque est représenté par deux maisons historiques : la casa de los Picos (maison des Pointes), où le corrégidor élisait domicile en temps de guerre et où le Conseil de Ville se réunissait pour accueillir les rois quand ils entraient â Ségovie (ftg. 460), et la maison de l'illustre comunero, Juan Bravo, décapite le 24 Avril
I 521 (fig. 461 ). Avec sa galerie en attique, ses arcs en accolade très surbaissés, sa porte aux lourds claveaux, son écu armorié, celle-ci est un modèle parfait de ces demeures aveugles {comp., fig. 447, 460) d'où l'on n'osait regarder la rue que du haut des galeries supérieures.
Tolède. — Comme le collège majeur de Santa Cruz à Valladolid et le collège de Santiago a Salamanque - d'une date postérieure — l'hospice de Santa Cruz fut fondé par le cardinal de Mendoza.
II affecte la forme d'un carre circonscrit a une croix de Malte.
Dans la disposition primitive, les quatre branches formaient autant de nefs a la croisée desquelles s'élevait l'autel.
Le morceau le plus caractéristique, au point de vue du style, est le portail en marbre et en piedra blanca de la Rosa (fig. 462). L'architecture, la modénature, les
FiG. 457 — Juan de Badajoz. — Cloître de . . •. i-
, . ornements sont italiens,
LA CATHEDRAIE DE LeON.
(Cliché de liiiiteur.) tandis que 1 ebrasement . 23 1
ESPAGNE
FiG. 458. — Juan de Badajo/.
Sacristie de San Marcos. (Léon
(CAichc de Vauteur.)
et l'archivolte sont ornés de statuettes disposées à la manière gothique. 11 en est de même de la crête découpée, attachée au second membre de l'archivolte,
Saragosse. — L'architecture platéresque y revêt un caractère spécial dû a la longue faveur dont y jouirent les arts mudéjars et à l'usage général de la brique. Les corniches en grande saillie, que l'on ne saurait bâtir en petits matériaux, sont remplacées ici par des avanttoits très accusés. Ceux du palais du comte d'Argillo (fig. 463), du palais de Luna et
de la Lonja (Bourse du Commerce), sont de véritables œuvres d'art, où l'on reconnaît à la fois le style des palais florentins dus à Brunellesco et aussi le sceau des charpentiers musulmans.
La Lonja, un excellent type des édifices en briques, est très simple d aspect et ne comporte que de rares fenêtres et trois larges portes. Ces dernières donnent accès dans une salle grandiose dont les voûtes font souvenir de la dernière période gothique (fig. 465). Les nervures retombent sur deux rangées de colonnes ioniques et sont comprises, a leur naissance, dans une gaine ornée d'amours et déçus héraldiques.
Une tout autre note est donnée par l'Aliaferia, que reconstruisit en partie Ferdinand le Catholique, et dont les plafonds de bois admirablement conservés sont muJéjars par le tracé, gothiques par l'inscription de la corniche et plateresques, si l'on s'en tient à la modenature et aux ornements sculptes et peints.
Valence. — \J AuJiencia (1510) est lourde et massive comme
Fig. 45q. — Léon.
Palais des Guzmanes.
(Voir fig. 433.)
Fenêtres d'angle.
(C.llchù de Vauteur.)