‹ Espagne et PortugalChapitre 99 sur 181 · SEVILLE ET VENISE · texte numérisé non relu

SEVILLE ET VENISE

par cela même, sa mise en évidence revêt un nouvel intérêt. Certes, l'Espagne du Siècle d'Or dut beaucoup à l'Italie; mais ce furent Sienne, Florence, Rome, Naples, que ses artistes fréquentèrent d'abord.

On ne peut invoquer non plus les œuvres superbes du Titien et du Tintoret, dont Charles-Quint et ses successeurs, Philippe H, Philippe m et Philippe IV, enrichirent les palais royaux, puisque la parenté vénitienne ne s'établit qu'avec Séville et que l'école de Séville succède à l'école de Valence inféodée elle-même aux Florentins (sf/p., p. 244, 245).

C est ainsi que Pedro Sànchez, l'artiste qui ouvrit la voie où s engagèrent les grands maîtres dont Séville s'honore d'avoir été le berceau, ne connut l'Italie que par l'intermédiaire des Vicente Macip, des Juan de Juanes et peutêtre de Luis de Vargas (iup., p. 245). Cependant il est tel de ses tableaux, la Mise au Tombeau du musée de Buda- Pesth, par exemple, que l'on attribuerait sans hésitation à l'école vénitienne si la signature n'indiquait pas qu'il s'agit

FiG. 558. — Crosse

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