‹ Espagne et PortugalChapitre 119 sur 196 · R. 27] Il DE MADRID · texte numérisé non relu

R. 27] Il DE MADRID

struit par Trajan en 98 de notre èr>d, restauré par Charles-Quint en 154o. Au milieu s'élève une tour haute de 13 m.]

348 k.C ACERES (omnibus pour la ville, 1 p.; Gabriel y Galan,

12), Tanlique hôt. Europa^ Castra CœcUia ou Csesaris des Romains, est une ville de 16,963 hab., ch.-l. de la province du même nom; elle est située à 471 m. sur une émiuence dont le sommet est occupé par l'ancienne ville, très pittoresque, entourée d'une enceinte d'origine romaine avec de grosses tours qui la sépare de la ville moderne.

L'enceinte est percée de 5 portes, parmi lesquelles Varco de la Eslrella conduit à la plaza Mayor où se dresse la torre del Reloj (de THorloge). Sur la place du Palacio provincial, s'élève Véglis'e Santa Maria la Mayor, gothique à 3 nefs, rebâtie en 1556 (retable sculpté avec des Scènes de la vie du Christ, par Giiillén). En face, évêché du xvi* s.

Au point culminant de la ville haute, Véglise San Mateo a été bâtie par Pedro de Esquerra sur remplacement d'une mosquée. Sur la même place, la casa del Sol, du xv® s., et la torre de las Clguehas (des Gigognes), du xiv' s. Dans le voisinage, la casa de las Velelas est une partie de l'alcazar mauresque bâti au xn« s.

Au N.-E. se trouve Véglise de Santiago, jadis mosquée, où Ton remarque une belle grille de 1563 et un retable en bois polychrome par A. Berruguete.

DE CACERES A MERIDA (^ 73 k. en 2 h.; 10 p. 80, 8 p. 10, 5 p. 40) — 3 k. Empalme de las Minas. — On franchit, en traversant la sierra de San Pedro, le seuil qui sépare le bassin du Tage au N. de celui du Guadiana au S. — 66 k. Pueate de Aljucen, où l'on rejoint la ligne de Madrid à Badajoz par Ciudad Real. — 73 k. Merida (p. 300).

DE CACERES A TRUJILLO (# 48 k., ^ en 2 h., 7 p. 80 et 6 p.). — Trujillo, ville de 12,512 hab., la Turris Julia des Romains, est située à 480 m., sur les bords du Burdalo. L'église gothique de Santa Maria la Mayor renferme le tombeau de Diego Garcia de Paredes, né à Trujillo en 1466, mort à Bologne en 1534. Dans Véglise de Santiago retable gothique et statue de St Jacques par Gregorio Hernândez. Sur la plaza Mayor, maison où est né en 1478 Francisco Pizai^o, le conquérant du Pérou (f 1541 ; son tombeau est dans l'église Santa Maria de la Concepciôn).

De Trujillo une route conduit à (48 k.) Logrosàn, ville de 4,460 hab., intéressante pour les géologues (mines de phosphorite dans le schiste quartzeux) et de là un chemin mène à (33 k.) Guadalupe, petite ville de 3,250 hab., sur le versant S.-E. de la sierra de Guadalupe, Elle possède un couvent d'Hyéronimites jadis très riche et encore intéressant. L' * église, gothique et à 3 nefs, est du xv« s. ; belle grille du chœur par Francisco de Salamanca et Juan de Avila; retable de la Capilla Mayor par Juan Gomez de Mora\ à g., à l'entrée, tombeau de l'architecte Juan Alonso; dans la chapelle de los Cuatro Altares, statues du prince Dionisio de Portugal, fils de Pierre et d'Inès de Castro, ainsi que de sa femme. Dans la belle sacristie, 8 * toiles de Zurbâran (épisodes de la vie de St Jérôme). Des deux cloîtres, lUin est du style gothique, l'autre du stylo mauresque avec, au , t;entre, un charmant pavillon gothique. ;

GUADALUPB. — ClUDAD REAL. || [R. 27] — 290

Route 27. — DE MADRID A BADAJOZ

M 510 k. (gare d'Atocha) en 16 h. par le correo-mixte ; 63 p. 75, 47 p 85, 31 p. 90.

Auto-cyclisme : — ^435 k. — De Madrid à Càceres, 304 k. (p. 295). On sort de Câceres par la carr. de Ronda et la route de Merida. — 326 k. 7. Aldea dcl Cano; descente et montée de 5 à 7 0/0. — 358 k. Aljucén. — 361 k.2. Carrascalejo. — 373 k. 6. Merida (sortie par la carr. do Circunvalacion et le pont romain); montée do 500 m,, descente et nouvelle montée sinueuse avant (402 k.) Lobôn. — 416 k. 4. Talavera la Real] route plane. — 435 k. Badajoz.

61 k. de Madrid à Algodor (R. 25, A) où ron laisse à dr. rembranchement de Tolède.

On gravit en pente douce les premiers contreforts des monts de Tolède. — 81 k. Almonacid, à 718 m.; le village est à 5 k. à dr., dominé par un vieux château. — 85 k. Mascaraque, — 90 k. Mora et les ruines de son chàleau fort. — 94 k. Manzanèque. La voie franchit le col de ce nom (760 m.) dans la sierra de Yébenes. — 105 k. YébeneSy dans la vallée de TAlgodor. A dr. s'étend l'inculte Dehesa de Guadalerza. — La voie franchit la crête de la Galderina (809 m.), ligne de partage du bassin du Tage et du Quadiana, et descend dans un pays cultivé. — 133 k. Ernperador. — 151 k. Malagôn. — 157 k. Fernân Cabaliero. Pont de 218 m. sur le Guadiana.

173 k. Ciudad Real (g) (hôt. : Pizzarroso; Gran Hôtel), ville de 15,255 hab., ch.-l. de la province de ce nom, a gardé le cachet antique; fondée en 1252 par Alphonse le Sage sous le nom de Villareal, elle ne s'est appelée Ciudad Real qu'en 1420 sous Jean IL

— A 10 min. de la gare, plaza de la Constitucion, entourée de galeries; à l'extrémité g., on va au paseo del Rado qui borde la cathédrale, auj. prieuré des Ordres Militaires (vaste nef gothique, beau retable sculpté du xvii's.; dans le trésor^ baiser de paix des chevaliers de St Jacques, avec plaque byzantine et cadre d'or émaillé, chef-d'œuvre de Francisco Becerril de Cuenca (1565). A 10 min. N. de la place de la Constitution est la puerta de Toledo, belle porte mauresque des murailles qui entourent la ville. Dans le quartier à TE. de la place de la Constitution, é^hse gothique de San Pedro.

De Ciudad Real a Manzanares, p. 306.

La voie passe le Jabalôn. — 188 k. La Canada. — 196 k. Caracuel.

— 205 k. Argamasilla de Calatrava.

211 k. PuertoUano, ville industrielle de 7,500 hab.; X à l'E. sur Valdepenas (p. 306); au N.-O. sur (6 k.) Almodovar del Catnpo et (2() k.) San Quintin.

La ligne se dirige à TO. dans la vallée encaissée au fond de laquelle coule le Jaraicen, puis atteint son point culminant (738 m.).

— 230 k. Veredas. On descend dans le Val de Azogues (du mercure).

— 245 k. Caracofiera : ancienne mine de mercure, auj. abandonnée. 271 k. Alniadenejos y Almaden. Almadenejos, où se trouve la sta-

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tion est à 10 k. N.-O. de la petite ville d'Almaden, 8,388 hab. (vieux château mauresque; école des mines), située sur une colline et dont toute l'importance consiste dans ses mines de mercure.

Les mines de mercure d' Aimaden (en arabe « al Maden » signifie mine), les plus célèbres et les plus riches qui soient en Europe, étaient connues des Romains et des Arabes; elles appartiennent à l'État qui les a louées à la maison Rothschild de Londres. On évalue la production du mercure à env. 20,000 quintaux, obtenus par le traitement d'env. 200,000 quintaux de minerai brut. Les 2,000 ouvriers qu'occupe la mine souffrent beaucoup de la nature du travail et des émanations miasmatiques.

287 k. Chillôn (mines de plomb argentifère). — On franchit le ravin de Guadalmez. — 292 k. Pedroches, — On entre pour peu de temps en Andalousie. — 307 k. Belaicazar, village à 8 k. S. de la stat., dominé par les ruines de l'ancien alcazar, bâti en 1445. — On franchit le Zujar. — Tunnel de las Cabras. — 323 k. Cabeza del Buey, sur le versant N. de la sierra del Pedregoso. On est ici en Estremadure, dans la belle vallée du Buey.

329 k. Almorehôn (|), gare à 560 m. d'alt., à la jonction des lignes de Badajoz et de Cordoue (p. 315).

354 k. Castuera, 7,000 hab., au pied d'une chaîne de montagnes parallèle à la sierra Morena. — On franchit le Gualefra. — 372 k. Campanario, Au S.-O., vaste plaine de pâturages appelée la Serena. — 383 k. M^acela (ruines d'un château).

392 k. ^illanueva de la Serena, ville de 14,573 hab., danr une jolie situation, sur une colline dont les pentes descendent jusqu'au Guadiana (vins estimés). — 398 k. Don Benito, ville de 19,212 hab., fondée en 1477 (pastèques renommées). — Pont sur l'Ortiga.

408 k. Medellin, le Metellinum des Romains, patrie de Fernân Cortez qui y naquit en 1485 (restes d'un château). — Pont sur le Guadamez. — 417 k. Valdetorres. — 423 k. Guarena, — 430 k. Villagonzalo. — 434 k. La Zarza. — Pont de fer (550 m.) sur le Guadiana. — 438 k. Don Alvaro. La voie longe la rive dr. du Guadiana et croise l'aqueduc moderne de Merida; à dr. on aperçoit les arcades de l'aqueduc romain.

451 k. Merida (g) (hôt. Madrileha, pens. 5 p.), petite ville de 12,489 hab., sur la rive dr. du Guadiana. Restes considérables ' de constructions romaines, qui se trouvent, pour la plupart, en dehors de la ville moderne.

Histoire. — Merida, l'antique Augusta Emerita des Romains, fut fondée l'an 23 av. J.-C. Canitale de la Lusitanie, elle acquit une grande prospérité et fut une des villes où les Romains s'efforcèrent le plus de donner des preuves de leur grandeur et de leur magnificence. Prise par les Maures en 713, reprise par Alphonse IX de Léon en 1228, elle échut aux chevaliers de l'ordre de Santiago et tomba en décadence. C'est auj. l'une des plus pauvres villes de l'Espagne.

Itinéraire. — La plaza Mayor ou de la Constituciôn, entourée d'édifices à arcades, forme le centre du mouvement. Au S. de la plaza Mayor et près du Guadiana on peut voir, dans un jardin (pourb. au jardinier), les restes de l'Alcazar mauresque qui était primitivement un édifice romain (puits viaigoth avec escalier).

Il MERIDA. Il

Le * pont romain, le plus remarquable des restes antiques, date probablement de Tan 95 av. J-.C. Long de 910 m., haut de 11 et large de 5, il comprend 64 arches formées de blocs de granit. Malgré la solidité merveilleuse de sa construction, il a été à plusieurs reprises endommagé par les eaux; déjà, du temps du roi

visigoth Erwig (vers 687), on avait dû le réparer: il a été ensuite agrandi, réparé et agrandi, en 1610 sous Philippe II j puis réparé en 1860 et enfin de 1876 à 1883.

* Revenu à la place, on va visiter le musée installé dans le voisinage (s'adr. à l'ayuntamiento; un employé accompagne, pourb.) où l'on remarque des inscriptions visigothes et mauresques, des mosaïques et des statues romaines provenant surtout du théâtre. — Par la calle Santa Clara, puis au delà du coude que fait cette rue, par la première rue à g., on va voir Varc de triomphe de Trajan (auj. arco de Santiago) auquel on a enlevé son revêtement de marbre. Regagnant encore uae fois la plaza Mayor, on prendra à dr. (en tournant le dos à la Cerveceria Extremeha) la calle Santa Eulalia; ensuite à dr. la calle Santa Catalina où l'on verra la Casa de Corhos, bâtie dans un temple romain dont les colonnes sont encore debout, puis à g. la calle Romero Leal que prolonge la calle Sagasta; on suivra cette dernière rue jusqu'à \iicalLe Bahos à dr., puis celle-ci jusqu'à la calle Nueva où l'on tournera à g. et que l'on continuera jusqu'à

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la périphérie de la ville; on se trouve alors tout près du théâtre que Ton apercevra un peu en dehors et que Ton gagnera à travers champs. Le ^théâtre de Mérida (en voie de déblaiement; frapper à une porle du grillage qui entoure le terrain ; le permis que réclame le surveillant n'est pas nécessaire; pourboire) est un des plus beaux monuments antiques de l'Espagne : on remarquera en particulier les statues qui en sont sorties; belle vue de la rangée supérieure des gradins.

De la colline du théâtre on descendra vers l'aqueduc moderne que l'on aperçoit au delà du chemin de fer et près duquel sont les maigres restes d'un aqueduc antique, et l'on rentrera en ville par la route de Madrid. On verra en passant l'intéressante et très ancienne église Santa Eulalia; au devant de l'église, sur l'emplacement où aurait été brûlée la sainte, est le Homo (four) de Santa EulaliOy chapelle dont le porche est fait avec les pierres d'un temple de Mars; à côté le couvent, aujourd'hui inoccupé.

De l'autre côté de la route, sur une place plantée d'arbres à laquelle on arrive par la Ramhla de Santa EiUalia, statue de la sainte dressée sur une colonne formée d'autels romains superposés.

Un peu après Téglise, on arrivera à un carrefour où se trouve une fontaine; pour aller aux restes beaucoup plus importants d'un second aqueduc romain (los Mitagros) dont les piles, hautes de 20 à 30 m., et couronnées de nids de cigognes, sont très pittoresques, on prendra à dr. Vavenida Marquesa de Pinares; on reviendra ensuite au carrefour pour regagner soit la place soit la gare.

DE MÉRIDA A SÉVILLE, PAR ZAFRA (^ 240 k., on 9 h. à 13 h.;

32 p. 60, 28 p. 80, 17 p. 35; cette ligne traverse une contrée pittoresque). — On franchit le Guadiana sur un pont on aval du pont romain. — 7 k. Calamonte. — 18 k. Torremejia. — 30 k. Almendralejo, agréable petite ville de 12,585 hab., au milieu d'une belle campagne. — 44 k. Villafranca de los Barros, 12,876 hab., dans la région très cultivée (céréales) de la Tierra de los Barros. — 57 k. Santos de Maimona, 6,500 hab.

66 k. Zafpa(g), petite ville de 0,136 hab., dans une vallée fermée au N.-E. par les montagnes arides de San Cristobal et à TO. par celles do Castelar. C'est l'antique Segeda des Ibères, la Julia Restiiula dos Romains, la Zafar des Maures, qui l'avaient entourée de murs. Il reste de cette dernière époque un château et des portes dont le caractère a été modifié par des restaurations postérieures. Le château ou Alcazar, qui domino la ville à l'E., a été bâti en 1437, pour Lorenzo Suarez de Figueroa; il fut modernisé en partie au xvi* s. ; le beau patio date de cette époque. — Les églises dos couvents de Santa Maria ot de Santa Clara renferment quelques tombeaux des xvi* et xvii« s.

[de ZAFRA A HUELVA (^ 180 k., C* del Ferrocarril de Zafra à lliielva; un seul train par j. entre Zafra et Huelva, on 7 h. 15; 21 p. 60, 16 p. 80, 10 p. 80). — Cette ligne se dirige vers le S.-O. — 47 k. Fregenal de la Sierra, l'antique Acinipo Beiuriense^ ville de 7,917 hab., avec un château réédifié par les Templiers, et située dans une belle vallée. — On entre en Andalousie; à g., la sierra Morena. — La voie gravit le versant N. de la sierra de Aracena, puis descend dans la plaine de l'Odiel. — 113 k. Valdelamusa (mines importantes do pyrite de fer exploitées par une C'* française, qui occupe 700 ouvriers). — 130 k. Calafîas, 6,000 hab. (mines de cuivre et de manganèse). — On longe la rive g. do l'Odiel. — 167 k. Gibraleon, 4,500 hab.. centre agricole renommé pour ses arangors, dominé par un vieux château. — 180 k. Huelva (gare de Zalra), p. 342,]

llBADAJOZ.il [R. 27] - 303

Au delà de Zafra, la ligne de Sévillo continue à parcourir le haut plateau de l'Estrcmadure par (80 k.) Matanegra, (87 k.) Usagre et (97 k.) Villngarcia.

— 3 petits tunnels, dans les contreforts E. de la sierra de San Miguel. — 106 k. Llerena, ancienne petite ville, avec une église dont le clocher rappelle la Giralda de Séville. — 112 k. Casas y Rcina.

119 k. Fuente del Arco, X à g., sur Penarroya (p. 315). — On entre dans l'Andalousie. — Montée pour atccindre le col ou puerto de Llereno ou puerto de Sevilla, au milieu des montagnes de la sierra Morena. — Tunnel de 1,000 m.

— Descente. — 131 k. Guadalcanal, 6,000 hab., localité industrielle importante (gisements de plomb argentifère). — On franchit le rio Benalijar. — 144 k. Alanis. — 156 k. CazaLla, 7,200 hab., important centre d'industrie minière (forges et fonderies). — 166 k. Fabrica del Pedroso, 3,100 hab. (mines de fer et fonderies produisant de 50 à 60,000 quintaux de fonte et de pièces moulées). — 189 k. Arenillas. — 194 k. Minas del Gnadalquivir . — On franchit le Huerna. — 196 k. Villamieva de las Minas (mines de houille).

— 200 k. Villamieva y Alcolea. — Pont sur le Gnadalquivir. — 203 k. Tocina Pueblo, stat. desservant le village de Tocina. — 205 k. Tocina Empalme, où l'on rejoint la grande ligne d'Andalousie de Cordoue à Sévillo (R. 29). — 240 k. Séville, gare de Cordoue (R. 30).]

De Merida a CXceres, p. 298.

Au delà de Merida on franchit TAlbarregas. — 457 k. Aljucén. Pont sur TAljucén. A g. s'étend la plaine fertile en blé nommée vega del Guadiana. — 464 k. La Garrovilla. Sept ponts sur le Lacara. — 474 k. MontijOy petite ville avec un ancien manoir; l'ex-impératrice Eugénie était comtesse de Montijo. — 492 k. Talavera la Real, sur la rive g. du Guadiana. — La voie passe le Guerrero et le Guevora.

510 k. BADÂtIOZ © (omn. et ;^ pour la ville, 2 k., 20 c. ; hôt. Garrido, pi. de la Gonstituciôn, 6 p.; La Favorila, pi. S. Francisco; de Paris, calle de Vicente Barrantes, 6), l'antique Batalliam, ville forte de 35,339 hab., ch.-l. de la province du même nom, est située à 155 m. sur la rive g. du Guadiana, au confluent du Hivilles et occupe les pentes ^d'une colline couronnées par le château.

Histoire. — En 1009 les Alftasides fondèrent le petit royaume de Batalyoz qui fut souvent en butte aux attaques des Portugais, des Castillans, des rois de Léon et de Galice. Souvent prise et reprise, elle devint ville chrétienne sous les Rois Catholiques. En 1580 elle fut le centre des opérations de Philippe II lorsqu'il marcha à la conquête du Portugal. Les Portugais lassiégèrent en 1660, les alliés de la guerre do Sécession en 1705. Les Français en 1810 y pénétrèrent après 42 jours de tranchée ouverte, mais les Anglo-Portugais que commandait Beresford investirent la place et Thiers a écrit que « rien dans la guerre de sièges ne surpasse la conduite de la garnison française de Badajoz durant les mois d'avril, de mai et de juin 181 1 », les Français cédèrent le 6 avril 1812 après l'assaut livré par les 50,000 hommes de Vellington qui livra la ville au pillage.

Badajoz est la patrie du navigateur Vasco Nunez de Dalboa et du peintre Morales surnommé le Divin (1509-1586).

ITINÉRAIRE. — De la gare on parvient à la ville en franchissant le Guadiana sur le pont de las Palmas, bâti en granit en 1596 sur les plans de Herrera; il est long de 582 m. sur 13 m. de haut avec 32 arches.

On entre par la pucria de las Palmas flanquée de deux grosses tours et en suivant la calle de Gabriel, puis la calle de Fernan

Il DE MADRID A BADAJOZ. ||

Cortés (à dr. palais de la Diputation provincial avec un petit musée archéologique), on aboutit à la plaza de la Constîtueiôn ou plaza de San Juan,' au centre de la ville et sur laquelle se trouvent ^ l'hôtel de ville (palacio municipal), le théâtre et la cathédrale. ^

La cathédrale San Juan, bâtie vers 1258 sous Alphonse le Sage, ^

ressemble à une forteresse. La façade moderne, du style Renaissance, est ornée d'une statue de St Jean-Baptiste.

Intérieur. — A3 nefs. Vaste coro de la Renaissance avec belles boiseries. — Chapelle à g. du maître-autel: Ste Madeleine par Mateo de Cerezo. — Chap. Santa Ana : 2 tableaux de Morales. — Chap. de los Duques : à l'autel, beau bas-relief [l^. Vierge), œuvre toscane du xv« s.; plaque tombale, en bronze, de Lorenzo Suarez de Figueroa (f 1506), œuvre du Vénitien Alessandro Leopardi (?). — Cloître d'une belle ordonnance.

Au N.-E. de la place, par la calle de San Juan qui part à g. de l'hôtel de ville, on va à Véglise de la Concepciôn, qui possède deux œuvres de Morales.

Au S.-O. de la place, par la calle de Moreno Nieto qui passe près du palais épiscopal, on parvient à la plaza de Minayo où s'élève la statue, en bronze, de Mareno Nieto, puis à la plaza de San Francisco, ornée de jardins et servant de promenade.

Sur une hauteur à l'E., le Castillo, reste de l'Alçazar arabe (vue étendue).

De Badajoz a Lisbonne, p. 465.

CJJSQÏiîÈMB SECTTOJ^ ANDALOUSIE. — MURCIE. — VALENCE

CORDOUE. — SEVILLE. — XÉRÈS.— CADIX. — RONDA. — ALGECIRAS — GIBRALTAR. — MALAGA. — GRENADE. — ALMERIA. — MUR- CIE. — CARTAGÈNE. — ALICANTE- — VALENCE.

Route 28. — DE MADRID A CORDOUE

^ 44-2 k. (C'« Madrid- Saragosse-Alicante), gare du Midi à la puerta de Atocha; en 11 h. 40 par le rapide de jour (1'® cl.; n'est pas quotidien toute l'année; se renseigner); en 12 h, 40 par l'exprcss-luxe qui circule de nuit (wagons-fauteuils ou butacas ; wagon-lits et wagon-rest. ; nombre de places limité), en 13 h. 30 par le correo (l^», 2® et 3« cl.) qui part également le soir. En avril, il y a aussi un train de luxe identique circulant le jour de Madrid à Séville. — 55 p. 25, 42 p. 85, 26 p. 25; suppl. pour une place de butaca, ou fauteuil, dans l'express, 5 p. 55, plus l'impôt; pour une place dans le wagon-lits, 18 p. 25, plus l'impôt.

Auto-cyclisme : — ^ 404 k. ; route assez bonne, médiocre par endroits. — 48 k. 6 de Madrid à Aranjuez (p. 274); montée de 7 0/0. — 64 k. 2. Ocana. — Après (73 k. 8) Dosbarrios, descente de 7 à 10 0/0. — 85 k. 2. La Guardia. — 96 k. 1. Tembleque. — 122 k. 8. Madrilejos; route presque plane. — 139 k. 9. Puerto Làpiche ; pont étroit sur le Gigiiela. — 150 k. 7. Villarta de San Juan. — 179 k. 7. Manzanares (prendre la calle de la Feria et tourner à dr.), — 206 k. 5. Valdepenas (suivre tout droit par la calle del Seis de Junio). — 222 k. 8. Santa Cruz de Mudela. — 237 k. 9. Almuradiel; la route devient accidentée et pittoresque; tunnel. — 256 k. Las Correderas ; descente et montée de 7 à 10 0/0, lacets. — 264 k. 6. Santa Elena; forte descente. — 273 k. 5. Navas de Tolosa. — 276 k. 2. La Carolina. — 282 k. 2. Carboneros. — 290 k. Guarroman. — 303 k. 5. Bailen ; on abandonne la route de Grenade par Jaen et on tourne à dr. — 309 k. Rumblar. — 333 k. Andûjar; pont sur le Guadalquivir. — 361 k. Villa del Bio. — 369 k. Montoro. — 377 k. Pedro Abad; 4 passages à niveau. — 404 k. Cordoue.

65 k. de Madrid à Castillejo (R. 25, B),

73 k. Villasequilla. — On franchit le Gedrôn. — A l'horizon, à dr. (0.), sierra de Toledo. — 101 k. Tembleque. On traverse une petite chaîne de collines crayeuses. -^^1^ k, El Romeral. On est dans le bassin du Guadiana, au seuil de la Haute-Manche, aux portes de la monotone et triste contrée rendue célèbre par les aventures de don Quichotte. — 120 k. Villacanas, X sur (25 k. E.) Quintanar de la Orden, — On franchit le Rianzares et le Gigiiela. — Région déserte et landes saturées de sel : on aperçoit plusieurs étangs salés. — 135 k. Quero, La campagne commence à être cultivée.

306 — [R. 28] Il DE MADRID A GORDOUE. H

149 k. Alcâzar de San Juan (g) (hôt. Fonda Nueva, à la gare, modeste, mais très propre, pens. 6 p.). VAlces des Geltibères, occupé plus tard par les Maures qui lui donnèrent le nom d'Alkasr (château fort), est une petite ville de 11,499 hab., située à 648 m., au centre de la Manche (à 30 k. N.-O., est le bourg de Toboso, patrie de Dulcinée, Théroïne du roman de Cervantes).

D'Alcazar de San Juan a Murcie et a CartagIsne, R. 39; — x Alicante, R. 40; — A Valence, R. 42. *

On laisse à g. la ligne d'Alicante et Valence, puis Griptana (p. 407) et ses collines couvertes de moulins. — La voie coupe en tranchée un massif pierreux puis franchit le Maranon et le Guadiana.

175 k. Cinco Casas, X sur (14 k.) Argamasilla de Alba, et (20 k.) Tomelloso,

Argamasilla a reçu du roman de Cervantes une grande notoriété. C'est le village dont l'illustre écrivain ne voulait pas se rappeler le nom : c'est là que Cervantes fut détenu et écrivit ses premiers chapitres fon y signale sa maison), c'est là enfin que vécut et mourut don Quicnotte, aont l'histoire est acceptée par les gens du pays comme s'il avait réellement existé. On désigne, comme étant positivement l'hôtellerie où se fit la veillée des armes, la venta de Quesada, où passe la route de terre, à quelques k. sur la dr., dans la plaine. Le puerto Lapiche, dont parle le 11* chapitre du roman, est un peu plus au N., et la légende affirme que les fameux moulins à vent sont ceux de Criptana (p. 407).

198 k. Manzanares, 18,782 hab., à 604 m., sur TAzueL

DE MANZANARES ACIUDAD REAL (^ 66 k. en 2 h.; 7 p. 95, 6 p. 15, 3 p. 75). — La voie se dirige à l'O. en suivant le cours de TAzuel qu'elle franchit. — 22 k. Daimiel, 13,000 hab. (belle église gothique de Santa Maria), dans une contrée cultivée en vignobles et olivettes, au bord de la plaine dite campo de Calatrava^ qui appartenait aux chevaliers de cet ordre célèbre fondé en 1158 et supprimé en 1495 par les Rois Catholiques. — 44 k. Almagro, 8,411 hab., sur l'emplacement de l'antique Mariana (château de l'ordre de Calatrava, auj. caserne; fabriques de dentelles). — 66 k. Ciudad Real (p. 299).

225 k. Valdepenas, ville de 34,680 hab. à 646 m., renommée pour ses vins et possédant de nombreuses bodegas (caves).

DE VALDEPENAS A PUERTOLLANO (^ 76 k. en 4 h. 15;7 p. 15,4p.30). — La voie descend à l'O. la vallée du Jabalon. — 18 k. Moral. — 33 k. Granàtula. — 43 k. La Calzada de Calatrava, petite ville avec doux vieux châteaux (fabriques de dentelles). — 73 k. Argamasilla. — 76 k. PuertollauQ (p. 299), X de la ligne Madrid-Badajoz (R. 27).

239 k. Santa Cruz de Mudela, à 730 m., sur les pentes d'une ] coUi-ne {église du commenc. du xv* s.). — La voie s'élève en pente ^ douce sur les croupes de la sierra Morena, les Mariant Montes de l'antiquité, qui sépare la Nouvelle-Castille de l'Andalousie.

256 k. Almuradiel ou et Visillo, au point culminant de la ligne (798 m.). — La voie descend par la vallée du Vamujar, qu'elle franchit quatre fois dans le déjilé de DespehaperroSy fameux au temps des guerres mauresques (8 petits tunnels; le défilé est très pittoresque du 4" au 7" tunnel).

279 k. Santa Biena, 1'* localité de TAndalousie, sur le versant

Il MANZANARES. — ESPELUY. || [R. 28] - 307

S. de la sierra. — La voie descend rapidement. — 6 grands ponts en fer (dont 3 sur le Guarrizas) et 2 petits tunnels.

296 k. Vilches, à 470 m., entre deux hauteurs dominant la plaine qu'arrose le Guadalen.

[A quelque distance à TO., village de Las Navas de Tolosa, près duquel s'étendent les plaines où, le 16 juillet 1212, l'armée chrétienne des rois de Castillo, d'Aragon et de Navarre, mit en complète déroute les bandes musulmanes de Mohammed aboû-Abd-AUâh.]

A g., au dernier plan, sierra de Segura^ où le Guadalquivir prend sa source. On suit la vallée du Guarrizas, que l'on franchit.

306 k. Vadollano,

DE VADOLLANO A LINARES ET ESPELUY (^31 k., C'«» Madrid- Saragosse et du Sud). — 9 k. Linares (hôt. : Cervantes; de Pa7'is; tram électr. pour El Arquiilo, 6 k., p. 377) l'antique Hellanes, ville iodustrielle de 37,672 hab., connue par les importantes mines de sulfure de plomb et de cuivre exploitées dans les environs (en général par les Anglais); un ch. de fer industriel relie Linares à (29 k. N.) la Carolina. — 25 k. Baiien, 8,434 hab., où 22,000 Français sous les ordres du général Dupont de l'Etang furent contraints à capituler, le 22 juillet 1802, par les Espagnols commandés par Castanos. — 31 k. Ëspeluy (V. ci-dessous).

315 k. El Arquiilo, ou Baeza-Empalme(^, X de la ligne de Moreda- Grenade et embr. sur Linares (8 k.); tram électr. pour Linares (6 k., 75 et 50 c, V. ci-dessus); pour Baeza et Ubeda (p. 377).

De El Arouillo a Grenade, K. 86, A.

329 k. Jahalquinto, sur une colline dominant le Guadalimar, près du confluent de cette rivière avec le Guadalquivir. — 336 k. Menjibar, sur la rive g. du Guadalquivir, que la voie franchit.

341 k. Espeluy @^ où l'on croise la ligne venant (à dr.) de Linarès-Bailen et allant (à g.) à Jaén et Puente Genil.

D'EsPELUY A Linares, V. ci-dessus; a Jaén et Puente Genil, R. 35, B.

363 k. Andujar, 16,300 hab., à dr. (pont de 15 arches sur le Guadalquivir ; é^/ise Santa Maria, gothique). — Au delà d'un tunnel de 1,025 m., vastes plateaux cultivés arrosés par le Salado de Arjona, que la voie franchit. Le Guadalquivir fait un grand détour à dr.; oliviers. — 375 k. Marmolejo (établissement thermal).

388 k. Villa del JRio, entourée de murs, à dr. (l'église est un ancien château mauresque).

398 k. Montoro (201 m.), 14,581 hab., sur la rive g. du Guadalquivir (pont de pierre du commenc. du xv® s.).. — Tunnel (402 m.) — 407 k. Pedro-Abad. — A 8 k. env. S.-E., Bujalance, dominé par un château ruiné, flanqué de tours, bâti en 935 par Abd-er- Rahman III, calife de Gordoue.

412 k. El Carpio, à g., sur une colline (tour mauresque et vieux château). — 316 k. Villafranca de Côrdoba, — La voie franchit le Guadalquivir, sur un pont de 197 m. A dr., poni d'Alcolea (17 arches en marbre), où le général Dupont battit les Espagnols en juin 1808 et où, lo 28 sept. 1868, le général Serrano, à la tête des troupes révolutionnaires, battit le général Pavia et détermina la chute du gouvernement d'Isabelle IL

â08 -- [fe. 28]

Il DE MADRID À GOKDOUE. jj

431 k. Alcolea (c'est un despoblado^ une localité qui n'existe plus). — La voie traverse des cultures entrecoupées de chênes verts. A dr., premiers contreforts de la sierra Morena, avec des ermitages; à l'horizon, au S.-O., sur un grand rocher conique isolé, château d'Almodovar (p. 316).

442 k. CORDOUE (D (Côrdoba), ville de 60,572 hab., ch.-l. de la province du même nom, siège d'un évêché, est située à 120 m. d'alt. sur la rive dr. du Guadalquivir, dans une plaine bordée au N. par les premiers contreforts de la sierra Morena : sierra de Côrdoba.

La ville offre un réseau enchevêtré de petites rues étroites, aux directions capricieuses. On prendra plaisir, en les parcourant, à considérer les maisons, dont la disposition générale rappelle encore la maison arabe et qui laissent voir à travers une grille ouvragée le patio (ou cour intérieure), orné de plantes et de fleurs.

Le climat y est très sain, bien que les chaleurs y soient très fortes en été; certaines rues sont alors, comme à Séville, entièrement recouvertes d'un toldo (espèce de vélum).

Gares : — omnibus des hôtels (50 c.

par pers. ; bagages de 50 c. à 1 p. et plus, suivant le poids).

Hôtels : — Gi'an Hôtel Suizo, calle del Duque de Hornachuelos, 16 et calle del Paraiso (bien tenu; bonne cuisine; dep. 12 p. 50 par j.); — de Oriente, paseo del Gran Capitan, 15 (bien tenu; cuisine française et espagnole; dep. 8 p.) ; — de Espana y Francia, paseo del Gran Capitan, 4, 6 (anc.

Fonda Espanola; maison espagnole sans prétention et assez bonne); — Fonda Simon, paseo del Gran Capitan, 7 (dep. 7 fr. p. j.).

Pensions {casas de Huespedes) : — Cuatro Naciones, calle San Miguel, 4 ; — Victoria^ calle Aladreros, 13.

Cafés : — Suizo (avec rest.), calle Ambrosio de Morales; — de Colon, del Gran Capitan, tous deux sur le paseo del Gran Capitan.

Poste et télégraphe : — plazuela de Seneca.

Voitures de place : — 1 à 2 pars.,

la course de jour 1 p. (la nuit, 2 p.); l'heure, 2 p. pour 1 ou 2 pers. ; chaque pers. en plus, 50 c. pour la course et 1 p. pour l'h. — Une malle, 1 p.; une valise, 50 c. — Les voit, ont presque toutes 2 chev. et ne coûtent pas plus cher que celles à 1 cheval.

Théâtres : — Gran Teiaro ; — del Circo (théâtre d'été), tous les deux paseo del Gran Capitan.

Plaza de Toros : — entre le paseo del Gran Capitan et la gare de Madrid-Séville.

Photographies : — M. Garzon (grande collection de photographies de Cordoue et autres localités de l'Andalousie), derrière la Mosquée, en face du Triunfo.

Interprètes : — quelques gardiens de la paix (bandeau à la manche) parlant le français, servent de guides pour la cathédrale.

Tourisme : — Agence municipale de tourisme, à l'hôtel de ville (renseignements gratuits).

Histoire. — Côrdoba, qui n'avait été, tout d'abord, qu'un moulin à huile (corteb), installé par les Phéniciens, devint plus tard une riche colonie romaine. L'Espagne Ultérieure fut longtemps le théâtre des dissensions de César et de Pompée; la Bétique fut ravagée par l'un et par l'autre et Cordoue saccagée. Auguste releva les ruines de la ville,. et ses successeurs y ramenèrent la prospérité.

Lorsque croula l'empire romain, Côrdoba cessa d'être riche et puissante et fut mise sous la dépendance de Tolède, un instant capitale des Goths.

Dès le début de l'invasion des Maures, Cordoue, préférée à Séville, où Moûsâ s'était établi au lendemain de la bataille du Guadalete, devint la

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