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tion de la V.,' belles œuvres d'Alejo Fernandez, 1525; la V. remettant ' la chasuble à St Ildefonse, attribué à Velùzquez).
Gontiguë à la plaza Lluch, la plaza de Trîunfo, dont le centre est une promenade plantée d'acacias et de palmiers, est très pittoresque, entourée qu'elle est des trois monuments les plus remarquables de la ville : au N., la cathédrale; à l'O., la casa Lonja; au S.-E., TAlcazar.
La Casa Lonja (entrée t. l. j. de sem. : 10 h. à 4 h. en hiver, 8 h. à 12 h. en été), édifice carré de 56 m. de côté, haut de 18, a été construite de 1585 à 1598, par Juan d'e Mijares d'après les plans de Juan de Herrera, dans le style classique de la Renaissance. La ' porte principale est au N.-O.; devant se' trouve un calvaire. j
A Tint. : patio carré entouré d'arcades à colonnes doriques et ioniques. 1 — Bel escalier en marbre avec voûte remarquable. — Au l*"" étage, Archiva de Indias, fondé en 1784. Ces riches archives possèdent plus de trente mille liasses de documents de toute nature ayant trait à la découverte de l'Amérique et aux conquêtes de Fernand Cortès, de Pizarre, de Magellan, etc. " Elles sont classées dans l'ordre des provinces américaines qu'elles concernent, divisées selon leur caractère, et présentent un ensemble de renseignements de la plus haute importance pour l'histoire des anciennes colonies d'Espagne. Quelques autographes sont exposés. — C'est là que se trouvent actuellement les archives de Cuba. — On peut aussi monter à la . terrasse (belle vue) où se détache l'élégante lanterne de l'escalier.
L'*Alcazap (t. 1. j. de 10 h. à 5 h.; entrée : 1 p. par pers.), dont les Maures avaient fait à la fois une forteresse et la demeure de leurs princes, s'étendait de leur temps jusqu'à la tour de l'Or, au bord du Guadalquivir. On ne trouve plus que des fragments difficiles à identifier des constructions de cette époque dans l'édifice actuel, qui date pour la plus grande part du règne de don Pedro P' le Cruel (1350-1369). Ce roi confia la reconstruction du palais à des architectes maures. Sans même parler des restaurations malheureuses qu'il a subies, il ne présente pas la finesse et la pureté de style de l'Alhambra de Grenade, monument contemporain, et l'on y trouve un certain mélange d'éléments chrétiens. A la fin du xv° s., sous les rois catholiques Ferdinand et Isabelle, divers architectes maures convertis y travaillèrent. En 1526, des travaux d'agrandissement y furent exécutés à l'occasion du mariage de Charles-Quint. En 1624, Philippe IV restaura entièrement le palais. En 1733, Philippe V construisit l'Apeadero. Un tremblement de terre en 1755, un incendie en 1762 endommagèrent fortement Tédifice dont plusieurs plafonds furent détruits. Depuis lors et dans le courant du xix® s., on fit de nombreux travaux de restauration, qui furent malheu- ' reusement conduits sans critérium et contribuèrent beaucoup à altérer ^e caractère primitif de l'ornementation : c'est à ces restau- ^ rations qu'il faut attribuer le ton criard de la polychromie. ;
De la plaza del Triunfo, bordée par des murailles et des tours crénelées, on entre, à l'angle E., dans le patio de las Banderas, qu'on traverse dans sa longueur jusqu'à l'angle au fond, à dr., où est l'entrée de TAlcazar (prendre les billets à la porte n^ 11, à g. de cette entrée; 1 p. par pers.). On pénètre alors dans VApeadero, long vestibule à deux rangées de colonnes.
Arrivé à l'extrémité, on prenj!, à dr., une pralerie bordée de jardins sur U
Il ALCAZAR. Il [B- 30] — 331
g., qui conduit au patio de la Monteria, cour des Monteros de Espinoza, gardes royaux. A dr. do ce patio s'ouvre une longue cour au fond do laquelle se trouve l'auc. sala de Justicia, reste du palais arabe primitif.
A g. s*élève la ♦façade du palais. Récemment restaurée par M. Gomez- Otero, elle a été élevée en 1364 sous Pierre le Cruel, comme le dit l'inscription gothique, mêlée aux inscriptions arabes; c'est l'un des morceaux les plus remarquables du palais. Elle est décorée d'arabesques et d'une magnifique corniche à stalactites ; au !•' étage court une galerie avec d'élégantes fenêtres. C'est là que se tiennent les gardiens qui accompagnent les visiteurs.
Rez-de-chaussée. — Du vestibule on passe, à g., dans une salle avec un plafond en bois, d'où un corridor avec deux portes anciennes donne accès dans le * patio de las Doncellas {cour des Jeunes Filles)^ dé 19 m. sur 15, entouré d'une galerie, restauré et muni d'un étage supérieur au milieu du xvi" s. Les murs sont revêtus à la partie inférieure de mosaïques d'azulejos formant des dessins très variés; des frises et de beaux encadrements de baies en stuc ornent la partie supérieure; les plafonds sont on bois artesonados et polychromes. Les arcades polylobées reposent sur des colonnes accouplées et portent des réseaux d'arabesques ajourés et couronnés par une jolie frise avec des écussons. Les arcs centraux sont surélevés et correspondent sur 3 côtés à de superbes portes, dont on remarquera Tarcade stuquée, les vantaux, et les fenêtres aux jolis grillages de stuc qui les couronnent ; les ajimez sont aussi ravissantes.
Sur le côté faisant suite au corridor d'entrée (côté N.-E.) sont creusées 3 niches très élevées avec une riche décoration à la partie supérieure (celle du milieu aurait servi de cadre au trône). En face des niches s'ouvre le Salon des Ambassadeurs; à g., le salon de Charles-Quint; à dr., In « chambre à coucher des rois maures ».
Sur le côté S.-E., ♦salon de Charles-Quint, d'une très belle décoration avecun magnifique plafond à caissons (xvi« s.). Viennent àla suite trois salles qui constituent l'appartement de Maria de Padilla. A dr. de la dernière : l:v longue SALLE A MANGER {comedor) avec un plafond à caissons du temps dô Philippe II; — ♦♦salon des Ambassadeurs, de 1-2 m. de côté, la plus belle des salles de l'Alcazar; la décoration appartient surtout à l'époque de Pierr*) le Cruel; la haute coupole en média naranja, en bois artesonado reposaut sur des consoles de stalactites dorées, a été restaurée au xvi« et au xlx« 3 Dans la partie supérieure et taisant le tour de la salle se développe la séria des portraits de rois et de reines, jusqu'à Philippe III, commencée probabk» ment au xvi«s. Sur les côtés, de grands arcs encadrent des fenêtres ajouréîs et sur 3 côtés des arcades en fer à cheval qui reposent sur des colonnes dont on remarquera les chapiteaux. De chaque côté une petite salle avec frises intéressantes. — On passe au ♦patio de las Munecas {cour des poupées); les colonnes remontent au temps du Califat; la partie supérieure a été refaite en 1843. A g., chambre d'Isabelle la Catholique. En face, salon des Princes (curieux plafonds), composé de trois chambres dont l'une date de 1543. A dr., une petite antichambre puis un grand salon avec alcôves, appelé « chambre a coucher des Rois maures » {dormitorio delos Reyes moros)-, ur:t> des alcôves s'ouvrait jadis sur le vestibule en face de la porte principale du palais.
i'^" étage (généralement inaccessible; sert d'appartement à la famille royale pendant ses séjours à Séville). — Salles avec plafonds du .xvii« s. et ornées de tapisseries flamandes, françaises et madrilènes du xvii* et du xviii* s.; — chapelle avec un autel en carreaux de faïence peints, signé dans l'encadrement Nicoloso, de Pise, 1503 (au centre, la Visitation, dessinée probablement par Pedro Millân) : il en existe une copie au musée.
De la cour de la Monteria on regagne le vestibule de l'Apeadero dont on traverse l'extrémité pour tourner à dr., dans un corridor, traverser un petit patio et entrer dans les ♦Jardins remarquables par la beauté et la variété de leurs plantations, avec leurs orangers et leurs magnifiques palmiers.— Do