‹ Espagne et PortugalChapitre 135 sur 196 · PAR BOBADILLA · texte numérisé non relu

PAR BOBADILLA

^ 288 k. (C'« des Andalous), gare de Cadix, en 8 h. par l'express (3 fois par sem. ; voit, directes, l»"® et 2« cl.) et 9 h. 45 par train ordinaire. — 48 p. 60, 37 p., 24 p. 95. ;

Auto-cyclisme : — ^ 359 k. — De Séville à Cordoue, 154 k. (p. 316). — On sort de Cordoue par le campo de San Anton et la route de Madrid; 5 passages à niveau. — 185 k. 6. El Carpio ; tourner à dr. — 195 k. Brijalance,

— 201 k. Canete de las Torres. — 217 k. Porcuna. — 242 k. Torredonjimeno.

— 248 k. Torre del Campo. — 259 k. Jaén. — De Jaén à Grenade, 100 k. (p. 371).

31 k. de Séville à Utrera @, à la bifurcation de la ligne de Cadix (R. 31) qu'on laisse à dr. — On traverse une lande couverte de cactus, d'aloès et de palmiers nains.

47 k. Empalme de Morôn, X pour (19 k.) Morôn, ville de 14,000 hab. (restes d'un château fort mauresque) "sur la rive dr. du Guadaira. — On traverse un canton couvert de bouquets de palmiers et on franchit la Guadaira.

74 k. Marchena, 12,470 hab., à 100 m. d'alt., sur les pentes de . deux collines. — Eglise San Jixan^ du xiii" s., à 5 nefs (retable peint]

Il MARGHENA. - ANÎEQUERA. || [t^. 32] — 35â

du commenc. du xvi" s. ; boiseries du coro). — Palais des ducs d'Arcos.

De Marchena a Cordoue, R. 28, en sens inverse.

La voie, se dirigeant vers l'E., traverse les landes monotones et franchit le Gorbones et le Salado. Au N., sierra Morena; au S., sierra de Ronda.

105 k. Osuna (fonda Impérial, pens. 5 p.), VUrso ou Gemina Urhanorum des Romains, VOxuna des Maures, ville de 16,875 hab., dans une plaine fertile. Dans la ville, nombreux portails du xvi* s. ; sur la hauteur qui la domine, église collégiale du xvi* s., avec un Crucifiement par Ribera {{"' chap. à g. en entrant par la porte latérale), trois peintures de Técole allemande et, dans la sacristie, un Christ par Morales; crypte avec tombeaux de la famille des ducs d'Osuna. Derrière l'église, ancienne Université transformée en lycée; plus loin, restes de la nécropole et de la forteresse romaines. — On franchit le rio Blanco.

116 k. Agaadulce.

[A 14 k. E., la petite ville d'Estepa est l'antique Astapa ibérienne, célèbre par l'héroïsme de ses habitants qui, lors de la prise de la ville par lès Romains, l'an 207 av. J.-C, préférant la mort dans les flammes à la servitude, mirent le feu à la ville et y périrent tous.]

La voie s'élève. — 129 k. Pedrera, au point culminant de la ligne (460 m.). — On descend vers l'É.

141 k. La Roda, X pour Gordoue-Bobadilla-Mâlaga (R. 33). — Pour la description du trajet entre La Roda et Bobadilla, p. 355.

165 k. Bobadilla ((§), on parle français; déj. 3 p., dîn. 3 p. 50), X pour Algeciras-Gibraltar (R. 33) et Mâlaga (R. 35).

La voie s'engage à l'E. dans la vallée du Guadalhorce qu'elfe franchit. — A dr., sierra de Torcales.

181 k. Antequera (hôt. : Universal; Colon; voit, de la gare à la ville, 0 p. 50), VAnti-Karia des Romains, ville industrielle prospère de 28,000 hab., en avant de la sierra de Torcales et à l'une des extrémités de la belle vega qui porte son nom. — Dans le patio dé VAyuntamiento, petit dépôt archéologique (surtout des inscriptions). — Sur la plaza Alta, arco de Santa Maria, érigé à Philippe II en 1585. — Dans Véglise Santa Maria, retable en bois doré du xiv® s. ; sur la coupole de San Sébastian, ange en bronze doré, armé en guerre et portant au cou les reliques de Ste Euphémie, patronne • 4e la ville. — Restes de l'enceinte et de la vieille forteresse arabe sur une hauteur à l'O. (belle vue). — A 10 min. E., espèce de dolmen appelé Gueva de Menga, formé de grandes pierres plates, élevées sur deux rangées verticales et couvertes d'autres dalles identiques.

[A 5 k. S. (excursion à cheval avec guide), el Torcal est un labyrinthe ou chaos de rochers en marbre rouge attectant des formes variées d'édifices : églises, tours, maisons, rues et places, plus ou moins spacieuses : on croit y reconnaître des hommes et des animaux.]

La voie franchit le Guadalhorce.

189 k. La Peha, halte au pied de la grande roche dite Pena de los Enamorados (« la roche des Amoureux » ; on dit que deux

£SPAGN£. 23

354 — [R. 33] Il DE GORDOUE A ALGEGIRAS. H

ainants, la fille d'un Maure et un jeune chevalier chrétien, poursuivis par les serviteurs du père, s'y réfugièrent un jour et, ne pouvant s'échapper, se précipitèrent du haut des rochers). — On ; contourne un bassin dénudé. — A dr., Archidona, pittoresquement' située. — En arrière, belle vue sur le rocher de la Pena.

201 k. Archidona, à 6 k. à dr. — Tranchées, remblais et rampes pour atteindre un plateau (762 m.) planté de chênes verts (exploitations minières). — 215k. Las Salinas-, — Descente; on franchit le rio Frio. — A dr., montagnes rocheuses; à g., on domine la vallée.^ — 228 k. Rio Frio» — On franchit le Plinès. — Petit tunnel et pont sur le Genil. — Petit tunnel.

236 k. Loja, la Lauza des Maures, ville de 17,970 hab., à 1 k. à dr., dominée par un vieux château. — Aux environs, le Genil se fraye un passage au fond de gorges profondes appelées Infiernos de LÔja (Enfers de Loja).

DE LOJA A ALH AM A (@ 20 k. S.-E. ; ^ 7 p. 65). — La route franchit le Manzanil qui forme ici, avant de se jeter dans le Genil, une belle cascade. A la Venta del Pulgar on quitte la route de Grenade pour se diriger vers le S. en passant par Salar.

20 k. Alhama de Grenada (hôt. Termas de Martos, pens. dep. 9 p.), petite ville de 8,000 hab., très pittoresquement située sur un plateau du versant N. de la sierra de Alhama, possède des restes de l'époque romaine (bano de la Reina) et de l'époque mauresque {bano Fuerte). L'établissement de bains d'eaux thermales bicarbonatées calciques (45° ; ouv. en mai et juin, sept, et oct.) se trouve en aval de la ville au bord du Marchân.

La voie, s'éloignant du Genil, fait un grand détour au N. —- 254 k. Tocériy à g. et au pied de la sierra de Prugo. — On revient, par une grande courbe, vers le S.-E. — 264 k. ïllora, 9,000 hab. — Pont sur la Gharcôn. — 273 k. Pinos Puante, sur les pentes de la sierra Elvira, dans une jolie position dominant la vega de Grenade. — A dr., deux usines à sucre.

280 k. Atarfe, au pied de la sierra Elvira (à g.). A 5 k. S., Santafè, ville de 5,990 hab., fondée en 1491, durant le siège de Grenade, sur l'emplacement du camp des troupes catholiques.

En arrivant à Grenade, l'aspect de la ville, avec, à g., sur les pentes de la montagne, le vieux quartier de l'Albaycin, et, au centre, les Terres Bermejas, dominant la ville groupée autour de la masse de sa cathédrale, est d'un grand effet.

288 k. Grenade; la gare est au N.-O. de la ville (R. 37).

Route 33. — DE CORDOUE A ALGECIRAS ET A GIBRALTAR

311 k. en 7 h. 45 à 12 h. — De Cordoue à Algeciras, ^ 302 k. ; (C*« des -| Andalous jusqu'à Bobadilla; au delà, C'« anglaise du Ferrocarril de | Bobadilla à Algeciras) en 1 h. sans changement de voit., par le train '' de luxe hebdomadaire circulant en été (wagon-lit, voit, de luxe, 2« cl.); en 11 h. 15 par les autres trains en changeant de voiture à Bobadilla, où l'on a généralement longtemps à attendre; 41 p. 55, 31 p. 20. î8 p. 90. — D Algeciras à Gibraltar, J^ 9 k.-, en 30 min.; 1 p. 50,

1 p. : seuls les ba-

Il MONTILLA. — PU ENTE GENIL. || [R. 33] — 355

teaux à vapeur du service d'Algeciras abordent à quai à Gibraltar ; pour les autres services une barque est nécessaire (bateliers fort exigeants et désagréables).

Auto-cyclisme : — @ 430 k. — De Cordoue à Séville, 154 k. (p. 316). — De Scville à Cadix, 151 k. (p. 343). — On revient à (14 k.) San Fernando et après le pont (impraticable à marée haute), la route bifurque à droite sur f23 k.) Chiclana. — Route plate jusqu'à (51 k.) Vejer, puis ondulée jusqu'à 1102 k.) Tarifa. — De là à (125 k.) Algeciras, la route traverse la sierra de Luna, nombreux lacets, montées dures de 10 à 12 0/0, mais points do vue admirables sur Gibraltar.

/° De Cordoue à Bobadilla,

^ 124 k., en 2 h. 30 par les express et en 4 h. à 4 h. 30 par les autres trains ; 17 p. 05, 12 p. 80, 7 p. 75.

La voie laisse à dr., à la halte de (1 k.) Cercadilla, la ligne de Séville et traverse la plaine du Guadalquivir (à dr., à l'horizon, sur une hauteur, château d'Almodovar; p. 316). — Pont de 200 m. sur le Guadalquivir.

8 k. Vaichillôn, X pour Marchena-Utrera-Gadix (p. 315).

La voie, prenant la direction S.-O., remonte la rive dr. du Guadajoz, qu'elle franchit deux fois. — 24 k. Torres Cabrera, — A g.,au loin, sur une hauteur, château d'Anzur (F. ci-dessous).

34 k. Fernân Nuhez, — La voie monte en contournant la colline de Montilla, à dr.

50 k. Nontilla, la Manda Beticades anciens, ville de 13,605 hab., a 355 m., sur deux hauteurs, dans une des plus belles positions de l'Andalousie. Fief des ducs de Medinaceli qui y possèdent un palais, elle fut la patrie de Gonzalve de Cordoue, le « Gran Gapitan » (1443-1515). Le vin blanc de Montilla, l'amontillado, est très estimé. — La voie descend au S., puis franchit le Cabra.

57 k. Agailar de la Frontera, 13,329 hab., à g., ancien fief de la maison de Cordoue et de Medinaceli (ruines d'un vieux château mauresque; huiles et vins renommés). — A dr., petits lacs de Zohar et de Rincôn; à g., vieux château mauresque cfAiizur. — La voie monte par de nombreuses sinuosités. — 73 k. Campo Reali, sur une colline à g., vieille tour.

76 k. Puente Genil, X pour Jaén-Espeluy (p. 371), petite ville de 15,000 hab., à dr. — La voie franchit le Genil à une grande hauteur, sur un n ont de 140 m. — 90 k. Casariche, — On remonte la petite vallée du rio de las Yeguas.

100 k. La Roda, X pourMarchena-Utrera (R. 32, en sens inverse).

La voie fait un détour presque à angle droit, pour éviter un massif de hauteurs et pour atteindre, à une altitude de 450 m., le point culminant de la ligne. Au loin, à g., montagnes de Grenade et sierra Nevada. — 112 k. Faente Piedra (sources minérales). A dr., lac salé {Laguna salada) de 16 à 17 k. de tour, alimenté par les eaux pluviales, qui se saturent sur les terrains salifères du lac. -^ La voie descend.

124 k. Bobadilla ((g), déj. 3 p., dîn. 3 p. 50), p. 353.

D£ Bobadilla ▲ Grenade, R. 32; — ▲ Malaqa, R. 35, A.

Buffet : — à la gare, déj. 3 p., din. 3 p. 50, quelques ch. à coucher, on parle français.

Hôtels : — de la Bstaciôn (môme propriétaire que le buffet, dep. 10 p.

par j.); — Reina Victoria^ à 5 min.

au N. de l'alameda (dep. 15 p. par j.); — Boy al, sur l'alameda (dep.

8 p. par j.); — del Polo\ — Casa de

3b6 — [H. 33] tl DE <:ORDOUÊ À ALGEGltlAS. \\ ^

2° De Bobadilla à Jllgeciras par J{onda, }

^ 178 k. ; en 4 h. 10 à 6 h. 15 ; 24 p. 50, 18 p. 40, 11 p. 15. — Ligne très accidentée et en terrains difficiles, construite et exploitée à grands frais parla C'« anglaise. — Irajet pittoresque de Ronda à Algeciras; arrêt à Ronda très recommandé.

Laissant à g. la ligne de Mâlaga (R. 35), on traverse un plateau mamelonné et monotone. — A g., petit étang salé. — 14 k. Campillos, — Descente en courbes ; on traversje un grand bassin dénudé bordé de montagnes rocheuses.

32 k. Téba (à g.), entourée de murailles et de tours blanches, sur une montagne de calcaire (i'ex-impératrice Eugénie était comtesse de Téba). — A l'horizon, en avant du train, cimes de deux hautes montagnes appelées las dos Hermanas (les deux Sœurs). — 31 k. Almargen. — La voie monte; à g., montagnes sauvages; à dr., vallée dominée par les deux Hermanas et, au loin, Villanueva de San Juan,

42 k. Cahete la Real, — La voie remonte un étroit vallon et passe ensuite entre des montagnes calcaires. — 54 k. Setenil, — La voie descend. — A g., petit étang. — 61 k. Parchite, — On passe à côté d'un ancien aqueduc et on aperçoit la courbe immense que décrit la ligne au delà de Ronda.

71 k. Ronda ®, ville de 21,000 hab., située à 750 m., est certainement la ville la plus curieuse de l'Espagne par sa situation véritablement exceptionnelle (dont il est impossible de se douter, si l'on ne fait qu'y passer en chemin de fer).

Au centre de la Serrania de Ronda, vaste cirque de montagnes de près de 40 k. de diamètre, au bord d'un plateau rocheux coupé à pic du côté de l'O., sur une longueur de plus de 1,000 m. et dont les parois, hautes de 200 m., affectent, de ce côté, la forme d'une colossale fortification, est construite la ville de Ronda, séparée en deux par une énorme entaille (le Tajo) de 160 m. de profondeur sur 60 à 80 m. de largeur, de l'aspect le plus pittoresque et au fond de laquelle coule le torrent du Guadalevin qui, au delà de Ronda, prend le nom de Guadiaro.

La partie de la ville située au S. du Tajo est Vancienne ville mauresque, aux rues sinueuses: encore plus au S. se trouve le quartier de San Francisco; au N. du Tajo, du côté de la gare, s'étend la ville nouvelle {el Mercadillo, ou ville des marchands), fondée par les chrétiens, aux rues se coupant à angle droit et bordées de maisons basses aux fenêtres grillées.

Viajeros El Comercio, casa Pi y Margall, 4.

Cafés : — Central, de V Union, del Comercio.

Poste : — calle de Castelar, 36.

Télégraphe : — calle Virgen de los Dolores.

Anes : — (on en trouve avec des selles pour dames), 3 p. Th.

358 — [R. 33] Il DE GORDOUE A ALGECIRAS. ||

Histoire, — Ronda est l'une des plus anciennes villes d'Espagne. En raison de sa position importante, à peu près inexpugnable, elle fut toujours le dernier rempart qui arrêta les con(jucrants. Longtemps fidèle à la fortune de Rome, elle ne céda qu'après une longue résistance à l'invasion afabe. Devenue capitale d'un petit royaume, d'abord tributaire du Maroc, puis resté indépendant lorsque les chrétiens possédaient toute l'Andalousie, Ronda fut surprise par une armée nombreuse, que le roi Ferdinand le Catholique amena presque subitement au cœur de la Serrania, malgré les difficultés d'une telle entreprise. Sa résistance, qui dura vingt jours, est restée célèbre dans les fastes militaires ; ce fut la première fois que l'artillerie espagnole fit usage de boulets de fer contre une place forte; Ronda succomba avec gloire, sept ans avant Grenade, en 1485. Ses habitants passèrent en Afrique, et la ville fut repeuplée par les conquérants et par les émigrants venus de Cordoue et du nord de l'Andalousie.

Les habitants de Ronda, les Rondenos, sont restés de la vieille race des Andalous montagnards, le type aussi des contrebandiers audacieux. Ce sont les plus redoutables joueurs de couteau de tout le Midi de l'Espagne. Ils professent une industrie particulière qui consiste dans le dressage des chevaux (on trouve, dans les vallées de la Serrania, des chevaux renommés).

La foire annuelle, très fréquentée, se tient les 20, 21 et 22 mai; c'est l'époque anniversaire de la conquête de la ville par les Rois Catholiques. Il s'y fait alors des corridas réputées.

Itinéraire. — En sortant de la gare on prend la route en face qui incline à dr. et qui devient bientôt la longue carrera de Espinel, A l'extrémité, on atteint (10 min. de la gare) une rue perpendiculaire, la calle de Castelar. En suivant celte rue au N. (à dr.), on rencontre immédiatement la Plaza de Toros (construite à la fin du xvni" s. aux frais de la Real Maestranza, le plus ancien des ordres nobiliaires de l'Andalousie), puis (à g.) l'Alameda, ou paseo de la Merced, promenade qui s'étend jusqu'au bord même de la paroi à pic : il faut aller à l'extrémité de la terrasse pour jouir de la vue sur la campagne et les montagnes dominées par le pic de San Gristôbal.

La partie S. de la calle Castelar passe devant (à dr.) la plaza de VAyiintamientOj ornée du buste d'Ant. Rio Rosas, et aboutit au puente Nuevo, pont à 3 arcades haut de 100 m., long de 70 m., construit en 1761 par un architecte de Mâlaga, José Martin de Aldehuela, qui se tua en inspectant ses travaux. Il faut monter des deux côtés du pont sur les parapets garnis de grilles, pour admirer la profondeur du **Taio et ses parois rocheuses, parsemées de végétation et surmontées de vieilles maisons pittoresques. Au-dessus de l'arcade centrale se trouve de chaque côté une fenêtre d'une salle ayant servi longtemps de prison.

Le pont franchi, on prend la l" rue à dr. qui aboutit au Campillo, petite place en terrasse (belle vue), à l'extrémité de laquelle se détache à dr. le chemin qui descend sur le bas du ravin (F. cidessous).

A l'extrémité du Gampiilo on prend sur la g. la calle de Gameros, on tourne à dr., et presque aussitôt on se trouve devant (à dr., n° 6) la Casa de Mondragon (pourb. 50 c), avec un portail de la Renaissance et 2 petits patios avec galeries à plafond lambrissé; d'une terrasse, vue sur le ravin.

De là, par la calle de Gameros, ou gagne la plaza del gênerai

I RONDA. Il [R. 33] - 359

Weyler où se trouve la cathédrale, ou Santa Maria la Mayor (autrefois mosquée); le clocher et Ja maison à galeries qui lui est adjacente produisent un curieux elîet.

Int. avec nefs ogivales et abside Renaissance. — Dana le coro, stalles Kenaissance.

Au delà, plus au S., se trouvent les ruines informes de VAlcazaba^ ou vieux château mauresque, et enfin le faubourg de San Francisco^ précédé d'une très curieuse porte mauresque.

De la cathédrale, on revient au grand pont par des rues bordées de maisons à portes anciennes et jolis patios.

Un peu en deçà du pont, à dr. (à TE.) dans la vieille ville, on prend la calle Marqués de Paradas qui descend en pente raide. Au n°i7, à g., est la casa delReyMoro (sonner longuement; entrée âp.; objets d'art et meubles anciens; jardins en terrasse; escalier de 305 marches pratiqué dans l'intérieur du rocher et par lequel on descendait dans le lit même du torrent). Plus loin, à dr., est la casa del marqués de Salvatierra (élégant portail Renaissance avec curieuses sculptures et joli balcon en fer forgé). Enfin la rue passe sous une porte Renaissance et aboutit au pont de San Miguel, d'où l*on admire à g. le splendide aspect du Tajo (7. ci-dessus; on aperçoit seulement l'extrémité du grand pont); à dr., en contrebas, est un troisième pont, le puente Viejo^ d'origine romaine (y descendre, très belle vue sur le Tajo et le moulin de la Mina).

Au delà du pont de San Miguel on peut revenir en 5 min. à la carrera de Espinel (F. ci-dessus) par une rue escarpée à g., qui passe devant une église précédée d'une fontaine.

Mais ce que nous recommandons surtout aux touristes ingambes c'est, du Gampillo {V. ci-dessus), de prendre le chemin en lacets qui descend jusqu'au fond du Tajo. En quelques minutes on atteint une ancienne porte mauresque (on peut à la rigueur ne pas descendre plus bas), d'où l'on voit bien en face et dans toute sa hauteur le pont, la gorge avec ses moulins et ses splendides parois rocheuses. En remontant, on peut prendre, à main dr., un chemin muletier presque horizontal qui conduit à rAlcazaba et au faubourg de San Francisco.

[A 12 k. au N., ruines romaines importantes de Honda la Vieja.]

En s' éloignant de Ronda (se placer à g.), la voie descend rapidement dans la jolie vallée du Guadiaro, par une courbe immense.

86 k. MonlejaquCy à dr., au pied de la sierra de Libar; à g., on aperçoit Ronda sur le haut de ses roches. — La vallée se rétrécit; à dr., paroi rocheuse dani laquelle s'ouvre une grotte (la Cueva del Gato), profonde de plusieurs kilomètres.

93 k. Benaojân, stat. au milieu de la verdure (d'où on visite les grottes du Gato). — 3 tunnels et pont sur le Guadiaro, dans une gorge étroite. — 100 k. Jimera. — Pont sur le Guadiaro dont la vallée devient de plus en plus verdoyante. — A dr., sierra de ■ Bahuelos. — Descente.

110 k. Cor tes. Ici commence la partie la plus pittoresque de la

360 — [R. 33] Il DE GORDOUE A ALGECIRAS. H

ligne. On pénètre dans le défilé du Guadiaro où Ton franchit deux fois la rivière. — 13 tunnels. — 120 k. Gaucin. — La voie descend. — Tunnel. — Quittant la vallée du Guadiaro, la voie monte au S.-O.

135 k. Jimena de la Frontera, 7,000 hab., à dr., dominé par un château ruiné. — Pont sur le Hosgarganta. — Plaine nue, bordée de petites hauteurs mamelonnées; à g., sierra Bermeja et, à dr., sur une éminence, vieux château de Gastellar. — 148 k. Castellar. — On passe dans la vallée du Guadarranque. — Grandes forêts de chênes-lièges et de chênes verts. — A dr., couvent de VAlmoraima (du xvn*" s.) et vieille tour. — 156 k. Almoraima, — Oh sort de la forêt, qu'on laisse à g. — A' dr., chaîne de collines et, en arrière, sierra de Gazales.

163 k. San Roque, ville de 8,722 hab., à quelques k. à g., fondée après la perte de Gibraltar par l'Espagne, en 1704, et bâtie sur les pentes d'un rocher de la côte N. de la baie d'Algeciras. C'est en ^: quelque sorte un faubourg de Gibraltar, fréquenté par les officiers anglais; un certain nombre de familles anglaises y résident l'été.

On aperçoit, en avant et à l'horizon, les montagnes d'Afrique (sierra Bullones); à g., baie d'Algeciras et rocher de Gibraltar. — Pont sur le Guadarranque et échappée sur San Roque, puis sur la Linéa (F. ci-dessous), — Grande courbe, — 169 k. Los Barrios, — Pont sur le Palmones. — On contourne une colline, puis on passe au-dessous de l'aqueduc mauresque d'Algeciras.

177 k. Algeeiras-Estaciôn, gare pour la ville d'Algeciras (les voyageurs pour Gibraltar descendent à la station suivante).

Algeeiras (hôt. : Reina Cristina, dep. 20 p. par j., à 1 k. au S, du port; Anglo-Hispano, bien tenu, mais de prix élevés, ch. 5 p., dîn. 5 p., pens. dep. 15 p.; Marina-, Victoria, 8 p.; Terminus; tous trois près du port; Sanchez; Rit; pour les hôtels, descendre à Algec.iras-Puerto; les touristes qui se rendent à Tanger peuvent passer la nuit à Algeeiras, les bateaux espagnols qui vont de Gibraltar à Cadix par Tanger y faisant escale), ville de 19,848 hab., fondée par les Maures et conquise par les Espagnols en 1344, est située vers le milieu de la côte 0. de la baie de ce nom, où elle forme à l*embouchure du Miel un petit port dans une excellente situation maritime en face d'une jolie petite île; on jouit d'une très belle vue sur le rocher de Gibraltar. — Dans l'Ayuntamiento, salle où se tint du 17 janv. au 7 avril 1906 la Conférence sur la question du Maroc qui rédigea l'Acte d'Algeciras (visible; pourb.). — Près de la ville, aqueduc mauresque avec de nombreuses arches très minces.

La voie franchit le Miel.

178 k. Algeeiras-Puerto {Algeeiras ^fer, en anglais), terminus de la ligne où l'on s'embarque pour Gibraltar.

D'ALGECIRAS A CADIX- Un bon service d'automobiles relie Algeeiras à (111 k.) San Fernando (Cadix) : 2 départs par j., en 5 ou 6 h.; i'* cl. 25 p., 2« cl. 20 p.; bagages, 2 c. par 5 kilog. et par k.). On passe derrière Tarifa, puis à Fassina, Retira^ Vejer (où un arrêt permet de déjeuner à la fonda, 2 p.). Trajet pittoresque d'abord le long de la mer, puis à travers des bois de chênes verts, de chênes-lièges et d'oliviers. Après Chiclana, blanchie à la chaux, et curieuse avec ses fenêtres grillées, son quartier de Critanos, on franchit les marais salants de San Fernando. L'automobile a

Il ALGECIRAS. — GIBRALTAR. || [R. 33] — 361

son terminus à la gare de San Fernando (p. 348), où l'on trouve le train ou le tramway qui, en quelques minutes, conduisent à Cadix.]

3° D'Jllgeciras à Gibraltar.

jg de la C'« du chemin de fer, en 30 min. env. ; départs à peu près toutes les 2 h.; 1 p. 50 et 1 p. ; avec ret., 2 p. 50 et 1 p. 50 ; 1"" cl. bien préférables.

On s'embarque à quai et on traverse la baie (TAlgeciras, vaste espace elliptique d'env. 6 k. sur 4, ouverte au S. sur le détroit de Gibraltar et limitée à l'E. par le rocher de Gibraltar, d'un aspect imposant.

A Gibraltar les bateaux du service d'Algeciras accostent seuls à quai. Visite de la douane, qui se borne, généralement, à demander si le voyageur porte avec lui des spiritueux ou des armes.

GIBRALTAR, ville fortifiée de 27,500 hab.,y compris 5,900 hommes de garnison, est située en amphithéâtre à la base du versant 0. d'un immense rocher, formant une presqu'île dirigée du N. au S. et limitant à TE., c'est-à-dire du côté de la Méditerranée, la baie d'Algeciras.

Le rocher, de calcaire compact, avec quelques couches de grès rouge, a env. 4,500 m. de long, et 1,400 m. dans sa plus grande larg. ; ses trois sommets, séparés par des dépressions, sont : du . N. au S., Rockgun (413 m.), le Highest Point (425 m.) et Sugar Loaf Hill (tour de Saint-Georges ou de O'Hara; 415 m.). La Signal station au sémaphore (395 m.) est entre Rockgun et Highest Point. Le rocher est coupé entièrement à pic au N. et à l'E. Au S. et à TO., il est fort escarpé au sommet, mais, à la base, la pente est plus douce. — Au N. la presqu'île est reliée à la terre ferme par une langue de terre plate longue de 3 k. Entre le territoire britannique et le territoire espagnol s'étend une zone neutre de 500 m.

La ville proprement dite, North-Town, s'élève en amphithéâtre, au N.-O. du rocher, jusqu'à une hauteur de 80 m. au-dessus du niveau de la mer. Au S. de la ville est l'Alameda et au S. de cette promenade s'étend le quartier d'Europe, ou South-Town, avec des villas et divers établissements.

. La population est composée en grande majorité d'individus d'origine espagnole, mais on y rencontre une très grande quantité de Juifs et de Marocains.

Le climat est loin d'être toujours agréable. En été, les chaleurs sont très pénibles ; le thermomètre atteint fréquemment 40°. Sous l'influence du vent d'E., la ville est souvent enveloppée de brume, pendant qu'Algeciras, de l'autre côté de la baie, jouit d'un soleil magnifique; la période pluvieuse s'étendre septembre à mai.

On ne boit à Gibraltar que de Teau de citerne; l'eau pour les usages journaliers, les arrosages, etc., est ce qu'on appelle de l'eau sanitaire, c'est-à-dire de l'eau de mer distillée.

Gibraltar est administré par un gouverneur militaire. Le régime est Tétat de siège.

Il D'ALGECIRAS A GIBRALTAR. H

daas la ville basse (1-2 pers.), G pence ; dans la ville haute, 9 pence; jusqu'à la Pointe d'Europe, 1 sh. 4; — l'iieure 1 sh. 6; chaque demi-heure en plus, 6 pence; chaque personne en plus, 3 pence; chaque bagage, 2 pence (faire prix d'avance).

Omnibus : — du Commercial Square au New Mole, toutes les 1/2 h., 10 c.

Bateaux à vapeur : — Algeciras- Gibraltar Railway C'« : nombreux départs par j, pour Algeciras (1 p. 50 et 1 p.), en coïncidence avec le ch.

de fer; — Vapores correos de Africa :

pour Tanger et Cadix^ avec escale à Algeciras (p. 365) ; — Bland et C'« ; 3 fois par sem. pour Tanger {l'« cl.

10 p.; aller et ret. 15 p.); — Line Steam Navigation : 3 fois par sem.

pour Tanger (1"^® cl. 10 p., 2« cl. 5 p.).

Libraire : — Beanland, Church Street, 103.

Agence de voyage : — Th. Cook et fils, Waterport Street.

Consulats : — de France; — de Belgique; — d'Italie, etc.

Débarquement : — Les bateaux à vapeur de la C" du ch. de fer faisant

10 service entre Algeciras et Gibraltar, en coïncidence avec le chemin de fer, abordent à quai, mais non ceux de Tanger; en ce cas il faut descendre dans de petites barques (1 sh. 6 par pers. ; chaque colis, de plus de 25 kilog. , 6 pence; prix majorés si la mer est mauvaise; faire les prix d'avance; les bateliers sont souvent désagréables) pour se rendre à terre, où l'on passe la visite de la douane anglaise.

La monnaie espagnole a cours, mais les prix des hôtels sont en argent anglais ou français.

Hôtels:— Bristol, Cathedral square (bien situé); — Cecil; — Grand Hôtel (pens. dep. 10 shillings ou 12 fr. 50 sans le vin); — Continental-, — Calpe, tous Waterport street (calle Real) (depuis 8 sh., ces deux derniers plus simples); etc.

Poste et télégraphe : — "Waterport Btreet.

Voitures de place : •— la course,

Histoire. — Calpe fut le nom de Gibraltar jusqu'à l'invasion des Maures. Tarik, leur chef, y aborda le premier, le 30 avril 711, et le rocher prit le nom de Djebel- al- Tarik, la montagne de Tarik. Les Maures en restèrent possesseurs pendant six siècles et la forteresse qu'ils y avaient établie, prise en 1309 par Guzman le Bon, perdue en 1333, reprise par un autre Guzman en 1462, devint désormais possession de la couronne d'Espagne, et * Charles-Quint, en 1552, chargea Calvi de la mettre à l'abri des coups de main de Barberousse.

Cromwell fut le premier à s'apercevoir que cette position magnifique conviendrait parfaitement à l'Angleterre. En 1704, alors que la flotte anglaise tenait la mer pour l'archiduc Charles d'Autriche, compétiteur de Philippe V à la couronne d'Espagne, une surprise mit Gibraltar sans coup férir entre les mains de sir George Rooke, qui commandait la flotte anglo-hollandaise.

11 n'y avait que 80 hommes de garnison.

La paix d'Utrecht assura la possession de Gibraltar à l'Angleterre. En 1783, la France et l'Espagne assiégèrent Gibraltar, mais elles furent repoussées par le général EUiott.

ITINÉRAIRE, — On débarque sur le quai du port du commerce,. protégé par le Vieux Môle, et on entre en ville par la porte de Mer qui donne accès sur une assez grande place, Casemates square, entourée de casernes et de casemates (d'un effet assez curieux par leur éclairage, lorsqu'on arrive de nuit) et sur laquelle, à g., s'ouvre la porte de Terre, Ces deux portes ferment à la tombée de la nuit, mais il est encore permis d'entrer jusqu'à il h. 30 du s.

De cette place se détache à dr. une longue rue (calle Heal pour les Espagnols; Main lane ou Waterport street pour les Anglais), divisée en plusieurs tronçons de noms différents et qui traverse toute la ville. En suivant cette rue, centre de l'animation, on

364 — [R. 33] Il D'ALGEGIRAS A GIBRALTAB. H

trouve successivement : — à dr., la Poste, puis la Bourse; — à g., la cathédrale catholique, ancienne mosquée, rebâtie au commenc. du xvi^ s. ; — à dr., Véglise protestante, édifice moderne de style mauresque; — à g., le Palais de Justice, précédé d'un jardin; — à dr., le palais du Gouverneur, ancien couvent de Franciscains (1531),

On sort de la ville par la porte Charles III, ornée des armes d'Espagne et d'Angleterre; au delà, à g., se trouve le cimetière des victimes de la bataille de Trafalgar. Laissant à dr. une route qui descend au port de guerre, protégé par le Nouveau Môle, on longe à g. la place de Parade et Tagréable promenade de l'^Alameda, créée en 1814, très beau parc à flore tropicale, que domine un épais taillis destiné à atténuer la réverbération du roc. Deux ronds-points sont ornés de colonnes portant les bustes de Wellington et d'Elliott. — Pour la suite de la route, jusqu'à la pointe d'Europe, V. ci-dessous.

De la Grande-Rue (Main lane), presque en face de la Poste, on prend à g. la Bell lane, qui se continue par une rue en escalier, Lower Castle steps (dans cette rue, ne pas prendre à dr.). A la 1" rue qui croise, Upper Castle road, on tourne à g. pour gagner une caserne d'artillerie que domine le pittoresque château maure (auj. le bagne), commencé par Tarik au viii* s. et agrandi par ses successeurs (beau coup d'oeil sur la ville et la baie). — Les étrangers ne peuvent plus visiter qu'avec une permission spéciale du gouverneur les fameuses galeries percées dans le rocher, auxquelles on avait accès de cette caserne d'artillerie.

[La '<■ Pointe d'Europe (^, 1 h. 15 à 1 h. 30 en voit. ; faire son prix d'avance ; ne pas payer plus de 10 p. pour une voit, à 4 places). — Au delà de l'Alameda (V. ci-dessus) la route atteint le quartier de Europa, que l'on traversera au retour, longe ï Arsenal à dr. (on domine la jolie baie de Rosia) et monte à g. en lacets (à dr., magnifique Naval Hospital). On pénètre dans un territoire militaire parsemé de maisons pour officiers, sous-officiers et soldats, qui vivent là, avec leurs femmes et leurs enfants, dans de véritables maisons de campagne avec des emplacements pour tennis et sports divers. On atteint la Pointe d'Europe (phare détonant toutes les 2 min.). A quelques min. au delà du cap, sur le versant E. du rocher, se trouve la résidence d'été du Gouverneur. Le rocher est, de ce côté, très abrupt, battu par les vagues qui y ont miné des « caves ».

Au retour, on peut, avant le quartier de Europa, prendre la route supérieure (belle vue), sur laquelle on voit : à dr., la belle propriété du commandant du port, puis le couvent de Loreto (institution de jeunes filles) ; à g. (en contre-bas), V hospice des aliénés-, à dr., la citerne d'eau douce, puis la distillerie d'eau de mer. Enfin, longeant à g. l'Alameda, on rentre en ville par la porte Charles III.

La Caleta. — On pourra compléter cette visite de Gibraltar en faisant aii N. le tour du rocher jusqu'à la Caleta. On sort par la porte de Terre, on longe le pied du rocher en laissant à g. le cimetière, on passe à côté de la tour du Diable (DeviVs Tower), ancienne tour du guet, et, en 20 min. env., on atteint la Caleta, groupe de maisons de pêcheurs ayec un corps de garde, au bord de la Catalan Bay,

Linea de la Concepciôn (à moins de 2 k. au N. de Gibraltar, au delà de la zone neutre), ville ouverte de 27,743 hab., occupée par une petite garnison et des douaniers espagnols et très fréquentée par la population de Gibraltar, possède une Piaza de Toros, des cafés et des maisons de campagne. — De

Il DÉTROIT DE GIBRALTAR. || [ft. 34] — 36B

là une diligence (2 p. 50 par pers.) mène à (9 k.) San Roque sur la ligne d'Algeciras à Bobadilla (p. 360).]

De Gibraltar a Tanger et a Cadix, R. 34.

Route 34. — DE GIBRALTAR A TANGER ET A CADIX

10 à 11 h. — ^ de la Compagnie espagnole des Vapores correos de Africa : départ de Gibraltar les mardis, jeudis, samedis à 6 h. 30 mat.; départ d'Algeciras pour Tanger et Cadix, les mardis, jeudis, vendredis et samedis, à T h. mat. ; d'Algeciras pour Tanger, les lundis à 6 h. mat., les mercredis et dimanches, à 3 h. soir; de Tanger pour Algeciras, les lundis et jeudis à 11 h. mat., les dimanches à 7 h. soir; de Cadix pour Tanger et Algeciras, les mardis, vendredis et samedis à T h. mat. La traversée d'Algeciras à Tanger dure env. 3 h., celle de Tanger à Cadix, 6 h. — Les embarquements et débarquements se font à Cadix gratuitement par un petit bateau à vapeur de la compagnie et à Tanger en chaloupes automobiles. Prix : de Gibraltar ou d'Algeciras à Tanger, l»"® cl. 15 p., 2® cl. 12 p., 3" cl. 5 p. : de Tanger à Cadix, 27 p., 21 p. et 10 p. Les 3« cl. (sur le pont) sont impraticables aux personnes sujettes au mal de mer.: de Tanger à Cadix la mer est souvent houleuse. — En outre, entre Gibraltar et Tanger il existe des services réguliers et directs de bateaux à vapeur anglais (pour les jours et les heures, s'informer). — Excursion très intéressante que l'on peut faire en 3 j., en consacrant deux journées à Tanger.

/® De Gibraltar à Tanger,

Le bateau se dirige sur Algeciras, où il^'arrête pour le service de la poste et des voyageurs, puis lise dirige au S,-0. pour pénétrer dans le détroit.

Le détroit de Gibraltar — les Colonnes d'Hercule des anciens — sépare l'Europe de l'Afrique et met en communication la mer Méditerranée avec l'océan Atlantique. Le promontoire de Gibraltar, au N.-E., est l'ancien Calpe; au S,, les contreforts de la sierra Bullones descendant à la mer sont l'ancien Abyla. Le nom actuel du détroit est d'origine arabe et date du viii« s.; le nom de Djebel al-Tarik (la montagne de Tarik) rappelle celui d'un général arabe, vainqueur des Visigoths. A son embouchure dans la Méditerranée, entre Gibraltar et Ceuta, la largeur du détroit est de 20 k. 350; il se rétrécit, plus à l'O., entre la pointe Marroqui (Tarifa) au N. et les Cuchillos de Siris au S., où il n'a plus que 13 k. de largeur, mais il ne tarde pas à s'élargir et atteint 45 k. entre le cap Trafalgar (Espagne) et le cap Spartel (Maroc), là où il débouche sur l'Océan. Il est bordé de montagnes au N. comme au S. et il est traversé par un courant supérieur qui porte à la Méditerranée les eaux de l'Atlantique et un courant inverse (plus salé) en profondeur. Le brouillard y est fréquent et empêche trop souvent de jouir du panorama.

A g., promontoire de Gibraltar et pointe d'Europe; à dr., pointe de Carnero, que l'on contourne en laissant au S.-S.-E., sur la côte d'Afrique, Ceuta, son promontoire et la sierra Bullones dont le point culminant est le Djebel Mouça (843 m.). — Belle vue en arrière sur Gibraltar. — Sur la g. les montagnes du Maroc s'accentuent

Il DE GIBRALTAR A TA

de plus en plus. A dr. on aperçoit la ville de Tarifa et la pointe Marroqai, précédée d'un îlot, le point le plus méridional du conti-; nent européen. En face, sur la côte africaine, la pointe d'AJcazar cl Serer (le Petit) est dominée par la masse calcaire du Djehel Mouça. — Le détroit s'élarp^it : on distingue de plus en plus, sur la g., le beau panorama de Tanger.

3 h. env. de Gibraltar. Le bateau stoppe en rade ^e Tanger, à env. 500 m. du rivage. Pour se rendre à terre il faut prendre une des chaloupes automobiles qui entourent le bateau à son arrivée. On débarque sur le wharf (droit de péage, 25 c. par pers., 10 c. par colis). Puis on passe la visite (très superficielle) de la douane.

TANGER (Tandja) est une ville d'env. 50,000 hab., dont 12,000 israélites. 25,000 musulmans, 13,000 Européens. C'est le port d'importation et d'exportation de tout le Maroc septentrional, la principale porte d'entrée de l'Europe au Maroc et Temporium du détroit.

Située en amphithéâtre sur la côte 0. d'une baie large de 2 k. et de 6 k. de circonférence, ouverte du côté du N., la ville, vue/ de la mer, a un aspect charmant avec ses maisons blanches à terrasses, ses minarets multicolores, sa Kasba qui se dresse sur le point le plus élevé, et sa ceinture de vieilles murailles. Tout autour s'étend une verte campagne parsemée de villas et d'habitations; sur la g., au S., une belle plage de sable (bordée de maisons et de cafés), est un lieu de promenades à pied et à cheval. Tanger n'est pas une ville modernisée comme Alger on Tunis. Aussi pourra-t-on s'y faire une idée excellente de la civilisation musulmane, quoique la population européenne et cosmopolite ait considérablement augmentée dans ces dernières années. Dans les péréfrinations que l'on ne manquera pas de faire à travers le dédale es ruelles et sur les marchés, on rencontrera, mélangée d'une bonne proportion d'Européens (Espagnols en majorité) la foule bigarrée des arabes, des juifs et desnèçres, ainsi que des femmes arabes se couvrant plus ou moins le visage.

Hôtels : — Villa de France, admirablement situé en haut du Grand- Souk, près des Légations (Davin; très bien tenu; électr. ; terrasse; jardin, tennis, etc. ; 12 fr. 50 à 20 fr. par j . ) ; — Continental, dans la ville (bon et bien situé ; pens. 12 fr. 50 à 15 fr.) ; — Bristol, au Petit-Souk (pens. 10 fr. à 15 fr.) ;

— Cecil, sur la plage (pens. 12 fr. 50 à 15 f r.) ; — International (Hugony), dans la ville (pens. 7 fr. 50); — Oriental, aussi dans la ville (8 fr. par j.); — Villa ValentinaIMme Hell), au delà du Grand-Souk (12 fr. 50 à 15 fr. par j.);

— New-York, sur la plage. — La plupart des hôtels étant tenus à l'anglaise, le vin n'est pas compris dans les prix ci-dessus, qui sont en outre payables en or anglais ou fran-

çais ou bien en pesetas en tenant compte du change. — Hôtel et Café de Paris, sur le Potit-Souk (cuisine française, vin compris, dep. 10 p.). — Best, des Gourmets (Mantoux), près du Petit-Souk (quelques chambres).

Postes : — française (près du Petit-Souk) , allemande , anglaise, , espagnole, marocaine (toutes quatre sur le Petit-Souk). — Tarif des lettres : pour la France, l'Espagne, l'Allemagne, 10 c; pour l'Angleterre, 25 c.

Télégraphes : — français (via Oran), même local que la poste; anglais, contre le mur O. de la ville ; espagnol, au S.-E. de la ville.

Banques : — Banque d'Etat du Maroc, — Compagnie algérienne; —

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