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dinand (f^ 1516) et d'Isabelle (f 1504). Les deux corps y furent placés en grande pompe en 1521. Charles-Quint trouva ce tombeau de ses pères « trop étroit pour leur gloire », et projeta d'abord de le reconstruire; il se borna à faire élever une façade extérieure.
La chapelle communique avec l'église par une porte qui s'ouvre dans le transept dr. (V. ci-dessus). La façade extérieure du côté S., sur la placeta de la Lonja (F. ci-dessous), est décorée d'élégantes balustrades fleuronnées et ajourées. La porte plateresque (sur la clef, aigle avec les armes royales) est flanquée de deux hérauts; au fronton, statues de la Vierge, de St Jean-Baptiste et de St Jean l'Evangéliste, A dr., une fenêtre gothique est surmontée d*un écusson aux armes des Rois Catholiques, avec les flèches et le nœud gordien.
Intérieur. — L'int. forme une nef dont la voûte est soutenue par des groupes de sveltes colonnes accolées à la muraille. Une grille, d'une grande richesse, œuvre de Bartolomé de Jaén (1518), ferme l'extrémité où se trouvent le maître-autel et les mausolées. — En deçà de la grille, au-dessus d'un autel à dr., beau * triptyque (mal éclairé) : Descente de Croix, Crucifixion et Résurrection, attribué à Thiéry Bouts. — Au delà de la grille : à dr., **tombeau, en marbre de Carrare, de Ferdinand et d'Isabelle, très belle œuvre da Florentin Dom. Fancelli (sur les côtés, 4 médaillons : Baptême du Christ, la Résu rrection, St Georges et St Jacques : statues couchées du roi et de lu reine en habits royaux). — A g., tombeau de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle {statues couchées en habits royaux), œuvre de Barth. Ordonez (1526; p. Lxxviii). — Un petit caveau, sous les deux mausolées, renferme les quatre cercueils de plomb de ces princes et princesses ainsi que celui du prince Miguel, petit-tils des Rois Catholiques. -- Au maître- autel, * retable par Philippe Vigarni {Philippe de Bourgogne: bas-reliefs très intéressants par les sujets et les costumes, qui représentent les épisodes de la prise de Grenade, le baptême forcé des Maures, etc.; statues agenouillées de Ferdinand et d'Isabelle. — Autels latéraux, dits reliquaires, par A. de Mena (1632), ouverts quatre fois l'an : le jeudi saint, le 24 juin, le 1" nov. et le deuxième dim. de nov. ; ils renferment 30 tableaux très remarquables : une V. à VEnf, de T. Bouts, urie Nativité et une Pietà de B. van der Weyden, une Descente de croix de Memling, un Christ au jardin des oliviers de V école de Botticelli, etc. — A g., /a Reddition de Grenade aux Rois Catholiques, tableau par M. Carbonero.
Sacristie (1 p. par pers.) : quelques petits tableaux flamands; V. adorant VEnf. et Conception, statuettes par A. Cano] statues agenouiUées des Rois Catholiques. — Dans une armoire, couronne et sceptre d'Isabelle, épée de Ferdinand, beau missel enluminé, écrit pour Isabelle par Francisco Florez (1496); broderies exécutées par la reine; miroir de la reine, en argent doré, et transformé en ostensoir ; vêtements sacerdotaux ; drapeaux de la conquête; très curieux tapis d'autel, fin du xv« s., broderie représentant une crucifixion où la croix est faite des deux bâtons noueux de la maison de Bourgogne, en vue d'identifier symboliquement la maison régnante avec la religion chrétienne.
À dr. de la façade de la cathédrale, et y attenant, le Sagrario est un élégant édifice carré à coupole, du style de la Renaissance, construit, de 1705 à 1759, par Hurtado Izquierdo, sur remplacement de Tancienne mosquée. C'est une paroisse indépendante de la cathédrale. Il a trois entrées, l'une §ur la. plazuela de las Pasiegas, l'autre à l'intérieur de la cathédrale,. îa troisième communique avec la Capilla Mayor.
Il PASEOS DEL TRIUNFO. || [R. 37] — 387
Intérieur (ouv. jusqu'à 9 h. 30). — Autel et tabernacle de forme pyramidale, en marbre précieux. — Dans la l"»chap. à dr., fonts baptismaux, œuvre remarquable de' la plus pure Renaissance (1520-152'2), par le Florentin Fra,n' cesco et le Milanais Martin. — A l'extrémité du bas-côté g., dans une petite chapelle sombre, précédant l'entrée de la Capilla Real, pierre tombale de Hernan Ferez del Pulgar (f 1531) qui, pondant le siège de Grenade, pénétra de nuit dans la ville et fixa sur la porte de la mosquée, avec son poignard, en signe de prise de possession et de défi, un parchemin sur lequel était écrit l'A ue Maria.
Sur la placeta de la Lonja, à g. de la façade de la Capilla Real, la Lonja a été construite de 1518 à 1522 dans le style plateresque avec une belle loggia (on voit le beau plafond de cette galerie).
En face de la Capilla Real, Tancien hôtel de ville (casa del Cabildo antiguo), auj. maison particulière, est le reste de l'antique Almadraza ou Université arabe; sa bizarre façade date du xvni' s.
A Tint, (visible sur demande ; entrée par la rue en face de la porte de la Capilla Real; pourboire), belle salle mauresque (restaurée) de plan octogonal avec coupole et sala de Cabildos décorée en 1513, avec un beau plafond de style mudejar.
De la placeta de la Lonja, on gagnera au S. la rue du Zacatin (F. ci-dessus), que l'on suivra à l'E. jusqu'à la plaza Nueva.
La plaza Nueva ou plaza de Rodrignez Bolivar est une longue place (à dr., quelques marchands d'antiquités) où s'élève, à g., le palais de l'Audiencia (ancienne Chancilleria; PI. 19), construit au XVI* s. (belle façade achevée en 1587; patio probablement par Diego Siloe; à g., escalier avec un magnifique plafond de 1578). A dr. (S.) la calle de Gomeres (marchands d'objets mauresques) monte à l'Alhambra (p. 390).
En prolongement de la place à l'E., s'étend la plazuela de Santa Ana avec, au fond, l'église Santa Ana (PI. 3), du style de la Renaissance (1537-1563), avec une élégante /açade et une tour ressemblant à un minaret; à Tint., S. Pantaleon et Mater Dolorosa, statues par J. Mora,
Au delà de la plazuela de Santa Ana s'ouvre le pittoresque ravin du Darro, dont on suivra l'unique c[uai (carrera del Darro) sur la rive dr., soit en se rendant au quartier de l'Albaycin (p. 401). soit en descendant de l'Alhambra.
De la plaza Nueva la calle de Elvira, dans laquelle on voit à g. Véglise San Andrés, avec une jolie tour, conduit au N., à la puerla de Elvira, ancienne porte arabe qui précède les paseos del Triunfo, promenade négligée plantée d'arbres avec une colonne surmontée d'une statue vénérée de la Vierge, par AL de Mena (1631), et une; petite colonne élevée à l'endroit où Mariana Pineda fut étranglée (p. 389). Au N. des paseos del Triunfo s'élèvent la Plaza de Toros et VHôpital Royal (PI. 25), vaste et bel édifice de la Renaissance commencé en 1511 sur les plans d'Enrique de Egas, terminé en 1536 par Juan Garcia de Pradas ; au fronton, statues agenouillées des Rois Catholiques; à la façade, quatre belles fenêtres plateresques; on peut visiter à Tint, la chapelle et les patios, intéressants seulement au point de vue architectural.
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Des paseos del Triunfo, la calle de la Gartuja conduit au N. à la Cartuja, située sur la pente d'une colline et entourée de jardins. De ce couvent, fondé en 151 :^ il ne reste que l'église, la sacristie et le cloître. .'.
On entre dans une trrande cour au fond de laquelle est l'église ; on sonne à la porte pn haut du perron (pourboire). — On pénètre dans le cloître^ décoré de peintures médiocres (scènes de la vie de St Bruno) par Sanchez Cotan et Vicetite Cordueto (vers 1625). A dr. du cloître est le réfectoire gothique (sur la paroi du fond, croix peinte qui imite à s'y méprendre une croix de bois). L! église (xyii» s.) est le type le plus complet du genre churrrgueresque ou rococo. Dans la nef, 7 toiles de Bocanegra (Vie de la V.). Dans l'abside, V. du Rosaire par Bocanegra^ Ecce homo, dans le style de. Morales. Au maître-autel, petite statue de St Bruno en bois peint, par Mora, élève d'A. Cano. Derrière le maître-autel, sagrario en marbre, jaspe et porphyre, par F. Jlurtado Izquierdo (1704-1720), surmonté d'une coupole peinte à fresque par Palomino, et avec tabernacle en marbre (aux angles, statues par Mora). — Sacristie, d'une décoration somptueuse et extravagante : pilastres de marbre roux veiné de blanc et de rose; porte du sagrario et meubles à tiroirs en ébène, incrustés d'écaillé et d'argent. Au-dessous des fenêtres, de chaque côté de l'autel, on remarque deux agates énormes encastrées dans le marbre. Les travaux de décoration furent exécutés de 1727 à 1764 par Z/MÛ deArevalo. Les portes et le mobilier sont l'œuvre de Fray José Manuel Vazques, qui y travailla de 1730 à 1764.
Au S.-O. des paseos del Triunfo, la calle de San Juan de Dios passe devant V hôpital de San Juan de Dios, fondé en 1552 (le portail date de 1609), deux ans après la mort du saint, philanthrope portugais, de son nom Juan Giudad, béatilïé en 1630 (au-dessus de la porte d'entrée, statue du saint à genoux, par J. Mora),
Dans l'angle O. de la 1" cour, escalier avec plafond en bois artesonado. — Eglise baroque (1738-1759 ; int. extravagant). Dans le camarin (derrière Tabside; s'adresser au sacristain), urne d'argent ciselé par M. Guzman, de Jaén, et renfermant les restes de St Jean de Dieu; reliques, tête de St Jean-Baptiste attribuée à Alonso Cano.
Au delà de l'hôpital, la calle de San Juan de Dios se prolonge jusqu'à la calle de la Duquesa et conduit à l'ancien couvent de San Jeronimo (auj. caserne de cavalerie), fondé en 1492.
L'église de San Jerqnimo (PI. 14; église sans culte; entrée au fond de la rue à l'O. par le portail principal, en face de la caserne de cavalerie; sotiner; pourb. 0,30 à 0,50), commencée ^ vers 1513, fut terminée en 1547 par Diego Siloe, pour recevoir la j sépulture du Gran Gapitan (Gonzalve de Gordoue, f 1515). j
Intérieur. — Fresques (médaillons de saints et figures en pied de person- 1 nages célèbres de différents temps), dues en partie à Juan de Médina (1723). 1 '__ Retable sculpté et polychrome (scènes de la vie du Christ) commencé ji en 1570 par Juan de Aragon et Lazaro de Velasco, complété et achevé en ?' 1605 par Pedro de Orea, Diego de Navas et le peintre Pedro de Raxis. De chaque côté du maître-autel^ '^^ statues agenouillées du Gran Capitan et de sa : femme et, au pied de l'autel, caveau où sont conservés leurs restes. — Coro : belles stalles par Siloe. — A g., 4" chap. : Ensevelissement du Christ, beau groupe attribué à Becerra.
De l'église San Jeronimo, on prend au S. la calle de la Duquesa, || où l'on voit à g. le Jardin Botanique et ÏUniversité (PI. 23), fondée i
Il SAN JERÔNIMO; CASA DE LOS TIROS. || [R. 37] — 389
en i526, mais réellement installée en 1534 (l'édifice actuel a été construit par les Jésuites au xvn* s.) et qui compte env, 1,000 étudiants.
A quelques minutes au N.-E. de l'Université, au n" U de la calle de Ferez, de Herrasti^ anc. calle de los Arandas, sont déposées provisoirement les collections du Musée provincial (sonner ; pourb, 0,50; inscriptions romaines; objets préhistoriques, romains et arabes; tableaux anciens et modernes).
La calle de la Duquesa aboutit à la plaza de la Trinidad ou de Melchor Almagro, d'où la calle del Poeia Zorrilla ou de Mesones ramène à la Puerta Real.