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Au rez-de-chaussée, la décoration de plusieurs plafonds est intéressante. On visite ordinairement la salle des avocats, ancienne Secretaria (plafond ancien à compartiments de bois sculptés et dorés, d'une grande richesse). — On monte à un vestibule (portraits des rois d'Aragon et de Valence) procédant le '♦•Salon de Cortes (ou î^alon dorado), où s'assemblaient jadis les Etats (très beau plafond artesonado à 21 caissons rectangulaires; tout autour, sous la corniche, loggia ou galerie à colonnettes supportées par de riches consoles; aux murs, fresques vernies par Zarinena et autres, représentant l'assemblée des Etats et datant de 1592; en bas, revêtements en faïence sans doute de provenance italienne). — La chapelle de la Virgen a un retable par Zurbaran et un beau devant d'hôtel brodé.
Sur la face N. de rAudiencia est la plaza de Manises, entourée de belles façades de demeures seigneuriales.
A rO. de TAudiencia, sur la plaza de San Bartolomé, Véglise San Bartolomé, de style baroque (1670), renferme la primitive chapelle du Saint-Sépulcre et quelques peintures de V. Joanes Macip. De là, la calle de Serranos conduit à l'ancienne porte appelée *Torres de Serranos, qui donne sur lepaseo de Serranos, près de la rive dr. du Turia. Cette porte, bâtie par le roi don Jaime en 1238, est accotée de deux tours massives commencées en 1349 et terminées en 1418. Cet intéressant spécimen de Tarchitecture militaire du XIV* s. vient d'être entièrement restauré.
A g. (avant d'arriver à la porte), dans la calle de Serranos, la calle de Boteros conduit à la plaza del Carmen, sur laquelle s'élève, au N.-O., Véglise de Santa Cruz; au delà de l'église et au commencement de la calle del Maseo se trouve le Musée.
Le ^Musée provincial de Peinture {Maseo provincial de Pintaras), installé dans les cloîtres de l'ancien monastère del Carmen^ renferme les tableaux et objets d'art provenant des couvents supprimés. La plupart des toiles appartiennent à Vécole valencienne et sont pour cela très intéressantes; quelques-unes sont de grand mérite. C'est le musée le plus important d'Espagne après celui du Prado ; on va l'agrandir pour y exposer toute la collection de plus de 1,500 toiles.
Jours et heures d'entrée : — Le dim. on entre par le 1«' portail surmonté de l'écusson : « Academia de San Carlos, Museo de Pinturas » ; les autres j. on entre par le second portail, qui porte l'écriteau : « Escuela de Bellas Artes » ; lorsque ce portail est fermé, on entre par la petite porte entre les deux portails; ouvert gratuitement le dim. de 10 à 12 h. ; les autres j. de 9 h. à 4 h. ^ On pénètre dans un 1^^ cloître (au centre, vieux palmier) sur lequel s*ouvrent les salles d'études, et où sont exposés quelques plâtres et tableaux sans importance. De là, un vestibule (quelques vases) donne accès au 2» cloître, rebâti et transformé pour sa destination actuelle en 1890. — N. B. Le dimanche on entre directement dans cette partie du Musée et on se trouve entre les compartiments {angulos) I et IV (F. ci- dessous).
Au centre, Salon renfermant les œuvres les plus saillantes des maîtres Valenciens. — A g. en venant de la galerie 3 (paroi E.) : 678. Vicente Joanes Macip (1523-1579). Tableau dit des Innocents (la V. avec l'Enf. J., le petit St Jean et deux innocents; à dr., Mariage de Ste Agnès; à g., St Théophile et Ste Dorothée); 599. Ecce homo; Sans n». Le Sauveur; 626. Assomption. — 518. Fr. Ribalta (f 1628). St François d'Assise couronné dépines par le Christ en croix. — 515. Zarinena. St Jean et les Maries. — Jer. de Espinosa : Martyrs ; Ste Famille ; Vision de Pierre Nolasque ; Mort de St Louis Beltran. —
[| VALENCE : — MUSÉE PROVINCIAL. || [R. 4à] — 43â
646, 655, 699. Fr, Ribalta. Saints. •— A dr. (paroi O.); 688. Fr. Rihalta. St Jean. Baptiste. — 689. Ribera. St Sébastien martyr. — Fr. Ribalta. 617. Crucifix; 611. Couronnement de la V.; 70-2. Cène. — 146. Jer. de Espinosa (1600-1680). St Louis; 387. Portrait de Jerônimo Môs; 150. Messe de St Pierre Nolasque; Conversion de la Madeleine. — 790. Vie. Lopez. Portrait de Vicento blaseo. Salle à g. (E.). — Peintures du xiv® s. et du xv« s., entre autres (sans n») ; triptyque donné par Bonifacio Ferrer, le père de St Vincent, à la Chartreuse de Porta-Cœli, et attribué au Florentin Starnina (vers 1400); retable de la Sainte-Croix (p. lxxi), de style flamand; quatre panneaux (Pêche miraculeuse; Incrédulité de St Thomas ; Résurrection et Apparition du Christ), Saints par des maîtres va»
lenciens du xv« s.
Salle à dr. (0.). — Peintures du xv® et du xvii« s. — A g. : grand , retable, peint en 1502 par Nicolas Falcon de Valence et sculpté par Damiân Forment. — 639.
Jean de Mabuse (?), Adoration des Bergers. — 657. Paolo da San Leocadio (p. Lxxxi). Sainte Famille. — Sans n**. Pintoricchio. La V. avec
f-t «-Entrée
le dimancliç
Salle djejX Portradts,T^ etArchéoIoqîe
l'Enf. J., dite N.-D. de la Fièvre, et le donateur Francisco Borgia (trésorier du pape Alexandre VI), tableau peint vers 1498 pour la collégiale de Jâti a.
— Autel de Ste Thècle, par un maître espagnol du xv« s.
Autour et aux encoignures du salon central sont quatre compartiments {angulos).
Angulo 1. — Natures mortes, fleurs et quelques paysages d'écoles diverses (xvii«, xviiieet xix"= s.).
Angulo 2. — 612. Vie. Joanes Macip. La Cène; 521. Le Sauveur.
Angulo 3. — Goya, * Portrait du peintre Bayeu, du graveur Estève, de Mariano Ferrer, de DoiSa Joaquina Candalo. — Au-dessus du portrait de Bayeu, portrait de Velàzquez, par lui-même.
Angulo 4. — Ecoles italiennes du xvi« s. — Andréa Vaccari. Ste Thérèse.
— Andréa del Sarto. V. et Enf. J.
En face de l'angulo 2, Sala de Juntas, qui renferme des œuvres modernes ; Benlliure. Vision dans le Colisée; Amerigo. Sac d« Rome en 1527; Giner. Passage de Don Quichotte; S. Abril. Marines; Sorolla, Pinazo. Etudes.
De là, on passe dans la
Grande salle. — Fragments antiques; statues funéraires (Hugo de Moncade, marbre, xvi» s.). — Vitr. centrale : terres cuites, bronzes (statuette de Neptune) et verres antiques; 2 beaux plats de Moustiérs. — Plan en relief du théâtre romain de Sagonte.
Au S. du Musée, par la calle Alla, on va à San Miguel (au retable, 8 tableaux de V, Joanes Macip : scènes de la vie de St Miguel et de St Denis). Non loin de là, la calle Portai Valldigna passe sous une ancienne porte arabe.
Quartier Ouest. — A l'O. de la plaza de la Reina s'étend la vaste plaza del Nercado, très animée et très pittoresque, sur-
ESPAOME. 28
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tout le matin aux heures de marché. C'est sur cette place que se faisaient jadis les exécutions, que se donnaient les tournois, les joutes, les courses de taureaux.
Au N. de cette place, la *Lonja de la Seda (en patois valencien, lotja, loge), ou halle à la soie, est un grand édifice gothique bâti par maître Pedro Compte, de 1482 à 1498, et restauré de nos jours. Il est divisé en deux corps séparés par une tour carrée et surmonté tout autour de créneaux se terminant en couronnes royales. Le corps de droite offre en avant et en arrière 2 belles façades à peu près semblables percées de magnifiques baies ogivales. Dans la partie supérieure du corps de g., au-dessous d'une frise à médaillons des rois d'Aragon, règne une galerie d'une ravissante décoration sculpturale.
Dans le corps de dr. se trouve la '<' salle de la Bourse (ouv. de 9 à 12 h.' entrée par une porte sur le côté). Le vaste hall (36 m. 50 sur 21 m.), d'une grande élégance, est partagé en 3 nefs par 24 colonnes à nervures torses (dont 8 isolées), supportant des arcs hardis et légers. A g., une petite porte donne accès à un petit escalier en hélice sans noyau, d'une exécution remarquable, qui conduit au sommet do la tour (beau panorama); une autre/' porte à pinacle s'ouvre sur un petit patio, avec un jardinet, d'où l'on monte, par un escalier extérieur, au corps de bâtiment de g., affecté à la Chambre de Commerce.
Sur le côté opposé de la place del Mercado Véglise de los Santos Juanes a des plafonds peints par Palomino (1053-1726). — Au S. de cette église, dans la calle de Don Juan de Villarasa, le palais du comte de Parsent est un édifice grandiose. Plus loin, Véglise des Escuelas Pias est surmontée d'une immense coupole bleue.
A quelques pas au N.-O. de la place del Mercado, près de Véglise de la Compahia, VArchivo gênerai del Beino de Valencia (accessible t. 1. j., de 9 h. à 1 h.) renferme des documents importants.
Un peu plus loin au N., Véglise San Nicolas, ancienne mosquée transformée, possède un tableau de Rodrigo d'Osonal (p. lxxx).
Autel à g. du maître-autel ; Cène et 8 autres petits tableaux par V. Joanes Macip; autel à dr., autres tableaux du maître et de ses élèves et émail limousin. — Sur l'autel Saint-Pierre, peintures de Espinosa. — Sacristie : Madone et bustes du Sauveur: beau calice en argent du xv« s., donné, dit-on, par le pape Calixte III, mais plus probablement par Alexandre VI.
Au N. de San Nicolas, sur la calle de Caballeros, et sur son prolongement S.-O., la calle de Cuarte, on voit quelques palais et maisons particulières, avec curieux patios à galerie et escaliers à larges marches. La calle de Guarte aboutit à la porte dite Torres ^e Cuarte,^ auj. prison militaire, bâtie vers le milieu du xv® s. et d'aspect imposant; les 2 tours semi-circulaires avec mâchicoulis portent lea traces des boulets lancés lors de l'invasion française en 1808.
A 200 m. au delà de la porte, dans la calle de Cuarte se trouve, à dr., l'entrée du Jardin botanique (pourboire au concierge), qui est assez négligé, mais contient quelques belles plantes tropicales (araucarias, eucalyptus, yuccas, polygalas, etc.).
Quartiers Est et Nord-Est, — Au S.-E. de la plaza de la Reina est la plaza de Villarasa-, à son extrémité S., à l'angle de la calIé
Il VALENCE : — LONJA; GLORIETA. jj [R. 42] — 435
Maria de Molina, le palais du marquis de Dos Aguas a une lourde façade du xviii* s., dont le portail baroque, avec 2 ligures colossales à amphores et une Vierge, a été sculpté par Vergara. Un peu plus au S., dans la calle Maria de Molina, Véglise San Andrés, jadis mosquée, et modernisée aux xvn' et xviii^ s., possède quelques peintures remarquables, surtout la V. de la Lèche, de V. Joanes Macip.
A l'E., sur la plaza del Coiegio, à l'angle formé par la calle de la Nave, se trouvent le colegio del Patriarca et l'église du Corpus Christi.
Le colegio del Patriarca (entrée par la calle de la Nave, pourb. au gardien), palais dans le style de ceux de Rome, a été bâti de 1586 à 1594 par Ant. del Rey.
Grande cour à arcades doriques et ioniques : au centre, statue de Juan de liibera, archevêque et vice-roi de Valence, fondateur du collège, par Benl- Zmre (1896). — A dr., en entrant, capilla de la Concepciôn (très sombre) : peintures de Bibalta', belles tapisseries bruxelloises du commenc. du xvi^ s. ; statue do la V. du xvi» s. — Au !««■ étage. Bibliothèque et Archives. Une salle de l'appartement du recteur renferme des tableaux de V. Joanes Macip, de Morales, du Greco, des primitifs, un petit triptyque, copie ancienne du grand triptyque de la Capilla real de Grenade, attribué à T. Bouts, et un curieux tableau du commenc. du xvi® s. par un élève de Paolo da San Léocadio (peut-être son fils), avec des portraits de la famille Borgia, faisant allusion au meurtre du duc de Gandia par son frère César.
L'église del Corpus Christi du colegio del Patriarca (entrée par la calle de la Nave) date aussi de la fin du xvi® s.
Intérieur. — Chap. de g. : Apparition de Jésus entouré de saints à St Vincent Ferrer, par Bibalta. — Transept: tombeau del'évêque J. de Ribera.— Fresques de Maiurana. — Au maître-autel : Cène, par Bibalta. Tous les vendredis, vers 10 h. du mat., pendant que les prêtres chantent le Miserei^e, un mécanisme invisible fait disparaître ce tableau; puis quatre grands rideaux noirs s'ouvrent et mettent à découvert un magnifique Crucifix, de grandeur nature, en grande vénération parmi les Valenciens ; l'apparition coïncide avec les derniers versets du Miserere ; puis le tableau de Ribalta revient à sa place accoutumée (les fidèles assistent à ce spectacle, agenouillés; les femmes en noir et sans chapeaux). Après cette cérémonie, on montre aux fidèles une infinité de reliques dans une chapelle adjacente à l'église (relicario).
En face de cette église, VUniversité avec, dans la cour. la statue moderne de Louis de Vives (philosophe, 1492-1540), par Nixa.
A Tint. : grand salon (Vierge par/er. Espinosa), bibliothèque de 63,000 vol. (incunables; beaux manuscrits enluminés, camées, monnaies arabes) et musée de sciences naturelles.
La calle de la Nave aboutit à la plaza del Principe Alfonso, beau square avec la statue équestre du roi don Jaime d'Aragon (1213-1276) par Vallmitjana (1891).
Au N.-E. de la place del Principe Alfonso et contigu, le joli paseo de la Glorieta, planté de palmiers et de magnoliers, avec une jolie fontaine (le Triton), est un des rendez-vous des Valenciens (kiosque de musique; théâtre en plein air; petit café). Il est borné au S. par la Aduana, bel édifice carré de la fin du xviii° s., occupé actuellement par la manufacture de tabacs (3,000 ouvrières),
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qui deviendra bientôt le palais de justice. Vers le N. s'ouvre la plaza de Tetndn^ à côté de l'ancienne citadelle de Charles-Quint; sur le côté E. de cette place, le Cuartel (caserne) de Santo Domingo^ a remplacé l'ancien couvent de Santo Domini^o. On entre par un élégant portail dorique pour visiter Véglise de Santo Domingo, église en croix, à dr. de laquelle se trouve la Capilla de los Reyes, avec une voûte gothique grandiose et le tombeau des marquis de Zenota. On monte par un escalier à double colimaçon à la tour (belle vue) qui domine l'édifice ainsi que la merveilleuse coupole à azulejos aux reflets cuivrés. Dans les bâtiments à l'E. subsistent les belles fenêtres du cloître et la salle gothique {aula capitular) de l'ancien couvent
De la place de Tetuân la calle de la Congregaciôn, au S.-O., conduit à Véglise Santo Tomas, qui renferme des peintures par Vergara. Non loin de là, Véglise San Juan de l'Hospital fut fondée par les chevaliers de Malte (à Tint., Ste Famille, par Espinosa).
De la place de Tetuân, on peut se rendre, par le pont del Real, à la promenade de TAlameda, belle allée de platanes, ornée de fontaines aux deux extrémités, qui longe la rive g. du Turia et qui est très fréquentée l'après-midi. A son extrémité N. se voient la belle villa de la Condesa de Ripalda et l'ancien jardin de la Reina. La route qui lui sert de prolongement conduit au Grao (F. cidessous). A son extrémité S. sur l'emplacement de l'exposition de 1909 se trouvent la nouvelle fabrique de tabac et un pavillon dont le style rappelle celui de la Lonja et qui sert pour les réceptions de la municipalité. Une passerelle permet d'aller de l'Alameda à la Glorieta (p. 435).
Ail N. de la place de Tetuân, près de la rive dr. du Turia, est la petite plaza del Temple^ en face du vaste édifice du Gobierno et de Véglise du Temple, reconstruite au xvn® s., jadis aux Templiers, puis aux chevaliers de Montesa.
Quartier Sud. — Le quartier S. de la ville, aux environs de la gare, renferme Véglise San Agustin (dans la sacristie, œuvres attribuées à Ribalta et F. Joanes Macip). — Au S. de la gare, au delà du boulevard appelé calle de Jdtiva, est la Plaza de Toros, qui peut contenir 17,000 spectateurs.
Environs de Yalence.
1° Le Grao (3 k. E. ; W^ électr. du paseo de la Glorieta : jusqu'à Cabanal, 15 c. et 10 c. ; jusqu'à la plage, 20 c. et 15 c. ; de la plaza de la Reina, « classe de luxe » jusqu'à Cabanal, 25 c. ; jusqu'à la plage, 30 c. ; — le Grao est en outre relié à Valence par deux ch. de fer : 1° de la gare du Nord, 5 k., 65 c. et 35 c. ; du 1" juin au 15 sept., billets d'aller et ret. 3» cl., à 20 c. ; 2° de la gare de Santa Monica, ch. de fer économique, dép. t. 1. heures, 6 k., 15 c).
Le Grao (rest. : de Miramar, déj. et dîn. 4 p.; spécialité de « paella la Valenciana », plat national recommandé; la Florida; las Arenas, ouv. Tété, mêmes prix) est le port de Valence. Il est vaste, abrité par deux grandes digues et bien abrité; une nouvelle jetée à l'E. protégera l'avant-port. La jetée de Caro est très fréquentée l'été : les trams portant l'indicatioD. « Caro » vont, jusqu'à son extrémité.
Il SAGUNTO. Il [B- 42] " *37
C'est le 3" port d'Espagne pour l'exportation et l'importation. De la digue N.-E. on a un panorama immense sur les côtes du golfe de Valence.
An N. du port se développe la plage de Cabanal, très fréquentée en été (bon établissement do bains, las Arenas), puis la plage de Malvarrosa aveo des hôtels.
2" L'Albufepa : 8 k. S. : on peut prendre le tram électr. qui part de la calle de San Vicente, en face du couvent de San Gregorio, 35 c, ou le ch. de fer du Nord jusqu'à Silla : 13 k., en 25 m. : 1 p. 70, 1 p. 30, 75 c. ; à Silla on trouve des barques à louei* pour 1 à 3 p. Th. — A billa, on peut aussi prendre le ch. de fer à voie étroite qui, en longeant le lac, va à Sueca^ ville prospère de 14,435 hab., et à Cullera (11,952 hab.), au pied du mont Cul- Irra (vue merveilleuse sur la mer, l'Albufera et la riche vallée de Jucar) : 26 k. en l h. 15 ; 3 p. 55, 2 p. 45, 1 p. 25; billets directs de Valence à Cullera ; 5 p. 25, 3 p. 25, 1 p. 55.
Le lac de l'Albufera (en arabe : Al Buhera, la petite mer ou la lagune), séparé de la mer par une étroite langue de terre, a env. 20 k. de longueur (du N. au S.) et 4 à 5 k. de largeur; il communique dans sa partie méridionale avec la mer par un canal naturel, que l'on peut fermer. Les chasses aux oiseaux d'eau et la pêche (surtout aux anguilles) y sont très productives. Les bords sont cultivés en rizières. Pendant l'été, les moustiques rendent ces parages inabordables.
L'Albufera, dont les produits sont considérables, fut donné par Napoléon au maréchal Suchet, en 1812, avec le titre de duc; il revint ensuite au domaine de la couronne.
8" Manises (7 k. O. ; ^^, ligne de Liria, gare de Liria, calle de Cuarte ; en 20 min., 65 c, 50 c, 35 c. et ligne à voie étroite, gare centrale de la Valenciana), petite ville de 3,572 hab., sur la rive dr. du Turia, est réputé depuis le xv® s. pour ses faïences. On y fabrique encore de beaux azulejos dans une dizaine d'ateliers occupant env. 1,500 ouvriers (on peut ordinairement les visiter). — A 6 k. O. restes importants d'un camp romain.
^° Sagunto. — A. Par la ligne de Calatayud (gare d'Aragon) : 25 k. en 45 min. ; 1 p. 90, 1 p. 50, 95 c. — La voie court parallèlement à la ligne de Tarragone.
B. Par la ligne de Tarragone (gare du Nord) : 29 k. en 50 min. à 1 h. 20; 3 p. 30, 2 p. 10, 1 p. 55. — Pour la description du trajet, p. 77.
Sagunto @ (hôt. de Romana, près de la gare; les gares des deux lignes sont contiguës; buvette à la gare do la ligne de Tarragone; on peut aisément voir la ville entre deux trains; un guide, 2 à 3 p., sera, en ce cas, fort utile ; le concierge du théâtre habite en face du théâtre ; le concierge du castillo, plaza de San Salvador, tout près de la gare), petite ville de 7,140 hab., l'antique Saguntum, appelé pendant des siècles et jusqu'en 1877 Murviedro, est située près de la rive dr. du Palancia, sur le versant N. d'une colline couronnée par les constructions imposantes du castillo.
Histoire. — On sait quel acte d'héroïsme valut à la cité de Sagonte le renom qu'elle obtint au temps des Romains. En 219 av. J.-C, Annibal mit le siège devant cotte ville, qui se défendit pendant de longs mois, jusqu'au jour où les assiégés allumèrent un foyer immense, dans lequel, après y avoir jeté tout ce qu'ils avaient de précieux, ils se précipitèrent avec leurs femmes et leurs enfants, ne voulant pas que rien de ce qui avait été Sagonte fût la proie des barbares d'Afrique. Sagonte disparue, on releva les remparts de la vieille forteresse qui ne s'appela plus Sagonte, puisqu'il n'y avait pins de Sagontins, mais Mûri veteres, dont on fit par la suite Murviedro.
Itinéraire. — De la gare, située au pied du versant E. de la colline» il faut env. 10 min. pour arriver au centre de la ville : par la calle del Mar (à g., église de San Salvador^ ancienne mosquée), et la longuQ calle
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Jleal^ qui mène à la grû-tide plaza de la Glorieta, à dr. (N.); à g., VArjuntum'unio.
Un peu au N. de cette place, l'Acoquia, ou canal dérivé du Palancia, sort de limite à l'emplacement de l'ancien Cirque, dont on voit encore quelques restes parmi dos potagers entre le canal et le Palancia.
A g. de l'Ayuntamiento une petite rue monte à la plaza del Mercado avec portiques, que Ion traverse (à dr., église Santa Maria, avec portail gothique orné de sculptures et porte recouverte de bronze) pour s'engager, à l'angle supérieur gauche (S.-E.), dans les petites rues {calle del CastULo) qui se dirigent vers la hauteur.
Au delà des dernières maisons on voit s'étager les restes, encore de grande apparence, de l'antique * Théâtre Romain, bâti à mi-côte, de 50 m. de diamètre et pouvant contenir env. 8,000 spectateurs. On y retrouve les substructions de la scène, du proscenium, du postscenium, le chœur, l'orchestre, les 33 rangs de gradins, les entrées, indépendantes les unes des autres, etc. En 1808 une partie du théâtre fut détruite et les matériaux employés aux fortifications de la ville. Ce qu'il en reste a été déblayé (pourb. au concierge qui habite à quelque distance en face).
On continue à monter par le chemin qui contourne, en le dominant, le théâtre (très belle vue) et l'on arrive à l'entrée principale du *Castillo (si le gardien est absent, on peut le faire aviser par un gamin, pourb.), forteresse occupant, sur plus de 600 m. de long., la crête, longue et étroite, d'une colline escarpée. Son architecture appartient à toutes les époques; on y reconnaît des vestiges sagontins, des substructions romaines ou arabes, sur lesquelles ont été édifiées les constructions plus récentes. On entre au castillo par une porte à pont-levis ; à dr., la plaza del Gobernador; puis, par une porte, on passe à la vaste plaza de San Fernando qui monte sur la crête O. que couronne le castillo de San Fernando.
On revient à la dépression centrale de la crête, où se trouve la plaza del Eco, avec des restes attribués à un temple de Diane, et des citernes ou algibes mauresques ou peut-être romaines. Une porte ouvre à TE. sur la Ciudadela de Almenara, toute en ruines.
La vue magnifique dont on jouit de ces hauteurs s'étend sur le golfe de Valence à TE., la vallée du Palancia et la huerta de Valence.
En descendant on revient sur ses pas jusqu'au théâtre; au delà, on suit tout droit la rue qui aboutit à une petite chapelle devant laquelle on passe en la contournant pour descendre jusqu'à V église San Miguel, à dr. de laquelle on prend (à l'E.) la calle Mayor (quelques vieilles maisons), qui ramène à San Salvador (V. ci-dessus) et à la gare (V. ci-dessus).
5° Porta-Cœli (^ à voie étroite, gare centrale de la Valenciana, jusqu'à Betera, 19 k. N.-O., en 1 h. : 1 p. 60, 1 p. 20, 70 c. ; @ de Betera pour Porta- Cœli, 15 k., services des voit, et automobiles; on peut prendre des billets d'excursion, comprenant voit, ou automobile et même le déjeuner, à Vhâtel Valencia, pi. Emilie Castelar, 1, qui a une succursale à Porta-Cœli). — 5 k. Burjasot, lieu de villégiature et de promenade très fréquenté est aussi relié à Valence par un tram électrique (départ t. 1. 15 min. de la calle Coude do Almadovar, 20 c.) qui passe devant la Mayolica, faïencerie réputée. On voit à Burjasot de vastes silos, magasins à blé souterrains d'origine romaine ou plutôt mauresque, recouverts d'un promenoir dallé de pierres noires et bleues ; de l'ermitage de San Roque, beau panorama. — 10 k. Moncada, ville de 3,006 hab. dans une plaine fertilisée par ïacequia ou canal de Moncada. — 19 k. Betera.
L'ancien monastère de Porta-Cœli, dans un beau site, fut fondé au xiii» s., mais réédifié en partie au xvi« s. On y voit des cloîtres, l'un gothique de la 2® moitié du xiv® s., les autres dans le style de la Renaissance, ainsi qu'une jolie chapelle. Véglise actuelle, du xvi» s., renferme, ainsi que la chapelle du Sagrario, de précieux marbres, des resques de Planes et des peintures do Camarôn.
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DE VALENCE A VILLÀNUEVA DE CASTELLON (^ 53 k., gare de la pi. «an Agustin, en 2 h. 30 env.). — Le trajet n'a pas d'intérêt. A (9 k.) Torren^e jusqu'où va un tram électrique (25 c), un service d'automobile mène en 10 min. du terminus à Vhôtel du Vedat au milieu d'une forêt de pins (belle vue). — 29 k. Alginet, également desservi par la ligne de Madrid (p. 426). — 48 k. Albêrique. — 53 k. Villanueva de Castellon (grandes cultures de riz).
DE VALENCE A UTIEL(^ 88 k. en 3 h. 30 env., 11 p., 8 p. 55, 5 p. 25). — On traverse la magnifique huerta de Valence dans la direction de l'O. — 29 k. Cheste (vignobles). — On remonte la petite -sierra de Chiva. — 34 k. Chiva, jolie petite ville dominée par les ruines d'un château mauresque. — 42 k. Buiiol, ville de 4,800 hab., au centre d'une vallée fertile et pittoresque (restes d'un alcazar).
On s'engage à travers le massif montagneux de las Cabrillas (nombreux tunnels, viaducs et ponts), puis on descend la Costa Molina. — 76 k. Ftéguena, ville de 16,000 hab.
88 k. Utiel, 8,000 hab. dans une plaine cultivée en vignobles. Le prolon" gement de la ligne jusqu'à Cuenca (p. 279) est en projet.
DE VALENCE A LIRIA. — A. ^ économique 29 k. en 1 h. 30 env., par (8 k.) Paterna. — B. ^ partant de la calle de Cuarte, 1^5 : 30 k. en l h. 30 env. (3 p. 10, 1 p. 80, 1 p.); cette ligne passe par (7 k.) Manises (p. 439). — Liria, 9,000 hab., dans une plaine très fertile, est l'antique Edeta, puis Lauro à l'époque romaine (nombreuses inscriptions).
DE VALENCE A RAFELBUNOL (^ 14 k. N., en 39 min., 1 p. 20, 90 c. 40 c). — 7 k. Meliana, renommé pour sa fabrique de mosaïque de Nolla^ A Rafelbunol, diligences pour Hostaleat et Sagunto.
De Valence a Barcelone, par * Tarragone, R. 6, en sens inverse; — a Calatayud, R. 11, en seos inverse; — a Alger, V, Joanne : Algérie*
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RENSEIGNEMENTS GENERAUX
Du voyage en Portugal. — Le Portugal est trop souvent négligé par la masse des voyageurs qui franchissent les Pyrénées. En général ceux-ci ne paraissent pas se douter que cette partie de la péninsule n'est pas seulement séparée de l'Espagne par une frontière politique mais qu'elle constitue en réalité un pays différent par la langue, l'histoire, les mœurs, un pays original et très attachant, d'une grande richesse pittoresque et où l'Art s'est épanoui, à la suite des grandes navigations du xv* et du xv!** s., sous une forme très particulière.
Un voyage en Portugal devrait être le complément naturel du voyage en Espagne : il est facile de combiner un itinéraire à travers les deux pays voisins, sans revenir sur ses pas : pour les touristes qui visitent la Galice, il est tout indiqué de pénétrer en Portugal par Tuy, de descendre sur Porto et Lisbonne et de rentrer en Espagne, soit par Salamanque, soit directement sur Madrid, soit par l'Andalousie. Les voyageurs qui suivent la grande ligne Paris-Madrid, peuvent facilement y greffer une excursion en Portugal en bifurquant soit par Médina del Gampo et Salamanque, soit de Madrid même (voir ci-après les croquis des billets circulaires à itinéraires fixes).
La jeune République, riche des souvenirs d'une monarchie qui a conquis au delà des mers un Empire, est digne d'attirer le voyageur sensible aux impressions de l'histoire, de l'art et de la nature. Il visitera avec intérêt et avec plaisir Lisbonne^ Coïmbre, PortOy eiEvora, moins connue; les sites pittoresques de Cintra, de Cascaes et de Mont-Estorily du Bom Jésus, de Bussaco; les monuments, si caractéristiques de Part portugais, de Belem, de Thomar, de Batalha, à'Alcobaça, de Mafra, Sans tenir compte des localités d'un intérêt secondaire, on devra consacrer au moins une quizaine de jours à une excursion rapide en Portugal, où les hôtels sont généralement propres, la cuisine bonne, et où les services des chemins de fer et des postes sont mieux organisés qu'en Espagne.
Climat et époque du voyage. — Le climat du Portugal est généralement tempéré pendant la plus grande partie de l'année. Au N., le froid ae se fait sentir que pendant quelques semaines;