‹ Espagne et PortugalChapitre 179 sur 196 · ENVIRONS DE LISBONNE · texte numérisé non relu

ENVIRONS DE LISBONNE

r CASCAES (^ '^G k. ; gare du Caes do Sodré, trajet en 35 min. par trains express et en l h. par trains omnibus; 470 r., 340 r., 230 r. ; se placer à g.).

— La voie longe, à g., le quai du Tage et les docks; à dr. est la rue Vini.e e Qaatro de Julho. — Station do Santos; à dr., place de Dom Lui)î.

— -2 k. Alcantara- Mar, d'où se détache à dr. l'embr. pour la station à' Alcantara-Terra. — 3 k. Junqueira; à dr., hauteurs d'Ajuda (parc et obs«3Ji'vatoire; p. 483). — Station de Belem, à dr., couvent et église des liiéjxinymites et, sur la hauteur, palais d'Ajuda (p. 483); à g., sur la rive oppos(J«

482 — [R. 45] llENVIRONSpELISBQNNE.il

du Tage, le Lazaret et, sur la rive dr., tour de Belem (p. 484). — 8 kj Pedroucos et 9 k. Algés (bains de mer). — Villas et quelques beaux jardins.'

— 10 k. Dafundo, où vient aboutir le tram de Lisbonne. A côté, Aquariurril (beaux spécimens de la faune maritime). — 11k. Cruz Quehrada. — Pont^^ sur le Jamor. — Sur la rive dr., vers l'O., on voit une langue de terre "*! très basse a^ec la tour de Bugio s'avancer dans l'Océan et, sur la rive g., l au milieu de l'eau, la tour de Sâo Juliào. — A g., petit fortin de Caxias. — J 13 k. Caxias \ à dr., palais royal et villas. — 14 k. Paço d'Arcos (bains de j mer); belle vue en arrière. — 17 k. Oeiras\ à g., fort et tour de Sào Juliào.

— 19 k. Carcavellos (bons vins ; bâtiments où vient atterrir le câble télégraphique des Canaries et du Brésil) et 20 k. Parede (sanatorium pour les enfants menacés de tuberculose). — 24 k. Sâo Joâo d'EstorÛ (bon établissement thermal; bains de mer). — A g., joli château moderne (propriété de M. Barros), de style gothique-mauresque, bâti par l'architecte vénitien C. Janz.

25 k. Mont' Estopil (hôt. : Grand-ffôtel; JRoyal; d'Italie; tous recommandés par la « Propagande du Portugal », rest.), ravissant séjour d'été et ^ surtout d'hiver (le thermomètre ne descend jamais au-dessous de 6" C), avec ' une plage magnifique, bordée de hauteurs boisées (pins, eucalyptus, pal- , miers). Cette station balnéaire est très fréquentée par la haute société. — ■ Nombreuses villas dont quelques-unes sont de curieuses reconstitutions de l'architecture portugaise du xvi® s. — Casino, etc.

26 k. Cascaes (hôt. Costa Biviera), petite ville d'env. 2,000 hab., avec une magnifique plage très fréquentée surtout à l'automne par la société élégante, sur une jolie baie incurvée que ferme à dr. un cap rocheux portant une ancienne citadelle. — Villas de M. O'Neill et magnifique château dans le style des constructions portugaises du moyen âge.

[En suivant le rivage au delà de la citadelle on atteint (15 min. env.) la J Bocca do Inferno (Bouche de l'Enfer), pittoresque falaise haute d'env. 15 m., , déchiquetée et creusée par les flots.

A 30 min. 0., belle forêt de la Marinha, qui aboutit à la grande plage du ; Guincho. '

Une bonne route relie Cascaes à (15 k. env. N.) Cintra (p. 486). — Une autre y conduit par la montagne; plus longue de 6 k., elle est plus pittoresque.]

2°JARDIN ZOOLOGIQUE (3 k. 5, N.; jM^ de Bemfica en 20 min; 80 r. 4 p.). — Le tram, qui part du Rocio, suit 1 avenida de la Liberdade jusqu'à la place du marquis de Pombal, suit, à dr., Vavenida Fontes Perdra de Mello, tourne à g. dans la rua Antonio Augusto d'Aguiar et passe en face de l'entrée du Jardin.

Le Jardin zoologique (entrée 100 r.), transféré en 1905 de son ancien emplacement au Parc de Palhavâ, à la Quinta das Larangeiras, ancienne et magnifique propriété du comte de Farrabo, renferme : de merveilleux spécimens de la flore de tous pays ; une belle collection d'animaux. On y trouve , des chevaux, zèbres et chameaux pour promenade ; un restaurant; un kiosqup ' où la musique joue les dim. et jours de fête, des jeux pour enfants, etc.

3" LUMIAR ET ODI VELLAS (10 k. env. N.; J^^ 6 k., du Rocio à Lumiar, 80 r., dim. et fêtes, 90 r. ; ^ et bon chemin de Lumiar à Odivellas). — Le ' tram part du Rocio, suit le même trajet que ci-dessus jusqu'à la bifurcation (à g.) du Jardin zooiogique et continue à suivre Vavenida Fontes jusqu'à la place du Duc de Saldanîia (p. 475), laisse à g. l'avenue de la République, longe à g. le Campo pequeno, où se trouve la Praça de Touros, ou arènes des taureaux de Lisbonne (pour les courses, p. 469), et passe par Campo Grande, promenade fréquentée le dim. par la population de Lisbonne, et le matin, en hiver, dans la semaine, par la haute société.

6 k Lumiar (magnifiques villas du duc de Palmella, du marquis deAngeja

[I GASAES. — AJUDA. || [R. 45] — 483

et du marquis de Olhâo). — 8 k. Quinta de Nova Cintra. — On quitte la grande route pour prendre à g.

lo k. env. Odivellas, avec un ancien cloître do nonnes de l'ordre de Citeaux, fondé en 1305 par le roi D. Denis qui y est enterré. Dans le chœur de l'église on voit des peintures (!''« moitié du xvi« s.) analogues à celles du maître do Sào Bento, au musée des Beaux-Arts de Lisbonne.

4° CACIL'HAS, BARREIRO {J0 plusieurs fois par j., du Caes do Sodré à Cacilhos, où l'on trouve des voit, et des ânes à louer, et Jjj^ plusieurs lois parj., de la place do Commercio à Barreiro, tête de ligné du ch. do îer du Sud et du Sud-Est, par lequel on se rend à [1 h. 30 de Lisbonne] Setubal ; 970 r., 640 r., 460 r.).

Du quai du Sodré le petit vapeur, traversant le Tage, conduit à la pointe dite Pontal de Caciihas^ petit promontoire de la rive g. dominé par le bourg de Alniada, d'où l'on jouit d'un * panorama magnifique sur Lisbonne et les ' environs.

Barreiro^ situé au bord d'une sinuosité de la rive g. du Tage, ne doit son importance qu'à la gare du ch. de fer {Estaçâo do Barreiro ou do Sul^ du Sud et du Sud-Est), qui y aboutit.

Ajuda,

On se rend au palais d'Ajuda soit par la calçada da Tapada, qui commence à 10. de la gare de Alcantara {V. ci-dessus) et qui longe l'enceinte du parc, soit par la calçada da Ajuda, qui monte, au N. de la praça de Dom Fernando, jusqu'au palais. Si l'on vient du centre de Lisbonne on peut prendre le tram que l'on quitte à la place de Dom Fernando, d'où il faut 20 min. à pied jusqu'au palais. Si l'on voulait réunir cette promenade avec celle de Belem ( V. ci-dessous), on pourrait, après avoir visité Ajuda, descendre directement à Belem en suivant la rua' de Râo Jeronimo, qui commence à dr. vers la moitié de la calçada d' Ajuda et débouche sur la praça de Vasco de Gama à côté du monastère de Belem.

Le tram venant, par l'intérieur, du centre de la ville, se réunit, — dans le faubourg d'Alcantara, au pied de la Ermida de Sdnto Amaro (1549; curieuse décoration en azulejos), — à la ligne des quais. Par la rua da Junqueira (à dr., villas; à g., corderie), il atteint la praça de Affonso d'Alhaquerque (monument da navigateur ■ Alphonse d'Albuquerque, par Costa Motia), sur le côté N.-O. de laquelle est le Paço de Belem (palais de Belem ; PI. d'ensemble, 22), dit aussi Quinta de BaixOy où séjournent ordinairement les chefs d'Etat et aulres hôtes princiers visitant Lisbonne. A l'angle dr., une porte donne accès au Musée des anciens Carrosses royaux (Musea dos Coches reaes ; visible t. 1. j. de midi à 6 h., excepté le vendr. ; catalogue, 100 r.), très intéressante collection de 24 vieux carrosses dont quelques-uns flguraient dans les grandes cérémonies de la dernière cour.

'Voitures de Philippe III (1619 à 1656) ; carrosse de mariage de Pierre II et Marie de Neubourg (1665); carrosse de Jean V(1718; il servit pour le mariage du roi Charles 1*'), etc. — Dans les vitrines du rez-de-chaussée et du !«' étage, uniformes, livrées, harnais de gala, anciens et modernes.

A l'extrémité N. de la calçada qui commence à la praça de AfTonso d'Albuquerque {V. ci-dessus), on se trouve sur un carrefour, à dr. duquel s'élève le Paço d'Ajuda (ancien palais royal d'Ajuda\

484 — [R. 45] Il ENVIRONS DE LISBONNE. || ;

PI. d'ensemble, 21), dernière résidence de la reine douairière dona Maria-Pia. Commencé sous Jean VI, entre 1816 et 1826, il est encore \ inachevé; la façade principale est à l'E. i

Vestibule orné de grandes statues allégoriques, par Machado de Castro et ' autres. — Beaux salons ; salle de Baise-main ; salle de rAcclamation, avec ^, un grand tableau (Acclamation do Jean VI, en 1816, par Da Quniba, etc.), ,^

— Riche bibliothèque (vases sacrés travaillés avec le premier or apporté des -j Indes par Vasco de Gama; épée du connétable Nun' Alvares Pereira, etc.). •

— Collection de tableaux qui doit être transportée au Musée et qui renferme des chefe-d'œuvre très peu connus, entre autres un Murillo : Mariage mystique de Ste Catherine.

Le Jardim Botanico attenant au palais, dont il est une dépen- ^j dance, possède une riche collection de plantes tropicales. — Sur«^; le versant du Monsanto, à l'E. du palais, vaste parc de la Tapada^ da Ajuda, et Observatorio astronomico (Observatoir'e astronomique), | très bien organisé (très belle vue).

Belem.

Trajet, en 30 min. env., soit par le tram qui part du Roôîo ©t^. depuis laj praça do Commercio, longe le quai (rua 24 de Julho), soit par celui qui passe par les rues intérieures (60 et 40 r.); on peut aussi prendre le ch.J de fer de Cascaès (gare du Caes du Sodré), qui a une station à Belem sur ; la place de Dom Fernando (22 trains par j., en 15 à 17 min. ; 60 r., 50r.,40r.).-J

Du centre de Lisbonne à la place de Dom Fernando, V. ci-dessus, î p. 483. — On traverse la place de PE. à PO., et au delà d'une > courte rue, on atteint la vaste praça del Vasco da Gama, plantée \ d'arbres et bordée vers le N. par le célèbre monastère de Belem. ,

Le **Convento dos Jeronymosde Belem (couvent des Hiéro- : nymites de Belem; BeLem est l'abréviation de Bethléem; PI. d'en-J semble, 7) a été reconstruit par le roi Emmanuel en commémora- i tion du voyage de Vasco de Gama, qui avait ouvert une route v nouvelle au commerce portugais et préparé au royaume de Por- jj tugal un Empire d'Extrême-Orient. Le monastère, commencé en, i 1499, sous la direction de Boutaca, continué (1517) par /. de Cas- '^^ tilho, mais dont l'achèvement demanda de longues années, est l'un ^ des monuments les plus somptueux du Portugal; c'est la dernière :J œuvre du style appelé « manuélin », qui prit naissance sous le règne d'Emmanuel V* (en portugais, Manuel; 1495 à 1521), et qui combina avec une originalité unique la géométrie fantaisiste du; style gothique flamboyant et la plus étrange végétation de formeSs tourmentées et monstrueuses. C'est aussi l'un des premiers monu-" ments où le « flamboyant » et le « manuélin- » s'enrichissent d'emprunts faits à la Renaissance italienne. L'ensemble de l'édifice se compose de Péglise de Santa Maria, qui en forme la partie S. et S.-E., et du cloître qui lui est contigu au N., avec ses annexas monastiques. Une grille en fer moderne est établie devant le côté) S. et sur toute sa longueur (270 m. env.).

L'* église Santa Maria (le gardien est presque toujours dans l'église; pourboire 200 r.), bâtie, ainsi que le cloître, d'une pierre

li BELEM. Il [R. 4&] - 485

calcaire qui acquiert sous le ciel méridional un si beau ton doré, a une très riche décoration extérieure. Sur le côté S., place Vasco de Gaina, Téiégant et riche *portail à deux baies, orné de statues et de fleurons, est l'œuvre de Joâo de Castilfio qui a eu pour collaborateur un Normand, maître Nicolas Chatranais, Ce dernier est l'auteur du grand portail de l'Ouest, qui devait être abrité sous un porche. On y voit, au milieu d'une confusion de détails gothiques et italiens qui rappellent certains monuments de Rouen, comme les tombeaux des cardinaux d'Amboise, les deux statues agenouillées du roi Emmanuel et de sa deuxième femme, Maria, fille des Rois Catholiques.

Intérieur. — L'intérieur, long de 92 m. et large de 25, a 3 nefs formées par 6 sveltes colonnes octogonales. La voûte du transept, portée par quatre piliers plus robustes que les autres, a 29 m. de long, sur 19 de larg. Elevée à 25 m. de haut., elle a résisté victorieusement au tremblement de terre de 1755. — A l'entrée du chœur, deux chaires richement sculptées. — Capella M6r bâtie dans le style classique, à la fin du xvi« s. : riche tabernacle en argent; tombeaux (siipporté's par des éléphants) de la reine Marie et "d'Emmanuel le Grand (à g.), de Jean III et de Catherine d'Autriche (à dr.) : dans la chapelle du transept S., sépultures de Vasco de Gama, de Camoons, de Jean de Dieu et de Garrett. — Chœur supérieur [coro alto; on y accède du cloître, V. ci-dessous) : boiseries de la Renaissance (liôO) élégamment sculptées. — La sacristie, dont les voûtes reposent sur un pilier central, décoré d'arabesques de la Renaissance, communique avec le transept N. de l'église et, par une petite porte, avec la rue de Sào Jerônimo.

Le ** cloître (claustro; entrée vers le S. par la porte à côté du portail 0. de l'église; sonner; pourboire 200 r.), auj. maison d'orphelins {Casa Pia), est le chef-d'œuvre de J. de Castilho. Il est formé de deux galeries superposées dont les voûtes d'ogives sont épaulées, du côté du jardin, par de puissants contreforts.

Dans l'aile N. est la porte par où l'on monte à l'étage supérieur; près de là, une petite fontaine provient du bassin qui ornait jadis le centre du cloître, transformé actuellement en parterre. La porte dans l'aile O. (à l'angle N.-O.), près de cette fontaine, donne accès au grand réfectoire, dont les murs sont ornés de vieilles faïences en camaïeu, du xviii* s. — Dans l'aile E. se trouve la salle capitulaire, où l'on a placé en 1888 le tombeau d'Alex. Herculano^ le célèbre poète et historien, -^ 1877.

Un énorme bâtiment moderne, élevé devant la façade inachevée de réglise, et commencé en 1878, n'est pas encore terminé. Cette construction qui pastiche le style manuélin contient les dortoirs et les bureaux de la Casa Pia. La partie la plus éloignée de l'église a reçu, à partir de 1893, des* collections archéologiques qui forment déjà un musée de première importance pour l'étude des antiquités ibériques (conservateur, M. Leite de Vasconcellos).

On remarquera les curieux tombeaux de pierre en forme de tonneau, les pierres tombales d© guerriers, en pierre ou en ardoise, portant Timage en relief des armes du mort, épée, hache. Des statues mal dégrossies évoquent la silhouette de guerriers moins anciens, les Lusitaniens tels que les décrit Strabon, avec leur tunique à lignes, leur « torques », leur casque et leur bouclier rond.

Les combles du bâtiment occupé par le musée contiennent des collections ethnographiques (installation provisoire), qui donnent un aperçu des

486 — [R. 45] Il ENVIRONS DE LISBONNE. \\'

industries populaires très anciennes dont les traditions se conservent dans les campagnes du Nord du Portugal.

Au N. du cloître, isolée sur la hauteur, la. petite capella dos Jeronymos. Fondée pour les marins par l'infant Henri le Navigateur, eJle reçut dans la nuit du 7 juillet 1497 les dernières prières de Vasco de Gama qui allait s'embarquer. Elle a été rebâtie par le roi Emmanuel au commencement du x\v s.; les trois autels ont conservé en partie leur décoration d'azulejos.

Au S.-O. et à quelques pas du couvent, sur un petit promontoire qui s'avance dans le Tage et sur un terre-plein fortifié et casemate, se dresse l'imposante *tour deBelem, ou tour de Saint-Vincent (PI. ' d'ensemble, A, 5), fondée, dit-on, à la fin du xv« s., par' Garcia de Hezende et bâtie par le roi Emmanuel. Le style général de cette construction, carrée et massive, est gothique, mais on retrouve \ des traces évidentes du style hindou, surtout dans les balcons et; dans les élégantes tourelles en poivrière qui ornent les angles. On remarquera les gracieuses fenêtres à balcons sculptés et les créneaux, dont chacun est un écusson aux armes de l'Ordre por^ tugais du Christ (la Croix du Couvent de Thomar). Le site dont cette tour extraordinaire est l'ornement a été malheureusement enlaidi et eniumé par l'établissement d'une usine à gaz.

Cintra. ■

DE LISBONNE A CINTRA (^ 28 k.; gare centrale ou du Rocio; trajet en 35 min. env. par express, en i h. env. par train ordinaire; 530 r., 360 r., ^ 230 r. ; excursion très recommandée). — Un jour suffit pour Cintra, la Pena et le castello dos Mouros; mais, si l'on aie temps, on ne regrettera pas de consacrer une 2« journée à l'excursion au Monserrate, à Collares et (éven- | tuellement) au Cabo da Roca. — Pour l'entrée des étrangers aux palais de -^ Cintra et château de la Pena, s'adresser à l'alraoxarife (V. ci-dessous). La ^ "visite de ces palais est très intéressante, mais c'est surtout la nature qui | -forme le principal attrait de cette excursion. |

En quittant la gare centrale, le train s'engage dans le long tunnel i (2,610 m.) C[ui sert d'accès à la ligne du Nord et qui débauche sur la gare " de Gampolide. — A g., aqueduc des Aguas livres. 1

6 k. Campolide, où se raccordent, à g., l'embr. d'Alcantara et de Cascaes (p. 481) et, à dr., la ligne de ceinture rejoignant la ligne du Nord.

8 k. Cruz de Pedra (halte); cultures d'orangers; sur les collines, tourelles! de la conduite souterraine des Aguas livres; jardins et villas. — 10 k. Scio. Domingos. — 11 k. Bemfica, sur un plateau parsemé d'habitations et biea< cultivé. — A g., conduite en maçonnerie des Aguas livres. — 14 k. PorcaU ^ hota. — 15 k. Queluz-Bellas. — A g., château de Queluz de Baixo, ancienne résidence royale, palais historique entouré de beaux jardins (visibles 1. 1. j.» pourboire au gardien, 200 r.). — 20 k. Barcarena; au S.-O.; on aperçoit. l'Océan.

21 k. Cacem, à 146 m. ; on quitte la ligne de Leiria-Figueira da Foz (R. 48, B) pour suivre à g. l'embr. de Cintra, entre des hauteurs (oliviers, pins, eucalyptus). — 24 k. Bio de Mouro : à g. belle vue sur la Pena. — On atteint un plateau déboisé que la Pena domine vers le S.-O. — Petit tunnel. — 28 k. Cintra.

Cintra, petite ville de 6,000 hab., est située à 207 m. d'alt. au \ milieu d'une forôt de chênes-lièges, de pins, de cyprès, d'euca-

(I CINTRA. Il [B. 45] - 487 •

lyptus et d'une merveilleuse végétation, au pied du versant N. de la serra de Cintra, petite chaîne volcanique, dont le point culminant atteint 440 m. à la Cruz Alta.

Hôtels : — Costa, près du largo du Reinha Amalia: — Nunes (pens. dep.

},BO0 r. ; jardin); — Netto (pens. dep. 1,600 r. ; jardin); — Laurence, à l'extrémité de la ville; — Central, praça da Republica.

Trams électriques : — de la gare pour la ville, 20 r. ; pour Collares, 1"?0 r. et Praia das Macat^ 200 r., aller et ret. 300 r.

"toitures : — de la gare en ville, 1-2 pers. 400 r., 2-4 pers. 500 r. ; pour Monserrate (aller et ret. avec 2 h.

d'arrêt) 2,000 r. et 2,500 r.; pour Collares, id., 2,500 r. et 3,000 r. — Débattre et fixer le prix avec le cocher.

Anes : — pour l'excursion de la Pona, de 500 à 600 r., le conducteur demande la même somme plus un petit pourboire.

ITINÉRAIRE. — En sortant de la gare (12 min. env. du centre de la ville), on aperçoit, devant soi et un peu à g., Tabrupte colline du castello dos Mouros toute hérissée de rochers granitiques et piLtoresquement couronnée de vieilles murailles crénelées. Plus à dr. apparaît la petite ville dominée par les étranges cheminées coniques du Palais Royal, semblables à deux énormes pains de sucre qui pointent au milieu de la verdure. — La route longe à g. le pied de la colline, domine à dr. un petit vallon et passe devant quelques villas.

En entrant dans la petite ville, on se trouve sur la. praça da Republica, où s'élève, au centre, un pilori manuélin de forme très originale : c'est une colonne torse surmontée d'un groupe de style essentiellement hindou; à dr. s'ouvre l'entrée de l'ancien Palais Royal. — Au delà de cette place se trouvent les principaux hôtels.

Le *Paço de Cintra (ancien palais royal; pour visiter, prendre, dans la cour, l'escalier à g,, s'adresser à l'almoxarife, — pr. charif, . — ou intendant; on délivre des entrées au prix de 100 r. par pers.), résidence d'été des walis de Lisbonne, a été rebâti par Jean P' à la fin du xiv® s. et agrandi par ses successeurs Alphonse V et Jean II, entre le xiv" et le xv*s. : l'aile E., avec la salle d'armes et la grotte des Bains, date du règne d'Emmanuel P' (1495-1521). C'est, dans l'ensemble, un amas de constructions hétérogènes, où se mêlent les styles mauresques (mourisco), gothique et manuélin : plusieurs salles semblent même avoir été conservées telles qu'elles étaient du temps des Maures qui possédèrent Cintra jusqu'en 1447.

Ce palais, où plusieurs siècles ont laissé leur empreinte, réveille maint souvenir historique. C'est ici que les anciens rois recevaient les navigateurs portugais revenant de leurs lointaines expéditions. C'est ici qu'Alphonse VI, déclaré déchu (1665), passa en prison ses dernières années. C'est encore ici, que Pinfortuné roi dom Sébastien conçut, vers 1575, contre les Maures du Maroc, cette fatale expédition qui lui coûta la vie.

On entre dans le palais par l'escalier de la façade S.

l*"" étage. — Un escalier en limaçon monte à une pièce d'où l'on passe dans la cuisine (curieux écho). — Chambre avec une très belle cheminée (bas-reliefs élégants), attribuée à Frans Florio; belle porte avec ornements du style de la Renaissance, œuvre d'un sculpteur italien. -^ Salle des

488 — [R. 45] Il ENVIRONS DE LISBONNE. }|

Cygnes (ainsi nommée des 57 cygnes à couronne royale représentés au plafond) : décoration ,d'azulej os;, ferronneries, meubles, etc.— Petite salle DU Conseil de dom Sébastien (azulejos). — Salle des Pies {das Pegas], qui tire son nom des pies peintes au plafond et tenant dans leur bec une rose accompagnée de la devise por bem (pour le bien). Jean !«' embrassa, dit-on un jour, une de ses dames d'honneur en lui offrant une rose : la reine survint en ce moment, et comme elle lui reprochait du regard cet excès de galanterie, il lui dit : « JS por bem, minha senhora ». Ce fut pour railler ses courtisans trop bavards et leur fermer la bouche qu'il fit peindre des pies au plafond. — Salle a manger (décoration d'azulejos). — On monte à U CHAPELLE (plafond de boiserie mauresque, à entrelacs peints, époque de Jean l*»"), qui se trouve entre les deux étages.

2« étage. — De la chapelle on monte dans la pièce qui a servi de prison" à Alphonse VI (pavement do briques usé par les pas du prisonnier) et, part un corridor, on passe dans la salle des Armoiries ou des Cerfs [das Armas, ou dos Cervos, ou, encore, dos Escudos, commenc. du xvi* s.), la plus belle du palais (plafond en forme de dôme, orné des écussons des principale» v familles nobles du Portugal; aux murs, faïences bleues du xviii« s. repré-sentant des chasses et des batailles; des fenêtres N., belle vue sur Mafra et sur l'Océan). — On descend en repassant par la tribune de la chapelle et par la petite salle des Sirènes (plafond repeint au xviii" s. ; navires).

En dehors de ces salles, on visite les salles dites des Veados, de don3 Joao et celle qu'on prétend avoir servi de salle à manger aux MaureM (curieux bassin au centre). J

Dans le patio on visite la gracieuse grotte des Bains {casas das Aguas)\ d'époque manuéline, où l'eau jaillit de tous côtés. -•

DE CINTRA AU CHATEAU DE LA PENA (#45min.env. S. ; 2 h. 30à 3 h. " aller et ret.; voit, à 2 chev., env. 2,500 r. ; un âne, env. 400 r. ; si l'on combine cette excursion avec celle de Monserrate il faut compter à peu près le double, comme temps et comme prix). — De Cintra on peut faire dans la;' même journée l'excursion (4 à 5 h. en tout) du château delà Pena combinée ■ avec celle de Monserrate. Les personnes qui font cette promenade en voiture doivent, en descendant du château, prendre la route de Collares et la suivre également en revenant à Cintra; les personnes qui font la promenade à âne ou à pied pourront, on descendant du château, prendre le chemin de Capuches, qui suit la crête de la Serra, descendre à Monserrate et de là revenir — par la route du Collares, en passant par Seteaes, — à Cintra.

De Cintra deux routes montent au château de la Pena : l'une de la villes même, l'autre du faubourg de Sâo Pedro. La première et la plus fréquentée! commence à la place de la République et, au milieu d'une verdure luxu-l riante, gravit la colline, hérissée de rochers énormes, dont les deux pics sont couronnés l'un par les ruines imposantes du vieux château des Maures, l'autre par le merveilleux château moderne de la Pena. Partout les magnolias, les eucalyptus, voire les grevilleas, se mêlent aux pins et aux chêneslièges. Au delà de ïhôtel Laurence, on laisse à dr. la route de Collares {V.' ci-dessous) ; puis on passe devant un réservoir d'eau et une villa (beau jar-! din); à g., on découvre une belle vue sur les tours et l'enceinte pittoresque du château des Maures et, plus haut, sur l'Océan et les villages près de la< côte; on laisse, à dr., la route de Capuches et, après une descente et une' montée, on passe devant (à dr.) une grille du parc du château de la Pena.

Au delà d'une voûte se trouve, à g., le petit bâtiment d'où l'on va visiter: le Gastello dos Meures. On y arrive en 10 min. env., en passant par une tour où se tient le gardien (pourboire, 100 r.) qui fait voiries restes de cette' construction si originale, un ancien bain, une petite mosquée, etc.; la vue est très belle.

Revenant à la route, ou reprend la voiture pour atteindre la grille donnant accès au beau jardin de la Pena; on monte, et, au delà dune porta

Les Guides Bleus

Mafr&JokîL \

Sfa^im

uireias Gordcug li

FtoUlù

Bocca^ Citadelle Inferno

eiras

^Tour deSî«

o TourdeBugU

Page 1