NAVARRE
GÉRONE.— BARCELONE.— PALMA. — TARRAGONE. — LERIDA SARAGOSSE. — JACA. — HUESCA. — PAMPELUNE
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Route 1. — DE PERPIGNAN A BARCELONE
À. — Par Cerbère, Port-Bou, Gérone.
^ 210 k. : réseaux du Midi et de la C® Madrid-Saragosse-Alicante (Red catalan). — Trajet en 5 h. env. par express et en 10 h. par train omnibus ; 27 fr. 20, 20 fr. 10, 12 fr. 90/ — A Port-Bou, changement de train et visite de la douane espagnole, toujours faite de façon méticuleuse : ne pas emporter d'objets neufs si l'on no veut pas s'exposer à payer des droits d'entrée fort élevés. Au retour, visite de la douane française à Cerbère.
La voie parcourt la plaine du Roussillon.
— A dr., belle vue sur le Caiiigou. — 13 k. Elne, sur une petite colline (belle cathédrale du XI® s. et admirable cloître roman de style catalan). — Laissant à dr.
la ligne d'Amélie-les- Bains, la voie franchit le Tech (pont de 175 m.).
— 16 k. Palau-del-Vire.
— 22 k, Argelès-sur-Mer, au pied des montagnes des Albères,qui forment Textrémité orientale de la chaîne des Pyrénées, et dont la voie va cont ou mer les dernières croupes plongeant dans ^ la Méditerranée (vues superbes, à g.). — Tunnel (567 m.). — 27 k. Coilioure, petit port pittores(jue sur une baie
ROUTES 1et2
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semi-circulaire. — Tunnel de 840 m., sous le fort Saint-Elme.
29 k. Port'Vendres, port animé au fond d'une belle rade. — 3 tunnels. — A g., dans l'anse des El mes, sanatorium pour les EnlVuits Assistés de la Ville de Paris. — Tunnel. — 34 k. Banyals-sur-Mei\ station de bains de mer et d'hiver, renommée pour ses vins (laboratoire de zoologie maritime, fondé par H. de Lacaze-Duthiers). — Pont sur le Baillouzy. — Tunnel de Peyrejîtte (1,222 m.), et tunnel de 85 m. percé dans le cap Canadell.
41 k. Cerbère (§) (Cerhera\ douane française)^ dernière station française, où les voyageurs venant d'Espagne changent de train. Jolie plage.
A 5U0 m. plus loin on entre en Espagne par le tunnel des Balliastres (1,071 m.), percé sous le col du môme nom (260 m. d'alt.), à 1,50() m. du cap Cerbère, qui, dès le temps de la domination romaine, séparait la (iaule de l'Espagne.
43 k. Port-Bou ® (bureau de change; douane espagnole), petit port de pêcheurs au fond d'une crique, première station espagnole, ; où les voyageurs venant de France changent de voiture; le train de Barcelone stationne à TO. de la gare qu'il faut traverser.
Au delà du tunnel de Pineda (827 m.) la voie parcourt des sites i rocheux, incultes et très accidentés, avec la mer à g. : vue admirable sur le cap de Oeus, formé de granit rose.
46 k. Calera, — Viaduc sur le Gulera; tunnel de San Antonio (400 m.); pont sur la riera de Garbet et tunnel de Grifeu (600 m.). — 50 k. Ltansd (clocher fortifié), à g., dans une conque de verdure j dominée par le massif de Rosas. — La voie, s'éloignant de la mer, ' monte sur le contrefort 0. de la sierra de Rosas, passe dans le tunnel de Molino (160 m.) et franchit l'arête dans le tunnel de Canellas (1,350 m.), puis descend au milieu des vignes et des chêneslièges.
58 k. Vilajuiga (château de Garamanso). A dr., belle vue sur les Pyrénées (Ganigou, Puigmal, etc.).
[De Vilainiga, un chemin muletier conduit en 3 h. au vieux monastère tio San Cristobal de Roda, situé presque à la crête de la sierra de Rosas. Vue admirable sur les deux versants (golfe de Cerbère et golfe de Rosas); une route, passant à (3 k.) Pau et (5 k.) Palau, mène à (10 k.) Rosas {Y. cidessous).]
63 k. Perelada, dans la large plaine de VAmpurdan, encerclée de montagnes au N. et à l'O. — Pont de 110 m. sur le Muga.
70 k. Flgueras (hôt. : del Comercio ; de Paris, tenu par Lagresa), ville et place forte de 1 1,640 hab. (ait. 38 m.), dans la grande plaine du Haut-Ampurdan, avec le castillo de San Fernando construit sous Ferdinand VI et servant actuellement de bagne.
Fête populaire. — A Figueras a lieu, le dernier lundi de mai, ou le premier lundi de juin, une procession nommée le profaso de la Tramontana. Cette fête, une des plus importantes de la contrée, date de 1612. Une grave épidémie désolait tout l'Ampurdan; on se porta en foule vers le sanciuaire do la Ermita de Nuesira Senora de Requesens, dans la montagne, à 5 h. N. de Figueras, pour demander le vent du nord qui se fît bientôt sentir. — La
Frocossion se rend au sanctuaire et la fête dure trois jours, l'un pour aller, autre pour séjourner dans la montagne, le troisième pour revenir.
Il FIGUERAS. — AMPURÎAS. H [R. 1] — il
DE FIGUERAS A OLOT (^ 46 k. O. ; de Figuoras à Besalù route mauvaise et poussiéreuse avec des pentes de 10 0/0; service régulier do tartanes partant chaque jour de Figneras k Ih. s., et d'Olot à 8 h. mat.; trajet en 5 h., 4 p. 50). — On suit toute la vallée du rio Fluvia: échappées admirables sur le massif du Canigou au N. et la sierra de Finestras au S. — 23 k. Desalû (fonda Felippe) petite ville ancienne (vieux pont, église romane), d'où une route conduit vers (13 k.) Banolas et (30 k.) Gérone. — 28 k. Arc/elaguer; fabriques de papier et filatures de lainages.
38 k. Castelfullit de la Roca, pittoresque village construit sur le bord d'une plateforme constituée par cinq * coulées de lave basaltique superposées et formant une muraille à pic de 50 m. au-dessus du Fluvia, muraille comparable, par son aspect, aux orgues célèbres de Bort, en Auvergne; magnifique pont sur la rivière.
.Après Castelfullit on remonte la coulée de lave jusqu'au petit col de San Cosme. Vue magniîique au N. sur le massif du Canigou et les Pyrénées, au S. sur la petite plaine d'Olot et la sierra de Santa Magdalena.
46 k. Olot (p. 15).
DE FIGUERAS A ROSAS (^ 18 k.. route on plaine). — 10 k. Castellôn de Ampurias : ancienne forteresse; église avec retable gothique.
18 k. Rosas, la Bhode des Grecs, petit port de pêche avec une belle vue sur le golfe (grottes marines). A. 2 k. San Pedro de Roda^ avec les ruines d'un monastère bénédictin, d'architecture romano-byzantine, très singulière; ascension du château San Salvador (beau panorama). Une route, franchissant la crête de la sierra de Rosas entre ses deux principaux sommets (672 m. et 619 m.), aboutit au petit port de (16 k.) Cadaquès.
DE FIGUERAS AUX RUINES D'AMPURIAS : route de voitures de Figueras à la Escala, par Vilademat; service quotidien de tartanes; en 6 h. env. ; 3 p. ; 4 k. de la Escala à Ampurias, tartane, 1 p. — Pour Ampurias, V. ci-dessous.
La voie parcourt une immense plaine bien cultivée, parsemée de
nombrçux villages : c'est le Haut-Ampurdan. A g., belle vue sur la
•sierra de Rosas; à dr., échappées sur les Pyrénées. — 79 k. San
Miqiiel, à g. (église avec tour romane). — Pont de 160 m. sur le
Fluvia. — On franchit le Ter.
91 k. San Jordi, point d'accès aux ruines d'Ampurias.
[Ruines d^Ampurias (^ 22 k., jusqu'à la Escala, par Vergés, puis 4 k. de la Escala à Ampurias, tartane, 1 p.). — Ampurias est l'ancienne cité à.'Emporion, bâtie sur les bords du golfe par les Grecs phocéens au vi« s. av. J.-C. La ville, entourée de murailles du type cyclopéen, n'était pas habitée par les Ibères indigènes oui habitaient à côté une cité à part. Plus tard cependant, les Grecs et les ibères se réunirent et entourèrent les deux cités d'une muraille commune. C'est à Emporion que débarqua Scipion, au temps de la 2» guerre punique (219 av. J.-C). César y créa une colonie de vétérans. Les Barbares détruisirent la cité qui fut peu à peu recouverte
Sar les sables. Grâce aux fouilles méthodiques exécutées sous la direction 0 l'archéologue Don Manuel Cazurro, on a remis à jour une partie du port, avec son môle. On a exhumé des sables : des fragments de la muraille cyclopéenne et de l'enceinte romaine; des fragments de temples avec colonnades; des rues avec maisons, citernes, etc. On a trouvé des monnaies, vases, statuettes, mosaïques, sarcophages grecs, ibériens, romains qu'on peut voir au musée municipal de la Escala et surtout au musée du Parque à Barcelone, et au musée de Gérone.]
94 k. F lassa, que précède un pont sur le Ter.
DE FLASSA A PALAMOS {^ 35 k. S.-E. ; Q 32 k.). — 14 k. La Btsbal,
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important marché de bestiaux, relié par une bonne route à (27 k.) la Escala et aux ruines d'Ampurias à travers la large plaine du Bas-Ampurdan où serpente le rio Ter, transformée dans beaucoup d'endroits en rizières, surtout entre Vergés et Toroella de Montgri.
35 k. Palamos (fonda Buena Vista), petit port militaire situé sur un promontoire des monts Gavarras. Une bonne route côtoyant la mer va de Palamos à (12 k.) San Feliu de Guixols (p. 14).
La voie se rapproche de l'extrémité des monts Gavarras qu'elle traverse dans un beau défilé, en côtoyant le Ter. — En arrivant à Gérone, pont sur TOna; à g., vue très pittoresque sur la ville.
110 k. GÉRONE © (Gerona; hôt. : de los Italianos, 8 p. par j.; del ComerciOy 6 p. par j.), ancienne ville forte de 15,800 hab., ch.-i. de la province du même nom, bâtie à 70 m. d'alt. au pied de deux hauteurs fortifiées, est séparée en deux parties, la ville haute et la ville basse, ou el Mercadal, par la rivière Ona, qui y baigne un pittoresque fouillis de vieilles maisons et va se jeter dans le Ter, au N., en aval du faubourg de Paente-Mayor à 3 k. La ville haute, aux rues étroites et tortueuses, dominée par la cathédrale et l'église San Feliu, s'échelonne en amphithéâtre jusqu'aux anciennes murailles du moyen âge, qui sont encore bien conservées et flanquées de nombreuses tours.
Histoire. — Gérone, l'antique Gerunda^ était autrefois ch.-l. d'une principauté dont le titre a appartenu aux fils aînés des rois d'Aragon. Point stratégique important, la ville eut souvent à soutenir des sièges rigoureux. En 785 Charlemagne s'empara de la cité, alors occupée par les Maures qui, dix ans plus tard, la reprirent et la détruisirent; mais les comtes de Barcelone la reconstruisirent par la suite. — Lors de la réunion de la Catalogne à l'Aragon, le prince royal d'Aragon prit le nom de prince de Gérone. En 1225 la ville fut assiégée par Philippe le Hardi. Mais le siège le plus célèbre qu'elle eut à soutenir fut celui de 1809 contre une armée française de 35,000 hommes commandés par Augereau, Verdier et Gouvion Saint-Cyr. La défense dura sept mois; les habitants, soutenus par une petite garnison espagnole, se montrèrent héroïques et les femmes elles-mêmes participèrent aux combats. Le premier défenseur de la place, Mariano Alvarez, devint fou à la suite des fatigues et des privations et fut remplacé par Samaniego. Ce dernier fut contraint par le manque de vivres et de munitions à capituler (12 déc. 1809). Les Français détruisirent les forts en les faisant sauter à la mine. On peut encore, en montant sur les collines de l'est, sur lesquelles s'appuie la ville, voir les murailles bouleversées par les explosions (fort de las Pedreras, fort des Capucins) et non reconstruites.
ITINÉRAIRE, — Au delà de la place de la station^ la courte avenue de Barcelona à g. débouche dans la calle del Progreso, qui conduit au puente Isabel II sut V Ona (belle vue sur les vieilles maisons à multiples et pauvres balcons étages). On voit ensuite à g., sur la rive dr., la rambla de Alfonso XII, centre du mouvement; on atteint plus loin la plaza de la Constituciôn, d'où à g. la calle de CiatadanoSy puis la calle de la Forza mènent au N. à la cathédrale.
La ^cathédrale, gothique, un des édifices religieux les plus intéressants de la Catalogne, a été commencée, en 1316, par Henri de Narbonne et continuée par Jacques Favari, L'abside fut la première partie achevée (1347); la nef, dont le plan fut dressé ea
Il GÉRONË. Il [ï^. 1] — 13
141G par Guillermo Boffy, ne fut achevée que vers la fin du xvi'' s.; le clocher date de 1581. La façade, précédée d'un escalier m/onumental de 86 marches, date de 1607 et a été modernisée en 1733. Sur le côté dr., grosse tour octogonale, avec campanile. Au portail latéral S,, commencé en 1394 par Guillen Morey, sculptures en terre cuite {les Apôtres) de 1458.
Intérieur. — Nef unique, énorme, large de 23 m. et longue de 63 m. ; des chapelles en absidioles sont pratiquées entre les contreforts. A la hauteur du sanctuaire se dressent d'immenses piliers cantonnés de colonneltes. — Au-dessus de la porte de la sacristie, tombeau (xiv® s.) de don Ramon Bérenger, comte de Barcelone (f 1082), surnommé Cap de estopa; en face, à égale liauteur, celui de sa femme, la comtesse Ermesinde {-]■ 1057). — Capilla Mayor : tombe de don Bérenger Anglesola, évêque de Gérone (xv® s.) ; maître-autel (1325-1360) : surmonté d'un ciborium, remarquable pai la richesse de son ornementation en bois sculpté et doré, couvert en partie de xamelles d'argent, avec émaux translucides de travail catalan et de style italien; le retable est formé de 3 étapes de bas-reliefs en argent repoussé (scènes du Nouveau Testament) ; trois dais ajourés sont surmontés chacun d'une bejle croix. Sur l'autel, divers reliquaires, entre autres un précieux' coffret mauresque en argent (x« s.). — Dans la !'• chapelle, à g. ^de San Pablo), beau monument de don Bernard de Pau (xv« s.). — Le trésor (un chanoine en a la clef) possède une magnifique et célèbre custodia de style gothique du xv« s. Dans une salle du chapitre, statuette en albâtre polychiomé d'un roi d'Aragon (xiv® s.), remarquable exemplaire de V Apocaltjpse avec miniatures espagnoles du xi" s., et Bible du xiii« s., sur vélin, qui a appartenu au roi de France Charles V. Dans une autre salle, grande broderie du xi® s. (Création du monde), tableaux d'autel des xiv« et xv« s.
Sur le flanc N. de la cathédrale (entrée dans la 2" travée de g.), beau cloître roman (xii* s.), voûté en berceau et en demi-berceau (beaux chapiteaux, un peu détériorés), et entièrement pavé <ie nierres tombales. En sortant, on a, de la porte extérieure, une vue snperbe sur la campagne et les nciennes fortifications.
Près de la cathédrale, ancienne porce avec deux grandes tours rondes, et église collégiale de San Feliù (1245-1318),' dont le clocher octogonal (1392) est surmonté d'une flèche pyramidale tronquée.
Intérieur. — Au maître-autel, grand retable et sarcophage doré {xiv s.) renfermant le corps de St Félix; anciens sarcophages chrétiens et sarcophages romans. — Dans la chapelle modernisée de San Narciso, beau monument (1880), par Sanol, à la mémoire de Mariano Alvarez de Castro, héroïque • défenseur de Gérone lors du siège de 1809.
Au N., sur la rive opposée d'un ravin au fond duquel coule un affluent de l'Ona, l'église San Pedro de Galligans, de Tépoque romane, est intéressante (joli portail d'entrée, voûte en berceau, curieux chapiteaux). Son charmant petit cloître (voûtes en demiberceau), contemporain du cloître de la cathédrale, sert de Musée provincial : sarcophages grecs et romains, provenant des fouilles d'Ampurias ; sculptures et chapiteaux de l'époque médiévale ; échantillons de céramique; souvenirs du siège de 1809.
Tout à côté de cette église une ancienne petite chapelle romane est occupée par une scierie.
Au delà de San Pedro, porte de l'enceinte d'où l'on peut monter au fort abandonné de Montjuich {belle vue). Au N.-O. de la basie ville
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(sur la rive g. du ruisseau Giiel qui se jette dans TOna au pont du chemin de fer), s'étendent les promenades et jardins de la Deliesa. Derrière la promenade s'ouvre une bonne route, qui traverse le Ter sur un très beau pont, et se dirige vers la jolie vallée du LIemana (anciens volcans avec coulées de lave solidifiée).
DE GÉRONE A SAN FELIU DE GUIXOLS (^ à voie étroite, 40 k., en 2 h. env. ; 4 p. 55 et 2 p. 75). — Lo ch. de fer suit presque constamment la route qui longe le pied des monts Gavarras; forêts de chêneslièges.
40 k. San Feliù de Guixols (prononc. Guichols), ville de 11 ,000 hab., et port important à cause de son industrie du liège; plus de 200 fabriques débouchons, où l'on emploie le liège de la région et celui importé de toute la Catalogne, do Valence, d'Estramadure, d'Andalousie et même de Corse.
- DE GÉRONE A OLOT. — A. Par Bariolas et Santa Pau (P 50 k.). Prendre la route de Figueras jusqu'à (3 k.) Puente Major et Sarrin- à a sortie de ce village, laisser la route de dr. et continuer vers le N. un passe non loin du château de Montagut à g., de Cornella à dr., avant d'arriver à Baîïolas.
17 k. Banolas (fonda de la Flora, 6 p. pur j.), petite ville de 5,200 hab., à 120 m. d'alt.,.où se tient un marché imr.'.rtant de mules, mulets et chevaux; établissement thermal d'eaux sulfureuses calciques froides.
[Excursions. — 1° Lac de Banolas, à 200 m. de la ville : on peut le contourner jusqu'à (1 k. 5 env.) Porqueras^ dont l'église possède un joli frontispice de style romano-byzantin. — 2® Ermitage de Roca-Corba, à 992 m., 3 h. d'ascension facile. Admirable panorama : au N. les Pyrénées, avec le massif du Canigou, les Albères, la Méditerranée et plus près la plaine de l'Ampurdan avec les nombreux villages qui s'y éparpillent, Banolas et son lac; à l'E., la ville de Gérone, les monts Gavarras et toutes les ondulations se dirigeant vers San Foliû de Guixols; à l'O., les sierras de Santa Magdalena, les Guillerias, plus loin le Montseny; enfin tout à fait à l'horizon la silhouette du Montserrat.]
On quitte Banolas en prenant à g. de la place la route (médiocre) de (25 k.) San Miquel de Camp major qui longe, en sortant, une partie du lac, passe à l'établissement thermal et monte au pied d'une ancienne tour télégraphique {torre de Ginesta). La route descend ensuite rapidement jusqu'à San Miquel (petits lacs intermittents) en un trajet très pittoresque jusqu'à (31 k.) Alieras. Bientôt elle passe dans la vallée du Ter et atteint Lellent.
41 k. Santa Pau, à 490 m. : curieuse église fortifiée du moyen âge; à 2 h. 30 de Santa Pau, par un sentier facile, ermitage de Finestras (splccdide panorama). A partir de Santa Pau les * formations volcaniques se rencontrent à chaque pas. En remontant la route, on passe à côté des célèbres grederas (ravins creusés dans les cendres et lapillis lancés par les volcans environnants) et aussi des volcans jumeaux de la Roca Negra et de la Roca Subia. On atteint bientôt le point culminant un peu au-dessus de la chapelle Santa Lucia et au pied du volcan de Santa Margarita à g. (remarquer au passage, le long de la route, la quantité considérable de petits fossiles plats, sem" ]>lable9 à des pièces de monnaie, dits nummulites). Un peu plus loin à dr. s'élève le gigantesque cône de cendres et de lapillis du Cruscat. — La route descend ensuite presque continuellement jusqu'à (50 k.) Olot.
B. Par Amer et San Feliû de Pallerols (^ à voie étroite, 55 k. en 2 h. 30 par express ; 6 p. 90, 5 p. 20, 3 p. 45; ^ 50 k., la route, très pittoresque, suit presque continuellement la voie ferrée). — Le ch. de fer longe la rivière Ter jusqu'à (17 k.) Angles (large vallée plate). — 25 k. ^mer, à 174 m. On suit la vallée, très encaissée, du rio d'Hostolès dont le cours s'embellit, par places, de belles orgues basaltiques. — 32 k. 5. Las Planas. La vallée s'élargit, trois rios se rejoignent; belles vues à dr. sur la sierra et la chapelle de ^/ Fai'o {U h. de montée depuis Las Planas) et à g. sur la sierra de Fines-
Il BANOLAS. — SANTA PAU. — OLOT. || [R. 1] — 15
tras et ses contreforts dont l'un est surmonté par le vieux château (ÏHnstnlès.
37 k. 5. San Feliû de PalLerols, village pittoresque d'où l'on peut monter en 1 h. à laSalud (pèlerinage très fréquenté l'été; beau panorama). —43 k. Col de San Esteban que la voie traverse en un tunnel de 400 m. de long., et qui sépare le bassi-n du Ter, dont les eaux coulent vers le S., de celui du Fiuvia, dont les eaux coulent vers le N. — 48 k. San Esteban de Bas, pittoresque village situé sur une petite éminence (463 m.) près de la route. La station est plus bas dans la plaine du Fluvia. Vue magnifique à l'O. sur la sierra de feu n ta Magdalena.
A partir de San Esteban, la route et la voie ferrée cheminent à travers des terrains très plats (ancien fond de lac desséché) où serpente le rio Fluvia. Remarquer à g. de la voie l'église et le village du Alallol, construits sur une petite colline (autrefois îlot dans l'ancien lac); à dr. le village de San Pedro de las Presas, bâti au pied de la sierra del Corp. — Un peu avant Olot, la voie suit le front d'une coulée de lave, dont l'aspect rappelle les « cheires » d'Auvergne; la route traverse directement cette coulée, en gravissant la partie supérieure de la lave (belle vue sur Olot et les 2 volcans du Montolibet et Montsacopa).
55 k. Olot (fondas : Europa, S p.; del Parque^ 7 p.J, ville industrielle de 8,000 hab. (fabriques de papier, de bonneterie, etc.), bâtie, à 424 m. d'alt., au centre d'un amphithéâtre de montagnes, à la base desquelles s'échelonnent des formations volcaniques. Bon centre d'excursions pour visiter les sites des sierras avoisinantes (ermitages de Finestras, de la Salud, de Cabrera^ de Santa Magdalena, etc.), Olot est l'été le rendez-vous de nombreux touristes espagnols. — Visiter le musée Jelaberty intéressante collection des produits volcaniques de la région.
[Excursions. — i® Olot est situé entre deux volcans dont les cônes sont des plus nets, le Montolibet^ à l'O., et le Montsacopa^ au N., au sommet duquel on monte en 15 min. (belle vue). A côté se dresse le volcan de la Gajrinada, cône égueulé contenant deux grands cratères avec, à la base, le « bufador », courant de gaz carbonique, très froid. — 2® (^ 6 k. N.) San Juan de las Fonts (nombreuses fabriques) : au bas de la nouvelle église, superbes orgues basaltiques comparables à celles de Castelfuliit. — 3° (3 h. O.» sentiers faciles) San Julia del Monte (825 m.), vue admirable sur les Albères et le Canigou au N., les sierras tertiaires au S., le golfe de Rosas, tout l'Ampurdan, et la Méditerranée à l'E. — 4° (^ 6 k. 5. S.-O. et 25 min. dascension facile) le Cruscat (730 m.) et le Santa Margarita (710 m.), les deux volcans géants de la région : on trouve, disséminées dans la cendre et les lapillis, des bombes volcaniques de diverses grosseurs. — 5» (^ 23 k. N.-E., dont 15 k. de montée dure) San Juan de las Abadesas, p. 25.]
En quittant Gérone, la voie suit l'Ona et se dirige vers le S.; vue à dr. sur le Montseny et à g. sur les monts Gavarras.
120 k. Caldas de Malavella^ avec un établissement d'eaux thermales (57*') chlorurées calciques et magnésiennes. Les eaux, analogues tomme goût et composition aux eaux de Vichy, sont recueillies et vendues dans toute l'Espagne sous le nom de Vichy-Catalan.
132 k. Sils, à dr. — Région de collines boisées. Tout proche, grand marécage malsain engendrant le paludisme. A 11 k. N.-O. de Sils (bonne route; diligence), on trouve Santa Colomd de Farnès, gros village où jaillissent des sources bicarbonatées calciques.
140 k. Empalme (p) (ce nom signifie en espagnol bifurcation), X des lignes de l'intérieur et du littoral; les voyageurs pour la ligne du littoral changent de train.
D'EMPALME A BARCELONE, PAR LA LIGNEDU L(TTORAL(^ 75 k.» igné très pittoresque ; en 2 h. 15 à 3 h. ; 9 p. 60, 7 p. 35, 5 p. ; les billets directe
16 — [R. 1] Il DE PERPIGNAN A BARCELONE, jj
poui' Barcelone pris à la frontière ne sont pas valables pour la ligne du littoral; prendre un billet jusqu'à Empalme^ puis un billet d^Empalme à Barcelone par le littoral). — On laisse à dr. la ligne de l'intérieur et l'on suit la rive g. du rio Tordera en contournant la sierra de Montnègre.
9 k. Tordera (le village est à 2 k. S.-O.) : fabriques de dentelles renommées. — 15 k. Bldnes, petit port de pêche; fabriques de dentelles. — La voie franchit le Tordera et vient longer la mer ; elle va dès lors courir jusqu'à Barcelone sur la plage même de la jolie côte du Levant ou Marina, bordée de près par la sierra du même nom. — 19 k. Malgrat. — A dr., sierra de Montnègre. — 26 k. Calella, bourg de pêcheurs et de dentellières.
— Petits tunnels et tranchées; tunnel (250 m.) sous l'éperon qui porte la chapelle de San Pol. — 30 k. San Pol de Mar. — Pont sur le ruisseau de San Pol ; tunnel de 63 m. — 34 k. Canet de .War, jolie petite ville de 2,900 bab.
— La voie passe sur le quai, entre la mer à g. et la ville à dr. — Tunnel de la Serp. *
37 k. Arenys de Mai* (fonda rfei Siglo), ville de 4,600 hab. (école nautique), au pied du Monte Calvario. — Au delà d'un tunnel (200 m.), on laisse à g. ï établissement de bains de Titus (source chlorurée sodique), et plus loin, sur un mamelon, la torre dels Èncantats. — 39 k. Caldetas ou Caldaa d'Fstrach (sources chlorurées sodiques à 41°, dans la ville haute).
47 k. Matapô @ (fonda : de Montserrat ; del Universo), ville de 19,750 hab., l'antique Iluro, port de mer assez important. La cité est divisée en deux parties : la ville haute (très ancienne) et la ville basse (moderne); impor- i tantes fabriques de bonneterie; dans la belle église Santa Maria, boiseries, tableaux. — 53 k. Vilasar. Dans la ville haute {villa de dalt) on voit encore quelques tours de guet du moyen âge, de Fépoque où le littoral était ravagé par les pirates. — 56 k. Premid de Mar. — 60 k. Masnou, 3,400 hab., en amphithéâtre sur les pentes de la sierra. — Tunnel. — 64 k. Mongat, joli village avec un château, célèbre depuis la guerre de l'Indépendance (1808).
— On franchit le ruisseau d'Allela et le torrent de Tava. — Petit tunnel. 66 k. Badalona, ville très industrielle de 19,400 hab., d'origine antique
(Bgetulo) est un véritable faubourg de Barcelone; jardins d'orangers; jolie plage bordée par un boulevard planté de palmiers. (On peut aussi aller de Badalona à Barcelone par un tram électrique qui s'arrête plaza Urquinaona). ' Au-dessus de la ville, la Puntigala est un rocher escarpé (beau coup d'ceil sur la mer et les côtes) sur lequel est gravée une inscription dédiée à Apollon. — La voie franchit le Besos, souvent à sec. On traverse une campagne parsemée de villas et de jardins. — 72 k. Pueblo Nuevo (à dr.), faubourg de Barcelone.
75 k. Barcelone (gare de France au paseo de la Aduana; visite des
Au delà d'Empalme, la ligne de l'intérieur franchit le torrent de Santa Goloma, et tourne à l'O.-S.-O., en se rapprochant du rio - Tordera, qui descend du massif du Montseny.
145 k. Hostalrich, à g., qui possède des murailles et tours du moyen âge (on les aperçoit un peu avant d'arriver à la station), a joué un rôle important dans les guerres entre la France et l'Espagne. Un service d'autobus relie Hostalrich, par- (16 k.) Arbûcias (d'où on peut faire l'ascension du Montseny, 1,724 m.), aux bains de , San Hilari-Sacalm (hôt. Martin 10 à 12 p. par j.) dans une haute vallée des Guillerias. — Petit tunnel. — Pont sur un torrent. — A dr., massif du Montseny, que l'on voit jusqu'à Barcelone. — 150 k. Breda. — A dr., ruines du château de Montsoliû. — 153 U. Gualba, a g., sur le rio Tordera. — Région de collines boisées. — 158 k. San Celoni, — Pont sur le rio Tordera. — La voie monte et
Il BADALONA. — GRANOLLERS. || [R. 1] — 1"^
passe dans les tranchées. — 162 k. Palaiitordera. — Tunnel. — Plateau. — 168 k. Llinâs. — 172 k. Cardedeu. — La voie descend dans la vallée du Gongost, et laisse au N. la ligne de Vich et de San Juan de las Abadesas.
182 k. GranoUers (g) (hôt. : de Espana; de Europa) ville de 6,755 hab., capitale de la région du Vallès, située à 145 m., sur la rive g. du Gougost, affluent du Besos. Le presbytère contient les panneaux d'un retable peint par les Vergos et achevé en 1500. Nombreuses fabriques de tissus de coton.
[Aux environs : à 4 k. E., château de la Roca\ — à 1 k. 5, église romane de" San Feliû de Canovellas; — ermitage de N. S. de BelCula-, — et, à San Miguel del Fay, les pittoresques gorges (cascades) que le Miguel s'est creusé dans les roches éocènes.
De GranoUers, voie de raccordement pour (3 k.) la station de las Franquesas, ligne de Barcelone à San Juan de las Abadesas (II. -2, 3°).]
La voie suit la rive g. du Congost, au milieu d'une large vallée, puis franchit la rivière. — A dr., château de la Roca. — 187 k. Montineloy à 80 m. d'alt., au confluent du Gongost et du Mogent. . 191 k. Mollet, à dr.
[Caldas de NontbuY (^ 16 k. N.; billets directs à prix réduits délivrés de Barcelone), petite ville de 3,685 hab., station thermale avec 7 établissements (eaux chlorurées sodiques, à 63°, <ol° et 70°).]
La voie croise des affluents du Gongost qui, un peu plus loin, prend le nom de Besos. — 197 k. Moncada (château ruiné). — La voie suit en tranchée la rive dr. du Besos, en laissant à dr. la ligne parallèle de Manresa et de Saragosse.
201 k. Santa Coloma de Gramanet (villas). — 202 k. San Andrés de Palomar, localité industrielle et commerçante. — 206 k. El Clôt, annexé à Barcelone (fabriques et usines). — Le train contourne le parc et passe près des arènes de Barceloneta.
210 k. Barcelone (gare dite de France, estacion de Francia, située paseo de la Aduana; visite des bagages par l'octroi), R. 3.
B. — Par la route internationale du Perthus.
^ 203 k. — Service automobile entre Perpignan et Figueras, en 3 h. 15 env., aller 4 fr. 50. — On peut prendre le ch. de fer jusqu'au (30 k.) Boulou (station de la ligne dAmélie-les-Bains ; changer de train à Elne) et ensuite l'auti nobile "pour Figueras.
La route internationale, qui passe par la dépression du Perthus, est la seule faisant communiquer le Roussillon avec l'Ampurdan. Avant la construction du chemin de fer elle était très fréquentée. De tout temps ce passage a été suivi par les armées d'invasion. Aunibal lui-même, l'aurait, dit-on, franchi au printemps de l'an 218, lors de sa marche sur Rome. — Route plate et monotone jusqu'au Boulou. De ce village à la Junquera, trajet très accidenté. De la Junquera à Figueras et à Gérone, route légèrement ondulée descendant à peu près continuellement. De Malgrat à Barcelone la route longe le bord de la mer.
Douane. — La visite de la douane espagnole se fait à la sortie du village franf;ais du Perthus. Les droits se paient en or.
21 k. Le Boulou, bourg de 1,768 hab., sur la rive g. du Tech,
ESPAONK. 2
iS -. [R. 1] Il DE PERPIGNAN A BARCELONE. |I
aL\ecune église du xi®s. bâtie par les Tenipliers(beau portail en marbre blanc; à î'int., grand retable du xvii* s. et anc. panneaux peints). Fabrique de bouchons de liège. — La route franchit le Tech sur un beau pont suspendu.
23 k. Bains du Boulou (à g. de la route; hôt. : de V Etablissement thermal, 6 fr. 50 à 10 fr. par j.). Les eaux l'roides, bicarbonatées, sodiques, ferrugineuses et gazeuses, analogues aux eaux de Vichy, s'emploient surtout en boisson et s'exportent en grande quantité.
La route remonte la rive dr. du ruisseau de Rom. Sur la rive g., très vieille église de Saint-Martin-de-Fenouillard, appelée la Mahut (restes de peinture murale du xii° s). — A dr. route de Géret (près du carrefour, deux énormes chênes-lièges, dont l'un est célèbre sous le nom de chêne des Tabucaîres). — On dépasse, plus loin, les restes de la clase del Mitg (vieux mur) et ceux de la cluse Haute appelés châteaux des Bomains. La route passe au-dessous de la cluse Haute où passait la route du xviii® s. Plus loin on franchit le ruisseau sur un beau viaduc. Au fond du ravin se voient les traces des vieilles routes romaines et du moyen âge.
30 k. Le Perthus (hôt. Cassagnes), 550 hab., doit son nom au col où il est situé, à 290 m. d'alt., sur la frontière d^Espagne (douane française). Le col du Perthus est commandé par le fort français de Bellegarde (420 m.), reconstruit en 1679 par Vauban. Dans le fort se trouve le tombeau du général Dugommier qui, en 1794, battit les Espagnols au Boulou, les chassa de Bellegarde, mais fut tué au pont de Campmany. — A PO. du fort, le col des Panissars, autrefois plus fréquenté que celui du Perthus, a été rendu impraticable parle génie militaire. — Environ 300 m. après la sortie du bourg, frontière et douane espagnole.
La route descend en Espagne dans la vallée du Llobregat (belles forêts de chênes-lièges). — 36 k. La Janguera, gros bourg industriel à 113 m.; poste sanitaire. — 44 k. Pont de Campmany, sur le Llobregat. — 49 k. Pont del Molins, pittoresque village à 41 m. sur la Muga; vieux pont curieux.
54 k. Figueras(p. 10). — 12 k. plus loin, la grande route royale traverse à gué le rio Fluvia (passerelle pour les piétons), — 70 k. Bascara. La route remonte, puis s'abaisse jusqu'à Gérone.
93 k. Gérone (p. 12). — On sort de Gérone par la route qui longe la station du ch. de fer de San Feliù de Guixols. — 105 k. Franciach, à g. — La route coupe la voie ferrée de Gérone à Empalme, 2 k. avant Sils^ longe les marécages et descend au S. pour traverser la chaîne montagneuse côtière au Suro de la Palla, puis, après avoir croisé la ligne ferrée du littoral et franchi le rio Tordera, atteint (128 k.) Tordera. — On suit alors la sierra.de Montnègre à flanc de coteau en dominant la vallée du Tordera : belle vue sur Blajaes et les monts Gavarras. — Légère descente sur (133 k.) Malgrat.
A partir de ce village, la route suit la voie ferrée du littoral jusqu'à Barcelone (très mauvaise de Matarô à Barcelone) : vue continuelle sur la Méditerranée à l'K., et la chaîne côtière à PO.; pour la description des localités, p. 16.— 137 k. Pineda. — 143 k. Calella,
Il LE PERTHUS. ||
— 147 k. San Pol de Mar, — 151 k. Canet de Mar. — 155 k. Arenys de Mar. — 1G6 k. Matarô. — 172 k. Vilasar, — 17G k. Preraiâ. — 180 k. Masnoa. — 184 k.^Mongat. — 194 k. Badalona, 203 k. Barcelone (R. 3).