‹ Espagne et PortugalChapitre 57 sur 196 · LE MONTSERRAT · texte numérisé non relu

LE MONTSERRAT

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50 — [R. 4] Il DE BARCELONE AU MONTSERRAT. ||

fondé au ix" s. en l'honneur d'une image miraculeuse de la Vierge. En 976 il échut aux bénédictins de Ripoll qui vinrent l'habiter. En 1410 le pape Benoît XIII l'avait érigé en abbaye indépendante, mais en 1874 il fut de nouveau subordonné à l'évêché de Barcelone.

11 était autrefois très riche, mais en 1811 les troupes françaises y restèrent pendant trois mois, brûlèrent une partie du monastère après ravoir mis au pillage et détruisirent les ermitages construits dans la montagne auxquels, dans les derniers temps, on avait donné l'apparence de petits forts.

Le monastère actuel est construit à 725 m. d'alt. sur une terrasse étroite et à une vingtaine de m. au-dessus de Téchancrure qui sépare en deux la montagne. L'ancienne église n'existe plus et il ne reste de l'ancien couvent que des dépendances et des ruines (galerie de cloître de 1460, restaurée). Au centre de l'édifice, entre deux vastes bâtiments à plusieurs étages et à portiques, s'élève l'église moderne.

L'église, avec portail à colonnes corinthiennes, construite au xvi*s. sous Philippe II, mais fortement remaniée depuis, se compose d'une seule nef longue de 68 m., large de 15 et haute de 33, très dégagée, bien proportionnée et élégante. Les côtés sont occupés par deux étages de chapelles que sépare une large corniche. La façade est de 1900. L'abside (d'un très bel effet, surtout à l'extérieur) date de 1880,

Intérieur, — Entre la 5* et la 6« chapelle, une belle grille en fer ferme la partie supérieure de la nef; les arcs qui se détachent des deux côtés de la ' 6" chapelle soutiennent une petite coupole ou lanterne. L'ornementation, en ^ général peu riche, se ressent d'une restauration précipitée. — Dans la sacristie est déposé le trésor, auj. fort réduit. — Derrière le maître-autel, deux escaliers accèdent au CamaHn (chambre ou sanctuaire) de la Vierge, cha-

Eelle octogonale dont la voûte est supportée par 8 élégantes colonnes doules, en marbre, relices par des arceaux richement sculptés. La statue de la Vierge (dont le visage est noir], sculptée, d'après la tradition,' par St Luc, et apportée en Espagne par St Pierre, est placée en arrière du maître-autel.

Outre les bâtiments occupés par les Pères et ceux destinés aux visiteurs et aux pèlerins (le monastère peut loger 2,000 personnes), il faut citer VEscolania, très ancienne et célèbre école de musique, dont les élèves contribuent à l'éclat des grandes cérémonies.

Dans Vaposento de San Placido, à côté de l'église, on a installé, au rez-de-chaussée, un petit musée sans aucune importance.

Sous la dernière voûte de g. de la grande cour s'ouvre une sombre ruelle, à l'extrémité de laquelle se trouvent une grande citerne' dite le Safrelx, de la contenance d'env. 10,000 hectol. et ' décorée de grandes statues en pierre, et le Mirador de los Monjes (Belvédère des Moines; très belle vue), au pied duquel s'étendent les jardins du monastère, près de l'ermitage de San Acisclo et de Santa Victoria. A g. se détache le chemin des Degotalls (F. ci-dessous) et au-dessous de l'éperon supportant ces chapelles passe la route d'igualada, par Santa Cecilia {V. ci-dessous), au delà de laquelle on voit l'ermitage de los Apostolcs. /

Il EXCURSIONS DU MONTSERRAT. || [R. 4] — 51

Excursions du Monfserraf,

Pour los promenades aux alentours du monastère, on trouve des montures à louer au débit près de la porte du couvent (tarif affiché de 2 à 5 ou 1 p. suivant les courses, guide compris).

10 Les Degotalls (25 min. O. ; on pourrait descendre des Degotalls à la route d'Igualada, aller à Santa Cecilia et revenir au monastère par cette route, V. ci-dessous : Santa Cecilia; en ce cas il faudrait compter env. 1 h. 45 en tout). — On passe à côté des jardins du monastère ( V. ci-dessus, p. 50) et de l'ermitage de San Acisclo et on suit, à g., un chemin à mi-côte qui domine la routo de Manresa. On passe par un canton d'une très belle végétation (belle* vue, très étendue, sur la Catalogne jusqu'à l'Aragon et sur la chaîne des Pyrénées, de la Malacietta au Canigou) et on atteint les Degotalls^ petite source sortant d'une anfractuosité rocheuse.

2° Cueva de la Virgen {grotte de la Vierge; 20 min. S.-E. ; guide, 1 p., inutile; nombreux indicateurs). — Le sentier, qui commence à l'E. de la station (indicateurs « Sendero de la Virgen »), aboutit à une anfractuosité au bord d'un escarpement rocheux, sur lequel s'élève la petite chapelle de la Cueva de la Virgen, bâtie à l'endroit où fut trouvée, en 860, la statue de la Vierge.

8° Chapelle de San Miguel (20 min. S.-E.; •guide, 1 p., inutile). — On suit le chemin de mulets de Collbatô qui monte en longeant de hauts rochers jusqu'à une bifurcation (à g., sentier qui descend, en 2 à 3 min., au Mirador, belvédère avec croix en fer forgé, point do vue d'ensemble sur le monastère et d'où l'on domine la Cueva de la Virgen; déjà on aperçoit le Montseny et les Pyrénées). Quelques pas plus loin est la chapelle de San Miguel, ermitage (belle vue).

4» Chapelle de Santa Cecilia (1 h. 20 N.-O. : guide, 2 p. 50, inutile). — On suit la routo d'Igualada qui longe le flanc N.-E. de la montagne et domino la vallée du Llobregat. — A dr., ermitage de los Apostoles (p. 48). — 20 min. env. On laisse à dr. la route de Monistrol qui descend dans la vallée; à g., sentier pour les Degotalls {V. ci-dessus) et cime du C avait Bernât. — 1 h. env. Capilla de Santa Cecilia (curieux clocher), ermitage bâti en 872 au piedduTurô de San Jerônimo; à côté de la chapelle se trouve une petite auberge; à quelques minutes jaillit une Source. — Le Castillo Marro, que l'on aperçoit aux environs, est l'une des forteresses élevées sur le Montserrat au ix« s.

5° San Jerônimo (3 h. env. aller et ret. ; guide, 2 p. 50 à 3 p.; mulet 6 à 7 p., guide compris ; promenarfe particulièrement belle. — On peut suivre pendant env. 20 min. le chemin de Collbatô jusqu'à la chapelle de San Miguel ( V. ci-dessus, 3"), puis tourner à dr. vers le N.-O. et longer les rochers de Trenca Barrais (belle vue); dans la montagne on aperçoit çà et là plusieurs chapelles ou ermitages abandonnés. — On peut aussi prendre à dr. en sortant du monastère un chemin plus direct, qui passe à côté de la Casa de los pobres, remonte immédiatement une gorge sauvage, où il s'élève rapidement par des degrés taillés dans le roc, et rejoint plus loin, à côté du torrent, le chemin précédent, qui descend du versant opposé.

On remonte le Val Malo, parcouru par le torrent de Santa Maria et dominé par les étranges Penascos (rochers pelés) du Cavall Bernai, do San Antonio, etc. — On atteint enfin la chapelle de San Jerônimo (en catalan San Geroni); un peu plus loin est un petit restaurant (ouv. seulement l'été), d'où l'on atteint aisément en quelques minutes le Turô de San Jerônimo (1,238 m.), dont le sommet, surmonté d'une chapelle et d'un belvédère, ofl're un admirable '«^ point de vue.

52 — [R. 5] Il LES ÎLES BALÉARES. |f"

G** Collbatô (2 h. env. S,-0. par le chemin direct : guide et mulet, 5 p.; 4 h. env. par San Jerônimo : guide et mulet, 6 à 7 p. ; en hiver, où la cantine de San Jerônimo est fermée, emporter quelques provisions; excursion un peu fatigante, mais fort intéressante.)

1° Par le chemin direct. — Ce chemin passe (20 min. env.) près de la chapelle de San Miguel ( V. ci-dessus, 3°) et laisse à dr. le chemin de San Jerônimo (V. ci-dessus, 5") par le Val Malo. — l h. 30 env., Fuente Seca, source tarie. — Nombreux lacets, à travers les vallons broussailleux jusqu'à Collbatô.

1° Par San Jerônimo. — Du monastère à San Jerônimo, V. ci-dessus, 5°. — De San Jerônimo, on descend en suivant d'abord le chemin que l'on a parcouru en montant, puis on le quitte pour se diriger à dr. (belle vue sur les rochers dominant le Val Malo). — On pénètre dans de petites vallées intérieures boisées. A dr., le Canal del Puente (cirque de rochers); à g., le Castillo. Au delà d'un bois de pins on rejoint le chemin venant (à g.) directement du monastère.

Pour Collbatô, p. 49. — De Collbatô on peut revenir à Barcelone par Martorell (de ce côté la vue est beaucoup moins belle que sur le versant N.). Dans ce cas on descend à (5 k.) Esparraguera, où l'on rejoint la grande route de Barcelone à Saragosse par Manresa. On se rend en dilig. à (10 k.) Martorell, d'où l'on gagne (34 k. en 1 h. ; 4 p. 15, 3 p. 55) Barcelone par le chemin de fer (ligne de Tarragone).

Route 5. — LES ILES BALÉARES

L'archipel méditerranéen dos Baléares, qui égrène ses îles, ses îlots et ses écueils, entre P5' long. O. et 2°5' long. E. de Paris, entre 38«40' et 40*^6' latit. N., forme deux groupes insulaires : les Baléares proprement dites et les Pityuses. Le groupe des Baléares se compose de Majorque {Mallorca ; prononcez Majorque et Mayorca; 3,500 k. carrés et 250,000 hab.), ou la Grande-Baléare, Minorque {Menorca, 780 k. carrés et 39,000 hab.) ou la Petite-Baléare, et d'îlots, dont Cabrera (42 hab.) est le plus notoire.

Les principales Pityuses sont Iviza ou Ibiza (prononcez Iviça ; 592 k. carrés ; 23,000 hab.) et Formentera (96 k. carrés; 2,250 hab.); les autres ne sont que des îlots ou écueils sans importance. L'archipel entier a 4,565 k. carrés de superficie et une population de 342,649 hab.

Histoire. —Après les Carthaginois et les Romains, les Maures furent les maîtres des Baléares de 798 à 1229, avec de courtes intermittences de domination franque et génoise. L'archipel fut conquis en 1229 par don Jaime 1*" d'Aragon, qui en fit le royaume de Majorque. En 1343, par la conquête de don Pedro d'Aragon, cet Etat fut réuni au royaume d'Aragon, avec lequel il se fondit plus tard dans la monarchie espagnole. Les Anglais possédèrent Minorque de 1708 à 1782 (sauf deux périodes d'occupation française, l'une en 1756, l'autre en 1782); de nouveau occupée par les Anglais en 1799, la paix ' d'Amiens (1802) la donna définitivement à l'Espagne. Les Baléares forment actuellement une province d'Espagne, avec un capitaine général résidant à Palma.

Aspect général. — L'archipel est montagneux. Majorque est traversé du S.-O. au N.-E. par une chaîne calcaire qui atteint 1,455 m. au Puig Mayor. Minorque est un plateau de pâturages. Iviza est très tourmentée et boisée de beaux pins maritimes. Les îles qui offrent le plus d'intérêt aux touristes sont Majorque et Iviza.

Productions. — Les Baléares sont avant tout des terres pastorales, habitées par un peuple d'agriculteurs et de marins, et elles n'ont d'autres

Il ASPECT GÉNÉRAL. || [R. 5] — 53

industries que celles qui utilisent les produits des îles. Les oranges, les figues, les amandes (surtout les amandes : exportation, 32 millions de pesetas), les caroubes et surtout les abricots de Palma (les villes de production des abricots sont Manacor, Felanitz, Binisalem^ et quelques autres du centre de l'île) donnent lieu à une exportation assez considérable de fruits secs et de fruits confits. Les olives sont excellentei; mais l'huile est mal fabriquée et s'exporte dans le Midi de la France, où elle est travaillée dans les raffineries. Les vins de Majorque, qui alimentent une exportation encore importante, malgré les droits d'entrée, vers les ports de Cette et de Marseille, ont beaucoup de corps et de bouquet et méritent leur réputation, en dépit des procédés de fabrication trop élémentaires. Les forêts de Majorque et d'Iviza, très réduites par une exploitation outrancière, fournissent des bois à l'ébénisterie et à la construction, et on extrait des carrières de Majorque des pierres de taille et des marbres. L'élevage du cheval donne des bêtes remarquables et celui du porc est une ressource considérable pour Majorque, qui en exporte un grand nombre en Espagne. Minorque a un nombreux Détail, qui donne d'excellent beurre et un fromage sec justement réputé.

Population. — La population des Baléares présente un ensemble de traits ethniques qui lui assignent une origine mauresque. Les hommes sont grands, élancés, bien faits, avec le teint basané. Les femmes ont les pieds petits, les mains mignonnes, le teint mordoré et mat, les hanches proéminentes, la taille souple, la poitrine développée, les bras ronds et charnus, la chevelure opulente et noire, de grands yeux noirs au regard expressif et velouté. Le costume national, qui n'est pas sans analogie avec celui des Bretons, n'est plus guère porté que par les vieillards de la région de Pollensa. Les femmes portent le gracieux rebosillo, ou volant (selon qu'il est pointu ou arrondi), guimpe double dont la partie supérieure couvre la tête et s'arrête sous le menton, laissant le visage seul à découvert, s'étendant sur les épaules et tombant jusqu'à mi-dos. Les pointes se croisent et s'attachent par devant sur un corset baleiné recouvert en soie noire et dont les manches, très étroites, sarrêtent au pli de Tavant-bras, laissant sortir la chemise, dont la dentelle se replie sur les manches, fixée par des boutons d'or. Les Majorquines aiment les bijoux et mettent, comme, du reste, les hommes, leur coquetterie à être parfaitement chaussées. A la campagne elles sont, surtout dans les classes moyenne et inférieure, demeurées assez fidèles à ce costume d'une réelle beauté; mais, dans les villes de Palma et Seller, elles l'abandonnent pour les modes de Paris.

Langage. — La langue est le dialecte majorquin, variété du catalan ou plutôt de l'ancienne langue romane du Languedoc; il y a beaucoup de ressemblance avec le dialecte de Montpellier. L'espagnol ou castillan fait de grands progrès et est compris partout; mais le majorquin se maintient à la campagne et à Palma de Mallorca.

Climat. — Le climat des Baléares est très agréable en hiver, au printemps et à l'automne : il faut cependant faire une restriction pour Minorque, qui souffre beaucoup des vents du nord. La température moyenne de Palma, pendant l'hiver, est de ll^ô; celle du printemps, 16°3; de l'été, 25°; de l'aptomne, 19M; de l'année entière, 18® 1.

De la saison où il faut visiter les Baléares. — La saison la plus propice est le printemps; les îles disparaissent alors sous la verdure et les fleurs. L'automne est aussi une bonne époque; mais la terre est dénudée par de longs mois de sécheresse. L'été, quand souffle le vent d'Afrique, la température est accablante, dans les plaines surtout, et difficile à supporter pour des gens du Nord. Palma serait une station recommandable si les installations y étaient plus complètes : les hôtels sont des hôtels de passants et non de résidents et les maisons meublées, très propres (car la propreté est une

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vertu des habitants des Baléares), sont peu nombreuses et manquent de confort.

Communications. — Des bateaux à vapeur font communiquer Palma et Alcudia, ports de Majorque, avec Barcelone, Valence (le mardi) et Alicante (le vendredi). Mahon, capitale de Minorque, est desservie par les bateaux 1 à vapeur de Palma et reliée à Barcelone par un service direct et un autre service qui fait escale à Ciudadela et à Alcudia. Iviza est une escale des lignes de Valence et d'Alicante à Palma, à l'aller comme au retour. — En dehors de ces services réguliers, Palma est relié à Cette et à Marseille par des services commerciaux de vapeurs prenant des passagers (s'informer : il y a un service hebdomadaire régulier (le mercr.) entre Marseille et Palma, «t vice-versa (le dimanche; 35 p., 25 p., 15 p.).

Durée du séjour et emploi du temps. — Majorque et Iviza offrant le plus ' d'intérêt aux touristes, nous engageons ceux-ci à se rendre de Barcelone à Palma et de rentrer en Espagne par le vapeur à destination de Valence ou d'Alicante, qui s'arrête à Iviza.

Il faut consacrer au moins 3 j. à Majorque, employés de la manière suivante : — le l®*" j. (arrivée de Barcelone dans la matinée), visiter la ville et se faire conduire au château de Bellver, puis arrêter avec l'hôtelier une voit, partie. (15 p. par j.) pour accomplir, les deux j. suivants, l'itinéraire ciaprès ; — le 2® j. (emporter des provisions pour le déj.), partir en voit, à 6 h. mat. pour Valldemosa (visiter la Chartreuse), Miramar (visiter le Museo Balear et la propriété; déj. à Vhospedaria avec les provisions apportées de Palma), Deyâ, le port de Soller et Soller, où l'on dînera et couchera; — le 3" j., partir de Soller en voit, à 6 h. mat. et, en s'arrôtant pour visiter Aufabia et Raxa, rentrer à Palma vers midi pour déj. (les personnes parties le mercredi s. de Barcelone et qui voudront rentrer par la même voie peuvent accomplir cet itinéraire dans Majorque et repartir pour Barcelone le sam. s.). Si l'on dispose de 2 j. de plus, on les emploiera comme suit : — le 4« j., départ par ch. de fer de Palma pour Manacor ; à la gare de Manacor, prendre une voit. (22 p. 50 pour les 2 j.) pour Porto-Cristo (déj. à l'aub. sur le port; visiter les grottes du Drach, ou celles du Pirata, si l'on n'a pas le temps de les visiter toutes les deux, ce qui est à faire), puis pour Arta (y dîner et coucher; propre, mais peu confortable); — le 5« j., avec la voit., on va visiter les grottes d'Artâ; on reviendra déj. à Artâ, et (se faire arrêter à la sortie du village devant un talayot-, Y, ci-dessous, p. 63) la voit, conduira les touristes à Manacor, où ils arriveront à temps pour le train du s. (dîner en rentrant à Palma).

\ Une 6« journée pourrait être agréablement employée à la visite du menas- ;

' tère de Lluch (ch. de fer de Palma à Inca, belle route de montagne d'Inca, ' où l'on trouve des voit., à Lluch), et une 7« journée à se rendre par le ch. de fer à Felanitx, où l'on fabrique des urnes très artistiques.

Ces divers itinéraires peuvent s'accomplir, partie en ch. de fer et partie en voit., sans aucune fatigue. Quant aux amateurs de courses en montagne, à pied ou à mulet, nous leur recommandons, de Soller, de monter au Puig Major, et d'aller, par le Gorch Blau, coucher au monastère de Lluch ; le lendemain, de se rendre de Lluch à Pollensa, puis à Alcudia, d'où la diligence ou une voit, ramènera au ch. de fer pour Palma. Les routes de Majorque soùt bonnes et bien entretenues.

lo MAJORQUE

230 k. de Barcelone; ^ (traversée de nuit) tous les j., sauf jeudi et dimanche; 1" cL 25 p., 2® cl. 15 p., S» cl. 10 p. ; 5 p. en plus pour les services rapides (mardi et vendredi) qui font la traversée en 8 h. de Barce- ; lone à Palma; le mercredi et le dim., de Palma à Barcelone. — N. B. Oa r"

Il MAJORQUE. Il [R. 5] — 55

peut prendre son billet à bord; mais il est préférable do le prendre d'avance au bureau. Il est recommandé do surveiller son bagage en s embarquant, de se faire donner immédiatement sa place de cabine par le maître d'hôtel et d'y installer les colis à la main en marquant sa couchette. Le dîner est servi dès le départ de Barcelone ; il est préférable de manger en ville avant de s'embarquer, afin de voir les côtes.

Le bateau sort du port, passe sous la citadelle de Montjuich, longe le rivage bordé de collines arrondies, puis gagne la pleine mer. Au

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