‹ Espagne et PortugalChapitre 62 sur 196 · R. 5] Il LES ÎLES BALÉARES · texte numérisé non relu

R. 5] Il LES ÎLES BALÉARES

41 k. Port de Soller (J^ pour Barcelone; ^^ électr. pour Soller), véritable « concha » minuscule et délicieuse, encaissée entre de hautes falaises et peu accessible du large. La falaise de dr. est dominée par la chapelle de Santa Catalina (on peut y monter par un sentier assez raide, et demander au concierge la clef du mirador, terrasse au-dessus de la falaise à pic; vue splendide; à g., on entend la mer s'engouffrer dans le Bufador^ trou du Souffleur). — On reviendra par la même route à Soller.

45 k. Soiier (hôt. : Murina, en ville; bon), 8,506 hab., le second port de l'île, est une florissante petite cité dans une vallée d'orangers, de citronniers et d'oliviers, encadrée par les plus hauts sommets de l'île. Soller fait un grand commerce de fruits, de vin et d'huile avec Cette et Marseille. Un assez grand nombre de ses habitants émigré dans les départements des Bouches-du-Rhône, de Vaucluse et de la Drôme, où ils font généralement do bonnes afi'aires avec les produits de leur pays. Enrichis, ils rentrent à Soller, de même c|ue d'autres qui ont fait fortune aux Antilles, et s'y font bâtir de belles maisons qui bordent la route allant de la ville au port. On appelle les premiers les « Français », les autres les « Américains ». Soller a d'importantes fabriques de chaussures.

[Courses de montagnes recommandées : — l' de Soller au (6 h. E. à pieJ) Puig Major (1,456 m.), le point culminant de l'île, d'où l'on peut descendre sur le chemin de Lluch, au delà du Gorch Blau; — 2** de Soller à PoUensa (p. 63), en 9 j. : le 1" j., de Soller à Lluch (p. 63), par le délilé du ùorch Blau (emporter des vivres pour déj.; dîn. et coucher au monastère de Lluch) ; le 2« j., de Lluch à PoUensa d'où l'on peut aller visiter l'étrange faille du torrent de Pareys ou de Pareils, Alcudia, et d'Alcudia venir prendre à la gare de la Puebla (voit, publ.) le train pour Palma.]

La route directe do Soller à Palma {incomparablement belle) franchit un ravin, puis s'élève par une série de 36 lacets, en face de montagnes, très belles de forme et de tonalité.

1 h. 20 (en voit.). A dr., maison de cantonniers, puis maisons de campagne sur une terrasse cultivée.

1 h. 30. Col. — Descente par 34 lacets.

2 h. A g. de la route, Aufabia ou Alfabia (à l'entrée, remarquer l'intéressante toiture arabe), propriété de D. Juan Burgues de Zaforteza, qui laisse visiter (pourboire; beaux jardins; curieux jeux d'eau ; cloître; à Tint., anciens meubles majorquins, tableaux anciens; dé la terrasse, belle vue). — 2 h. 10. A g., auberge et débit de tabac. — Plaine plantée d'oliviers. — 2 h. 20. A dr., chemin qui mène à (lOmin.)Raxa {V. 3°).

30 k. de Soller (3 h. 30 en voit. ; 5 à 6 h. si l'on s'arrête en route pour visiter Aufabia et Raxa), Palma.

GROTTES DU PIRATA, DU DRACH ET D'ARTA (à l'E., à l'E.-S.-E. et^ àl'E-N.-E.; excurs. de 2 ou 3 j.; télégraphier d'avance à l'hôtel Continental, à Manacor, pour s'assurer voit, et guides, et au guide de la route de Pirata à Manacor pour qu'il se trouve à la gare dès l'arrivée; une voit, coûte env. 10-12 p. par j. et peut servir pour 4-5 pers.). — Le 1" j., prendre à la gare de Palma le premier train du mat. pour Manacor (4 p., 2 p. 55, l p. 35; bien s'assurer qu'on se trouve dans un wagon allant jusqu'à Manacor). Si, dei Manacor, on veut aller visiter les grottes du Pirata, en fera cette excur-. sion le l®"" jour et on reviendra coucher à Manacor. Le lendemain, on ira en! voit, à Porto-Cristo pour visiter les grottes du Drach (déjeuner à l'aub. sur le port), et de là à Artâ, où l'on dînera et couchera, pour se rendre le lende-^ main mat. avec la voit, aux grottes d'Artâ, les visiter, revenir déjeuner à; Artâ et se faire reconduire à la gare de Manacor à temps pour le train qui arrive à Palma vers 8 h. s.

La voie ferrée se tient en plaine dans une campagne où dominent les oliviers. — 1 k. Pont d'inca. — 9 k. Marratxi.

15 k. Santa Maria^ d'où se détache un embrancb. de ch. de fer pour (43 k. ;

Il MAJORQUE : — SOLLER: ARTA. || [R. 5] — 63

3 p. 35, 2 p. 10) Felanitz (fonda Ferres), petite ville do 11,000 hab., où l'on fabrique des urnes et des jarres très artistiques (difûci)o d'eu trouver à Palma; il faut les acheter à Felanitz "l et dont le port, Puerto Colom^ est à 1 h. 30 en voiture.

19 k. Conseil, d'où part le train pour (4 k.) Alaro,

A g., montagnes. — 2-i k. Binisnlem. — 25 k. Lloseta. — Moulin à vent.

29 k. Inca (liôt. : de Espana, bon; voit, à louer dans le village, vas à la gare), stat. d'où se détache la superbe route de montagnes en lacets pour le (2 h. 30 en voit.; 10 p.; aller et rot., 14 p.) monastère de Lluch, dont la Vierge vénérée est un but de pèlerinage et où l'on peut séjourner 3 j. (vivres et repas à payer suivant tarifs; liis gratuits). De là on peut se rendre, soit à Sollcr ( V. ci-dessus), soit (recommandé; l j. à pied), par l'admirable coupure du torrent de Pareys ou de Pareils, le clou des beautés pittoresques do la côte N.-E. de la Majorque, à Pollensa (V. ci-dessous).

30 k. Son Bordils ou Empalme.

[Excursions. — De cette gare se détache l'embranchement pour (13 k. N.-N.-E. ; 1 p. 5, 75 c.) la Puebla, stat. d'où partent des voit. publ. : — pour (10 k.) Pollensa (fonda Destard), ville de 8,452 hab., avec un pont romain et de curieuses rues bordées d'aloès, sans contredit la cilé de Majorque oô la civilisation a le moins pénétré et où les vieilles coutumes et le costume national se sont le mieux conservés; — et pour (10 k.) Alcudia (fonda Marina, au port, à 2 k. de la ville, où l'omnibus s'arrête; payer le suppl. pour le port), petite ville entourée de remparts anciens très bien conservés, flanqués de tours carrées et percés de poternes; les marais d'Albufera, qui ont donné à Alcudia un mauvais renom à cause des fièvres intermitteiites, sont en grande partie drainés et assainis.]

64 k. Manacor (hôt. Continental), ville de 12,400 hab.

[Les *grottes del Pirata (à 12 k. env. E. ; entrée, de 1 à 5 pers., 5 p.), se trouvent dans le domaine de San J^ortesa ; elles sont aussi belles, sinon plus, que celles d'Artâ ; mômes formes fantastiques, mêipe blancheur immaculée. Les plus intéressantes sont la Rotonde, le Retiro del Pirata et la gruta del Puente avec le lac Victoria, entouré de stalactites d'une blancheur de neige.] ^

De la gare de Manacor, après ajroir traversé la ville, on prend la route, monotone et cahoteuse, de Porto Cristo; on laisse à g. la route d'Artâ.

1 h. 20 en voit. Porto Cristo, petit port, où l'on fera prévenir le guide des grottes du Drach, pendant que Ton déjeunera à l'auberge du port.

Les ♦grottes du Drach ou du Dragon (10 min. à pied de i'aub. de Porto Cristo; entrée : de 1 à 5 pers., 7 p. 50; chaque pers. en plus, 1 p. 50; éclairage suppl., 2 p.; plan des grottes, l p. 50; visite facile en 2 h. 10 env.), explorées complètement par M. E.-A. Martel avec le guide Armand, s'ouvrent dans la falaise qui domine la petite plage de Porto Cristo. La partie découverte par M. Martel s'appelle grotte des Français. Dans ces grottes, propres et bien aménagées, les stalactites sont d'une éclatante blancheur. A remarquer le chapelet de lacs : lac Noir, lac de las Delicias, lac Martel ou des Français (800 m. de long); le bain de la Sultane et le bain de la Reine.

La première partie de la route de Porto Cristo à Artâ est un mauvais chemin rural, cahoteux et à ornières.

1 h. 15 en voit, (de Porto Cristo). San Lorenzo, où l'on rejoint la bonne route qui passe dans des tranchées rocheuses et traverse une contrée boisée et charmante.

2 h. 40. Artâ (hôt. Armcngol), petite ville aux rues étroites et pittoresques (belle église neuve, sur la hauteur). Aux environs se trouvent une quantité de faZa^of*, monuments préhistoric^ues, sortes de dolmens ou pierres levées sur lesquels il a été beaucoup écrit sans que leur origine soit bien éclaircie. On pourra se faire conduire à l'un de ces tala)ofs, situé aux portos liiôincs d'Artâ : le paysage est curieux, étrange, et la vuo quo l'on a

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