R. 7] [1 DE BARCELONE A SARAGOSSE
On peut encore voir dans la ville Véglise gothique dei Carmen, Véglise Santo Domingo, et à dr. de celle-ci la chapelle du Rosaire. ;
DE MANRESA A CARDONA ET A LA MONTAGNE DE SEL (^ 29 k. : N.-O. jusqu'à Cardona; service public d'autobus 1 ou 2 fois par j., 2 fr. 75, ■ dép. près de l'hôt. S. Domingo). — On remonte la vallée du Cardoner, entre des montagnes pelées, avec quelques bouquets de pins, des myrtes et des genévriers. — 21 k. Suria. — La route monte par de nombreux lacets.
29 k. Cardona (aub. Bellavista), petite ville de 4,000 hab., très pittoresque* : ment bâtie sur une haute colline conique (516 m.), couronnée par une ancienne et imposante citadelle, et dont le Cardoner entoure presque complètement la base. — Eglise du xiv« s.
A 15 min. au-dessous de la ville, sur les pentes de la colline, on visita la célèbre * Montagne de Sel (dite la Saline dans le pays), une des curiosités , naturelles de l'Espagne, déjà signalée par Strabon. Cet énorme gisement de sel gemme est situé dans une sorte de cirque naturel et se présente sous la forme d'une masse glauque et vitreuse, aux flancs ravinés, étincelante au soleil; elle mesure env. 80 m. de haut; on estime sa masse à 500 millions de tonnes.
Des gardiens font visiter la Saline (rémunération) qui appartient au duc de Medinaceli. On y remarque un certain nombre de petits lacs; dont les berges sont érodées dans le sel même ; l'eau en est si complètement saturée que les blocs qui y baignent n'y fondent plus. — Parmi les gros blocs détachés de la masse, un grand nombre ont l'aspect du marbre ; ils sont veinés de rouge, de jaune et d'orangé et doivent ces colorations à divers oxydes de fer, qui s'y sont infiltrés, sans toutefois s'amalgamer avec le sel. — Un certain nombre de sources coulent sur le sol, où elles se creusent un lit, tout hérissé de petites aiguilles de sel. — Des grottes, creusées par la pluie ou par les sources, trouent de place en place la montagne; elles sont tapissées de stalactites de sel, de formes étranges et d'une blancheur immaculée. On remarquera également les puits d extraction. Les ouvriers de la Saline sculptent dans le sel divers petits objets qu'ils vendent, comme souvenirs, aux visiteurs.
Une route desservie par des autobus relie Cardona à (19 k. N.-O.) Solsona bâtie sur un rocher élevé au-dessus de la rive g. du rio Negro(dans Téglise, chapelle de la Vierge du Cloître, but de pèlerinage) ; de là la route se prolonge vers (36 k.) Castellnou de Batella où elle rejoint la vallée du Segre et la grande route de la Seo de Urgel à Calaf et à Lerida (p. 24).
DE MANRESA A GUARDIOLA (^ du Nord, 71 k., en 3 h. env.; 8 p., : 5 p. 35). — La voie franchit le Cardoner, se dirige vers le N.-E. et passe le ; rio Llobregat un peu avant d'arriver à (19 k.) Sallent. — On remonte vers le N. le cours du rio Llobregat, tantôt sur la rive g., tantôt sur la rive dr.
— 24 k. Balsareny. — 29 k. Navas. — 38 k. Puigreig. — 46 k. Gironella. — 50 k. Olvan, station qui dessert (10 k. O. ; corrèsp.) la petite ville de Berga.
— 57 k. La Baells. — 60 k. Serchs. — 64 k. Figols Las Minas.
71 k. Guardiola, à l'entrée de la conca de Llobregat, est reliée par "un eh. de fer à (10 k.) Pobla de Lillet.
La voie monte par des rampes considérables pour traverser la sierra de Calaf et franchit quatre fois le Rajadell. — Petit tunnel.
— 77 k. Rajadell, à g. — 6 tunnels.
100 k. Calaf (restes d'un ancien château : murailles et cinq tours), station reliée par un service d'automobile à (35 k.) Pons et à (110 k.) la Seo de Urgel par la haute vallée du Segre (p. 24). — 2 tunnels.
— La voie atteint, au pied du vieux couvent de San Guim (à dr.), le point culminant de la ligne (737 m.). — 112 k. San Guim, — La voie descend. — A dr., sur des hauteurs, vieux château maure de
(iGARDONA. -- ËELLPUiG. — LERIDA. || [R- 7] — 81
Santa Fé, et plus loin, hameau de Montfalcô Murallat ressemblant à une forteresse ; plus loin, couvent de San Ran%ôn. — A l'horizon, les Pyrénées.
126 k. Cervera, ville de 4,232 hab., à 484 m. au sommet d'une colline: vastes bâtiments de l'ancienne Université, dont Philippe V avait doté Gervera en 1718 pour la récompenser de son dévouement et pour punir en même temps Barcelone de s'être donnée à l'archiduc Charles d'Autriche.
140 k. Tdrrega, petite ville fort ancienne sur les bords du fleuve Gervera; au N. route et voit, publique vers (17 k.) Agramant et (31 k.) Artesa de Segre, p. 82; au S. Verdh, célèbre par sa foire aux mulets, en avril. — On franchit le canal de' Urgel.
151 k. Bellpuig (aub. Posada de la Estaciôn), petit bourg de 2,374 hab., dominé par. les ruines d\i château d'Anglesola. — A 10 min. est l'église (pourboire au gardien qui habite à côté).
A Tint., magnifique ♦tombeau en marbre blanc de don Ramon de Cardona, vice-roi de Sicile (f 152-2), et de sa femme doSa Isabel, chef-d'œuvre du sculpteur italien Giovanni da Nola (1525).
A 10 min. S. de l'église est l'ancien couvent des Franciscains, fondé au xii*" s. par les comtes d'Urgel (clef chez l'hortelano, près de l'église).
La sacristie de l'église renferme une espèce de tabernacle ou d'armoire pour les vases sacrés, ornée d'arabesques d'une grande finesse. — Un escalier tournant, dont l'entrée est un chef-d'œuvre de symétrie et d'exécution, conduit au cloître (3 étages de styles différents; gothique du xvi® s. en bas; classique du xvii« s. en haut).
160 k. Mollerusa : embranch. de la ligne de (26 k. ]^.'0.)Balaguer^ ville de 5,000 hab. sur la rive dr. du Segre (pont de 5 arches) et sur la route de Lerida à la Seo de Urgel (p. 82).
170 k. Bell-Lloch, dont le nom (Beaulieu) contraste avec la suite de landes qui précèdent Lerida. -- Pont (200 m.) sur le Segre. — A g., sur une petite colline isolée, se dresse Lerida.
183 k. Lerida (D (hôt. : Palace, ouvert en 1915, asc, chauff., bains; de Espaha, consulat français dans la même maison; Suizo), Vllerda des Romains, ville de 24,531 hab., ch.-l. de la province du même nom et siège d'un évèché, situé sur la rive dr. du Segre qui descend d'une admirable vallée pyrénéenne.
Histoire. — L'antique Ilerda est connue par un brillant fait d'armes pendant la première guerre civile entre César et Pompée. Les Maures s'emparèrent de Lerida à la fin du viii® s. et la reconstruisirent entièrement. Vers la moitié du xii^ s. la ville fut reconquise par le dernier comte de Barcelone, don Ramon Bérenger IV. Quelques années plus tard, les Certes d'Aragon et de Catalogne s'y réunirent et, en 1300, Jaime II d'Aragon réorganisa l'université. Sous Philippe IV, en 1642, Lerida assiégée repoussa toutes les attaques du prince de Condé ; la ville célèbre encore par une fête cette délivrance, qui fut le signal du retour de la Catalogne sous l'autorité de la monarchie espagnole. Pendant la guerre de Succession, Lerida fut assiégée par l'armée franco-espagnole, sous les ordres du duc à'Orléans, et prise d'assaut le 12 octobre 1707. Il en fut de même en 1810, où le général Suchet commandait l'attaque.
CSPAQNS. 6
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Itinéraire. — De la gare, à l'E. de la ville, non loin de la rive dr. du Se^re, on traverse le paseo del Principe Alfonso et on pénètre dans la ville par une longue rue parallèle au cours de la rivière, et qui aboutit à la plaza Mayor ou de la Constituciôn, sur laquelle se trouvent la Casa consistorial (xvi*et xix*' s.) et Véglise de San Juan, reconstruite de nos jours dans le style roman. Près de la place, une ancienne porte puis un pont, bâti sur les restes d'un pont romain, conduit à la promenade des Campos Ëliseos (théâtre), sur la rive g. du Segre.
La petite plaza de la Paveria et la calle Mayor qui lui succède (au n° 45, Gobierno militar, où l'on doit prendre le permis pour visiter La vieille cathédrale) conduisent à la Catedral Nueva, bâtie à la fin du xviii® s. A g. VHôpital est un ancien couvent avec une Vierge gothique au portail.
La calle de la Palma, au N. de la nouvelle cathédrale, mène à Véglise San Lorenzo, du xm® s. (tour octogonale du xv® s.), remarquable par la solidité massive de sa construction (nef centrale romane, nefs latérales ogivales ; maître-autel, avec retable du xiV s.); elle a remplacé une ancienne mosquée qui n'aurait été elle-même qu'un temple romain transformé.
De San Lorenzo la calle de Tallada conduit à VInstitato Provincial (entrée, calle de Gaballeros, 17; pourboire au gardien), qui contient un intéressant petit musée : belles sculptures du moyen âge, tombes provenant de l'ancienne cathédrale, mosaïques romanes, etc.
La calle de Tallada aboutit au château qui domine la ville et dans l'enceinte duquel s'élève la vieille cathédrale.
La ^ Catedral antigua (vieille cathédrale), depuis longtemps abandonnée (permission d'entrée au Gobierno militar, V. ci-dessus), est un magnifique reste de l'architecture romano-gothique, avec un < mélange de style mauresque. Elle fut commencée en 1203, par don Pedro P% le Catholique, et consacrée en 1278. Sur la croisée s'élève une tour octogonale. Le portail, malheureusement mutilé, conserve encore une belle élégance et une réelle richesse de détails. La grande porte latérale S., dite dels Fillotj (des Infants), a une riche ornementation.
L'int., que Philippe V fit transformer en caserne, n'a plus forme d'église. — A Tétage supérieur, les curieux chapiteaux des piliers fournissent une étude complète des ornements du style romano-gothique. — Le cloitre, du XIV® s. avec une tour octogonale au S.-O., présente de grands arcs et des chapiteaux à dessins variés. Une ogive est entourée d'un câble en spirale ; trois autres, de grecques du style byzantin.
DE LERIDA A LA SEO DE URGEL (@ 147 k. N.-E. ; bonne route desservie par des voit, publiques, et automobiles à partir de Pôns). — La route remonte constamment la belle vallée du Segre. — 28 k. Balaguer, où aboutit un ch. de fer venant de Mollerusa (p. 81). — 55 k. Artesa de Segre. — 70 k. Pons où l'on rejoint la route de Calaf et 77 k. de Pons à la Seo de Urgel (services automobiles ; p. 24 en sens inverse).
De Lerida a Montblanch, Reus et ïarragone, p. 73.
201 k. Raymaty station isolée dans une plaine sablonneuse, appelée
' Il MONZÔN. — SIJENA. || [B. 8] — 83
la Nogueray bordée de buttes pelées mais bien cultivée. — 207 k. ALmacellas. — On franchit au milieu d'un pays nu et désert la limite entre la Catalogne et l'Aragon. — 223 k. farnarite-Alborricôn,
— 228 k. Binefar. Les oliviers reparaissent. On franchit le Sosa. 239 k. Monzôn (hôt. de Alcober), ville de 3,800 hab., sur la rive
g. du Cinca, autour d'une roche jaunâtre que surmonte un important c/id/cau donné en 1143 aux Templiers par Ranion Bérenger IV; un second chàleau s'élève sur une colline plus basse. — Eglise St Jean, gothique. — Ancien bâtiment dit le Jeu de Pelote^ où se réunissaient les Cortès d'Aragon et de Catalogne.
244 k. Selgua : embranch. pour (20 k. N.) Barbastro, petite ville épiscopale de 7,000 hab. sur le Yero, avec une cathédrale du xvi° s. (retable par Damidn Forment, p. Lxxvni). — 266 k. Lastanusa, — Tunnel. — Pont haut de 25 m. sur l'Alcanadre.
276 k. Sarinefia, petite ville sur une colline, entre l'Isuela et l'Alcanadre.
i^Monastère de Sijena {<^ 15 k. S.-E.), fondé au xii® s. : très beau portail roman; fresques et plalond mudejar du xiiie s., p. lxvi ; tombeaux de plusieurs abbesses et, dans la capilla de San Pedro, sépulture du roi don Pedro, de ses sœurs et d'autres chevaliers tombés dans la lutte contre Simon de Montfort au xiiio s. — Petit musée et trésor; précieux petit reliquaire en or émailié et nacre, travail français (vers 1400). — De Sijena à Huesca (p. 88) service d'autobus.]
288 k. Polinino. — On franchit l'izuela dont on suit le cours. — 298 k. Grafien. Au N., la chaîne des Pyrénées, qui borne Thorizon depuis Calaf, apparaît grandiose; on voit le Mont Perdu, la Brèche de Roland dominant les roches rouges du Saut de Roland et, plus à dr., ie Goliella.
314 k. Tardicnla, d'où se détache, à dr., Tembr. de Huesca et Jaca (p. 89). — 323 k. Almudevar (château ruiné). — Pont sur le Gâllego dont on descend la vallée (rive dr.) jusqu'à Saragosse. — 340 k. Zuera (églUe très ancienne). — 354 k. Vitlamieva del Gâilego.
— 358 k. San Juan de Mozarrifar.
366 k. Saragosse, gare dite del Arrabal (g), située au N.-O. de Saragosse, dans le faubourg d'Altabas, R. 10.
Route 8. — DE PAU A SARAGOSSE
/° De Pau à Jaca.
A, — Par Oloron, Urdos et le Somport.
De Pau à Oloron : ^ Midi. 35 k. en 1 h. 5 (3 fr. 90, 2 fr. 65, 1 fr. 70), par (20 k.) Buzy, (25 k.) Oyeu-les-Bains, et (29 k.) Escou; — ^ 31 k., par (8 le.) fJan et (18 k.) Belair.
D'Oloron à Jaca : ^ 91 k.; route desservie, du côté français, par une voit. pubi. jusqu'à Urdos seulement, 4 fr. 20, et, du côté espagnol, par une diligence de Canfranc à Jaca, 3 p. ; voit. part, en 2 j. d'Oloron à Jaca, 60 fr. ;
I DE PAU A SAKAGOSSE. || \
service d'automobiles assez régulier l'été, se renseigner; ^ en conetruction.
N. B. — Pour la description détaillée de ce parcours, Y. le Jeanne : Pyré* j nées.
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D' Oloron-Sainte-Marie (hôt. : Louslalot ; de la Poste ; de. France), la route remonte la rive dr. du Gave d'Aspe, dans une vallée large et fertile. — 5 k. Gurmençon. — 6 k. Arros. — 9 k. Asasp. — On entre dans la vallée d'Aspe proprement dite, resserrée entre de hautes montagnes.
16 k. Escot (de l'autre côté du Gave; pont). — Défilé de Pêne d'Escot {chapelle de N.-D. de Bonsecours). On passe sous le viaduc du ch. de fer (en construction) et devant le petit établissement thermal des Fontaines d' Escot. — Pont de Sarrance. — 19 k. Sarrance au bord du Gave (fontaine miraculeuse de N.-D, de Sarrance). — 21 k. Pont Suzon.
25 k. Bedous (hôt. de la Poste '^ ancien château à tourelles). — 26 k. 5. Petit établissement de Suberlaché.
29 k. Accous (hôt. de France), ch.-l. de c. de 1,024 hab., ancienne capitale de la vallée d'Aspe : obélisque à la mémoire du poêle Despourrins (1699-1759). ~ Bains de Bulasquet.
La vallée se resserre entre les murailles du Pêne d'Es^quit (1,993 m.) à rO., et du Pic d'Arapoup (1,669 m.), à TE. — 34 k. Cette-Eygiin. — 37 k. Etsaut {tour rainée; maison du Chien, du XV'' s.; vieux pont pittoresque). — La route franchit le Gave sur le pont de Sebers, tout couvert de verdure, et s'engage dans un défilé dominé en face par le fort d'Urdos sur un rocher surplombant le torrent de 150 m., et communiquant avec la route par lepont d'Enfer et un escalier de 506 marches. — A la sortie du défilé, pont d'Urdos.
44 k, Urdos (aub. Vidailhet), dernier village français, à 760 m. sur le versant dr. du Gave. — La route s'engage dans un défilé, puis entre dans un second bassin. — 47 k. Aub. de Peillou. — 49 k. La Fonderie, ancienne usine. — La route contourne un promontoire que recouvre la forêt de hêtres de Sansané. Après plusieurs lacets elle traverse l'ancienne route, près de l'auberge dePeyrenère, pour gravir obliquement la montagne. •
54 k. Somport [Summus Portas) ou port d' Urdos (1,640 m.) passagefrontière (pyramide commémorative de la construction de la route) par lequel, ainsi que par ceux de la Navarre, Abder-Rhaman Ht passer la redoutable armée qui, en 732, menaça la chrétienté. — On tourne à dr. pour descendre, à travers des pâturages, dans la vallée espagnole du rio Aragon, et l'on passe à la base d^ua rocher
IlJACA.II [B. 8] - 85
qui porte les ruines de V hôpital de Santa Cristina, fondé en 1108 par Gaston, vicomte de Béarn, en faveur des pèlerins de Saint- Jacques de Gompostelle et des voyaiieurs, — La route suit la rive dr. du rio Aragon. Un fort protège les abords 'de Canfranc.
66 k. Canfranc (hôt. Sisas), à 1,040 m., sur la rive dr. du rio Aragon, et dominé par un château du xvi^ s.
70 k. Villanua. — 77 k. Castiello. — On pénètre dans Jaca par la porte de France (belle vue).
91 k. Jaca (hôt. : La Paz, calle Mayor, 39, déj. et dîn. 3 fr. 50, ch. de 1 à 3 fr., pens. de 6 à 10 fr. ; Mur, calle Santa Orosia, 1, repas 4 p., ch. à 1 lit 2 p. 50, à 2 lits 5 p.), ville forre de 4,500 hab. env., siège d'un évêché, à 819 m. sur une colline de la rive g. de TAragôn et entourée de murailles crénelées flanquées de tours car* rées. En dehors de Tenceinte, un boulevard planté d'ormeaux entoure la ville et offre de curieuses vues au S. sur la plaine cultivée et, à l'horizon, sur des sierras pelées. Sur une éminence au N., s'élève une massive citadelle (vue magnifique), commencée par Philippe II, en 1593, achevée par Philippe III, restaurée par les Français en 1810. Jaca est la tête de ligne de la voie ferrée qui, par Huesca, va rejoindre à Tardienta la ligne de Saragosse à Barcelone.
Histoire. — Jaca montre encore dos restes de fortifications romaines. Vers 760, le gouverneur maure de Huesca vint attaquer Jaca, mais le roi lûigo et le comte Aznar repoussèrent les Maures. Sar le champ de bataille, au lieu appelé las Tiendas, on éleva une chapelle à N.-D. de La Victoire (à 3 k. O.), en commémoration de cette victoire à laquelle les femmes de Jaca contribuèrent autant que la population mâle; et le 1®'' vendredi de mai, les jeunes filles s'y livrent à des combats simulés pour rappeler le courage des héroïnes, leurs ancêtres. Au mois de juin ont lieu les tètes d'un caractère local très pittoresque et la procession de Ste Orosie, patronne de Jaca, qui attirent une foule de pèlerins de tout le haut Aragon.
La cathédrale gothique avec une tour carrée, élevée en 1040 et reconstruite au xv* s., a un beau portail (à Tint., admirables sculptures en albâtre de la chapelle de Saint-Roch, par Giovanni Moretax sculptures du tombeau de l'évêque Pedro). — Casa Consistoriai (1554) : fenêtres garnies de grilles massives en fer forgé (à Tint,, on peut voir attaché sur une table par une chaîne, le livre des droits et des lois particulières de la commune). — Vieille priso/i, surmontée d'une tour. — Chez le pharmacien de la calle Mayor, on peut demander à voir un beau plafond à caissons du xv* s.
[Ascension facile de la Pefîa de Aroêl (1,760 m., au S.-S.-E. ; chemin muletier, montée 3 h.); sur ses flancs, l'ermitage de la Virgen de la Cueoa occupe l'entrée d'une grotte où, d'après la tradition, 300 gentilshommes proclamèrent en 724 l'indépendance chrétienne et fondèrent le royaume de Sobrarbe, origine du royaume d'Aragon. — Excursion d'une journée aller et ret. au vieux monastère de San Juan de la Pena, dominé par d'énormes rochers en surplomb, et sépulture des premiers rois d'Aragon.]
B. — Par Laruns, Eaux-Chaudes et Pantîcosa.
De Pau à Laruns : M 39 k., en 1 h. 30 env. ; 4 fr. 40, 2 fr. 95, 1 fr. 95. — @ 38 k. par (8 k.)~an, (17 k.) Rébénacq, (23 k.) Sévignacq, (22 k.) Lonvie- Juzon , route plate jusqu'à Gan, puis quelques côtes sans importance.