‹ Espagne et PortugalChapitre 72 sur 196 · R. 10] Il SARAGOSSE · texte numérisé non relu

R. 10] Il SARAGOSSE

(dossiers à colonnettes gothiques et arceaux entourés de feuillages finement fouillés). — Siège épiscopal, richement sculpté. — Lutrin, œuvre magistrale de 1413.

Côté O. — En faisant le tour de l'église et en commençant à dr. de la porte qui donne sur la place de la Seo : 1" chap. (de Santiago) : peintures de Rabiella. — 3® (das Santas Justa y Rufina) : panneaux peints par Jeronimo y Mora. — 5* (de S. Maiicos) : peintures de Rabiella.

Côté S. — 6® CHAP. (de s. Benito) : bustes d'anges. — 7« (de S. Bernardo) : à g., he^v * monument, de style plateresque, de l'archevêque Fernando do AragoK, ci, à. dr., celui de dona Ana de Gurrea, sa mère, deux œuvres do Diego Morlanes (xvi® s.); sur l'autel, bas-relief en marbre (la V. apparaissant à St Bernard).

Côté E. — il® CHAP. (de Zaporta), fondée, au xvi« s., par Gabriel Zaporta; elle a un bel encadrement en style plateresque et une remarquable grille en bronze. — 14® (de San Pedbo Arbués) : quelques ornements delà bonne époque gothique; 3 grands tableaux de Francisca Xlwenez de Tarazona. — Dans l'angle s'ouvre la porte de San Bruno. — Belle porte donnant accès à la Sacristie qui renferme plusieurs objets remarquables : custodia (tabernacle) d'argent, du style plateresque (1537); croix en or sur laquelle le roi jurait de respecter les fucros do TAragon; calice de 1655; encensoir du XV* s. ; reliquaire d'argent du xiv® s. ; riches chasubles brodées, etc. ; dans la Sala Capitular, peintures de Rihera et de Zurbaran.

Côté N. — Capilla Mayor : en avant, dôme ou cimborio octogonal bâti au commenc. du xv** s., reconstruit de 1505 à 1520 sur les plans de Enrique de Egas. Maître-autel avec '♦retable gothique en albâtre commencé (1445) par Père Joha (p. lxx) et terminé (1473-1477) par Hans, artiste allemand (scènes de la vie du Christ et des saints; au centre, 3 magniliques hauts-reliefs : l'Adoration, la Transfiguration et l'Ascension). De chaque côté, tombeaux de dilï'érents princes d'Aragon et (à g.) de l'archevêque St Juan d'Aragon; siège des officiants. — Chap. de la Virgen Blanga, à g. de la Capilla May or : quelques tombeaux de prélats ; tombeau du fondateur do la chapelle San Pedro Arbués, le célèbre inquisiteur, qui fut assassiné dans la cathédrale par Vidal Durans, en 1485. — Chap. de San Miguel ou Pahroquita (petite paroisse; ouverte le matin jusqu'à 9 h.) : aux murs, traces d'architecture mauresque; ^ dôme en style mudejar ; magnifique * tombeau gothique de l'archevêque Lope Fernandez de Luna (1382) par Père Moragues de Barcelone.

La cathédrale possède d'anciennes tapisseries flamandes, rarement exposées.

En sortant de la Seo on traverse la place en se tenant sur la dr. eton atteint la ^Lonja (Bourse; PI. 14), assez bel édifice de la Renaissance (achevé en 1551), offrant un curieux mélange de gothique et de plateresque. A l'extérieur, sous le toit, court une magnifique corniche,

A Tint., vaste salle (s'adr. à l'Ayuntamiento pour visiter; pourb. à l'homme qui ouvre), avec deux rangs de colonnes ioniennes, serties d'un anneau sculpté à mi-hauteur et surmontées d'une couronne d'écussons à la naissance des arcs de la voûte gothique. Autour règne une frise avec inscription.

A côté de la Lonja est V Ayuntamiento ou hôtel de ville.

La petite calle del Pilar, qui longe le flanc S. de l'a Lonja, aboutit à la. plaz a del Pilar, bornée au N. par le sanctuaire du même nom.

Nuestra Senora del Pïlar (Notre-Dame du Pilier), ou la Virgen del Pîlar (PL 2), la seconde cathédrale de Saragosse, a pour origine une petite chapelle élevée par St Jacques pour recueillir une image miraculeuse de la Vierge. En 1681 on posa, à sa place, la première pierre de l'église actuelle, bâtie sur les plans de Herrera et de son continuateur Rodriguez. G^est un édifice d'aspect monotone présentant

Il VIRGEN DEL PILAR. || [R. 10] — 103

10 coupoles révolues d'azulejos de couleur, un grand dôme central et aux 'angles 4 tours dont 2 seulement achevées tout récemment.

Intérieur. — L'int. (on y entre habituellement par les portes de la place del Pilar), à 3 nefs formées par 12 piliers carrés et entouré de chapelles, est long de 130 m. et larp-o de 65 m. Les parois et les piliers sont ornés de pilastres d'ordre corinthien qui supportent les arcs du plafond en partie constitué par des coupoles richement décorées.

La partie E. encadre la ^capilla de Nuestra Senora del Pilar (visible plus aisément après 1 h., lorsque les messes sont terminées^, temple de forme ovale surmonté d'un dôme ajouré, consacré à la célèbre Madone miraculeuse, qui attire à Saragosse des milliers de pèlerins (la grande fête du 12 octobre est particulièrement très fréquentée; on vient à Saragosse de tous les points de l'Espagne); il est d'une richesse inouïe, tout y est marbre, bronze ou argent. Sur le côté O. de la chapelle, et protégés par une balustrade en argent, sont trois autels devant lesquels brûlent une grande quantité de lampes et de cierges. L'autel de dr. encadre la petite image vénérée qui, sur son pilier {pilar) de marbre, occuperait la place même où St Jacques l'aurait déposée il y a près do vingt siècles. Cette naiiite image d'albâtre (xiv s.?) est vêtue d'une riche dalmatique qui ne laisse paraître que la tête de la Vierge et celle de l'Enfant-Dicu. Elle est placée sous un dais d'argent, contre une tenture do velours de couleur sombre, semé d'étoiles, mal. éclairée par suite et difricilement visible. L'autel du milieu est surmonté d'un groupe sculpté : la Vierge, trônant sur les nuages, indique de sa main droite son image. A l'autel de g., un basrelief représente St Jacques entouré de ses disciples. Dans une crj'pte reposent des évoques, et dans une urne est conservé le cœur du second don Juan d'Autriche, fils naturel de Philippe IV.

Dans le passage qui sépare le petit temple du maître-autel, on voit, près d'un bas-relief en marbre, l'empreinte qu'aurait laissée sur une pierre le pied de la Vierge. La partie O. renferme la nouvelle cathédrale. Le maitre-autet^ tout décoré d'images d'argent, est surmonté d'un très beau '♦retable gothique en albâtre, par Damidn Forment (1505-1511; scènes de la vie do la Vierge).

Coro. — Belle grille, œuvre de Juan Cetma (1574); trois rangs de stalles avec belles sculptures dessinées par Etienne d'Obray, exécutées par le Florentin Giovanni Moreto (1542).

Nef N. — Entre le temple de la Vierge et le coro, petites coupoles, ornées de fresques par Goya (la V. reine des martyrs, avec 4 figures de Vertus : la Foi, la Charité, la Force, la Patience) et Bayeu (1781-1782); à l'extrémité N.-E. de cette nef, le Trésor {Tesoro de la Virgen) renferme tout ce qui reste auj. des joyaux, des vêtements, etc., offerts de tous temps à la sainte image, et un « Ecce Homo » attribué à Titien.

L'église possède quelques belles tapisseries flamandes des xv« et xvi» s. qui sont exposées à certaines fêtes, notamment à l'époque de la Fête-Dieu.

De la place del Pilar, la belle calle de Don Alfonso I se dirige en ligne droite vers le S. et aboutit au Coso (p. 100) que l'on peut suivre à dr. (vers l'O.; au n"* 29, remarquer la belle cour du palais jadis des comtes de Azara et les palais aux n°' 54 et 56) jusqu'à la ♦Audiencia (Cour d'appel; PI. 16), ancien manoir des comtes de Luna, dont la façade est flanquée de deux tours; la porte, soutenue par deux énormes cariatides, est ornée d'un bas-relief représentant rentrée dans Rome de l'antipape Benoît XIII (de la famille des comtes de Luna; f 1423); à Tint., beau patio.

Au delà de PAudiencia, la calle de Cerdan, à dr., conduit à la plaza de Lanuza (où se trouve un marché couvert construit en 1903

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et qui présente, le matin, et surtout les dimanches, un aspect animé). Quelques-unes des rues aboutissant à cette place sont assez curieuses à parcourir, notamment la calle de la Manifestaciôn et Idicalle de Roda à Î'E., et les calles de San Pablo et de San Blas à l'O.

A l'extrémité S. de la place de Lanuza se détache vers VO. la calle de San Pablo, qui passe devant (à dr.) l'antique église de San Pablo (PI. 8), de 1259, dominée par une tour octogonale avec ornements en briques. Sur le côté N. 4e l'église, vers la calle de San Blas, s'ouvre une porte sculptée du style gothique.

A Tint., à 3 nefs, belles stalles du chœur, du xvi« s.; maître-autel avec retable en bois doré, par Damiân Forment et son atelier; dans le bas-côté S.-O., chapelle San Miguel, avec monument de l'évêque Diego de MonreaJ (xviii« s.); dans le déambulatoire, divers retables peints des xv« et xvi® s.

A l'extrémité 0. de la ville et à quelques min. des dernières maisons se trouve r^Aljaferia (Castillo de la Aljaferia), transformé auj. en caserne.

Visite : — le matin seulement-, il faut un permis du commandant, que Ton se procure au Gobierno militar, à côté de la pi. delà Constituciôn ; on remet l'autorisation au chef du poste à dr. de l'entrée; pourb. au soldat qui accompagne.

Ce palais passe pour avoir été bâti par un certain Ben-Aljafa, qui lui laissa son nom; les conquérants chrétiens y installèrent un couvent; puis les moines disparurent, et la royauté en prit possession, l'orna et l'agrandit. Il fut détruit en grande partie en 1809. C'est dans l'Aljaferia qu'est placée une partie de l'action du Trovatore. Du vieux palais, par un temps clair, on voit dans la montagne le château de Castejar, qui tient aussi sa place dans l'opéra de Verdi.

A dr. de la porte par laquelle on est entré s'ouvre une voûte à g. de laquelle est la porte d'une ancienne petite mosquée avec une remarquable coupole arabe. Un peu plus loin un escalier conduit à la cellule (torreta) qu'occupa le Trouvère. On traverse des salles servant de magasin d'armes et on visite la chambre {salon de la Alcoba) où est née, en 1270, Ste Elisabeth, qui fut reine de Portugal. On traverse ensuite des salles (surtout le Gran Salon) dont la décoration remonte au xv^ s. et qui ont des * plafonds très intéressants, puis on descend par l'esijaZfe?* royal, richement décoré (beau plafond).

Au S. de la place de la Constitution commence la * calle de la Independencia (vulgairement paseo de Santa Engracia), large ^ avenue que parcourt le tram de Torrero (V. ci-dessous) et qui sert de promenade; elle se termine par une espèce de square, ait plaza de Aragon, au centre duquel s'élève un monument, haute pyramide avec statue assise de Lanuza {V. Histoire) par A. Querol (1907).

Vers l'extrémité S.-E. de cette avenue, derrière le théâtre Pignatelli (PI. 21), l'ancien cloître de Santa Engracia (PI. 3), détruit par le bombardement de 1808, a été transformé en caserne. Le portail de l'église, décoré de sculptures en marbre, avec les statues du roi Ferdinand le Catholique et de la reine Isabelle adorant la Vierge, et une série de têtes de chérubins, sur les voussures de la porte, est une œuvre remarquable de style plateresque par Juan et son fils Diego Morlanes (1505-1519; p. lxxviii).

De l'église, reconstruite presque complètement à la fin du xix® s., on accède dans la crypte dite iglesia de la$ Santas Masas o^ de Iqs Mdrtires, ^

Il AUAFERIA. — SANTA ENGRACÎA. || [B. 10] — 105

5 nefs, et où sont réunis les restes d'un grand nombre de martyrs chrétiens. On y voit quelques peintures fort anciennes, deux sarcophages^en marbre des premiers temps de l'âge chrétien; il y a une source formée, dit-on, par le sang d'un chrétien décapité.

De la plaza de Aragon on gagne, par le paseo de la Mina, le nouveau quartier sur l'emplacement duquel a eu lieu l'Exposition his- ^ pano-française de 1908. On y voit trois nouveaux édifices : la Caridad, ' VEcole supérieure de Commerce, Beaux-Arts et Industrie et le Musée.

Le Musée (ouv. de 9 h. à 12 h., 0 p. 50 par pers., 1 p. pour un groupe) a une cour intérieure, qui rappelle en grand le patio (transporté à Paris) de la maison disparue dite de la Infanta.

Intéressante collection archéologique (sculptures mauresques provenant de l'Aljaferia, fragments d'architecture romains et gothiques, porte gothique du couvent do Santo Domingo, tombeaux, etc.) ; collection de peintures anciennes et modernes, contenant notamment quelques primitifs flamands et espagnols.

A l'extrémité du paseo de la Mina, sur la plaza de San Miguel, Véglise San Miguel (PI. 4) a une tour de style mudejar et une nef du même style et également décorée de mosaïques et de briques (à Tint., retable du maître-autel de 1534 par JuanMoreto). Plus au N., à l'extrémité du Goso, se trouvent V Université (PI. 15) et, à côté, Véglise Santa Maria Magdalena (belle tour mudejar avec ornements en briques).

[Toprero (30 min. S. de la place de la Constitution ; 20 min. de la placo d'Aragon par le tram aboutissant au canal impérial, 10 c. ; c'est la plus fréquentée des promenades aux alentours de Saragosse). — De la place d Aragon, après avoir laissé à dr. le paseo de la Lealtad et VEcole de Médecine., on'franchit le rio Huerva, puis on suit une chaussée ombragée, bordée d'habitations, de villas (^orres), de jardins populaires {Campos Eliseos) et de fabriques. — 15 min. env. Pied de la colline de Torrero (235 m.); à dr., réservoir d'eau de la ville.

Torrero (ou el Torrero), point stratégique important, sur la rive g. du canal impérial d'Aragon, a une église à coupole [San Fernando) ei un ancien couvent, auj. caserne. — Si l'on suit à pied pendant quelques min. la route qui longe vers ro. le canal, on atteint une petite colline (beau coup d'œil). A quelques min. O., au delà d'un canal, olivette et un peu plus loin. Casa Blanca (aub. fréquentée par le populaire), où finit la huerta. C'est ici que le maréchal Lannes signa, en février 1809, les conditions de la reddition de Saragosse.]

DE SARAGOSSE A CARINENA(^ 46 k. en 2 h. ; 5 p. 75, 4 p. 35, 2 p. 90).

— 4 k. Casa Blanca (V. ci-dessus). — Stations sans importance. — 46 k. Carinena, ville de 3,000 hab. avec de vieilles murailles et une cathédrale qui a pour clocher une belle tour carrée, reste d'une forteresse des chevaliers de Saint-Jean (nombreux vignobles).

DE SARAGOSSE A UTRI LLAS-MONTALBAN (^ 126 k. en 5 h. 45;

11 p. 80, 9 p. 45). — 52 k. Belchite, ville de 3,346 hab. près de la rive g. du rio Aguas-Vivas; le maréchal Suchet y battit les Espagnols le 18 juin 1809.

— 62 k. Lécera. — Cette ligne doit être prolongée jusqu'à Téruel (p. 107).

De Saragosse aPau,R. 8; — a Pampelune et Bayonne (Biarritz), R, 9; — A Madrid, R. 11.

Distances par route, de Saragosse à : Oloron, 245 k. ; — Barcelone, 306 k., par (145 k.) Lerida; — Madrid, 321 k. par (86 k.) Calatayud; — Burgot, 290 k. par (174 k.) Logrono; — Pampelune, 176 k. par (83 k ; Tudel^.

106 — [R. 11] Il DE SARAGOSSE A MADRID.

Route 11. — DE SARAGOSSE A MADRID

^341 k., Madrid-Saragosse-Alicante, gare del Sepulcro (rive dr. de l'Ebre), en 7 h. 15, par express; en 10 h. 30 par le train-correo. — 42 p. 65, 33 p. 05, 20 p. 25; suppl. pour le wagon-lits à l'express do nuit, 15 p. lU.

Auto-cyclisme : — ^ 321 k. La route est en général assez bonue, mais elle a de nombreux tournants et commande la prudence. Trajet très pittoresque, surtout entre Saragosse et Medinaceli. — 24 k. La Aluela. — 50 k. La Aimunia. — 66 k. 8. EL Frasno. — 71 k. 5. Aluenda. — 86 k. Calatayud, — 93 k. 4. Terrer. — 100 k. 7. Ateca. Quatre passages à niveau. — 108 k. 8. Bubierca. — 114 k. 6. Alhama de Aragon. — 116 k, 8. Contamina. — 129 k. Ariza. — 144 k. 2. Sta Maria de Huarte. — 153 k. 5. Arcos. — Descente dangereuse vers le Jalon qu'on traverse. — 163 k. 9. Jubera. Quatre passages à niveau. — 171 k, 2. Medinaceli. Nombreux lacets. — 188 k. Alcolea del Pinar. La route devient très bonne jusqu'à Madrid, — 204 k. 4. l'orremocha del Campo. — 209 k. 5. Algora. — 249 k. 2. Torija. — 257 k. 5. Valdenoches. — 267 k. Guadalajara. Route désormais plate. — 292 k. 5. Alcalà de Henares. — 302 k. Torrejôn de Ardoz. — 313 k. 8. Canillejas. — 321 k. Madrid.

En sortant de la gare del Arrabal, la voie ferrée vient toucher FEbre en face de la cathédrale, puis décrit une boucle sur la rive gauche, franchit le fleuve sur un pont de 5 travées et passe à côté du château de la Aljai'eria. — 10 k. Utebo-Monzalbarba (p. 98).

14 k. Casetas, où l'on quitte à dr. la ligne de Miranda et de Pampolune (R. 9), pour se diriger au S.-O. dans la vallée du Jalôn^ qu'on remonte jusqu'à Medinaceli. A dr., Alagon, station de U ligne de Miranda. — La voie passe au-dessus du canal, puis franchit le Jalon au delà du croisement de cette rivière avec le canal impérial.

27 k. Grisén. — A g., le Jalon. — 42 k. Rueda, à g. (habitations dans le rocher) sur la rivedr. du Jalon, sur le versant des hauteurs abruptes et âpres qui forment le bord de la sierra de la Maela ^ (ruines d'une forteresse mauresque qui portait le nom de Rota), — j| 50 k. Salillas, à g. (habitations creusées dans un banc de craie; les cheminées seules s'aperçoivent au-dessus du sol). — 56 k. Calaiorao (antiquités romaines, vieux castillo). — 61 k. Rida (à dr.), à 365 m. (église avec tour en pierre rouge, de style mudejar). — La voie suit la jolie vallée du Jalon qu'elle franchit plusieurs fois, entre Ricla ] et Galatayud : elle passe au milieu de la sierra de Vicor dans 11 tunnels mesurant 3,033 m. — 69 k. Morata (à g., grand couvent). — Ponts sur le Jalon. — 78 k. Mores à g. (sur un mamelon, ruines). — 84 k. ParacuelloSj à g. , jolie huerta. — Nombreux travaux d'art (8 ponts, 7 tunnels et de grandes tranchées) pour franchir la sierra de Vicor : défilés très pittoresques. — A dr., vue sur Galatayud et ses tours.

97 k. CalataYud® (fondadeiil/uro, pens. 6 p.), l'antique 5i76i/is, patrie du poêle Slartial (f 121), détruite par les Maures, puis rebâtie par Ayub, qui lui donna son nom (Kalat-Ayub : château d'Ayub), est une ville de il, 526 hab., à 1 k. à dr. de la gare, sur le Jalon, près de son confluent avec le Jiloca, à 522 m. d'alt., au pied d'une colline couronnée par les restes d'un château mauresque. Le curieux quartier qui y monte, formé d'habitations creusées dans le rocher,

IICALATAYUD. — TERUEL. f( [R. 11] — i07

s'appelle laMoreria. — La Collégiale [Santa Maria la Mayor)^ ancienne moscjuée arabe, agrandie par Alphonse le Batailleur quand il prit la ville en 1120, restaurée en 1907, a un portail plateresque par Etienne Obray et Juan de Talavera (1528), un cloître ogival et une très belle tour octogonale. — Véglise del Santo Sepulcro, de 1141. réédifiéc en 1613, était la métropole des chevaliers de l'Ordre de Jérusalem. — Quelques autres églises ont des tours arabes (à San Andrés, tour octogone ornée d'arabesques et de tuiles vernies).

DE CALATAYUD A VALENCE (^ 294 k. en 9 h. ; 18 p. 80, 14 p. 95, % p. 80). — 23 k. Villafeliche. — 4 tunnels. — On suit le cours du Jiloca.

35 k. Daroca, 3,610 hab. petite ville très ancienne, dans un entonnoir entouré de hauteurs que couronne un© belle enceinte crénelée de 2,'500 m. de développement, flanquée d'une centaine de tours de caractère mauresque (triptyque dans l'église Santo Domingo, p. lxxih). — Une galerie {la qran Mina), pratiquée au xvi® s., sous la direction de Pierre de Bedel, architecte français, à travers la base d'une haute montagne, sert de déversoir aux eaux qui autrement inonderaient Daroca.

La voie parcourt la plaine de (60 k.) Calamocha^ puis elle monte. — 74 k. Monreal. — 87 k. Villafranca del Camno. — 114 k. Cella.

131 k. Teruel (g) (hôt. : Turia ; Central), ville de 11,931 hab., ch.-l. de la province du même nom, située à 892 m. sur la rive g. du Turia ou Guadalaviar, qui reçoit ici l'Alfambra. — Cathédrale gothique, mal restaurée. — San Francisco, belle église gothique, fondée en 1399. — Tour de San Martin, du xii* s., intéressant spécimen du style mudejar, réparée en 1549 par Pierre de Bedel. — Célèbre aqueduc, construit sous la direction de Pierre de Bedel, de 1537 à 1558.

La légende des Amants de Teruel est au nombre des plus populaires. Diego de Marcilla et Isabel de Segura, qui vivaient au xiii« s., sous le règne de Jaime d'Aragon, furent deux amants tendres et fidèles et moururent de douleur d'avoir été séparés. Ils furent ensevelis dans la même tombe dans une chapelle de ïér/lise San Pedro (entrée 20 c).

La voie monte et atteint, au (150 k.) Puerto d'Escandôn, son point culminant, à 1,218 m. — 2 tunnels. — 217 k. Caudiel. — Tunnel. — 224 k. Jérica Vivel. — Tunnel. — C'est d'ici à Segorbe la parti© la plus intéressante du trajet.

238 k. Segorbe (fonda de la Paz), petite ville de 7,049 hab., d'origine romaine, joliment située entre deux collines couronnées par des châteaux.

— La cathédrale possède un retable peint par Vicente Afacip (p. lxi). — L'église San Martin de las Monjas a un Christ aux Enfers de Francisco Hibalta. — Dans Véglise des Clarisse*, retable [Vie de S t Martin), peint par Jacomart Buço (1457).

La voie franchit un viaduc. — 251 k. Algar. — Viaduc. — Vallée pittoresque. — 260 k. Estibella-Albalat. — La voie franchit le Palencia et contourne la colline que couronne la citadelle de Sagunto.

269 k. Sagunto (p. 438) X sur Tarragone (R. 6).

294 k. Valence @, stat. du ch. de fer central de l'Aragon, sur la route du Grao.

110 k. Aieca, sur la rive dr. du Jalon (très belle église a\ec tour en briques, en partie du style mauresque; à côté, autre tour arabe, reste du château d'où le Gid expulsa les Maures en 1173). — Pont sur le Jalon; 5 tunnels. — 118 k. Buhierca, pittoresquement bâtie.

— 2 tunnels.

123 k. Alhama de Aragon, station balnéaire, à 642 m., au pied des montagnes : sources thermales bicarbonatées calciques, très gazeuses (24° à 33° G.), alimentant quatre établissements.

[Monastère de Pledra (@ 17 k. S.; ^ 16 p.), fondé au xiii» s., auj. séjour d'été fréquenté (établissement d'eaux bicarbonatées calciques; Gran

108 — [R. 11] Il DE SARAGOSSE A MADRID. ||

Hôtel de Residencia de Piedra, pens. 8 p. 50 à 15 p.), avec de nombreuses cascades et une belle végétation qui en font une petite Suisse au milieu des terres arides du Haut-Aragon. De Saragosse on délivre des billets d'aller et ret. au prix de 42 p. 75 et 37 p. 15, course en voit, comprise.]

136 k. Ariza, à dr., près de la rive g. du Jalon (murailles, maisons, rochers, tout est d'un ton rouge), point de jonctioa de la ligne de Goscurita à Valladolid (p. 177) qui se détache à dr. — 149 k. Haerta, première localité de la Vieille-Gastille : le monastère a de belles stalles, un réfectoire de style gothique et un cloître dont les statues sont peut-être Toeuvre de Berruguete. On visite (demander l'autorisation) la belle collection archéologique du marquis de Gerralbo qui, en 1907, a mis à découvert, sur les hauteurs d'El Villar, une ancienne cité ibérique que l'on suppose être Arcobriga. — Les montagnes rougeâtres et désolées ont des contours bizarres. — 159 k. Arcos de Medinaceli (825 m.). — La voie s'élève pour aborder la sierra Ministra. — Tunnel et viaduc sur le Jalon. — 2 tunnels.

175 k. Medinaceli, à 1,015 m. d'alt., sur une colline près de la rive g. du Jalon, ancienne place romaine, puis mauresque (dans .. Véglise, 14 sépultures des ducs de Medinaceli). — Tunnel de Horna (935 m.), sous lequel on franchit le point culminant de la ligne, à 1,119 m., et la ligne de partage des bassins du Jalon et du Henarès.

186 k. Torralba.

DE TORRALBA A SORIA (^ 94 k. ; en 3 h. 20; un seul train par j.: 13 p., 8 p. 85, 5 p. 30). — La voie traverse la sierra Ministra, puis descend dans la vallée du Duero. — 43 k. Coscurita où l'on joint la ligne de Valladolid à Ariza (p. 177). — 51 k. Almazân, à 935 m. (curieuse chapelle romane (p. lxvii), autre station de la ligne de Valladolid à Ariza que Ton quitte ici pour remonter au N.

94 k.Soria (fonda del Comercio), ville de 7,296 hab., ch.-l. de la province du même nom, à 1,056 m., sur la rive dr. du Duero, et dominée au N. par les contreforts escarpés de la sierra de la Cebollera. — Sur la plaza del Conde, vaste palais des comtes de Gomara (1577), auj. siège du gouvernement. — Eglise de Santo Domingo (xiii* et xiv« s.), romane (façade remarquable (p. lxvi). — Eglise San Pedro, romane (xii* et xiii* s.), avec une belle silleria et, adossé au trascoro, un tableau {Descente de croix) attribué à Titien ; très beau cloître (nombreux tombeaux). — A 200 m. du pont sur le Duero, pittoresques ruines du couvent de San Juan de Duero. — Sur les flancs de la montagne de Penalvas, ermitage de San Saturio, pratiqué en partie dans le rocher. — C'est à 5 k. env. N. de Soria que s'élevait, au sommet d'une colline dominant le confluent du Tera et du Duero, Y antique Numantia, célèbre pour son héroïque résistance contre les Romains qui détruisirent la cité l'an 133 av. J.-C. ; des fouilles récentes en ont découvert les restes.]

202 k. Sîgûenza (g) (hôt. de la Estaciôn), l'antique Segontia celtibère, ville de 4,600 hab., à 982 m. d'alt., en amphithéâtre sur les pentes d'une colline dominant le Henares, avec des restes de son enceinte et dominée par son ancien Alcdzar, est une véritable forteresse, entourée de murailles flanquées de grosses tours.

Surlap/ara Major, belle* cathédrale, du style de transition roma nogothique (xni* s.), flanquée de tours massives. Au portail, médaillon moderne en marbre (la Vierge remettant la chasuble à St Ildefonse) et belle rosace.

/atérieur : — îl3 nefs : beaux piliers; chaire du xvi« s. j trascoro de 1685 j

Il SIGUE'NZA. — GUADALAJARA. || [R. H] — 100

vaste coro avec belles boiseries de 1490 ; maître-autel de 1653 richement orné, ainsi que la sacristie; beau portail mudejar de la chap. de V Annonciation (vers 1510; p. lxiv); dans celle de Sta Librada, tombeau de la sainte et mausolée de D. Fadrique de Portugal (f 1539); dans celle de S. Marcos^ triptyque du xv® s. A di*. du chœur, chapelle de la famille de Arce': tom-^ beau de Martin Vasquez, tué en 1486 devant Grenade ; tombeau de l'évêque des Canaries, Fernando (1522). — Très riche sacristie avec voûte à caissons par Alonso de Covarrubias (1532). — Cloître ogival, du commenc. du xvi® s. (belle ornementation ; dans la Sala Capitular, belles tapisseries).

Eglise romane de San Vicente (au maître-autel, Madone, par Morales).

— Ancienne Université (auj. séminaire). — Aqueduc ancien alimentant d'eau la ville.

La voie s'engage dans une gorge étroite très jolie où serpente le Henares, qu'elle croise plusieurs fois, avec 2 tunnels. — 218 k. Èaides, entouré de rochers et de montagnes arides. — 226 k. Matillas,

— A g., vieux pont sur le Henares. — 237 k. Jadraque, petite ville de 1,600 hab. — Au loin, à g., ruines d'un château des ducs d'Osuna.

— On aperçoit à dr. les cimes souvent neigeuses du Guadarrama. A mesure que l'on descend vers la plaine, l'aspect de la vallée devient plus riant. — On dépasse plusieurs stations sans intérêt.

285 k. Guadalajara (D (rest. : Pretty Boom; Moderne) à 1 k. à g., ville de 11,000 hab. env., ch.-l. de la province du même nom, VAnHaca des Romains et la Ouad-al-hadschara -des Maures, à 642 m., sur la rive g. du Henares, au pied d'une chaîne de collines. On y voit encore des restes de constructions romaines (entre autres Vaqueduc),

Le * Palais des ducs de l'Infantado (entrée par la porte au-dessus de laquelle on lit : « Golegio de Huerfanas de la Guerra » ; offrande pour les orphelins et pourboire), du style plateresque, fut commencé en 1461 par Juan Guas et le maestro Enrique pour le marquis Diego Hurtado de Mendoza : c'est là que fut célébré le mariage de Philippe II avec Isabelle de Valois. La façade^ dans un style gothique décadent, avec grand écusson armorié supporté par des satyres, est surmontée d'une galerie très originale reposant sur une corniche très ornementée.

A Tint., patio à colonnes d'ordre dorique et à arcades bizarres supportant une galerie haute, d'une ornementation fastueuse; la balustrade et les colonnes torses en sont les plus brillants morceaux. La Sala de los Linajes (généalogies), avec plafond mudejar en bois sculpté et doré, a été aménagée en chapelle. Dans la Sala de Cazadores, cheminée de 1560.

Sur la plaza del Gonde Romanones, Academia de Ingenieros (école centrale du génie militaire), belle construction du temps de Philippe V (xviii® s.); à côté, institut aérostatique. — Dans Véglise Santa Maria de la Fuente^ au N. de la belle promenade Goncordia, les fidèles vénèrent une image de la Vierge des Batailles, statuette en bois peint que, dit-on, le roi Alphonse VI portait à l'arçon de sa selle, lorsqu'il allait en guerre contre les Maures. — Dans la chapelle de San Franciifco, qui domine la ville à l'E., vaste caveau funéraire (28 tombeaux en marbre rouge violet) de la famille de Mendoza. — Une autre église, San Ginès, possède les tombeaux style Renaissance de Pedro Hurtado de Mendoza et de sa femme, et du comte Tendilla,

iiO — [R. 11] Il DE SARAGOSSE A MADRID. ||

le premier capitaine général de Grenade. Depuis 1911 Guadalajara possède un parc d'aérostation militaire.

308 k. Alcalâ de Henares (hôt. Hidalgo), ville de 11,210 hab., : Tantique Complutum dont le nom actuel est d'origine maurescjue lal-Kalâj la place forte), est la pairie de Miguel de Cervantes (1547-16 IG), célèbre auteur de Don Quichotte.

Itinéraire, — Au sortir de la gare, on suit le long paseo qui aboutit à la calle de los Libreros, d'où l'on voit à g. la belle façade Renaissance du Collège de Saint-Ildefonse; ce somptueux monument du xvr- s., terminé par Alonso de Covarrubias, renfermait "jadis l'Université fameuse fondée en 1508 par le cardinal Xirnénes Gisneros.

A Tint, (pourb.) on voit : — trois beaux patios (xvi« s.); — le Paraninfo, .j grande salle contemporaine de Gisneros, avec sculptures plateresques en stuc et plafond mudejar; — une chapelle du même temps avec de beaux pla- > fonds artesonados, des sculptures dans le style plateresque et une belle grille.

La vaste pla:a May or ou de Cervantes {statue en bronze de Cervantes ; église de Santa Maria la Mayor, où il fut baptisé le 9 oct. 1547) et la calt<i Mayor sont encore bordées de portiques. Gette dernière conduit à la Iglesia Magistral qui date, en majeure partie, du xv® s. et fut terminée par le cardinal Gisneros (portail 0., style de transition entre gothique et Renaissance); elle a été restaurée en 1908.

L'int. (actuellement en restauration) présente 3 belles nefs gothiques avec : coro et capilla mayor (belle grille par Juan Francés). Devant l'entrée O., tombeau du cardinal Ca.rrillo de Aaina (xv« s.); devant le coro, magnifique * mausolée en marbre du cardinal Ximénes Gisneros (f 1517), dessiné par le Florentin Domenico Fancelli, exécuté après sa mort par Bart. Ordônez (1524; p. LxxviTi). — Dans le déambulatoire, derrière la capilla mayor, crypte de los Santos Ninos ; autres tombeaux.

A quelques pas au N. de la Magistrale s'élève l'ancien Palais des archevêques de Tolède (xiv' s.), terminé par Alonso de Covarrubias, occupé par les archives du royaume.

A Tint., beau patio à double étage de colonnades, d'où un escalier à décoration plateresque avec un mac^nifique plafond artesonado monte au l®*" étage, , où l'on visite (pourb. au concierge) 5 salles avec de remarquables plafonds à caissons (xvi^ s.), puis, précédée d'un aritesalon du môme style, la merveilleuse * sala de Concilios (xiv« s. ; entièrement restaurée en 1678), vaste salle de 39 m. 60 sur 8 m. 50 avec plafond lambrissé et peint, et revêtements polychromes en stuc de style mudejar. Les archives (ouvert de 9 h. à midi et de 2 h. à 4 h. ou de 3 h* à 6 h. en été ; pourb. au gardien) sont installées dans 70 salles dont beaucoup ont des plafonds lambrissés et polychromes.

Attenantes au palais, des fortifications anciennes sont flanquées détours. — Dans une rue étroite, près de la gare, est la maison qui passe pour la maison natale de Cervantes (né le 9 octobre 1547) ; plaque commémorative.

318 k. Torrejôn de ^rcfos (beau domaine du duc d'Osuna) : en été, service de voit, pour les bains de Locches{\\ k.). — Pontsur le Jarama. — 322 k. San Fernando, ancien flef de la couronne, comme Aranjuez. -— 330 k. Vicàlvaro. — 335 k. Vallecas. A g., colline isolée de el Punto (p. 278).

341 k. Madrid, gare du Midi (R. 24).

-DB'UXJÈMn SBCTIOT^ PROVINCES BASQUES. — VIEILLE-CASTîLLE

SAINT-SÉBASTIEN. — BILBAO. — SANTANDER. — VITORIA. — BURGOS. — VALLADOLID. — AVILA. — SÉGOVIE

Route 12. — DE BIARRITZ (BAYONNE) A SAINT-SÉBASTIEN

A. — Par le chemin de fer.

^ 48 k. — De Biarritz-Ville à Irun, 31 k. en 1 h. env. : 3 fr. 10, 2 fr. 15, j fr. 40; — d'Irun à Saint-Sébastien, 17 k. {Ferrocarril, ou Caminos de Hierro del Norte) on 30 m. : 2 p. 15, 1 p. 60, 1 p. iV. B. — Pour la description détaillée du parcours jusqu'à Hendayo,

V. le Jeanne : Pyrénées^ et la monographie Joanne : Biarritz (1 fr.).

3 k. La Négresse, jonction de la ligne de Bayonne. — 8 k. Bidart. — 10 k. Guétary. — 16 k. Saint- Jeaa-de-Luz. — La voie franchit la Nivelle; jolie vue à dr. sur le port de Saint-Jean-de-Luz; à g., vue sur la Uiiune. — 21 k. Urrugne (K. ci- après B). — A dr. se voient bientôt les rochers les Jumeaux, la plage d'Hendaye, puis l'embouchure de la Bidassoa et Fontarabie.

28 k. Hendaye (1), dernière station française.

La voie franchit laBidassoasurun pont international long de 110 m.

31 k. Gare d'Irun (g) (on change de train; douane espagnole, visite méticuleuse; bureau de change).

Irun (D (hôt. Palace-Hôtel, paseo Colon, 8-10, déj. 3 fr. 50, dîn. 4fr. bains, chauiï., gar.), petite ville de 14,921 hab., appartenant à ia province basque de Guipuzcoa, est située à 20 m. d'alt. et à 1 k. env. de la gare, près de la rive g. de Testuaire de la Bidassoa, entre Tarête du mont Jaizquibel au N. et les dernières ramifications de la Haya au S. C'est une ville d'une grande importance commerciale etquis'estnotablementembellie etagrandie depuis quelques années.

Un tram conduit de la gare à la ville d'Irun. La voie est commune pour les deux tramways d'Irun et de Fontarabie jusqu'à un petit pont où le tram de Fontarabie (F. ci-après) suit la roule à g., tandis que le tram d'Irun suit à dr. une belle avenue, bordée de constructions neuves.

L'avenue suivie par le tram ou paseo Colon laisse à g. les arènes et un jardin public, conduit au Casino et à la plazadela Constitucion, où se trouve Vkôlel de ville (xvi* s.). — On descend ensuite à la plac<» en lerre-plein où Véglisc de Nuestra Senora del JuncaU récdifiée en 1508, olfre un type de l'architecture religieuse du Guipuzcoa

il2 — [R. 12] Il DE BIARRITZ A ÔAÎNT-SÈBASTIEN. (I

pendant la Renaissance (à Tint. : retable de 1647 de l'architecte Bernabé Gordero, sculpté par Juan Barcado; dans la sacristie, fonts en marbre remarquables; dans la nef, tombeau de l'amiral Pedro Zubiarre, 1568, enfant d'Irun).

[Ile des Faisans (1,500 m. N.-E., en aval du pont de Béhobie). — La petite île des Faisans ou de la Conférence (territoire neutre), au milieu de la Bidassoa, rappelle d'importants souvenirs historiques. En 1469 eut lieu une conférence entre Louis XI, roi de France, et Henri IV, roi de Castille. En 1526, dans une barque, au milieu de la Bidassoa, François I*"", prisonnier, fut échangé contre ses deux fils, qu'il donnait en otages. En 1615, les ambassadeurs de France et d'Espagne vinrent échanger deux fiancées sur l'îlot : Isabelle, fille de Henri IV, roi de France, destinée à Philippe IV, et la sœur de ce dernier, Anne d'Autriche, destinée à Louis XIII. En 1659, le cardinal Mazarin vint s'entendre avec don Luis de Haro, pour traiter de la paix dite paix des Pyrénées, cimentée par le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse. Un petit monument rappelle cette dernière entrevue.

Mont San Narcial (2 k. 5 S.-E.). — Cette colline, dominant la rive g. de la Bidassoa, porte un ancien ermitage et un fort. On y a inauguré en 1913 un monument à la mémoire des soldats français et espagnols tombés dans le combat d'août 1813 où le général espagnol Manuel Freire remporta l'avantage sur la division française de Reille.

D'IRUN A FONTARABIE (3 k. N. ; ;i^^ de la gare d'Irun, en corresp. avec tous les trains ; 25 c. et 30 c. ; promenade intéressante). — Au petit pont {V. ci-dessus), le tram de Fontarabie, laissant à dr. la voie d'Irun, se dirige à g. — A g., couvent des missionnaires. — On quitte le tram, qui descend à la' Marine et à la plage (7. ci-après), pour monter à g. une rampe qui aboutit à la porte principale de Fontarabie.

3 k. Fontarabie {Fuenterrabia; hôt. : Penon Cantâbricon, sur la plage, au terminus du tram ; de France, à la Marine, calle de San Pedro, déj. 3 p. 50, dîn. 4 p., ch. de 3 à 5 p., pens. de 5 à 12 p. ; Coucha, à la Marine ; Mouriscot^ près de la puerta de Santa Maria; rest. du Casino), 4,226 hab., jadis forteresse importante, est une cité très archaïque, illustre par les fastes de son histoire, et assez bien conservée pour donner l'illusion des villes fortes espagnoles du moyen âge, dont elle est comme le prototype respecté par le temps et par les hommes; mais elle a été très modernisée ces dernières années, surtout dans le quartier de la Marine. Cest un séjour d'été de plus en plus fréquenté ; une ville d'étrangers s'est construite le long de la promenade qui domine l'embouchure du fl^euve.

Histoire. — Fontarabie, en basque Ondarribia (fleuve plein de sable), fut pris par François I" en 1521, et en 1719 par le maréchal de Berwick. Assiégée en 1638 par Condé et Saint-Simon, la ville subit 20 assauts en 64 jours. Les munitions manquant, la résistance devenait impossible, lorsque l'alcade, D. Diego Butron, réunit la population et, prêchant d'exemple, offrit 1,500 livres • en argent pour en fondre des balles à défaut de plomb ; à sa suite, tous les habitants apportèrent leur argenterie et leurs bijoux. Les femmes jetaient du haut des murs de l'huile bouillante sur les assiégeants, et les enfants eux-mêmes, ramassant les escopettes des morts, ouvrirent un feu terrible sur la colonne française, tandis que les plus petits envoyaient de grosses pierres sur les ennemis. Enfin, le 7 septembre, veille de la Nativité de la Vierge, Cabrera, amiral de Castille, et le marquis de los Vêles, vice-roi de Navarre, tombèrent à l'improviste sur les troupes françaises fatiguées et les refoulèrent sur le Jaizquibel. Chaque année, du 7 au 10 septembre, cette délivrance, attribuée à N.-D. de Guadalupe, est commémorée par de grandes fêtes qui attirent à Fontarabie, surtout le 8 septembre, une foule considérable.

Procession du Vendredi Saint. — Cette procession, d'un caractère exclu- j sivement religieux, attire beaucoup d'étrangers à Fontarabie : elle a iieu ^\

Il FONTARABIE. || , [R. 12] — 118

vers 4 h. de l'après-midi. Le même jour, immédiatement après la procession de Fontarabie, a lieu une procession aussi très curieuse à Irun ; dès que la procession de Fontarabie est terminée, le tramway et tous les véhicules disponibles conduisent à Irun les étrangers et les habitants de Fontarabie.

Itinéraire. — On pénètre dans Fontarabie par la porte principale ou puerta de Santa Maria, surmontée de l'écusson aux armoiries de la ville, avec des anpes de pierre vénérant limage de N.-D. de Guadalupe, patronne de la cité. Au delà, laissant à g. une fontaine et le paseo de la Muralla, promenade plantée d'arbres, tracée le long des antiques remparts, on suit la calle Mayor, d'un aspect pittoresque avec ses vieilles maisons à balcons et à miradores, ornées dénormes écussons de pierre, dont on embrasse la curieuse enfilade jusqu'à l'église et au sommet de la colline. On y voit encore de vieux balcons en fer ouvragé ; malheureusement pour les amateurs d'art, beaucoup ont été renouvelés.

A g. {n° '20), on remarquera la Casa Consistorial ou mairie; la maison en face, n° 15, était celle de l'alcade Butron, lors du siège de 1638; à dr. (n° 3), belle maison Renaissance, malheureusement très restaurée. Plus loin, à g. (n° 8), le bel hôtel de Torrealta fait le coin de la calle de las Tiendas, sur laquelle s'ouvre à g. la calle Pampinot, avec de très vieilles maisons en bois. Il faut voir aussi la rue parallèle à la calle Mayor, dite calle del Obispo {maison n" 9), qui aboutit au chevet de l'église.

Dans le haut de la calle Mayor, à dr., est l'église Santa Maria ou de Nuestra Senora de la Asunciôn (défense d'y circuler pendant les offices). Bâtie au xi* s., elle était un chef-d'œuvre de pure ogive. La Renaissance la dénatura en lui enlevant ses vitraux et en dorant à outrance ses figures sculptées: au xviiie s., l'œuvre de vandalisme fut achevée par un horrible badigeonnage en jaune. A Tint., on remarque : le chœur établi comme une tribune sur une voûte surbaissée ; les autels, trop surchargés de dorures ; à g., à l'extrémité du balcon de l'orgue, le drapeau de la cité ; dans la sacristie, le balcon de los Apôstoles (des Apôtres ; charmantes vues). De la terrasse du clocher, la vue est superbe.

A l'extrémité de la calle Mayor (côté dr.), à l'encoignure de la place d'Armes, s'élève le Palais Royal ou Palais de Charles-Quint (entrée, 25 c), très imposant, mais vide à l'intérieur, où l'on peut consulter une notice historique, en espagnol et en français, affichée sur un pilier, près de l'escalier et de la petite cour-jardinet intérieure. Primitivement construit, au commencement du x« s., par le roi de Navarre Sanche-le-Fort, ce château se compose, en l'état actuel, de deux parties bien distinctes : la façade (en partie du xiv*, en partie du xvi^ s.), du côté de la place, et des constructions beaucoup plus anciennes qui dominent la Bidassoa. La première partie est connue sous le nom de Palais de Jeanne la Folle. De la terrasse, le panorama sur Hendaye, la Bidassoa et l'Océan est admirable; on a à ses pieds la jolie marine sableuse de Fontarabie, avec ses nombreuses barques de pêche.

En sortant du palais sur la plaza de Armas (poste et télégraphe), doni il occupe tout un côté, on traverse la place pour descendre à dr. par la calle del Avorte et une petite rampe, à la Marine {marché couvert), très animée avec sa robuste population de pêcheurs, et oià une nouvelle ville égrène ses villas et ses hôtels le long de la Bidassoa et au-dessus de la digue-promenade^ éclairée à l'électricité, qui olfre une .vue imposante sur l'Océan, Hendaye- Plage, les rochers les Jumeaux et les montagnes. Cette digue domine la plage (cabines) de sable et continue la station balnéaire vers le cap du Figuier {V. ci-après).

En face du'^couvent du Sacré-Cœur (ancien Palais Miramar) se détache, à dr. en revenant vers la ville, une route (suivie par le tram) qui longe à g. les remparts, à dr. les arènes des courses de taureaux^ puis, à g., \e jeu de pelote, et l'on descend en face de soi à la jetée.

[EnviroDS. — On peut, par un bon chemin, faire une intéressante promenade (O.-N.-O. ; 1 h. à la montée; 30 min. à la desc), au sanctuaire de

114 — [R. 12] Il DE BIARRITZ Ar SAINT-SÉBASTIEN. ||

Nuestra Senora de Guadalape (auberge attenante à la chapelle), but du pèlerinage religieux et patriotique du 8 septembre. De là, on monte aisément au point culminant de la crête du Jaizquibel (584 m.), montagne qui s'élève en pente douce à partir du cap du Figuier et descend brusquemenô sur la baie de Pasajes. Du sommet, couronné par la redouts d'Artola, la vue s'étend sur l'Océan au N., sur le pays basque espagnol au S., sur les premières cimes des Pyrénées occidentales et sur le littoral français de l'Atlantique. — Aux bons marcheurs, nous recommandons, au lieu de monter de Fontarabie à N.-D. de Guadaliipe par le bon chemin, de suivre la rive g. de la Bidassoa jusqu'au cap du Figuier (phare), couvert d'asphodèles, au printemps, et d'où la vue sur les côtes et sur l'Océan est grandiose ; du cap, en gravissant la crête, on monte à N.-D. de Guadalupe, et de là jusqu'au sommet du Jaizquibel (très belles vues pendant la montée). La descente sur Pasajes , est douce, sauf à la fin, où elle s'effectue par un chemin pavé très raide (paysages magnifiques). L'excursion demande une bonne demi-journée.]

Au delà d'Iruiiy la voie franchit la Jaizubia, affluent de la Bidassoa, et passe par un tunnel de 489 m. sous le col de Gaincharisqiicta, qui relie la base de la Pena de Aya au Jaizquibel), puis descend par un joli vallon boisé vers TOyarzun.

41 k. Lezo-Renteria{p. 128).

La voie traverse FOyarzun. — Tunnel de 195 m., sous le promontoire de San Antonio. — A dr., baie de Pasajes, longue de ', 2,600 m. de l'E. à PO. sur une largeur maxima de 360 m., formée ; par l'embouchure de l'Oyarzun, et qui communique avec la mer i par un étroit goulet entre deux hautes collines.

42 k. Pasajes (on s'y rend le plus souvent de Saint-Sébastien, en 25 min. env., par le tram, p. 127). — La voie longe la baie, et descend dans la vallée de l'Urumea.

48 k. Saint-Sébastien (R. 13).

B. — Par la route.

On sort de Biarritz par l'avenue de la Liberté qui traverse le quartier Saint-Martin. — 2 k. 750. Croisement de la route d'Espagne (près de la gare de la Négresse), tourner à dr. Deux passages à niveau successifs et on laisse à g. la route d'Arcangues et de Cambo. — A dr. lac Mouriscot et Bois de Boulogne. — La route s'élève sur un plateau (belle vue, on découvre à g. le pays basque français avec son fond de montagnes). Au loin, à dr. la villa Sachino, a la reine de Serbie. — Descente en lacets.

6 k. 750. Bidart {un raccourci carrossable se détachant à dr, de la route d'Espagne amène directement à Véglise). — On passe au pied de l'église. — La route laisse à g. un petit chemin carrossable qui conduit à la chapelle d'Urouca (fontaine miraculeuse, pèlerinage en mai), puis descend pour franchir VOuhabia (à dr. embouchure du ruisseau) et remonte. — 9 k. Aussitôt après un pont sur le chemin de fer, on laisse à dr. le chemin de ta plage de Guéthary. .

9 k. Guéthary. — On traverse une partie du villnge laissant l'église à g. — Descente en vue de la Rhune et de la Haya. — La route, bordée de grands peupliers est superbe. — Il k. Montée. — 11 k. 2. Plateau où se détache à g. la roule d'Ahclze. Après une descente, coude brusque pour passer au-dessus de la voie ferrée.

Il PAR LA ROUTE. [| [R. 12] — 115

— 14 k. 5. Descente. A g. se détache la route de SaiiU-Pée et Espelette. — 15 k. 5. A rentrée de Saint-Jean-de-Luz, peu après le temple protestant, bifurcation, prendre à g-, le boulevard Yictor- Hugo (à dr., rue Garnbetta) et on arrive ainsi directement à la place Pluviôse et au pont de Ciboure.

16 k. Saint-rJean-de-Luz {ta route d'Espagne traverse la ville). — Sur la place Pluviôse, on laisse à g. la route de la gare et d'Ascain et Ton franchi^ le bassin. A dr., Ciboure et le Socoa. La route longe à g. la voie ferrée ; à dr. sur la hauteur, ancienne chapelle de N.-D.-dela-Mer, — 17 k. 8. Après une légère moulée, la route descend et traverse à niveau la voie ferrée (coude brusque) qui s'éloigne à dr. En face, belle vue de montagnes. On laisse à g. la route du Socoa, puis, du mêroe côté, en contre-bas de la route, le beau parc du château d'Urtubie (à M. dé Larralde), ancien manoir dont les fossés ont été comblés et où Louis XI se rencontra, en 1462, avec les rois de Castille et d'Aragon. — Très jolie vue à dr. sur Urrugne et sa campagne dominée par la Haya. — 19 k. 8. Au bas d'une descente, on laisse à g. la route d'Olhette. A g. belles montagnes. — Pont; puis on monte à Urrugne.

20 k. 8. Urrugne, 3,048 hab. (452 agglomérés). Belle église (à dr. de la route), en partie du xv^ s. (restes de fortifications), à trois rangs de tribunes superposées; elle est célèbre par l'inscription de son horloge : Vulnerant omnes, ultima necat (toutes frappent, la dernière tue).

[A 15 min. N. (sentier derrière l'église), la chapelle de N.-D. de Sogorry, but de pèlerinage à la Vierge de Bon-Secours, offre une très belle vue.]

La route descend, puis s'élève en rampe douce. — 24 k. Croixdes-Bouquets, plateau d'où l'on découvre à dr. le Jaizquibel, le cap Figuier et la mer, à g. un grand amphithéâtre de hauteurs (dont le Gholdocogagaa). On laisse sur la dr. la nouvelle route pour Subernoa, Uendaye- Plage et Hendaye-Ville. Alors commence une superbe descente, d'abord en lacets, puis presque à pic, sur Béhobie et la vallée de la Bidassoa (dans le fond, Irun).

28 k. Béhobie, dernier hameau français.

La route franchit la Bidassoa.

Aussitôt après le pont international (douane), laissant sur la g. la route de Vera et Elizondo, on tourne à dr. et l'on suit la Bidassoa en vue de Vile des Faisans. — La route s'éloigne bientôt de la rivière pour courir à travers une plaine ondulée.

31 k. Irun (V. ci-dessus, A), — Traversée difficile, rampe 16 0/0. On passe sur la place de la Constitution (hôtel de ville et casino) et l'on suit tout droit en montant la calle Mayor. — Boute assez accidentée offrant de belles vues, à dr. sur Hendaye et Fontarabie au pied du Jaizquibel, à g. sur le massif de la Haya. — Après avoir laissé sur la g. la route d'Oyarzun (ancienne route de Madrid) on tourne à dr. sur le pont du ch. de fer d'irun à Madrid. — On traverse alors une belle campagne et après une côte assez longue (viragees on passe plusieurs fois sous la voie ferrée (touroanls très brusqaes et très dangereux).

116 — [R. 13j il SAINt-SÈBASÎlEN. ||

42 k. Remeria (p. 128). — On longe la promenade et la rivière' puis on s'engage dans la calle Viteri. — La route (que suit le tram pour Saint-Sébastien) s'élève; à dr. Lezo (nombreuses usines). On domine bientôt la baie de Pasajes (très belle vue à dr.). '

45 k. Pasajes (p. 127); de l'autre côté du port, San Juan et Sanl Pedro. — La route est plus monotone, mais on aperçoit bientôt audessus ée Saint-Sébastien le mont Igueldo et son observatoire. Laissant à dr. le mont Ulia, on passe à Ategorrieta, puis on entre dans Saint-Sébastien par le faubourg de Gros et la calle de Miracruz (à dr. Jes arènes). — Le pont Catalina et Vavenue de la Liberté^ tout droift, conduisent à la Goncha, centre de la ville.

50 k. Salint'Sébastîen (R. 13).

Route 13. - SAINT-SEBASTIEN ET SES ENVIRONS

SAINT-SÉBASTIEN (San Sébastian), capitale du Guipuzcoa, ville de 50,000 hab., station de bains de mer aristocratique, séjour d'été de la Gour et station hivernale, est bâti dans un site charmant, à l'embouchure de l'Urumea et autour d'une baie sablonneuse fermée à l'O. par le mont Igueldo, à l'E. par le mont Orgullo ou Urgull, qui porte la f<>rteresse dite le Château ou château de la Mota. Au centre, l'îlot de Santa Glara barre l'horizon, ne laissant que deux passages de mer étroits, surtout celui de l'O., entre la plage, le port et le large, et donnant ainsi à la baie la physionomie d'un véritable lac.

La ville proprement dite se développe sur la rive g. de l'Urumea, entre ce fleuve, la baie, le mont Orgullo et le mont Igueldo. Elle se divise en deux parties bien distinctes, séparées par la belle promenade de l'Alameda : la vieille ville blottie aux pieds du mont Orgullo et de la forteresse et autour du port, dont les artères étroites, enchevêtrées, les places à arcades sont animées par l'incessant va-et-vient d'une foule affairée et bariolée; la ville neuve, dont les rues larges et droites, tracées au cordeau, bordées de hautes maisons peintes en tons clairs, ornées et rehaussées de miradores ou balcons saillants, ont un aspect de coquetterie et de gaité qui séduit d'emblée le promeneur. Une nouvelle ville est en voie de création sur la rive dr. de l'Urumea. Une société française y fait de grands travaux pour gagner des terrains sur la mer et créer une nouvelle plage; tandis que la Goncha est un véritable ■ lac, la plage de Gros aura en face d'elle la mer libre et elle s'étendra jusqu'au pied du mont Ulia.

Pour les étrangers, les deux pôles d'attraction sont l'Alameda et le paseo de la Goncha. ^

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

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