‹ Espagne et PortugalChapitre 75 sur 196 · DISTRACTIONS ET SPORTS · texte numérisé non relu

DISTRACTIONS ET SPORTS

Grand Casino : — ouvert toute l'année; entrée : 1 p. jusqu'à 19 h., 1 p. 50 après 19 h. — Concerts 1. 1. j . de 17 h. à 19 h. et de 21 h. à 23 h. Représentations théâtrales, cinéma, bals, fêtes diverses; — Café-restaurant.

Spectacles : — Théâtre Principal, à l'entrée de la calle Mayor ; — Théâtre Yictoria-Eugenia, paseo de la Zurriola; — Salon Miramar fCinema), junto al Rompeolas; — Belles Arles (cinéma), Urbieta;- — Amerikan Cark (a,ttractions), Atogarrieta.

Musique : — au kiosque de VAlameda; t. 1. j. en saison, de 20 h. à 21 h. et de 22 h. à 23 h. ; les jeudis, dim. et fêtes, de 12 h. à 13 h. ; — sw la Terrasse du Casino, en général en saison de 17 h. à 19 U. et souvent de ^ 21 h. 30 à 23 h.

Il HISTOIRE. II [K. Î3J - H9

Courses de taureaux : — à la Plasa de Toi'os, sur la rivo dr. de l Urumea : à Pâques, on juillet, en août (t. 1. dim. et le 15), en septembre. Consulter les affiches. Retenir les places à l'avance à la Libreria Central, avenida de la Libcrtad, ou au bureau de la Société de Courses, calle Elcano, 4, près l'Alanieda.

Régates : — grand concours nautique en juillet; — coupes diverses en juin, juillet, août et septembre.

Concours hippique : — en septembre.

Tir aux pigeons : — au Monte Ulia et à Pasajes : au printemps et en artomne fprix très importants).

Jeu de Paume i — parties de

pelote annoncées par journaux ou affiches, soit au paseo do Atocha, derrière la pare du Nord {fronton moderne et fronton de Atocha), soit au Jai-Alay, paseo de Ategoriettà.

Foire : — on septembre, paseo de los Fueros.

DIVERS

Consulats : — France, calle San Martin, 24, l" étage; — Belgique, calle San Martin, 45.

Cercles : — Easonense, au Casino ; — Français, calle Embeltran, 11; — Cantabrique, calle Andia, 13, etc.

Syndicat d'initiative : — Alameda, 14 ; bureau de renseignements gratuits (ou parle français).

Histoire. — L'absence de documents rend obscures les origines de Saint- Sébastien. Il est à peu près certain que ce fut un Sébastianais, Jean Echaide, qui découvrit les bancs de Terre-Neuve; plusieurs localités de Terre-Neuve portent des noms basques, et l'une d'elles s'appelle Echaideportu.

Les Guipuzcoans se donnèrent en 1-200 à Alphonse VIII, qui entra ainsi en possession des forteresses de Saint-Sébastien et de Fontarabie, confirma les antiques fueros ou privilèges et en accorda d'autres en 1204 et en 1209. Saint-Sébastien reçut les visites d'Alphonse X en 1280, de Sanche IV, qui accorda des privilèges au couvent de San Bartolomé, en 1286, de Pierre le Cruel en 1366, et de Henri IV en 1457.

En 1512, la population se défendit si vaillamment contre les Français que Charles I»' accorda à la ville les titres de Noble et Leal (loyale). En 1662, Philippe IV lui donna le titre de Ciudad (cité) et, en 1699, Charles II ajouta Àïity (très) aux qualificatifs de Noble et Leal. En 1719, la ville manquant de vivres et de munitions dut se rendre au duc de Berwick, après un siège de deux mois et une résistance héroïque.

De tous les incendies dont Saint-Sébastien eut à souffrir depuis 1278, aucun ne fut aussi désastreux que celui allumé en 1813 par l'armée anglo-

gortugaise, commandée par Graham. Le général Rey, qui tenait Saintébastien, ayant refusé de recevoir un parlementaire le 17 juillet, des assauts répétés furent donnés; les Anglo-Portugais entrèrent dans la ville le 31 août, pendant que les troupes françaises se réfugiaient au Château. La population avait accueilli les coalisés en libérateurs; pour toute récompense, ceux-ci promenèrent partout le brandon incendiaire : il ne resta debout que 40 maisons sur 600.

En 1835, la ville fut assiégée par les carlistes. La reine Isabelle II la visita fréquemment à partir de 1845, et Saint-S'ébastien fut sa dernière étape s^r le sol espagnol lorsqu'elle partit en 1868 pour l'exil. Amédée I®*" y vint en 1871, et Alphonse XII y entra en 1876 à la tête de son armée, au cours de la répression de Tinsurrection carliste : l'armée carliste avait bombardé Saint-Sébastien du mont Mendizorrolz.

Saint-Sébastien, étranglé dans ses murailles, obtint de les démolir en 1863-1863, et l'empereur Napoléon III. qui venait souvent de Biarritz à Saint-Sébastien avec l'impératrice Eugénie, passa par la première brèche. Depuis, la ville n'a cessé de s'étendre, et son choix comme séjour d'été du roi d'Espagne et de la Cour en a fait le bain de mer à la mode du Nord de l'Espagne.

Saint-Sébastien a vu naître le célèbre amiral Antonio Oquendo (1577-1640) et Catalitna de Erauso (1585-1645), plus connue comme la Monja alférez DOûoc-enseigne), qui, sans que son sexe fût découvert, entra dans la car-

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rière militaire, se fit remarquer en maints combats par sa vaillance, et garda la plus austère vertu dans les milieux les plus licencieux.

Les provinces basques (proviiicias vascongadas) : Alava (ch.-l. Vitoria), Guipuzcoa (ch.-l. Saint-Sébastien) et Vizcaya (ch.-l. Bilbao), sont habitées, comme une partie de la Navarre, par les Basques ou (ainsi qu'ils se nomment eux-mêmes dans leur idiome) les Euskaïdun. Ce peuple, qui, malgré son petit nombre actuel, forme encore une race distincte en Europe, est complètement séparé de ses voisins espagnols ou français par sa langue, par ses usages, par ses traditions, plus encore que par l'isolement de ses vallées et la nature montagneuse du sol. — La langue basque {euskara ou euskuara)^ qui présente un caractère profondément original et primitif dans sa structure et dans toute sa constitution grammaticale, s'est développée dans un isolement absolu de toute influence étrangère. C'est une langue agglutinante et incorporante avec des tendances au polysynthétisme. Elle se place par conséquent dans la seconde des grandes classes d'idiomes établies par les linguistes : entre les langues finnoises et les langues d'Amérique. — L'origine de ce peuple a donné lieu à beaucoup de suppositions. On peut admettre comme très vraisemblable l'hypothèse de ceux qui voient dans le basque le dernier représentant d'une famille linguistique qui aurait eu jadis pour domaine toute la péninsule. Il est permis d'ajouter que les Basques, sont probablement les derniers témoins^ dans les Pyrénées, des hommes des âges de la pierre. — Ces provinces avaient conservé, à travers les révolutions politiques de l'Espagne, des coutumes {fueros ou fors) à elles et des formes particulières d'administration. Mais, en juin 1877, à la suite de la dernière guerre carliste, l'Alava, leGuipuzcoa et la Vizcaya perdirent leurs fueros et furent obligés de se soumettre au régime général de la péninsule.

Presque tous les dimanches de Tannée, mais notamment aux fêtes de la Saint-Jean, ont lieu, entre joueurs français et espagnols, les célèbres parties de pelote ( V. Renseignements généraux, p. xl), le jeu national par excellence du peuple basque. Ces parties sont annoncées par les journaux et par voie d'affiches.

Climat. — Le climat du Guipuzcoa en général et de Saint-Sébastien en particulier est tempéré et très sain. Ni chaleurs insupportables ni grands froids; la température moyenne de l'année est de 14*> centigrades, celle de l'été de 15° à 25*', celle de l'hiver varie entre 6° et 15° au-dessus de zéro^ ; C'est donc un climat très égal. Durant l'été, époque préférée pour les bains, la brise de mer, qui souffle généralement du N.-E., atténue la chaleur et rafraîchit agréablement l'atmosphère. L'hiver est très bénin, l'automne est également doux mais souvent pluvieux.

Depuis quelques années, Saint-Sébastien est devenu station d'hiver fréquentée; le Casino reste ouvert et des fêtes continuelles sont organisées.

Bains de mer. — La plage principale de Saint-Sébastien est le superbe hémicycle de sable de ta, Coucha, en pente douce, où l'on se baigne à tout© heure sans danger et où l'on trouve un grand établissement de bains dmer, la Perla del Oceano (p. 121) et plusieurs petites installations cône «urrentes. La plage de la Coucha, excessivement animée de 10 h. à . midi et de 17 à 19 h., surtout pendant la grande saison et le séjour de la Cour, est couverte de cabines jusqu'à l'emplacement réservé à la famille royale.

Plus loin, au delà du Palais royal, la plage de VAntiguo au pied du moDt Igueldo, offre un très bel espace de sable aux baigneurs qui fuient la foule.

La. plage de la Ziirriola, à l'embouchure de l'Urumea, rive g., n'est pas une plage à proprement parler, les étrangers ne s'y baignent pas; c'est plutôt un agréable belvédère où, du brise-lames du Beti-Jai, on va chercher le frais et respirer l'air de la mer.

Mais il y a une véritable plage de sable, propice aux bains, dite plage dé

Il LA CONCHA. Il [»• 13] - 121

V Urumea, sur la rive opposée ou dr. du fleuve et s'étendant jusqu'au pied du mont Ulia (on y parvient par le pont de Santa Catalina, au delà duquel on suit à g. le nouveau quai). Cette plage (cabines et baigneurs) est assez dangereuse, surtout pour les enfants, à marée haute, à cause de la barre du fleuve et de sa forte déclivité immédiate. A marée basse, on s'y baigne avec sécurité, car, après la pente initiale, la mer y laisse à découvert une grande surface unie de beau sable. Ce quartier et la plage elle-même doivent être prochainement transformés. On doit y construire do nombreuses villas, un kursaal y est projeté et un pont nouveau jeté sur l'embouchure del'Urumea amènera directement à l'entrée de l'Alameda.

Yisite de la ville,

Saint-Sébastien est partagé en deux parties par la grande artère, bordée d'arbres de Tavenida de la Libertad (avenue de la Liberté), centre du mouvement.

Si l'on arrive en chemin de fer, on débarque à la gare du Nord située sur la rive dr. de l'Urumea. En sortant de la gare du Nord (ornn. et voit, de place) on gagne l'avenue de la Liberté en franchissant, en face, l'Urumea sur le pont Maria Christina, en ciment armé, puis en suivant de suite à dr. le payeo de Arbol de Guernica, beau quai sur la rive g. de la rivière jusqu'au pont de Santa Catalina. L'avenue de la Liberté s'ouvre à g. en face du pont. On peut encore après le pont Maria Christina, suivre tout droit jusqu'à la plazade Bilbao, d'où la calle de Guetaria à dr. amène au centre de l'avenue de la Liberté.

Au S.-E. de l'avenue de la Liberté s'élève un quartier de construction tout à fait récente; au N.-O., la vieille ville, cité administrative et politique, et un quartier plus moderne. C'est à la vieille ville et à la Concha (plage) que les touristes pressés devront consacrer le temps quMls passeront à Saint-Sébastien.

La * Concha. — L'avenida de la Libertad qui prend au pont de Santa Catalina, où elle laisse au N.-O. le paseo de la Zurriola ( V. ci-dessous), conduit directement à la Concha, au fond de la baie.

La baie de Saint-Sébastien est encadrée à dr. par le mont Urgull couronné par le vieux château [Castillo de la Mota), à g. par le mont Igueldo dominé par une vieille tour (observatoire), enfin au centre se trouve l'île de Santa Clara.

Si, arrivé à Textrémité de l'avenida de la Libertad, on veut d'abord voir la plage, on prendra à g. le paseo de la Concha, qui longe la belle plage de sable et rétablissement des bains de mer de la Perla del Oceano et que bordent à g. des hôtels et de riches villas.

Après avoir vu, sur la plage, la cabine royale, de style mauresque, surmontée d'une couronne, on aperçoit à g., sur la hauteur, le Palais Royal ou Real Casa de Campo de Miramar, vaste, mai^ très sitnple villa du genre anglais, entourée de beaux jardins.

La route de la Concha passe en tunnel sous les terrains du palais (jardins en terrasse) et longe à dr. la plage de sable de VAntiguo (cabines; en face, très belle vue sur l'ilot de Santa Clara, le fort de la Mota, la vieille ville, à dr. sur toute la Concha), avec la vaste enceinte du concours hippique et, au bout, à g., au pied du mont Igueldo, la prison. En continuant de longer à

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g. les murs «Je soutènement des jardins royaux, on arrive, après avoir laissé à g. l'entrée du palais, à la plaza Alfonso XIII (église moderne), où l'on peut prendre le tramway, pour revenir au point de départ, à l'extrémité de la Concha, ou bien jusqu'à l'Alameda (F. ci-dessousj, près du Casino.

Revenu à l'entrée de l'avenida de la Libertad et suivant tout droit, on traverse d'abord une place irrégulière bordée de tamaris, sur le côté dr. de laquelle, face à la mer, se trouve la calle de Miramar, puis, face au Casino, le pare Alderdi-Eder (heWe fontaine) où s'élè' "'ul la statue de la Reine Marie-Christine et (1913) le monument d\i centenaire de la Délivrance de Saint-Sébastien en 1813, inauguré eii 1913 (au sommet, char du Progrès; épisodes de l'entrée des Anglais; bas-relief représentant l'assemblée de Zubieta où les notables de Saint-Sébastien décidèrent la reconstruction de la ville).

Le Gran Casino (ouvert toute l'année), encadré par les pentes boisées de l'Urgull, est précédé d'une terrasse longue de 100 m. sur 8 m. de largeur, où la musique se l'ait entendre, du T' juillet au 31 octobre, de 5 h. à 7 h. et de 9 h. à M h. du s.

L'intérieur renferme une belle salle des Fêtes longue de 30 m., large de 27 et haute de 14,' des salons de lecture et de jeux, un restaurant, un café, dos salles de bains, etc.

Vieille Ville et Quartier N.-O. — En face de l'entrée du Casino s'ouvre l'Alameda ou Boulevard, large artère plantée d'arbres, qui se prolonge par la calle de la Reina Régente jusqu'à l'embouchure de rUrumea. La partie de l'Alameda très fréquentée par les étrangers est celle qui s'étend entre le Casino et le kiosque où la Banda municipal (musique de la ville) se fait entendre fréquemment l'été, de midi à 1 h., et de 9 h, à 11 h. s., et surtout le côté dr., occupé par les cafés. Plus désert est le côté g,, où la plaza de VAlameda (ou Vieja), point central de toutes les lignes de tramways, se présente à l'entrée de la calle Mayor, sur laquelle on voit à g. le théâtre {teatro principal, salle de spectacle d'hiver), et qui croise la calle del Puerto, allant du port (à g.) à la plaza de la Gonstituciôn (à dr. ; V. ci-après).

Le fond de la calle Mayor est occupé par l'église Santa Maria, terminée en 1764, plaquée aux flancs boisés du mont Urgull, et à g. de laquelle se trouvent les montées du château (p. 124). Sa façade est remarquable par ses sculptures.

Intérieur. — A Tint., remarquable par l'ampleur imposante de ses 3 nefs (52 m. de long sur 35 m. de large), les nervures des voûtes, et surtout par la tribune, qui occupe au bas de l'église toute la largeur de l'édifice : — peintures du maître-autel et deux médaillons des panneaux latéraux de son retable, œuvre remarquable de Robert Michel ; — autel de St Pierre (bascôté g.), le Prince des Apôtres, sculptures d'Arismendir — autel de Ste Catherine, œuvre de Juan de Mena ; — orgue, de Cavaillé-Coll.

A dr. de Santa Maria, la calle del Si Agosto conduit à l'église San Vicente (au n"" 40, on remarquera une plaque rappelant que cette rue fut la seule épargnée lors du formidable incendie du 31 août 1813; V. Histoire).

Au delà do l'église Saint- Vincent, la calle del 31 do Agosto laisse à g.

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Il VIEILLE VILLE; QUARTIER N.-O. || [R. 13] — 123

une caserne, passe devant le thcdtre-cirque, et aboutit à l'embouchure de rUruinea et à une terrasse sur la mer ( V. ci-dessous).

L'église San Yicente, construite en 1014 et réédifiée en 1750, est, sauf la porte latérale et la sacristie (de style ^réco-romain), un édifice gothique à trois nefs fort élevées et d'égale hauteur.

Au maître-autel, grand retable en bois doré de 1584, par Antonio de Beu" ffocchea et Juan de Iriarte. — En haut do la nef g. retable Renaissance (dans un médaillon, Stc Famille, sculpture de Felipe Arismendi).

Devant l'église Saint-Vincent, la calle de Narrica, puis à dr. la calie de Inigo, conduisent à la plaza de la Constitueiôn, entourée de maisons régulières à arceaux, aux balcons numérotés (parce qu'ils servaient de tribunes payantes, lorsque les courses de taureaux se faisaient sur la place), et dont tout un coté est occupé par rAyuntamiento ou Casa Consistorial (hôtel de ville), construit de 1828 à 1832 (on visite de 1 h. 30 à 3 h. 30; entrée sous les arcades; pourboire).

Des deux côtés du grand escalier, marines rappelant des victoires do l'amiral Oquendo. — Au haut de l'escalier, à dr., cabinet du maire ou alcade ; — à rétage supérieur, salon avec curieux tableau à la plume de Besner é Ixigoyen; à dr., plumes ayant servi à faire le tableau et, à g., portrait de l'auteur. — Salon de réception avec trône pour le souverain : des deux côtés, vases de Sèvres donnés par Napoléon III et l'impératrice Eugénie. — Antichambre : gravures réprésentant le débarquement de Napoléon et Eugénie à Saint-Sébastien en 1856; tableau avec les armes de Saint-Sébastien brodées à la main; autre tableau brodé à la main avec ia couronne royale, donné à la milice de Saint-Sébastien.

Près de l'hôtel de ville, la calle de San Geronimo ramène à TAlameda. Traversant cette avenue on trouve bientôt à dr., en s'éloignant du Casino, la calle de Elcano q\ii conduit à la plaza de Guîpuzeoa, entourée de maisons à arcades et au centre de laquelle a été aménagé un joli square (parterres, fontaines, statue et petit kiosque abritant des appareils astronomiques : baromètre, thermomètre, etc.). Le côté S.-O. de la place est occupé par Palacio de la Diputaeiôn (diète provinciale : voir de 1 à 4 h., toute la journée les jours de fête, la salle dos séances et le vitrail de l'escalier).

De la plaza de Guipuzcoa on pourrait regagner la Concha par la calle de Andia (à dr. poste et télégraphe; à g. église des Jésuites, Residencia) qui borde l aile g. du Palais, ou l'avenida de la Libertad par la calle de Churruça, mais il est préférable de suivre la calle de Camino, prolongement vers le N.-K. de la calle de Andia, qui conduit au paseo de la Zurriola, très beau quai dominant la rive g. et l'embouchure de l'Urumea et où se trouve, entre le Théâtre Victoria-Eiigenia et le monumental hôtel Marie-Christine, la statue, en bronze, de Vamiral Oqaendo {V. Histoire), œuvre de Marcial Aguirre.

Le piédestal, en marbre, est orné de figures allégoriques de la Guerre et de la Marine, et les bas-reliefs, en bronze, représentent les faits les. plus mémorables de la carrière du héros surnommé V Invincible.

Au pasco delà Zurriola succède, au delà de la calTe Reina Régente (prolongement de l'Alameda), \q paseo de Salamanca, qui aboutit à

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