R. 13] 11 SAINT-SÉBASTIEN ET SES ENVIRONS
une terrasse, adossée aux rochers du mont Urgull et d'où Ton a une belle vue sur l'embouchure de l'Urumea {Rompe-Olas ou briselames), le Barrio de Gros ou quartier des x\rènes que domine le mont Uiia (tout à fait sur la dr. la montagne Haya). Cette promenade doit être prolongée et faire le tour du mont Urgull.
Le pont Santa Gatalina conduit, de l'autre côté de l'Urumea, dans le faubourg ou barrio de Gros où se trouve la Plaza de Toros (arènes, 13,000 places), et dont la plage doit être prochainement transformée et aménagée. Derrière la plaza s'élève Vhôpital.
Quartier S. et S,-E. — Vers le centre et au S.-E. de l'avenida de la Libertad se détache la calle de Loyola, à l'extrémité de laquelle s'élève la belle église moderne du Bon-Pasteup (Buen Pastor; style gothique; portail surmonté d'un beau clocher avec flèche).
Derrière l'église, dans la calle Urdaneta, se trouvent VInstiiut et VEcole des Arts et Métiers {Escuela de Artes y Oficios) où sont installés la Biblioteca Municipal (de 10 h. à 1 h. et de 3 h. à 6 h. s.) et le Museo historico y artistieo (conservateur, don Pedro Manuel de Soraluce), ouvert t. 1. j., sauf le lundi, de 9 h. à 1 h. et de 3 à 5 ou 6 h. (entrée libre).
Le Greco. St Dominique. — Panneaux gothiques espagnols du xv« s. (prophètes Ezéchiel et David : évangélistes St IVIarc et St Luc). — Carnicena, Hollandais du xvii* s. — ff. Rockmayer. La Toilette de Diane et des Nym- . phes, cuivre. — Vicente Lopez. Fernando VIL — Alenza. Portraits d'hommes politiques du commenc. du xix« s. — Ugarte. Le Météorologiste Oreoiaga — Diaz de la Pena. Forêt de Fontainebleau. — Mateo Cerezo. La Vierge du Rosaire. — Memling. La V. et l'Enf. — V. Carducho. St Bruno. — Goya. Le Brigadier D. Alexandre O' Reilly, buste. — Maynô. St Jean-Baptiste. — Arcos. Jeu de pelote. — Toiles de Avendano, Becquer, Benlliure, Muguruza, Castellano, Checa^ Léon L\scosura, Esquivel, Ferrandiz, Gassis y Minondo, Pablo Gonzalvo, Bispaleto, Irureta, Lopez y Portana, Èugenio Lucas, Martinez Abades, Martinez-Cubells y Ruiz, Martinez Sierra, Gabriel Maureta, Morera, Plà, Dario de Regoyos, Rico y Ortega, Rosello Luque, Ignacio Ugarte, José Villegas, peintres de l'école moderne espagnole. — Important médaillier national. — Collection de souvenirs historiques se rapportant aux rois Ferdinand VII, Amédée I*', Alphonse XIII, et à la reine Marie-Christine. — Orfèvrerie civile et religieuse. — Armes; ferronnerie; bannières et étendards civils et militaires. — Sceaux. — Archives historiques. — Collection archéologique et préhistorique. — Dessins et miniatures.
Entre l'Institut et TEcole des Arts et Métiers s'ouvre la calle de Isabel la Catholica, belle artère moderne qui aboutit au bord de PUrùmea ou de suite, à dr., la calle de Moraza amène à la gare de Bilbao. Prenant à dr. devant la gare la calle de Easo, non encore achevée, on passe, au pied du couvent de San Bartol'omé et devant la petite chapelle des Reparadores (à g., dans la calle San Martin, nouveau palais de justice) pour aboutir à la Goncha.
Environs de Sainf-Séhasfîen.
1* '♦"CHATEAU (superbe promenade de 40 à 50 min., très recommandée, surtout le matiq ou après 5 h. s. ; la montée est assez pénible pendant les
IIGHATEAU; - MONT ULIA, H [R. 13] - 12^
heures chaudes). — On part de l'église Santa Maria (p. 122), où l'on a lo choix entre deux chemins à g. de l'église, l'un (plaque indicatrice en espao-nol, en français et en anglais) indiqué par une main et qu'il vaut mieux suivre au retour qu'à l'aller, à cause de la vue. L'autre chemin, tout à côté, à dr. laissant à g., au-dessus de marches, la chapelle du couvent de Santa Toresa, s'élève par une rampe pierreuse, sur les flancs du mont UrguU, dans l'enceinte, ouverte toute la journée, du château de la Mota. A partir de l'entrée dans cette enceinte de la forteresse, on jouit d'une succession de vues splendides sur la mer, l'embouchure de TUrumea et, plus loin, sur les montagnes de la côte de Biscaye.
20 min. Au sommet de la montée, on laisse à g. un chemin qui monte au Château (défense d'y pénétrer), puis, du môme côté, dans les gazons, se montre le cimetière anglais, composé surtout des sépultures des officiers ans-lais morts en 1836-1837, en défendant Saint-Sébastien contre les carlistes, et de leurs familles. ^ ,
On descend en vue des monts Cantabres. A dr., on découvre le mont Igueldo et son phare, l'îlot de Santa Clara et la plage de l'Antiguo avec la prison. , . , .
On sort du fort par une terrasse portant des canons, puis un chemin ombragé, offrant la vue entière de la Concha, descend à une poterne près de l'église Santa Maria.
2© * MONT ULIA (2^^ électr. de l'Alameda; traiet en 30 min.; 50 c. aller et ret. avant 2 h., 1 p. après 2 h.; funiculaire aérien du restaurant au sommet, 1 p. aller et ret. — Promenade très recommandée par temps clair.
^ jusqu'au sommet). — Le tram quittant l'Alameda prend la calle de
Hernani, laissant à dr. la Concha, et sort de Saint-Sébastien par l'avenida de la Li'bertad et le pont Santa Catalina. — On suit la calle de Miracruz qui laisse à g. les Arènes, et longe à dr. la ligne d'Irun. Peu avant la halte à'Ategorrieta, on laisse sur la dr. la ligne du tram de Pasajes- Renteria et on aborde bientôt la montée. Tranchées, puis jolie vue à g. sur Saint-Sébastien et la mer. Route en corniche, et l'on s'engage dans une gorge boisée (pins et fougères). Lacets et dernier tournant où l'on retrouve la vue de la mer et des montagnes de Saint-Sébastien. Terminus du tram à 200 m. d'alt. près du restaurant (déj. 5 p., dîn. 6 p.), magnifique terrasse dans un petit parc bien aménagé. — Sur la g. on trouve la gare du funiculaire aérien qui, traversant (1 p. aller et ret.) une gorge boisée, mène au sommet, près du Tir aux pigeons. (A pied, on gagne le sommet par un petit sentier pittoresque qui descend dans la gorge.) Trois belvédères ont été installés, à g. la Pena de Aguila et la Pena del Ballenero., à dr. la Perla del Rey (très belle vue sur le Jaizquibel baignant dans la mer). Quand le temps est clair on a de ces trois belvédères une vue merveilleuse sur Saint-Sébastien, sa baie et la région montagneuse qui l'entoure, du côté de la mer on distingue la côte depuis Biarritz jusqu'à Lequeitio.
Il est possible de descendre à pied sans fatigue, par des bois de pins (belles vues), sur Saint-Sébastien.
[Los marcheurs pourront descendre l'Ulia sur Pasajes en 1 h. 30 env. (excursion charmante et sans fatigue). Passer devant la maison des carabiniers qui indiquent obligeamment les sentiers à suivre. — A Pasajes on prend le tram électrique pour Saint-Sébastien.]
3° ILOT DE SANTA CLARA (on trouve des barques au port; 1/2 p.). ~ En quelques min. les barques abordent à l'i^o^ de Santa Clara^ situé au milieu de l'entrée de la baie. Très belles vues, surtout du phare., sur la mer, la plage et la ville.
4'' MONT IGUELDO (à l'O. — Funiculaire-, aller 25 c, aller et ret. 50 c, un tramway partant de l'Alameda amène directement à la gare inférieure du funiculaire, 10 c. ; — En voiture : @ partant de la plage de l'Antiguo et
Si 21
ij Z u) .
Il PASAJES,. Il [te. 13] - 127
allant jusqu'au sommet : voit, de place b p. la !•■• heure, 3 p. chaque heure suivante. — A pied : 1 h. par les sentiers, 2 h. par la route. Ascension très recommandée par temps clair). — La station du funiculaire se trouve derrière la prison près de la plage de VAiitiguo. On atteint en quelques minutes la station supérieure. En descendant du funiculaire on se trouve dans une galerie circulaire couverte (boutiques diverses), qui supporte la terrasse où a été installé le café-restaurant (déj. 6 p., dîn. 8 p.j. De la galerie ou de la terrasse, ou mieux encore du sommet de Y Observatoire^ restauré en 1913, la vue est admirable à l'O. sur la mer, au N. et au N.-E. sur le Jaizquibel, le mont Ulia, le mont Orgullo, Saint-Sébastien et la Concha, vers l'E. et le S.-E. sur tout le massif montagneux des pays environnants, enfin vers le S.-O. sur la magnifique côte cantabre (en contre-bas, petit phare) au delà de Deva.
[Une admirable excursion pour les marcheurs un peu entraînés (3 h. env.) consiste à descendre d'Igueldo sur Orio (p. 135), où l'on prend le train pour rentrer à Saint-Sébastien. On a alternativement de merveilleux points de vue sur la mer et sur la montagne (vallée de TOria), jusqu'au moment où l'on surplombe soudain, presque à pic, le portd'Orio, vers lequel on descend par un chemin creux, rocailleux et assez rude.]
5° PASAJES, LEZO ET BENTERIA (à l'E.; ^ du Nord, ligne d'irun ; !^yrî7> de Renteria ou d'irun; pour Renteria, aller 70 c. et 25 c, aller et ret. 75 c. et 50 c. ; voit, de place, p. 118. — L'excursion, pour être intéressante, doit être faite partie par le tramway de Renteria et partie à pied en suivant l'itinéraire ci-après; elle demande une demi-journée). — On prend à l'Alameda ou à l'avenida de la Libertad le tram pour (20 c.j Pasajes-Ancho. — Le tram, après avoir franchi TUrumea sur le pont de Santa Catilina, s'engage dans le populeux et industriel faubourg ou barrio de Gros, où commence la route de France, et suit d'abord la route de voiture qu'il quitte bientôt (à g., ligne du mont Ulia) pour s'arrêter à la station à!Ategorrieta. Au delà il se tient à g. de la voie ferrée, puis s'élève au-dessus de celle-ci, passe dans un tunnel et rejoint la route près de la croisée de chemins de Miracruz (arrêt). On laisse ensuite à g. la route de Pasajes-San Pedro {V. ci-dessous), et, en contre-bas, de nombreux chais au bord de quais sillonnés de voies ferrées.
5 k. Pasajes(en franc. Passages), 1,375 hab. : le terminus du tram est au bas d'une côte (si l'on est dans un tram allant jusqu'à Renteria, descendre en haut de la côte, d'où une rampe à g. mène à l'embarcadère des barques). Cette côte gravie, on aperçoit à g., au delà du bassin, Pasajes-San Juan ( V. ci-dessous), pittoresquement blotti contre le Jaizquibel, et, après être passé avec la route au-dessus de la voie du ch. de fer du Nord, on descend au quai des Transatlantiques, où se trouvent les agences des C'** maritimes et l'agence consulaire de France. Cette partie de Pasajes, dite Ancho, qui possède la station du ch. de for du Nord, est la plus moderne et la plus mouvementée, mais non la plus pittoresque de ne port, le meilleur de toute la côte de Biscaye (c'est là que Lafayette s'embarqua pour la guerre de l'Indépendance américaine), devenu très important gr^ce au commerce des vins, qui est presque entièrement, de même que la distillerie des eauxde-vie, entre des mains françaises. Des services réguliers mettent Pasajes en relations (marchandises et émigrants seulement) avec Rio-de-Janeiro, Santos, Montevideo et Buenos-Ayres.
On descend au quai, que l'on suit à dr. jusqu'à l'embarcadère des barques (25 c. minimum par pers.).'On laisse à g. San Pedro, composée d'une étroite rue dite calle Unica, resserrée entre la falaise du mont Ulia et la rive O. du goulet, avec une église à trois nefs, du xviii* s., et les restes dune tour de défense de 16*21.
[De San Pedro, course intéressante de 4 h. à pied, par le chemin de la falaise, qui domine le goulet, au phare.]
On débarque de l'autre côté du goulot, à San Juan (restaurant avec ter«
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rasse), formé d'une rue adossée au Jaizquibel appelée, comme à San Pedro, calle Unica et parfois si resserrée qu'elle est obligée de passer sous des maisons (beaucoup sont anciennes et décorées d'écussons).
La maison de Victor Hugo porte la plaque suivante : « En 1843, ici vécut Victor Hugo; hommage de deux Français en 1902 ». Au l"' étage (la clé est au n° 56) deux chambres sont ornées de dessins, gravures, photographies, autographes, bustes, médaillons et souvenirs. Du balcon la vue est charmante.
Après avoir vu V église^ du xvi« s., on montera en quelques minutes (on est obsédé par les gamins qui s'offrent à conduire les visiteurs) par le chemin de la Corniche, au Castillo, ruiné, pour voir les passes; le sémaphore s'aperçoit sur la falaise, à dr.
[De San Juan, très belle et très intéressante course d'une demi-journée à pied à N.-D. de Guadalupe (p. 114), par le chemin de chars qui suit la crête du Jaizquibel (calvaire sur le. chemin); de N.-D. de Guadalupe, on descend en 30 min. à Fontarabie ( V. 6«).]
De San Juan, on se rendra à Lezo, soit en barque, soit par le joli chemin qui longe la côte N. de la partie E. du bassin.
Lezo (9 k. de Saint-Sébastien par la route), ancienne « Université », a gardé de son antique splendeur de vieilles maisons de pierre aux façades ornées d'énormes écussons. Mais les étrangers y sont surtout attirés par sa basilique du Santo Cristo^ fondée par St Léon, évêque de Bayonne, et reconstruite au xvii^ s. ; son Christ miraculeux, qui passe pour donner à qui l'implore « la santé, de l'argent et un bon mari {salud, dinero y un buen marido) », est un but de pèlerinage, et la fcte de l'Exaltation de la Sainte- Croix y attire beaucoup de monde le 14 septembre. Aux approches du sanctuaire, on est poursuivi par les senoritas qui offrent aux visiteurs des cierges à faire brûler devant le Christ.
On passe devant une fabrique de minium séparée par le canal de la fon- j derie de Capuchinos, on traverse à niveau la voie ferrée, et l'on arrive à : Renteria.
Renteria (7 k. de Saint-Sébastien par la route; — restaurants : Ourso " Jba}j, fréquenté par la Maison Royale; le Panier Fleuri, sur la route dç Lezo; le Grand Balcon, au terminus du tram de Saint-Sébastien) est une bourgade très industrielle (papeterie; fabrique de biscuits Olibet, etc.), terminus du tram do Saint-Sébastien et desservie par une gare de la voie \ ferrée d'Irun ; elle possède une église du xvi® s., digne d'une visite (beau retable de 1784, en jaspe, par Ventura Rodriguez)»
[Oyarzun (S.-E. ; ^ 3 k.; desservi par le tram électrique de Saint-Sébastien à Irun) possède l'antique église San Esteban et, sur la place, la mairie ou Casa Consistorial^ où fut installée, en 1823, la Junte de Régence au nom de Ferdinand VILl
On revien(îra de Renteria à Saint-Sébastien par le tramway.
6° FONTARABIE (àTE.-N.-E. ; excursion très recommandée, qui demande une journée entière, prendre le train ou le tram électr. jusqu'à Irun et de là le tram jusqu'à Fontarabie).
A. En voiture (^ 20 k. 5; voit., 25 à 35 p. aller et ret.). — On sort de Saint-Sébastien par le pont de Santa Catalina. — 4 k. Miracruz (p. 127), où on laisse à g. la route de Pasajes-San Pedro, pour passer au-dessus de la voie ferrée. — 5 k. Pasajes-Ancho (p. 127). — 7 k. 8. Renteria {V. cidessus). — Le trajet devient très pittoresque; la route est dominée à g. par le Jaizquibel; elle croise plusieurs fois la voie ferrée. — 17 k. 8. On quitte la route de France pour prendre à g. (N.) celle de Fontarabie, près de la station d'Irun. — 20 k. 5. Fontarabie (p. 112).
n. Par le chemin de fer (^ 17 k. jusqu'à Irun; 2 p., 1 p. 50 et 90 c; , jas de billets d'aller et ret. ; ^pg^ électr. 3 k. de la gare d'Irun à Fontarabie, •
Il RENTERIA. — HERNANI. || [R. 13] — 129
corresp. à tous les trains, 25 et 30 c). — La voie, quittant bientôt la vallëe do 1 Urumea, pénètre dans plusieurs tranchées successives. — 6 k. Pasajes, stai. établie à Ancho ( V. 5*>). — Tunnel de Capuchinos (195 m.). — 7 k. Lezo- Renteria, stat. qui dessert à g. Lezo (p. 1-28) et à dr. Renteria (p. 128). — Tunnel de Gainchurisqueta (466 m.), puis trancliées profondes.
17 k. Station d'Irun.
Le tram pour Fontarabie part de la station sans passer par Irun.
C. Par le tram électrique (partant de la calle de Penaflorida, près de la plaza de Guipuzcoa; aller 1 p. 55 et 90 c., aller et ret. 2 p. et 1 p. 25). — Le tram traverse Saint-Sébastien et l'Urumea, puis rejoint la ligne du chemin de fer qu'il longe presque continuellement. Il dessert Pasajes, Renteria, quitte le chemin de fer pour desservir la station d'Oyarzun et aboutit à irun sur le paseo Colon, entre la gare et la ville.
7° HERNANI (au S.; Intéressant, mais inutile si Von est allé aupara^ vant à Fontarabie', même genre^ avec les remparts et les vues de mer en^ moi7is}. — A. En tram ou en voiture (@ 7 k. par la route directe; 9 k. 3 par Astigarraga; on va par une route, on revient par l'autre; voit, de place, 5 p. la première heure, 3 p. chaque heure suivante; ^^^ électr. partant de la plaza de Guipuzcoa, 60 c). Le tram suit, avec la route, la rive g. du méandreux Urumea, dessert (2 k.) Loyola, (4 k.) Martutene (casino, grottes, école d'agriculture), franchit la rivière, puis un ravin descendu à-'Asiigarraga (à g.), repasse après Ergobia sur la rive g. et croise le chemin de fer.
B. Par le chemin de fer (gare du Nord, ligne de Madrid; traj. en 10 à 19 min.; 85 c. en 1'* cl.; pas de billets d'aller et ret. — Hernani peut se visiter en 1 h., 1 h. 30 avec le double trajet à pied de la gare à la ville; c'est donc une promenade à faire entre deux trains). — La voie ferrée pénètre dans des tranchées, franchit l'Urumea sur un pont métallique, puis se tient dans un bassin de cultures entre belles colline's.
7 k. Station d'Hernani. — En sortant de la gare, on suit la route à g., dans un cadre de belles montagnes et bientôt, sur la g., sur un mamelon, se montre Hernani, dominé par la tour de- son église. A g., on longe les murs et grilles d'un grand et superbe parc, et la route s'élève pour pénétrer dans Hernani. dont elle forme la rue principale ou calle Mayor.
Hernani (15 min. de la gare), 3,481 hab., l'une des dix-huit villes où se tenaient successivement les assemblées générales de la province de Guipuzcoa, a beaucoup souffert des guerres civiles. Assiégée par les carlistes en 1874, elle ne reçut pas moins de 2,000 projectiles.
En remontant la calle Mayor on remarquera de superbes et antiques balcons en fer ouvragé et en bois et d'énormes écussons sur les façades. A peu près au centre s'ouvre à g. la plaza Nueva. Plus loin, une rue qui s'ouvre du même côté fait entrevoir un arceau de pierre et une faible portion des anciens remparts : c'est une très étrange échappée sur le barrio de los Alfueros (V. ci-après).
La calle Mayor aboutit à une belle place dont le fond est occupé par la Casa Consistorial ou nouvelle mairie, construite en remplacement de celle détruite oar les boulets carlistes en 1874.
A dr. s élève ïéglise, à laquelle on accè«de par un perron de huit marches, et qui se termine par une curieuse tour à balcons de fer. A Tint., formé d'une nef unique, autels surchargés de dorure; à g. du maître-autel des inscriptions pompeuses, celle de dessus en latin, l'autre en espagnol, indiquent la sépulture de Juan de Urbieta (f 1553), qui fit prisonnier François I*' à la bataille de Pavie.
La ville finit à la place ; mais il ne faut pas manquer, au lieu de revenir sur ses pas, de passer avec la route sous la voûte de la mairie. Là, oi» prendra à g., à côté des Escuelas publicas (écoles publiques), une vieille rue étroite traversée par des ponceaux et des arceaux de pierre, et avec laquelle on passera, à g., sous l'arceau du barrio de los Allueros, pour rejoindre par cette ruelle pavée de petits cailloux et aux maisons noifcs et hautes
130 — [R. 13] Il ENVIRONS JDE SAINT-SÈBASTIEN. ||
la calle Mayor : ce coin du Barrio de los Alfueros est la partie d'Hernani la plus imprégnée de saveur artistique et locale. On descendra à dr. la calle Mayor, pour regagner la gare.
8° TOLOSA (O.-S.-O. ; ville d'un caractère très espagnol et fort intéressante à visiter; de préférence par la route). — A. Par le chemin de ter (26 k.; ligne de Madrid, p. 152; traj. en 35 à 55 ra4n.). — Par (7 k.) Hernani, V. ci-dessus (14 k.) Andoain, (18 k.) Villabona.
B. Par la route (26 k., ^^ électr. suivant la route, aller 2 p. 20, 1 p. 20, ^ aller et ret. 2 p. 40 et I p. 50). — Sortant de Saint-Sébastien, la route longe i la Concha, passe sous le parc de Miramar, laisse à dr. le champ de foire et la prison, r- On traverse Venta- Berri, faub. de Saint-Sébastien, par la calle de Matna. — A g. la route longe la ligne de Bilbao qu'elle croise bientôt sous un pont (virages dangereux) pour la recroiser ensuite sur un passage à niveau. — Bifurcation, prendre a g. pour Tolosa; la route en face» est celle de Zarauz et Rilbao. — Jolie vue sur le village de Zubieta qu'on laisse à dr. ; beau cirque de montagnes. — 8 k. Lasarte (station sur la ligne de Bilbao). — 10 k. Oria, fabrique de papiers. — La route suit le joli vallon boisé de l'Oria, dont elle remonte la rive dr. On laisse successivement à g., des carrières, le village d'Urnieta, et une route pour Urnieta et Hernani. .
— 15 k. Andoain {café-restaurant Trianon), village pittoresque avec une 5 église de la Renaissance. — La route franchit le rio Leizaran et laisse à .■ dr. le village de Cizurquil. — 20 k. Villabona (élevage de taureaux). La route parcourt un vallon assez large et bien cultivé, — 23 k. Irura. Beau fond de montagnes grisâtres. La route s'engage dans une belle vallée cultivée entre de hautes montagnes rocheuses et laisse à dr. le petit village d'Anceto. On franchit l'Oria immédiatement avant d'entrer dans Tolosa.
26 k. Tolosa (hôt. '.Français y env. 10 p. par j. ; Central \ fonda Bustamente), ville de 10,000 hab., dans un assez beau site, à 76 m., sur la rive g. de rOria, dans une large boucle de la rivière, un peu en aval des confluents du rio Berastegui, remonté pçir la pittoresque route de Berastegui et {luici, et du rio Araxes, remonté par la grande route de Pampelune (les deux routes se rejoignent près de Lecumberri et permettraient de faire en voit, ou ei| auto, un charmant circuit de Tolosa à Tolosa).
On visitera Véglise Santa Maria (intérieur somptueux, grands tableaux représentant des scènes de l'Histoire Sainte) et VArmeria (xii« s.). — Statue du colonel Duyiols par A. Marinas. ~ Grandes papeteries. — Belles promenades.
[de tolosa a pampelune par la route (^ 63 k.). — Laroute monte en lacets, par (6 k.) Lizarza, vers (14 k.) la limite des provinces de Guipuzcoa et de Navarre (les autos paient 5 p.). — Après (22 k.) BetélUy la route par une montée très dure de 15 à 18 0/0 commence l'ascension du col de Lecumberry (beau panorama). — Descente vers (45 k.) Irurzun ; à partir d© là, droite et ondulée, la route parcourt la plaine jusqu'à (63 k.) Pampelune (p. 94).]
9° ELIZONDO (© 68 k., rouie accidentée et pittoresque^ desservie t. 1. j. par un service d'automobiles, en correspondance avec le service d'automobiles d'Elizondo à Pampelune, V. ci-après; se renseigner au Syndicat d'initiative, Alameda, i4, pour les prix et les heures de départ et d'arrivée).
— De Saint-Sébastien à Irun suivre la route décrite 6°, mais laisser à g. la route de Fontarabie et traverser Irun (pentes rapides et rues étroites). A la sortie de cette ville, la route suit la rive g. de la Bidassoa avant d'atteindre Behobia.
20 k. Behobia. — On laisse à g. la route de France et le pont international et l'on remonte la rive g. de la Bidassoa dont la vallée est d'abord assez large et bien cultivée. — A g., petit village français de Biriatou. — Les deux rives s'élèvent et la vallée se resserre; la rivière coule entre de jolies
Il TOLOSA. Il [B- 13] - 131
hauteurs boisées. -^ 24 k* San Miguel. — Péage de la limite des provinces de Guipuzcoa et de Navarre. — 28 k. On traverse la Bidassoa, dont les deux rives sont maintenant espagnoles, au village à." Endaplaza. — La vallée pst resserrée entre des hauteurs couvertes de fougères et de prairies sans ombrage (rochers), puis la vallée s'élargit et la route décrivant une grande boucle (vue sur la Rhune, un instant) le long de la rivière, atteint Vera.
32 k. Vera (fonda del Casino Berrataria), 2,300 hab,, centre d'une importante exploitation minière, fréquenté par des Anglais, qui y pèchent la truite.
On traverse une partie du village, on tourne à dr. et on laisse à g. une route pour Urrugne et Ascain par le col d'Ibardin. En arrière, la Rhune se profile. — Mines de Vera. — La route continue à renaonter la rive dr. de la Bidassoa, belles rives boisées. On laisse à dr. la route de Lesaca et Arana,
Suis après un petit bois de chêne, à g. la route d'Echalar. Montée, puis escente (nombreux tournants) dans une jolie gorge bordée de montagnes verdo^-^antes (mines sur la g.). La route descend plus accidentée et offre avant Sumbilla une belle vue à dr. sur le mont Ecaitza.
52 k. Sumbilla (fonda; curieuses maisons; excellent centre pour la pêche à la truite). — Grands rochers à dr. — On laisse sur la dr. Santesteban et la route de Zubieta dans un élargissement de la vallée.
60 k. Santesteban (fonda Bidassoa), le meilleur centre de pêche de la région, près de la rive g. de la Bidassoa, au débouché d'un petit vallon qui reçoit lui-même près de là plusieurs tributaires fourmillant de truites.
La route incline à g. et remonte à présent une large vallée bien cultivée. On traverse Marcate, Aronoz, pittoresques villages navarrais, puis Arrayoz et Irurita où l'on rejoint la route d'Elizando à Pampeiune, prendre àg, ; on aperçoit bientôt Elizondo dominé à dr. par le pic de Hausa. Large et belle vallée du Sastan.
68 k. Blizondo (p. 91).
I0<* ZABAUZ ET GUETARIA (0.; très belle excursion permettant de visiter une plage espagnole et de suivre une partie de la superbe corniche; aller en ch. de fer jusqu'à Zarauz et en 'voit, ou à pied de Zarauz i, Guetaria, 5 k. — Les automobilistes pourront combiner cette promenade avec Saint-Ignace de Loyola, V. ci-dessous 11°, ou avec Deva, Ondarroa et la côte jusqu'à Bilbao, p. 136).
A. De Saint-Sébastien à Zarauz par chemin de fer (^ à voie étroite, 27 k. ; gare dans le quartier S., rive g. de TUrumea, barrio de San Martin; trajet en 40 à 55 min. ; tramways automoteurs fonctionnant sur la voie du ch. de fer ; aller 3 p. 25, 1 p. 50, aller et ret. 4 p. 45, 2 p. 05). Description du parcours, R. 14.
B. De Saint-Sébastien à Zarauz par la route (@ 26 k.; très roulante jusqu'à Orio, puis forte montée et descente sur Zarauz ; ^'oZie 'promenade). — Sortant de Saint-Sébastien par Venta-Berri, on laisse bientôt sur la dr. les usines de la Providencia (colle) et l'on suit les rails du tram de Tolosa. — La route croise la ligne de Bilbao (virages dangereux) puis franchit un
Çassage à niveau. Aussitôt après on suit tout droit, laissant à g. la route de 'olosa, Pampeiune et Madrid. — 12 k. Usurbil (p. 135). — On descend la vallée de l'Oria, assez large et bien cultivée ; la route est très sinueuse. — La rivière s'élargit en estuaire pour former le port d Orio. — 20 k. Qrio, dans une très pittoresque situation (p. 135). Dans le village la route d© Zarauz tourne à g., passe la rivière sur un pont de fer et tourne à dr. (très jolie vue à dr. sur le village et la rivière). — . Montée en lacets au col d'Orio (belle vue). — En haut de la côte on laisse à g. une route pour Tolosa, puis la descente commence offrant une jolie vue $ur Zarauz et sa baie, — On entre dans Zarauz par une belle allée d'arbres, puis la calle Mayor amène à l'église, à dr. de laquelle prend la route de Guetaria. — - 26 k. Zarauz (p. 135).
C. De Zarauz à Guetaria (N.-O. ; @ 5 k. ; desservie par un tramway à chevaux, se renseigner pour les départs; voit, de place 5 p. aller et ret.,
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à pied 1 h. à 1 h. 10 ail.; magnifique promenade). — La route après l'église, laisse à dr. le Palais du Marquis de Narros ( V. ci-dessus), le petit port de pêche et s'élève pour suivre en corniche toutes les sinuosités d'une côte \ superbe et très découpée. — On aperçoit bientôt Guetaria relié par une \ digue au mont San Antonio. — 5 k. Guetaria (p. 136).
Il® SAINT-IGNACE DE LOYOLA (S.-O. ; visite intéressante du monas- ^ tère; aller en ch. de fer jusqu'à Zarauz et de là prendre une voiture parti- "• culière, il existe un service de voiture publique, se renseigner; ou bien continuer en ch. de fer jusqu'à Arrona-Cestona d'où part un service d'automobiles. — Les automobilistes feront un admirable circuit de 101 k. en Cassant par Zarauz, Guetaria, Zumaya, Saint-Ignace, le col de Regil et 'olosa).
A. De Saint-Sébastien à Zarauz ou Arrona-Cestona par le chemin de fer. — De Saint-Sébastien à Arrona-Cestona, R. 14 et de là à Saint-Ignace de Loyola, ^ 24 k., serv. d'autobus; on rejoint à Iraeta la route décrite cidessous, C.
B. De Zarauz à Saint-Ignace de Loyola par la route {deux itinéraires : la route directe, dite l'Alto de Meagas, 24 k. ou la route côtière par Zumaya, 31 k. ; voit. part, aller par la route côtière et ret. par la route de Meagas, 25 à 30 p. plus 10 p. 100 de pourboire au cocher). — De Zarauz à Guetaria, V. ci-dessus, 10°. — 5 k. Guetaria (p. 136). — La route lon^e la mer (vues magnifiques surtout en arrivant vers Zumaya, on aperçoit la côte jusqu'à la pointe de Deva).
9 k. En arrivant à Zumaya (p. 136), on franchit l'embouchure du rio Urola et on tourne à dr., nouveau pont, puis laissant le village à dr., on tourne de suite à g. — La route suit la rive gauche de l'estuaire, laisse à g. ^ une route directe pour Zarauz, passe sous le ch. de fer, puis tourne à g., , laissant s'éloigner à dr. la route de Bilbao. — On passe dans une campagne ^ cultivée et verdoyante, puis la route descend et remonte bientôt et eh face du village d'Arrona s'engage dgins une tranchée rocheuse, après laquelle il faut prendre à g. ; la route descend dans la vallée de l'Urola, qu'elle franchit sur le pont de Munasoro.
18 k. Iraeta, où l'on rejoint à g. la route directe de Zarauz. On remonte désormais la rive dr. de l'Urola dans une vallée étroite et boisée.
20 k. Cestona ou Santa Cruz de Cestona (hôt. : Oyarzabal; de Roque Arocena), carrières de marbre. On traverse le village, puis le quartier des hôtels avant de passer à dr. devant les Bains.
22 k. Etablissement des bains de Cestona (on peut demander à visiter), ' ouvert du 15 juin au 15 sept. Les eaux chlorurées sodiques (27 à 31*>) de Cestona, exploitées depuis 1784, sont souveraines contre les catarrhes ■ chroniques de l'estomac, la dyspepsie, les calculs biliaires, la chlorose, la neurasthénie, l'hystérie, le rhumatisme, la goutte, l'obésité, etc. L'eau de l'une des sources de Cestona, prise en boisson, a un effet purgatif instantané. L'établissement comprend : le Grand-Hôtel, avec vaste salle à manger, salon de restaurant, salle de fêtes et théâtre, pharmacie, poste, télégraphe et téléphone, des salles de bains et de douches, une installation hydrothérapique très complète, un magnifique parc avec gymnase, vélodrome, tir au pistolet et à la carabine, etc. ; une galerie couverte de 200 m. ; une chapelle desservie pendant la saison, etc.
On traverse TUrola dont on suit la rive g, par une jolie route de montagne qui contourne sur la dr. le mont Itzarraitz (San Ignacio se trouve derrière cette montagne). — Vallée étroite qui s'élargit bientôt et l'on arrive à Azpeïtia qu'il faut traverser en suivant dans toute sa longueur la calle San Ignacio qui passe à la plaza Mayor.
29 k. Azpeïtia (hôt. Casino, calle de Santo Domingo, 10, déj. ou dîn. 3 p., ch. de 1 à 3 p., pens. 6 p. 50, gar., électr., jardin; fonda Artache\ fondai Ecciza), ville de 6,115 hab. (nombreux fabricants d'espadrilles travaillant \ Kur les pas des portes), possède deux édifices religieux remarquables * ^
Il SAINT-IGNACE DE LOYOLA. || [R. 13] — i33
Véglise paroissinle^ dédiée à St Sébastien, de style gothique, avec un portique, du célèbre architecte Ventura Rodriguez (à Tint., fonts de marbre, où fut baptisé St Ignace, et tombeau de D. Martin Zubarno, évêque de Tuy) ; Véglise N.-D., de la Soledadj du xvi« s. (à Tint., tombeau en marbre de son fondateur, D. Nicolas Saenz de Elola). Azpeïtia, relié par une route de 19 k. (voit, publiques) à la station de Zumarraga de la ligne du Nord, est une petite cité très animée. La fête de St Ignace y attires le 31 juillet de chaque année, ainsi qu'au sanctuaire, une foule de pèlerins et de visiteurs et il faut alors prenare ses précautions d'avance pour s'y loger, aussi bien qu'aux hôtels entourant le sanctuaire.
La route se tient dans la vallée élargie et cultivée (à dr. couvent de religieuses). Bientôt à g., au delà de la rivière, se montre dans un bassin austère, encadré de belles montagnes, lé fameux sanctuaire. On y arrive après avoir franchi un pont, à g. de la route.
Devant le monastère, un long et épais quinconce offre ses ombrages propices aux pique-niques (marchands de médailles, de souvenirs et de photographies, dont quelques-uns parlent français). Sur la route, en face du pont, se trouvent \ hôtel Amenabar (bien tenu) et la fonda de Echarus. Il y a un autre hôtel, Vhôtel Loyola, au bout du quinconce, à g. du monastère.
31 k. ^Sanctuaire de San Ignacio de LoYoIa, propriété de la province de Guipuzcoa (qui le revendiqua après sa confiscation par Charles III) et noviciat (125 à 150 religieux) de la province de Castille de l'Ordre de Jésus : on l'appelle communément la « merveille de Guipuzcoa ». Il a été élevé par ordre de la reine Marie-Anne d'Autriche, veuve de Philippe IV, sur le domaine de la famille de Loyola, et autour du vieux manoir où naquit St Ignace. La reine acheta le domaine et le remit aux Jésuites qui appelèrent de Rome l'architecte Fontana pour diriger la construction. La première pierre fut posée le 28 mars 1689. Le plan de l'édifice est un parallélogramme rectangulaire, auquel deux appendices latéraux donnent la figure d'un aigle prêt à prendre son vol. Le corps est formé par l'église, la têie
Sar le portail, les ailes par la Santa Casa et par le collège, la queue par ivers oâtiments secondaires. Le portail, entièrement de marbre (sur l'escalier, itatue de St Ignace) aucjuel conduit un magnifique perron à trois corps flanqué de balustrades de pierre et de lions en marbre, est surmonté d'un fronton triangulaire avec écusson aux armes d'Espagne, soutenu par deux anges (inscription rappelant la cession du domaine à Marie-Anne d'Autriche, en 1861), et donne entrée dans un vaste vestibule semi-circulaire (statues en marbre de St Louis de Gonzague, de St François Borgia, de St François Xavier et de St Stanislas Kostka), au fond duquel se trouve la grande porte d'entrée de Téglise, surmontée de la statue de St Ignace entre deux colonnes salomoniques. L'aile g. de l'édifice n'était pas achevée lors de l'expulsion des Jésuites sous le règne de Charles III; elle n'a pas été continuée. L'aile dr. est occupée par le collège, qui renferme une très riche bibliothèque (documents sur l'histoire de l'Ordre), et dont l'escalier est une œuvre remarquable.
L'église (se visite librement), rotonde de 36 m. de diamètre, est d'un bel effet décoratif; huit grandes colonnes supportent la coupole en pierre, de 21 m. de diamètre et haute de 56 m., éclairée par 8 fenêtres. Riches choix de marbre au maître-autel. Plafond de la coupole aux armes d'Autriche. Belle porte en bois sculpté.
Pour visiter la Santa Casa (fermée de 11 h. 30 à 14 h.), demander l'autorisation à la porte du couvent sur la g. de l'église; on est introduit dans un parloir (tableaux et bustes de saints) où un jésuite (demander un père parlant le français) vient chercher les visiteurs et leur donne les explications.
La Santa Casa, où naquit St Ignace, est enclavée dans l'édifice; ce n'est plus qu'une tour de l'ancien manoir de Loyola, dont la partie supérieure fut rasée en 1390 sur l'ordre de Henri III de Castille ; l'aïeul de St Ignace fit reconstruire cette partie en brigues.
134 — [R. 14] Il DE SAINT-SÉBASTIEN A BILBAO. ||
On visite successivement : une chapelle moderne de style byzantin (remarquer une meurtrière de l'ancien château fort); une autre chapelle; — dans I'escalier, bronze représentant St Ignace blessé et relevé par les soldats français à Pampelune, tableaux représentant des scènes de la vie de St Ignace. — A l'entresol : petite chapelle ornée d'un retable représentant la grotte de Mandreza où St Ignace écrivit ses Exercices. — AtJ premier : dans la chambre où probablement est né St Ignace, on montre : la chasuble de St François Borgia, brodée en 1551 par sa sœur Louise de Borgia; Vautel (dans unô petite chapelle décorée récemment) où St François Borgia célébra sa première messe (il avait deux fils qui épousèrent deux nièces de St Ignace); un vitrail représentant St Ignace blessé à Pampelune le ^ mai 1521 (c'est après cette blessure qu'il se convertit). — Au second : dans la sacristie de la chapelle, portrait de St Ignace (c'est là qu'il se convertit), autographe du saint et morceau de sa ceinture; dans la chapelle en onyx, remarquer un autel d'or et d'acier (valeur 110,000 fr.), des médaillons et des bas-reliefs dus à un jésuite (Mort de St Ignace, Glorification de l'Ordre, Mort de St François Borgia, etc.): dans une autre chapelle on montre un doigt du saint, envoyé de Rome, par les Jésuites, à la reine Marguerite d'Autriche, femme de Philippe III (ce doigt est placé, en son reliquaire, dans la poitrine ouverte de la statue du saint); sous l'autel, statue de St Ignace blessé; vitraux représentant des épisodes de la vie du saint; la pièce est séparée en deux par une grille : plafond du xvni» s. en bois doré représentant aussi des épisodes de la vie du saint, vitraux modernes.
Au pied de la Santa Casa, admirable statue de St Ignace (bronze ; visage en onyx), en soldat vêtu de la cuirasse, sur une fontaine à laquelle uO homard en bronze sert de robinet avec sa pince.
En dehors de l'église et de la Santa Gasa, il faut une permission spéciale pour visiter le reste du couvent et les dames ne sont pas admises.
Le retour à Zarauz s'efl'ectue par la route de Taller jusqu'à Iraeta, à làl croisée de la route directe et de celle de Zumaya. On prend la première, qui s'élève en lacets et par de fortes rampes dans des bois de pins Cbelles échappées sur la vallée de l'Urola) au faîte ou alto de Méagas (vue étendue); de là une descente rapide amène à (24 k. du sanctuaire) Zarauz.
De Saint-Sébastien a Pampelune, R. 9; — a Biarritz, R. 12; — a Bilbao R. 14; — A BuRGOS, K. 16
Route 14. — DE SA I NT-SÉBASTIEN A BILBAÔ
PAR DEYA ET MALZAGA
^ 115 k.; à voie étroite, gare dans le quartier S. (barrio de San Martin^ près de la rive g. de l'Urumea; trajet en 3 h. ou 4 h. — 13 p. 65, 10 p. 25, 6 p. 20. — Suppl. de 5 p. pour le train de luxe, quelle que soit la distance.
— Route très pittoresque. — Entre Saint-Sébastien et Bilbao on compte 35 tunnels mesurant une longueur de 9,412 m.
Auto-cyclisme : — deux routes, en général bien entretenues et en bon état, avec virages relevés et pans de montagnes abattus dans les virages. /
— A. Par là côte {^ 136 k.) par Zarauz et Guetaria (p. 131) d'où on suit la ligne de Bilbao jusqu'à (52 k.) Deva; de Deva à Lequeitio, p. 136; la route devient accidentée (plusieurs cols) puis descend dans là vallét dti Mandaca jusqu'à (103 k.) Ôuernica où l'on prend la route de (115 k.) Amo-
. rebieta.— fî. Par i'iiltérieuf (@ 113 k.); 52 k. jusqu'à Deva (V. ci-dessus A); parallèlement à là voie ferrée on remonte là jolie et pittoresque vallée dti rib Deva; â MaUaga tourner à dr. ; 72 k. Eibar\ 74 k. limite des provinces de Guipuzcoa et de la Biscaye (péage); inohtéê ptiis descente très dure;