‹ Espagne et PortugalChapitre 80 sur 196 · PORTUGALETE, LE PUENTE VIZCAYA, LAS ARENAS ET PLENCIA · texte numérisé non relu

PORTUGALETE, LE PUENTE VIZCAYA, LAS ARENAS ET PLENCIA

(^^ 12 k. jusqu'à Portugalete, gare près du pont de l'Arenal, dép. t. 1 If'Z h.; jfgn? partant de l'Arenal, 45 c. ; on prend ensuite le pont transbordeur entre Portugalete et Las Arenas, 10 c. ; un autre tram, partant de la même gare, va directement à las Arenas et à Plencia, 2 p. 30, 1 p. 60; de Bilbao à Portugalete par la route, R. 15, 2®). — La voie longe le Nerviôn.

— Haltes de San Marnés et de (4 k.) Olaveaga.

6 k. Zorroêa] à g., ch. de fer de Valmaseda (p. 144). Au delà d'un pont métallique sur un cours d'eau on revoit le Nerviôn à dr., à une petite distance, puis on s'en éloigne pour passer au milieu d'usines et de cités ouvrières. — Tunnel.

9 k. El Desierto, d'où un embranchement se détache à l'O. vers (16 k.) San Iulian de Musqués qX doit être prolongé jusqu'à Castro-Urdiales (p. 146).

— Pont métallique, puis tunnel. — 10 k.^es^ao, ville industrielle; à dr., grande usine de la Vizcaya. — A dr., pont transbordeur et embouchure du Nerviôn.

12 k. Portugalete (hôt. Portugalete, déj. ou dîn., 4 p. 50), 5,200 hab., l'un des bains de mer et le faubourg maritime de Bilbao, à l'embouchure du Nerviôn, rive g. En sortant de la gare, on se trouve sur le quai, on traverse d'abord une petite place où s'élèvent la nouvelle Casa Consistorial et le monument de Victor Châvarri. Laissant sur la g. la vieille ville bâtie en amphiihéâtre sur la rive dr. du Nerviôn {église Santa Maria^ sur la hauteur) on suit le quai, qui prend le nom de MiLelle de Churrûca, laisse à g. le Grand Hôtel, à dr. le pont transbordeur ( V. ci-après) et bordé de villas mène à la plage (établissements de bains chauds), puisa la grande jetée (phare à l'extrémité). A g., Santurce {fonda Irarac-bat, déj. et dîn., 4 p. 50; J@9I électr. pour Bilbao) s'échelonne pittoresquement surles flancs d'une colline conique qui porte une tour.

[A 6 k. O.-N.-O de Portugalete, Somorrostro (fonda Biain, repas 3 p.) importantes mines de fer et forges de la Société franco-belge-, port où les barques chargent le minerai; vieux château de San Martin, du xiv* s., entouré d une muraille de 216 m. de tour, bastionnée et percée d'embrasures pour 110 pièces d'artillerie.]

Revenant sur ses pas, on passe de l'autre côté du Nerviôn par le puante Vizcaya ou puente trasbordador (wagonnet- nacelle, prix unique 10 c. ; traversée en une min. ; ascension des pylônes, 50 c. vue magnifique), ouvrage

144 — [H. 14] Il DE SAINT-SÉBASTIEN A BILBAO. ||

grandiose conçu par l'ingénieur espagnol Alberto de Palacio et exécuté eu 1893 par l'ingénieur français Arnodin. Ce pont réunit, sur une longueur de 160 m., les deux rives du Nerviôn, entre Portugalete et Las Arenas; audessous du tablier métallique, suspendu à 45 m. au-dessus du niveau des plus hautes marées, circule, à la hauteur des quais et mue par le vapeur,? une plate-forme de 50 m. carrés.

Au delà du pont, on se trouve sur le quai de Las Ai*enas, autre statioo de bains de mer de Bilbao (hôt. : Peninsular, déj. ou dîn., 4 p., pens. 8 p. Zamacona, pens. 8 p.; Antolin, déj. ou dîn. 4 p. 50, pens. 8 p.; restaurant Eguia, repas 4 p.). Une digue court le long et au-dessus de la plac/e dé sable (au centre casino-cercle où aboutit le tram de Bilbao), bordée de villas, et qui se termine à la galerie Balnearia (bains chauds et froids). — De Las Arenas on peut revenir à Bilbao, soit par le tram, soit par le chemin do fer.

Le tram continue au-delà de Las Arenas vers : — 3 k. Algorta (fonda Ugarte, pens. 7 p.), village de plaisance et de bains de mer, sur la falaise, en face de Santurce ( V. ci-dessus). — 5 k. Guecho. — 6 k. Berango. — 8 k. Sopelana. — 10 k. Urduliz; au delà, petit tunnel au sortir duquel on jouit d'une belle vue. — 15 k. Plencia (hôt. : Comercio-, Estacion), petite ville do pêcheurs fondée par Lopez de Haro, et située sur une colline, est reliée à la rner par une route ombragée ; plage avec casino. Aux environs (voit, à la gare) château de Butron, du xiii« s. et bien restauré.

DE BILBAO A LEZAMA (^ 12 k. en 35 à 45 min., 1 p. 10, 0 p. 65). — 5 k. Goiri-Sondica (jonction à Sondica avec la ligne de Munguia). — 8 k. Derio. — 12 k. Lezama.

DE BILBAO A MUNGUI A (^ 22 k. N.-E., en 1 h. 15 env., 1 p. 95, 1 p. 75, 1 p. 05). — Cette ligne se détache à (6 k.) Luchana de celle de las Arenas. — 10 k. Sondica. — 22 k. Munguia.

DE BILBAO A VALM.ASEDA ET A LA ROBLA (^ 316 k. en 11 h. 40; 35 p. 65, 26 p. 45, 13 ;^.)- — 24 k. de Bilbao à Aranguren (X de la ligne de Bilbao à Santander, R. 15). — Là ligne remonte la vallée du Cadagua.

33 k. Valmaseda (hôt. Lambarri, 6 p. par j.)- petite ville de 2,300 hab., sur le Cadagua (3 vieux ponts), dans une vallée des Pyrénées Cantabres {église du xii« s. ; forges importantes). — 59 k. Cadagua.

80 k. Espinosa de los Monteros, à "754 m. d'alt., petite ville importante de 2,500 hab., bien située sur le Trueba, au pied de la punta de la S'ia; c'est là que, le 11 nov. 1808, le général Blake fut battu par le général Victor. — 93 k. Sotoscueva, 2,700 hab. — 100 k. Pedroso. — On franchit lo Néla, puis la Virga dont on remonte la rive g. — 130 k. Las Bosas, au confluent de la Virga et de l'Ebre, qu'on franchit pour en descendre la rive dr. — On rejoint la ligne de Palencia à Santander.

154 k. MatcLporquera (p. 171). — On croise la ligne de Quintanilla à Branosera. — Pont sur le Pisuerga. -- 187 k. Vado-Cervera; à 4 k. Cervera, 1,900 hab., à 1,012 m. dans une haute vallée des montagnes cantabriques, sur la rive dr. du Pisuerga. — On traverse de nombreux petits cours d'eau qui descendent de la sierra del Brezo. — 221 k. Guardô, sur le Carriôn. — La ligne, tracée au flanc de la Punta Corada (1,831 m.) fait d'innombrables contours (belles vues de montagnes) avant d'atteindre (262 k.) Cistierna. — 288 k. Boflar, sur le Porma. — 295 k. La Vecilla, 910 hab., sur le Curueno. .

316 k. La Robla, X de la ligne d'Oviedo à Leôn et à Palencia (p. 200). '

De Bilbao a Santander, R. 15; — a Orduna et Miranda de Ebro, R. 17; , — A Saragosse, r. 17.

Distances par la route, de Bilbao à : Saint-Sébastien, 118 k. ; — Viioriay 66 k. ; — Pampelune, 161 k. ; — Burgos^ 179 k.; — Santander, 113 k.

IItRETO. — SANTONA. || [R. 15] — ^^^

Route 15. — DE BILBAO A SANTANDER

1*^ Par chemin de fer,

^ à voie étroite, 119 k. ; gare à côté de celle du Nord; en3 h. 40 à 4 h. — 12 p. 15,8 p. 60, 6 p. 65. — .Trajet pittoresque, l'un des plus beaux de toute l'Espagne.

Laissant à dr. la ligne de Portugalete, la voie franchit le Gadagua. — Montée dans une vallée étroite et boisée. — 13 k. Zaramillo, dans une région des plus pittoresques. — Au delà de (18 k.) Sodupe la voie franchit le Gadagua.

24 k. Aranguren (grande fabrique de papier).

D'Aranguren a Mataporquera et- a la Rorla, p. 144.

Pont sur le Gadagua et montée. — 8 tunnels; viaducs.

32 k. Traslaviha, à 245 m. d'alt., relié par un embr. de 23 k. à Gastro-Urdiàles (p. 146).

Tranchées, viaducs ; la voie atteint son point culminant à 269 m. dans la sierra de Saldoja. — 40 k. Villaverde de Trucios, à 250 m., sur le Munaco, dans une vallée dominée au S. par les montagnes du pays des Encartaciones. — Viaducs, tranchées; tunnel de la Escrita (1,429 m.); ponts sur le Lames et descente dans la vallée du Garranza. — 51 k. €arranza, à 138 m. — Ponts sur le Garranza; petit tunnel; pays boisé et très accidenté; viaducs et tranchées dans une vallée étroite que domine la Peha de Uval. — 60 k. Gibaja. — Ponts sur TAsôn; petit tunnel. -*- 64 k. Udalla. — Pont sur l'Asôn. — 69 k. Marron. — Pont sur le rio de Garrasa. ^

77 k. Treto, près des marais salants, ou Marismas, que la voie traverse et qui touchent vers le N. à la baie de Santona.

[Santona (5 k. N. de Treto; J^ en 20 min.), petite ville de 5,444 hab., au bord d'une presqu'île dominée par la colline du même nom (403 m.), dans une baie défendue par des fortifications. D'origine très ancienne, Santona a été toujours regardée, grâce à sa position exceptionnelle, comme le plus formidable boulevard du nord de la péninsule. Aussi, lorsque Napoléon donna à son frère Joseph le trône d'Espagne s'était-il assuré la possession de Santona. On y remarque Véglise (style ogival du xiii® s. avec réminiscences byzantines du xii*), le couvent de San Sébastian de Ano et un établissement pénitentiaire moderne del Dueso.]

La voie recommence à monter. — Tunnel. — 88 k. Beranga, à 57 m. — Viaduc sur le Solorzano et tunnel de Jésus del Monte (596 m.), à 102 m. d'alt. — Descente. — 96 k. Hoz de Anero, à 43 m. — Pont sur 'e San Tomàs. — 99 k. Villaverde de Pontones. — Pont sur le Niera.

102 k. Orejo, où s'embranche la ligne de Solares et Lierganes ,p. 150). — Pont sur la ria Tijero. — 105 k. Heras, à Textrémité S. de la baie de Santander. — Pont sur le San Salvador.

110 k. Astillero (hôt. la Gran Via), 3,585 hab. (anciens chantiers de constructions; villas); embr. de la ligne d'Ontaneda, (p. 151).

119 k. Santander (p. 147).

KSFAONX. • 10

446 — [R. 15] Il DE BILBAO A SANTANDER. ||

2° Par la route. \

^ 113 k. ; magnifique route, bien entretenue mais très accidentée avec de^ superbes vues de mer et de montagne. Nous indiquons la mute pœr% Portuyalete qui n'allonge Vitinéraire que de 8 k. |

On sort de Bilbao par la plaza Gircular et la calle Hurtado de ; Amezaga, à l'extrémité de laquelle on prend à dr. la calle Autonoinia. — 2 k. 4. Basurto. A dr. bâtiment de VHôpital civil.

— La route, suivie par le tram, s'élève en dominant la vallée du Nerviôn. — Pont et octroi de Bilbao. — 7 k. 8. Luchana. Le iNerviôn , s'agrandit et on traverse plusieurs centres miniers (nombreuses ^ usines). — Passages à niveau. — On aperçoit bientôt l'embouchure! du Nerviôn, le puente Viscaya (p. 143) et sur la rive dr. Las Arenas.

— 11 k. Sestao.

12 k. Portagalete (p. 143). — Forte montée en longeant la vieille ville à dr.; en haut de la côte on tourne à g. laissant s'éloigner à dr. la route de Santurce (p. 143) et le tram. — La route monte encore et offre une très belle vue à dr. sur l'embouchure du Nerviôn qu'encadrent de jolies plages. — Route accidentée. — Nocedal, où l'on rejoint la route directe venant de Bilbao.

— Montée puis on laisse sur la dr. la route de Gerviana. — La route traverse plusieurs villages, puis on entre dans la province de Santander. — Admirable route en corniche au-dessus de la mer, mais très accidentée et avec virages dangereux.

36 k. Castro-Urdiaies (hôtels et cafés; ^ 23 k. pour Traslavinaf p. 145), petite ville de 5,000 hab., station balnéaire agréable et port dans une baie bien abritée fréquenté par des navires venant charger du minerai. Belle église Santa Maria à l'extrémité d'une presqu île rocheuse dominant la iner. — On traverse le bourg balnéaire par une longue avepue ombragée, puis on tourne à g. avant d'entrer dans la vieille ville. — La route, toujours très accidentée (montées et descentes continuelles, virages très dangereux, faire attention) suit longtemps la mer. A g. se dresse le pic de Cercada,

On contourne l'estuaire de l'Agnera dans un paysage grandiose que domine de l'autre côté de la baie les rochers grisâtres et imposants de la pointe de Sonabia, Une fois le pont de l'Agnera: franchi, la route remonte et se déroule dans une vallée sauvage.

— Vitlanueva. — Montée; à g., belle vue sur un cirque vert entouré de toutes parts de hautes roches grisâtres. — On aperçoit bientôt le vaste golfe de Santona et l'on descend (lacets dangereux) sur Laredo.

60 k. Laredo (hôtel) 4,113 hab., fut au xvii° s. un port très important : église gothique avec deux lutrins de bronze couronnés d'aigles qui furent donnés, dit-on, par Charles-Quint; ayu/iiamienio, couventset maisons intéressants. — On traverse le village et on tourne à g. ^ La route contourne la vaste et belle baie de Santona et rejoint la ligne de Bilbao à Santander à Carasa où l'on tourne à dr. pour traverser le fond de la baie. — Treto (p. 145). — A Barcena on

Il SAiNTANDER. |^

laisse à dr. la route de Santona (p. 145). On abandonne la voie du chemin de fer pour prendre sur la g. la route de Snlarès.

93 k. i^olarès (^ à voie étroile se rattachant à [2 k.] orc u^ à la ligne de Biibao à Santander). — La route rejoint bie. lt>i e chemin de fer et on aperçoit la baie de Santander que l'on va contourner. — On traverse San Salvadory Astiliero, Herrera (où il faut prendre à dr.) et l'on arrive à Santander par la gare.

113 k. Santander.

SANTANDER, ville de 70,000 hab., ch.-l. de la province du même nom et siège d'un évéché, est située sur la rive N.-O. d'une baie magnifique et sûre. Bâtie en partie au bord de la baie et en partie sur Une colline, elle se divise en deux quartiers bien distincts : à rO. la vieille ville aux rues étroites et au pittoresque cachet espagnol, à l'E. le quartier neuf aux larges boulevards modernes. Son magnifique port est accessible aux navires de tout tonnage. Le climat de Santander est très égal et la ville a fait depuis quelques années de très grands progrès au point de vue hygiénique. C'est une résidence très agréable et très gaie, surtout vers le mois d'août à l'époque des grandes fêtes. La proximité de la jolie plage de Sardinero desservie par plusieurs lignes de tramways permet de se rendre en quelques minutes au bord de l'Océan.

Hôtels : — Grand- Hôtel Gomes, paseo de Pereda, 11 et 12 (déj. 4 p., dîn. 5 p.; ch. 11 à 15 p. ; confort moderue); — Europa, calle de Mendez Nuùez, façade sur le boulevard (de 10 à 20 p. par i.); — Continental, calle de Mendez iNùSez; — Labadie, calle de Ribera, 13, plaza Velarde (déj.

3 p. 50, dîn. 4 p. ; ch. 3 à 10 p. ; pens. dep. 8 p.).

Cafés principaux : — sur le paseo de Pereda et aux abords du théâtre, alameda de Alfonso XIII; — Cantabro, en face de l'Ayuntamiento dans la vieille ville.

Poste : — plaza de Remedios.

Télégraphe : — calle Arcillero, 1.

Téléphone : — plaza Vieja.

Voitures de place : — De la gare :

à un point quelconque de la ville pour 1 ou 2 pers. 2 p., au-dessus de 2 pers. 3 p. ; pour Miranda, la Magdalona et Sardinero, 3 p. — Pour la

La course : dans le centre de la ville, pour 1 ou 2 pers. 1 p. 50, pour 4 pers. 2 p. \pour le paseo del Alta, 1 ou 2 pers. 2 p. ; 4 pers. 4 p. — L'heure : 1 ou 2 pers. 4 p., au-dessus de 2 pers. 5 p. ; chaque demi-heure en plus 2 p. 50.

Trams électriques : — Trams BLANCS : de Santander à : — Astiliero, toutes les 1/2 h. (10 c. par sect.) : — Penacastillo, toutes les 1/2 h. (10 c. par sect.). — à Sardinero, toutes les 5 min. (20 c.) par San Martin (10 c), laMagdalena(15c.). — Trams jaunes:

faisant tous le service de Sardinero par différents itinéraires du quartier neuf et de la ville haute (10 c, 15 c. et 20 c).

Garages : — Sancho , plaza de Canadio; — Galdona, calle Magallanz; — Corcho, calle Madrid.

Théâtres : — Grand Théâtre, calle Arcillero, 27 ; — Salon Pradera, alameda de Alfonso XIII.

PLAZA DE ToROS : par pers. 1 p.

Histoire. — On croit que Santander occupe l'emplacement de l'ancien Porlus Blendium des Romains. C'est de Santander que partit, en 1248, la flotte de Ferdinand III de Castille, destinée au blocus de Séville (ce fait (-st rappelé dans les armoiHes de la ville), et c'est à Santander que débarqua, en juin 1522, Gharles-Quint venant prendre possession de l'Espagne. En novembre 1808 lei troupes de Soult saccagèrent la ville.

il SANTANDER. || • [R. 15] — 149

ITINÉRAIRE. — En sortant de la gare on débouche sur le quai ou miielie de Muliaho et on trouve à g. un petit jardin où Ton voit un monument commémoratif élevé près de l'endroit où, le 3 nov. 1893, le bateau à vapeur 7t/ac/iic/iaco, chargé de dynamite et de rails, sauta avec son chargement et causa la mort de 300 personnes. Ce jardin borde au N. la calle de Calderon de la Barca qui amène à l'enlrée de Talameda de Alfonso XUl conduisant à g. à la plaza Velarde.

Le centre de l'animation de Santander est la plaza Velarde (monument de Velarde, un des deux « héros du 2 mai » né à Santiago) où viennent aboutir d'une part la large et belle alameda Alfonso XIII où se trouve le théâtre Salon Pradera, et le '♦"paseo de la Pereda, long boulevard, un des plus beaux de l'Espagne, bordé d'un côté par de grands immeubles modernes (hôtels, cafés, magasins divers) et de l'autre par une vaste promenade ombragée (parterres de fleurs, kiosque de musiqut;, bancs) tracée sur les quais du port, où s'élève le monument du littérateur Pereda la Montana et d'où la vue est admirable sur le port, la baie et les montagnes.

Au fond de la plaza Velarde, à g. se trouve la cathédrale, du xui* s. On voit d'abord sur la g. l'entrée de la vaste crypte (en partie romane), puis passant sous plusieurs voûtes on croise le début de la calle de Ruamayor pour entrer dans un cloître clos de vitres (médaillon en souvenir de Vévéque Vicente Santiago Sanchez de Castro, prélat de Santander de 1884 à 19093. L'entrée de la cathédrale se trouve de suite à g.

L'intérieur est sombre. On y remarque de curieux et lourds retables dorés, des tableaux (copies) anciens. Dans lo chœur fermé d'une grille, belles stalles, vieux missels et curieux livres de lutrin.

Sortant de la cathédrale on laisse à g. la calle Ruamayor (école des Industries, manufacture de tabac) pour suivre en face la calle del Pudnie jusqu'au pont franchissant la calle de la Ribera où Ton descendra et que l'on prendra sur la g. Au delà du curieux marché au poisson, la calle Atarazanas aboutit à \ a plaza Pi y Margall sur laquelle s'élève à dr. le bel édifice moderne de VAyantamiento (hôtel de ville) où se trouvent la bibliothèque et le musée (objets préhistoriques, particulièrement des importantes cavernes de Altamira et de Viesgo; collection de monnaies; souvenirs de Daoiz et de Velarde; peintures de Goya, Vicente Lopez, Madrazo, Casimir o Sainz, etc.).

[Au delà de la place Pi y Margall la calle de Amos de Escalante ou la calle de Becedo conduisent à la petite place ombragée de ïalameda Jésus de Monasterio d'où par la calle de Burgos on pourrait gagner le vaste paseo de V Alameda.]

Près de TAyunlamiento se trouve la vieille église San Francisco (derrière Téglise, marché) près de laquelle s'ouvre la pittoresque calle de San Francisco, sans trottoir, artère vivante et commerçante qui aboutit à la plaza de la ConstUaciôn (à dr. calle del Puente et cathédrale) sur laquelle s'élève Véglise de la Compania à l'entrée de la calle Eugenio Gutierez et de la calle de Santa Clara (diU n° 1, plaque sur la maison natale de Bustamente, illustre marin, né le 3 sept. 1758).

150 — [R. 15] Il DE BILBAO A SANTANDER. |f '

Suivant la calle Eugenio Gutierez on laisse à g. la plaza de Escuelas {chambre de commerce), puis on prend à dr. une courte ruelle qui descend à la plaza de la Aduana au fond de laquelle, au delà de la piazueia del Principe, la calle Fernan Coriès passe devant la monumentale Banque Mercantile et le palacio de la Diputaciôn pour aboutir au beau paseo de la Libertad (belle promenade plantée d'arbres, kiosque à musique). — A g. derrière une maison à arcades, église . Santa Lucia. '

De ià il suffit de prendre une des rues qui s'ouvrent sur la dr, pour arriver au paseo de Pereda {V. ci-dessus) qui à dr. ramènerait à la plaza Velarde et à g. conduit au port (près de la station des tramways, petit musée de Biologie maritime, collection intéressante de poissons et de coquillages).

[On pourra faire une belle promenade jusqu'à l'A Zamcrfa alta, belle avenue au sommet de la colline qui domine tout Santander et d'où la vue est admirable. On y monte directement de la plaza Velarde par la calle de Ribera, d'où l'on monte à la calle del Puente^ que l'on suit à dr. et toujours tout droit la calle de Santa Clara^ la calle de Atalaya à l'extrémité de laquelle on tourne à g. De l' Alaipeda alta on peut gagner facilement le Sardinero | par Miranda {très joUe promenade).] s

DE SANTANDER A SA R Dl NERO (|^^ jaunes et blancs, 20 c. : les trams ; blancs qui suivent la côte ont un plus joli trajet, les trams jaunes desservent Mirandaetles belles avenues qui s'étendent sur la colline de Santander). — ' Le tram blanc que l'on peut prendre calle de Colesia, première rue parallèle ; au paseo de Pereda, longe le port et prend la belle avenida de la Reina Victoria, dessert San Martin, la Magdalena et oifre de superbes vues sur la ; baie, le château-royal et l'îlot Mauro, passe près de la chapelle San Roque ] et aboutit à la plage. "^

Sardinero (hôt. : sur la première plage : Gi^an Hôtel', Castilla; Hijos 4e Hoyola; Suisa; Paris; sur la seconde plage : Conception) est la plage ■ fréquentée de Santander, elle doit sa vogue à son climat très égal : la température descend rarement plus bas que -h 5° et ne s'y élève ordinairement pas à plus de 20 à 25°.

La plage, de sable fin, est dominée par une large terrasse, abritant une.^ promenade couverte (bibliothèque, café, magasins de souvenirs) et les éta- ' blissements de bains. Derrière la terrasse, là où aboutissent les trams, se ' trouve un petit square {buste de G. de Linarès, naturaliste) sur lequel, donnent les principaux hôtels et le Casino (concerts en été). ;

A rO. de la plage, sur un rocher la séparant de la seconde plage, a étéj aménagé un petit parc ombragé de tamaris et d'où l^ vue est superbe sup^ les deux plages, la chapelle San Roque, la presqu'île de Magdalena, l'îlot ; Mauro, l'entrée de la rade et le côté È.

[A TE. de la presqu'île de Magdalena, rocher isolé de la Pena HoradadaJ formant une arche gigantesque.]

DE SANTANDER A LIERGANES (^ à voie étroite, 28 k., en 50 min.; 2 p 30, 1 p. 90, 1 p. 45). — Jusqu'à Orejo (17 k.), le train suit la ligne d& Bilbao i V. ci-dessus).

19 k. Solarès (hôt. : Grand-Hôtel-, del Balneario, tous deux de 1" ordre, avec annexes, pens. de 10 p. à 15 p.; de Madrid) est une jolie petite lo' alité très bien située avec de beaux parcs, fréquentée surtout pour ses eaux miaérales chlorurées; à 2 k. bains connus de Hoznayo.

21 k. Cecenas. — 25 k. Za Cavada. — 28 k. Lierganes.

DE SANTANDER AONTANEDA (^44 k; en 2 h. env. ; 4 p. 25, 3 p. 50, : 2 p. 30). —9k Astillero (p. 146) où l'on quitte la ligne de Bilbac — 35 k.

Il SARDINBRG. — ONTANEDA. — SOLARES. || [R. 15] — 151

Puente-Viesco, 1,600 hab., sur la rive dr. du Pas, à 60 m. d'alt. (établissevient thermal] eau chlorurée sodique, à 35"). — On remonte la jolie vallée de Toranzo, par (35 k.) El Sota, (38 k.) Santiurde, (42 k.) San Vicente.

44 k. Ontaneda, station thermale, à 160 m. dalt. (hôtels et villas) qui se complète par la station voisine d'Alceda (établissements très bien installés; eau sulfatée calcique, à 25°).

DE SANTANDER A OVIEDO (^ économique, 216 k., en 7 à 8 h. env., 22 p. 90, 17 p. 30, 12 p. 75; ligne très pittoresque; — ^ 212 k. ; bonne route ondulée, suivant la ligne du ch. de fer, très pittoresque surtout entre Torrelavega et Cabezôn, et entre Ribadesella et Arriondas). — Après quelques stations sans importance on atteint (27 k.) Torrelavega^ d'où se détache à dr. la ligne de Venta de Banos (p. 172).

[Comillas (^ 20 k. ; ^, 2 fois par j.). — On passe tantôt par Navales, tantôt par Santillana (maisons pittoresques; église de la Collegiata, romane, avec le tombeau de Ste Julienne; cloître avec curieuses sculptures aux chapiteaux; Lesage a popularisé le nom de Santillane dans son Gil Blas). — 20 k. Comillas (fonda de la Nicoiesa) est situé au bord de la mer cantabrique, (palais ancien de Sanchez de Cueto; palais moderne du marquis Lopez de Comillas; jolies promenades).]

La voie remonte, vers l'O., la vallée du Saja qu'elle franchit efn aval du confluent du Saja et du Besaya.

30 k. Puentp San Miguel d'où l'on peut faire une excursion fclefs chez l'alcade; guide 2 p.) aux grottes à^Altamira (curieux dessins préhistoriques). — 46 k. Cabezôn de la Sal (source saline). — La voie atteint la côte cantabrique; belle vue sur la presqu'île de San Vicente, surmontée d'une vieille église; au fond veis le S., les Picos de Europa. — On suit la vallée de l'Escudo.

68 k. San Vicente de la Barquera, port des plus pittoresques. La petite ville sétage sur les flancs d'une hauteur couronnée par les ruines d'une ancienne forteresse. — Bains de mer fréquentés.

[Los Picos de Europa. — De San Vicente, on peut, par la vallée du Deva 6t Potès dans la vallée de la Liebana, faire des excursions et des ascensions dans ce massif, jusqu'à présent à peu' près inexploré et dont les plus hauts sommets sont la Perla Vieja (2,665 m.), le Cerredo (2,642 m.) et la Peîîa Santa (2,586 m,).]

81 k. Colombres. — 91 k. Vidiago. — 101 k. Lianes (g) (hôt. del Universo) 19,000 hab., petit port très pittoresque {église ij^othique du xV' s.). — 131 k. Ribadesella, sur une vaste baie, enserrée dans une ceinture de montagnes (grotte remarquable : belles stalactites). — La voie s'éloigne de la mer pour remonter le cours du Sella vers le S.

148 k. Arriondas, d'où part le tram à vapeur de Cangas de Onis et Covadonga(p. 206).

170 k Infiesto, dans la vallée du Pilona. — La voie, se dirigeant vers l'O., parcourt une vallée aux aspects ^riants et variés; au S. la Pena iMayor (1,350 m.). — 198 k. Pola de Sierro, 245 m. d'alt. — 203 k. Noreria, où l'on croise le ch. de fer de Laviana à Gijôn. — 216 k. Oviedo (R. 20).

De Santander a Palencia et a Venta de Baîïos, p. 171, en sens inverse.

Distftnces par la route, de Santander à : Saint-Sébastien, 231 k. ; — VitO" ria, 169 k. ; — Burgos, 155 k. ; - Palencia, 177 k. ; — Oviedo, 185 k.

152 — [K. 16] Il DE SAINT-SÉBASTIEN A BURGOS. ||

Route 16. — DE SAINT-SÉBASTIEN A BURGOS

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