PAR ZUMARRAGA, ALSASUA ET MIRANDA DE EBRO
ç^ du Nord, 251 k. ; en 6 h. par le Sud-Express ou par le rapide, en 7 h. par l'express ordinaire (l"^® et 3®cl.) et en 9 h. par le train-correo (l»e, 2*, 3e cl.)- — 31 p. 35, 23 p. 65, 14 p. 10; suppl. pour le Sud-Express, 15 p. 75.
Auto-cyclisme : — ^ 229 k. ; très bonne route, un peu encombrer© jusqu'à Tolosa, fort agréable ensuite ; le défilé de Pancorbo est magnifique. — On sort de Saint-Sébastien par l'avenida de la Libertad, et les calles S. Marcial et Matia. — 9 k. Lasarte. — 16 k. Andoain. — 27 k. Tolosa (sortir par la calle de S. Francisco). — 32 k. Alegria. — 44 k. Beasain; montée 10 0/0.
— 50 k. Idiazabab ; montée puis descente de 5 à 7 0/0 (au k. 62, péage 5 p.). — 70 k. 7. Alsasua (à la sortie, péage 5 p.). — 74 k. Olazayutia; au k. 79, entrée de la province de Guipuzcoa (péage 5 p.). — 85 k. 7. Eguilaz (péage de la province d'Alava, 5 p.). — 91 k. Salvatierra. — 108 k. Matauco»
— 116 k, Vitoria (droit de passage 2 p.; sortir par la calle de Castilla). — 133 k. La Puebla de Arganzôn. — 140 k. Arminon (péage 5 p.). — 150 k. Miranda de Ebro (sortir par la calle de Madrid). — Après (159 k.) Amegugo, on entre dans le sinueux défilé de Pancorbo. — 173 k. Cubo, — 188 k. Briviesca; route désormais plane jusqu'à (229 k.) Burgos (droit 2 p.).
La voie franchit l'Urumea. — Tunnel de 300 m. — A g. Asti^ garraga. — A dr. jolie vue surHernani.
7 k. Hernani (p. 129).
Tunnel de 1,000 m. — 14 k. Andoain^ petite ville {église de la Renaissance), à dr., au delà de la station, sur une colline que la voie traverse en tunnel. — Pont sur le Leizaran. — La voie s'élève en remontant le cours de l'Oria jalonné de papeteries. — 18 k. Villabona-Cizurquil,
26 k. Tolosa (p. 130).
[Saint-Ignace de Loyola (^ 26 k.). — La route se détache à dr. de la route de Saint-Sébastien à Madrid, et bientôt monte rapidement par de nombreux petits lacets, à travers une contrée verdoyante. — 7 k. 5. Vidania.
— 10 k. Col de Begil. — Descente en lacets sur (14 k.) Régit, curieux village dominant une jolie vallée qu'on va suivre : au loin, le mont Itzarraitz, à dr.' le mont Hernie. — 24 k. Azpeïtia (p. 132). — 26 k. Sanctuaire de Saint-Ignace de Loyola (p. 133).]
Ici commence la série des travaux d'art nécessités par le passage de la chaîne cantabrique. — La voie (se placer à g.) s'élève dans une vallée étroite et boisée; entre Tolosa et Beasain elle franchit 15 fois rOria et traverse 4 petits tunnels. — 34 k. Legorreta; à dr., montagne conique d'Alalar. — 38 k. Villafranca. — La vallée s'élargit.
42 k. Beasain (usine de construction de matériel de ch. de fer).
— Les rampes deviennent plus fortes; d'ici à Zumarraga on compte 9 petits tunnels. — La voie fait un grand détour au N.-O. — Viaduc de 300 m., haut de 36, au-dessus de la riche vallée et du pittoresque village d'Ormaïztegui^ patrie du célèbre chef carliste Zumalacarregui, tué en 1833 devant Bilbao. — - Suite de tunnels, dont le dernier est percé sous le col du Fizaga, qui sépare la vallée de l'Arerin di
IIZUMARHAQA. — ALSASUA. || [R. 16] — 153
celle de l'Urola et débouche en face des deux petites villes de Zumârraga et Villareal, que sépare l'Urola.
56 k. Zumârraga X (hôt. Attuna, pens. 8 à 10 p.), station à 338 m. d'alt. — A dr., Zumârraga, 2,034 h.ib., patrie de Lopez de Legazpi, conquérant des Philippines en 1569; sa statue est Fœuvre de Marinas. — A g., Villaredl (statue du poète de J.-M. Iparraguirri, par Font), dominée par le mont Irimeo qui porte le château d'Ipenarrieta, construit en 1605.
[Onate (^ 8 k.; service public aux trains du matin) : collège et église fondés en 1542 par D. Rodrigo de Moncada, œuvre importai|te de l'architecte et sculpteur français Pierre Picart.
Azpeîtia et Saint-Ignaee de Loyola (^ 16 k. ; service public 1. 1. j., 2 p. ; on trouve aussi à la stat. de Zumârraga des voit, particulières pour le Sanctuaire, 20 p. aller et ret.). — La route se dirige au N., passe par Villareal et descend la vallée de l'Urola. — 12 k. AzcuïLia, petite ville dans un joli site, au pied du mont Itzaritz, sur la rive g. de l'Urola. — 14 k. En deçà, d'un pont la route bifurque; on laisse à g. celle d'Aspeïtia (p. 132) que l'on aperçoit devant soi, pour prendre à dr. celle du Sanctuaire. Sur la route, en face du pont, se trouve Vhôiel Amenabar. — 16 k. Sanctuaire de Loyola (p. 133).]
DE ZUMARRAGA A BILBAO, PAR MALZAGA (é^ 81 k., en 4 h.; 9 p. 45, 7 p. 10, 4 p. 25). — La voie s'élève sur les flancs du mont Irimoo (belles vues), traverse un tunnel près de Puerto de Bescarga et 5 au' '/"S tunnels. — 10 k. Anzuola. — 3 tunnels. — 16 k. Vergara (hôt. IdareHa), petite ville de 3,000 hab., dans un site accidenté (dans ï église San Pedro, célèbre et magnifique statue du Christ agonisant, chef-d'œuvre de /. Martinez Montanès; au collège, statue de St Ignace, par Gregorio Hernandez).
— La voie parcourt la vallée du Deva. — 23 k. Placencia (fonderie de canons). — Tunnel et pont sur le Deva. — 28 k. Malzaga et de Malzaga à (81 k.) Bilbao, R. 14.
La voie décrit une courbe, ayant à dr. la riche vallée de Legaipia, au fond de laquelle coule TUrola. — 65 k, Brincola. — Sur 11 k., entre Brincola et la montagne d'Otzaurte, on compte 14 tunnels, ayant ensemble une longueur de 7,351 m. Le plus considérable est le 2®, celui d'Oazarza (2,953 m.). — Entre les tunnels, la vue domine à g. la jolie vallée très profonde et la petite ville de Cegama : sous le chœur de l'église repose Zumalacarregui (p. 152).
— Viaduc et petit tunnel.
76 k. Cegama-Otzaurte (à g., beaux rochers), à l'entrée du tunnel d'Otzaurte (1,158 m.), au milieu duquel la voie atteint son point culminant, 614 m. 20; au débouché on découvre, à dr., la mon^ tagne d'Aitzgorri. — La voie descend et décrit des courbes entre des hauteurs boisées dont quelques-unes sont surmontées de grands rochers. Après avoir contourné à dr. la base pittoresque des monts d^Alzanidy la voie débouche en Navarre, dans la vallée du Borunda.
86 k. Alsasua ?§), X petite ville à 533 m., sur la rive g. de l'Araquil (ancien sanctuaire del Santo Cristo, très vénéré).
D'Alsasua a Saragosse, par Pampelune et Castej(Sn, r. 9.
Laissant à g. la ligne de Pampelune, la voie se dirige à l'O. Jusqu'à Vitoria. — Elle remonte d'abord la vallée du Borunda, —
154 — [R. 16] Il DE SAÏNT-SÉBASTIEN A BURGOS. ||
88 k. Olazagutia, dominé à g. et à dr. par des montagnes aux flancs rocheux. — 98 k. Araya, à dr. — La voie franchit le Borunda et passe dans la vallée du Zadorra, affluent de l'Ebre.
105 k. Salvatierra, sur une colline à dr., avec deux églises et des restes de murailles. — - Tunnel de 520 m. dans un contrefort de la sierra de Arlaban.
117 k. Ategria, à g. — A dr., sur un contrefort d§ la sierra, ruines du château de Guevara, construit au xv® s. sur le modèle du château Saint-Ange à Rome. — La voie traverse la plaine fertile de VAiava. — A dr., ville de Vitoria; à g., vaste monastère de las Satesas, bâti en 1880 (chapelle à flèche élancée).
131, k. Vitoria (hôt. : de Pallares, calle de Postas, 40; Quintanilla, calle de la Estaciôn, 27), ville de 32,225 hab., ch.-l. de la province d^Alava, à 528 m., sur une petite hauteur qui domine la plaine. La ville, qui date de la fin du xii* s., s'est beaucoup modernisée de nos jours; une de ses particularités ce sont les nombreux « miradores » ou balcons vitrés que l'on aperçoit aux façades des maisons.
Itinéraire. — De la gare, la calle de la Estaciôn conduit à la ville moderne, à la plaza Naeva, carré de 60 m. de côté, formé d'édifices d'égale hauteur, avec arcades au rez-de-chaussée. La Casa Consistorial s'élève au centre, du côté N. (bel escalier double et beau balcon de pierre).
On y conserve le machete vitoriano (glaive victorien) sur lequel le, syndic procureur général prêtait serment de bien remplir sa charge, sous peine d'avoir la tête tranchée.
Ici commence la vieille ville, formée par huit rues concentriques, bordées d'anciennes maisons armoriées qui s'élèvent autour de la ville haute (villa suso), encore entourée de murailles et où se trouve la cathédrale de Santa Maria, monument gothiciue du xiV s. (très beau porche) avec une tour moderne (dans la sacristie, tableau de la Piedad, attribué à van Dyck ou à Murillo).
A côté et à rO. de la plaza Nueva est la plaza de la Constituciôn, . d'où un escalier monte à Véglise San Miguel (xii® s.), enclavée dans les murailles de la haute ville (à Tint., maître-autel, œuvre de Juan Yelazquez et de Gregorio Hernandez).
De la place de la Constitution la calle de la Constitucion conduit à la plaza de la Provincia, avec la statue en bronze (1895) de Mateo^ Benino Moraza, le défenseur des privilèges des Basques, et le paacio. de la Diputaciôn (dans la salle du conseil, peintures de Rihera : Christ en croix, St Pierre et St Paul).
La promenade de la Florida (beaux ombrages, statues, fontaine) est située hors la ville, vers le chemin de fer. Une avenue avec ua pont sous la voie la relie au Prado, autre promenade publique.
Salinas de Léniz (^ 19 k. N. en 50 min.), dans la yallôe d^ Deva^ vii âge entouré de hautes montagnes, possède une source, considérée coûiuie la plus riche d'Espagne, dont on extrait le sel par évaporation.}
Au delà de Vitoria,, la voie parcourt une belle plaque où, \e
;i VITORIA. — PANGORBO. || ^ [R. 16] — 155
21 juin 1813, Wellington infligea une sanglante défaite aux Frangais. — Pont sur le Zadorra dans un site pittoresque.
144 k. Nanclarcs de la Oca, village à 489 m. (sources alcalines, bicarbonatées, sodico-calciques, azotées, gazeuses, à 20°). — La voie descend vers TEbre par la vallée du Zadorra : plusieurs ponts. Montagnes rocheuses. A dr., sur une hauteur, ruines du castillo de Arganzôn. — 155 k. Manzanos. — A g. Arminon (pont pittoresque de 6 arches sur le Zadorra). — La voie débouche dans la large vallée de l'Hlbre sur un haut remblai, sous lequel passe en biais la ligne de Bilbao (F. ci-dessous).
164 k. Miranda de Ebro ((§) avec quelques ch.; X sur Bilbao et sur Gastejôn-Saragosse), ville de 5,600 hab., à 490 m. sur TEbre et appartenant à la Vieille-Gastille ruines d'une enceinte fortifiée.
De Miranda de Ebro a LogroSo et a Saragosse (240 k.), a Bilbao (104 k.), R. 17.
On franchit TEbre (curieuse vue à g. sur Miranda) près de son confluent avec rOn)ncillo, descendu des gorges de Pancorbo, vers lesquelles la voie s'élève par une rampe sinueuse (très belles vues sur la vallée de l'Ebre) au flanc de montagnes calcaires et colorées, qui appartiennent à la sierra de Oha. — 168 k. Biij^do : à g., se montrent dans un cirque rocheux les vastes constructions du monastère de Bujedo, noviciat des Frères des Ecoles chrétiennes. La voie parcourt une terrasse cultivée et atteint l'entrée, pareille à une brèche, du défilé connu sous le nom de *Garganta (gorge) de Pancorbo, formé par deux bassins ou entonnoirs successifs. La voie tracée en corniche au flanc de la gorge (au fond la route de Castille se faufile le lone: du torrent), traverse 2 tunnels (200 m. et 300 m.), puis un viaduc de 6 arches, haut de 33 m.; après avoir franchi TOroncillo, on passe sur un 2® viaduc (3 arches), haut de 37 m., aboutissant à un tunnel percé dans un grand rocher déchiqueté en aiguilles et, au delà d'un autre tunnel, on débouche dans le 2" bassin où se trouve, à dr., la petite ville de Pancorbo, dominée par une muraille naturelle de rochers déchiquetés.
183 k. Pancorbo, 1,304 hab., à 635 m., resserré, avec la voie, la route et le torrent, entre deux parois rocheuses, ne conserve plus que les ruines insignifiantes des deux châteaux qui le défendaient : l'un, Santa Marta, bâti parles Maures; Pautre, Santa Engracia, sur le sommet N., construit en 1794, rasé en 1823 par les Français. En 1813, les débris de l'armée française, retranchés dans le défilé, contraignirent Wellington à opérer dans une autre direction.
Le ch. de fer entre tout aussitôt dans la plaine de la Bareba qui fait présager la monotonie du plateau de la Vieille-Gastille.
206 k. Briviesca, 3,375 hab., à 710 m., entouré de murailles. Dans Pancienne Collégiale et dans Véglise Santa Clara, grands retables du xvi* s. en bois sculpté et peint.
C'est à Briviesca que, dans une assemblée des Certes, tenue en 1388, le roi don Juan !•' fit déclarer que le preinier-né de la couronne de Castillo porterait letitre de prince des Asturies, et il présenta sous ce titre son fils Henri,
156 — [R. 16] Il DE SAINT-SÉBASTIEN A BURGOS. jj
[Ona (27 k. N., sur la route de Santander), avec le célèbre couvent de San Salvador (auj. grand collège de Jésuites), fondé en 1011 (tombes royales surmontées de dais en bois ajouré, du temps des Rois Catholiques; cloître du même temps (fin du xv« s.)- A 5 h. d'Ofïa, pont romain d'une seule arche sur TEbre, nommé la Boradada].
La voie remonte la vallée de TOca.
220 k. Santa Olalla. — La voie s'élève en décrivant une grande courbe, puis coupe, par 4 tunnels de 408, 199, 229 et 1,042 m., dans les monts d'Oca, le faîte désolé de la Brûjula, à 963 m. d'alt. (le sommet de la montagne atteint 995 m.), puis elle descend.
236 k. Quintanapalla, à 914 m.; le village est à 1 k. à dr., dans un repli du terrain, avant la station. Le roi Charles II vint y recevoir sa fiancée Marie-Louise de Bourbon, fille aînée du duc d'Orléans, frère de Louis XIV; le mariage royal fut ratifié dans l'église du village. — La voie franchit l'Arlanzôn. A g., Chartreuse de Miraflores (v. ci-dessous). A dr., échappée sur Burgos et les belles allées de peupliers du paseo de la Quinta.
251 k. BURGOS, ville de 31,415 hab., célèbre par sa cathédrale et les souvenirs du Cid, ch.-l. de la province du même nom, ancienne cap. de. la Vieille-Castille, résidence des premiers rois, est située à 856 m. d'altit. sur la rive dx- de l'Arlanzôn, qui la sépare de ses faubourgs de Santa Clara et de Vega, et de la gare. Son site est nu et sévère; son climat est très chaud en été, très froid le reste de l'année.
Hôtels : — del Norte y de Londres^ plaza de la Audiencia, au boul. de la calle Laïn Calvo (entièrement remis à neuf;pens.lO à 12 p.). — rfe Pa?^*, calle de Vitoria (dep. 10 p. par j.) ; — UniversaU calle del Almirante Bonifaz, 9
(autrefois Monin; dep. 10 p. par j.).
Poste : — sur rÉspolon, 58.
Télégraphe : — calle de Laïn Calvo, près de la calle de San Juan.
Agence des chemins de fer {Despacho central) : — à l'hôtel de Paris. .
Histoire. — Burgos, fondé en 882 par Alphonse III le Grand, roi de Léon et vainqueur à mainte reprise des Sarrasins, fut la résidence des comtes et ensuite des rois de Castille et de Léon. Son importance, comme centre de l'indépendance de la Castille, à la suite de la domination des Goths, date du moment où une assemblée des nobles et des prélats décida, vers le commencement du x« s., de confier la direction des affaires de la Castille à deux juges indépendants, âjânt les attributions des juges du peuple hébreu et des consuls romains. Ce pouvoir, qui avait appartenu un instant à Diego Porcellos, illustre capitaine et fondateur de la première forteresse de Burgos, aurait été remis, selon la tradition, en 924, à Laïn Calvo, qui avait combattu contre Léon et contre les Asturiens, et à Nuno Rasura, un juge respecté, gendre de Laïn ; mais l'existence de ces personnages est problématique. Le célèbre comte Fernan Gonzalez, élu comte souverain de Castille, fixa sa résidence à Burgos. Son fils Garcia Fernandez lui succéda, et lorsque mourut (en 1029) son arrière-petit-fils Garcia Sanchez, le, pouvoir souverain échut à don Sancho el Mayor (1001-1035), roi de Navarre, beau-frère de , Garcia Sanchez. Après celui-ci vint Fernando I", qui fut surnommé le Grand lorsque, en 1037, il parvint à réunir à la Castille les royaumes de Léon, de Galice et les postes avancés de Toro et de Zamora. Ce fut la glorieuse époque de Burgos, qui, à la suite d'une grande bataille livrée, dans le Campo de la Verdad, à une armée coalisée des rois de Navarre et d'Aragon, > vit surgir Rodrigo Diuz de Vivar (?e Cid, dit le Campeador, né à Burgos | vers 1026, mort à Valence en 1099), issu de la plus illustre famille de Cas- :|
Les Guides Bleus
LEGENDE
1 Caihédrale^^S^Mirùv) D.2
ZH^Uae S^Affnedu C.2
3 id. SarvZorenxo E.2
4 id. et^droSoJtJyïcolas.-.-C.Z
5 Gzsa^ Con^isiorixxZ' D.2
6 Arco de S^^ariec (Afitsée
lYoviTiciaZ) i D.2
Z Palcœio ArxohispaL . C.2
8 Seminario de S?ûeroninvo- .C.2 ^Haspital d^ S^Juan F.2
12 Poste azzjc l^ir&s E.2
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Principaux Hôtels "^EkelddForiRydeZaridreslLfl [
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Il BURGOS. Il [R. 16J ~ 157
tille. Toute riiis^oiro héroïque du Cid, lors même qu'on la dégage des récits merveilleux de ia légende, appartient à Burgos.
Les rois se succédèrent à Burgos, tenant à distance l'invasion musulmane, et lorsque cotte puissance croula en 1492 à Grenade, Burgos, chef-lieu de la Vieille-Castille, dut céder son rôle de capitale à Valladolid.
En 1808 les Français battirent les Espagnols à Burgos et, en 1812, ils y furent assiégés par Wellington, dont l'armée occupa la ville en 1813.
La Vieille-Castille {Castilla la Vieja), qui était pour ainsi dire la province métropole de l'ancienne union espagnole, comprenait les territoires de Burgos, Logrono, Soria, Segovia et Avila, qui sont aujourd'hui des provinces séparées. L'origine du nom de Castille est connue. Lorsque, vers la moitié du viii« s., les Maures se répandirent dans la péninsule et y établirent leur domination au nom des califes de Bagdad, les chrétiens, refoulés dans le Nord, élevèrent des châteaux fortifiés (en latin castella^ devenus castilla dans lé vulgaire) pour s'y maintenir contre les Musulmans; c'est de là que le pays de Burgos reçut dans l'usage populaire le nom de Castille, qui s'étendit graduellement, par la suite, aux territoires successivement repris sur les infidèles. Les chefs des territoires chrétiens n'avaient eu dans l'origine que le titre de juges; l'un de ces juges, Fernan Gonzalez, fut élu comte héréditaire de Castille en 933. En 1037 les comtes reçurent ou prirent le titre de roi. Le premier roi de Castille fut Fernando I®'" el Grande, fils de Sancho el Mayor^ de Navarre, qui était de la maison de Bigorre (V. cidessus). — Dès 1475 le titre séparé du royaume de Castille s'était éteint par le mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon et la monarchie espagnole constituée dans son unité. Toutefois la Castille, premier centre d'où la monarchie a rayonné sur la Péninsule, a donné son nom — comme un titre d'honneur, — à la nation espagnole, qui porte avec orgueil le titre de peuple castillan.
La fierté castillane est passée en proverbe. Un dicton connu est le suivant : « Je suis toujours la même Castille qui s'humilie seulement devant Dieu; — le temps rouille toute chose, seul mon honneur resplendit toujours ».
Pays de plateaux (sauf un certain nombre de vallées) peu favorisés de la nature, la Vieille-Castille — de môme que la Nouvelle — na rien de commun avec ce qu'on nomme « la chaude et poétique Espagne ». Ce sont l'une et l'autre deux contrées parmi les plus dépouillées, les plus monotones, les moins douces de climat. quMl y ait dans l'Europe occidentale. Par contre, elles sont fertiles en céréales et, quand l'année est pluvieuse, il y pousse de magnifiques récoltes de froment.
ITINÉRAIRE. — En face de la gare, une avenue aboutit à PAr- '.anzôn; là on suit à dr. la rive g. de la rivière par le paseo de las Deliclas (à dr., nouveau Séminaire, 1897), la plaza del Instituto (à dr., Institut provincial, avec une curieuse façade et une porte Renaissance); à g., pont de Besson (conduisant au nouveau Palacio de Jaslicia\ la calle de la Merced (à dr., église de la Merced à 3 nefs, de style gothi([ue. avec un très beau portail) jusqu'à \di plaza de Vega^ au début de la promenade dite paseo del Espolôn Nuevo.
On franchit l'Arlanzôn sur le pont de Santa Maria (à dr., paseo del Espolôn Viejo, V. ci-dessous), en face de la porte de Santa Maria.
L'*Areo de Santa Maria (PI. 6), Tun des plus remarquables monuments de Burgos, est flanqué de 2 demi-tours et surmonté de 4 tourelles. Il est orné des statues de Nufio Ftasura, de Laïn Calvo, de Diego Porcellos, du comte Fernan Gonzalez, du Cid et de Charles-Quint, en l'honneur de qui la porte fut commencée en 1536, à la place de l'ancienne tour, construite vers la un du xi* s., et dans