SANTIAGO
Principaux Hôtels ® Hôtel SuLzo (2) i£L. Vizcaifw Mètres
San Clementey celui du théologien Ventura Figueroa, par Fr. Vidal. Par la calle del Franco (à g., Colegio de Fonseca, V. ci -dessous), on atteint la vaste plaza Mayor ou de Alfonso XII' (dite aussi del Hospital), sur laquelle s'élèvent : à dr. (E.), la cathédrale (V. cidessous); à g. (0.), le grand édifice du Consistorio (xviii'' s.), renfermant les bureaux de l'Ayuntamiento; au S., l'ancien couvent de San Jerônimo, auj. Ecole Normale (beau portail du xvi* s., cloître
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assez iDtéressant); au N., VHospital Real ou Hospicio de los Reyes, bâti en 1504 (beau portail) par Enrique de Egas, sur Tordre du roi Ferdinand et de la reine Isabelle.
A Tint., bellps cours. — La * chapelle (s'adresser au portier; pourboire), véritable bijou de style ogival, est une des plus riches de l'Espagne.
La *♦ cathédrale, une des plus anciennes et des plus intéressantes églises de la péninsule Ibérique, date du xii*' s.; elle a été remaniée aux xvji* et xviii* s., principalement à l'extérieur.
Histoire. — En 910, Alphonse le Grand fit construire une basilique à la place de l'humble sanctuaire bâti au ix® s. par Toodomiro, évêque dlria. Cette basilique était grande et riche à l'époque où El-Mansour vint, à la fin du x® s., dévaster tout le N.-O. de l'Espagne. En entrant à Santiago, dont les habitants s'étaient enfuis, il n'y trouva qu'un vieux moine assis sur le tombeau de l'apôtre ; l'église fut rasée, seul le tombeau resta inviolé. Toutes les richesses furent enlevées et, avec elles, les cloches que des prisonniers chrétiens durent porter sur leurs épaules jusqu'à Cordoue (ces mêmes cloches, retrouvées parle roi Ferdinand lorsquil entra dans cette ville en 1236, furent rapportées à Santiago par des captifs musulmans). — Quand le roi Bermudo eut repris, au commenc. du xi« s., Santiago aux Maures, il en releva les ruines et, pour ranimer le zèle des pèlerins, il fit tracer à travers la Navarre et la Vieille-Castille un chemin pour les dévots venant de France. Plus tard, sous A.lphoijse VI (1072-1108) et l'évêque Diego Pelaez, on commença les constructions de la cathédrale actuelle, à la place même où existait le tombeau de l'apôtre, et l'ancien sanctuaire, rasé par El-Mansour en 997, constitua la base de l'église actuelle, dont il forme, pour ainsi dire, la crypte. L'église, qui ressemble fortement à Saint-Sernin de Toulouse, est certainement l'œuvre d'architectes français. Elle a été consacrée en 12U.
La façade 0., par Fernando Casas y Novoa, dite de VOhradoïro^ donne sur la plaza Mayor entre le palais archiépiscopal (à g.) et le Chapitre (à dr.). Précédée d'un escalier à double rampe, et datant de 1738, c'est un très remarquable spécimen du style churrigueresque, à quatre corps, couvert d'une véritable profusion de statues et d'ornements depuis le sol jusqu'au sommet des deux tours, terminées, à 67 m. de hauteur, par des coupoles. — Sur le côté S., la paertadelas PlateriaSy donnant accès au transept, date de la fin du XI® s.; c'est la plus intéressante: les sculptures qui décorent ce portail et qui sont l'œuvre d'un atelier toulousain, proviennent en partie de l'ancien portail N. détruit : elles datent pour la plus grande part de la première moitié du xii* s.; à g., là où le cloître commence, dans la partie supérieure, une console en forme de coquille (concha) est regardée comme un tour de force architectural. Entre cette porte et la suivante se »^resse, à l'angle S.-E. de l'église, la grande et lourde tour de l'Horloge. — Sur le côté E., la partie de l'édifice donnant sur Xa plaza de los Literarios (ou de la Quiniana) est richement décorée. A l'abside, la puerta Santa (porte sainte), que l'on ouvre seulement aux années de Jubilé, est flanquée de statues en granit du xn* s.; trois autres statues (St Jacques et deux de ses disciples, habillés en pèlerins) surmontent la frise.— Enfin, sur le côté N., la puerta de la Parroquia ou de la Azabacheria (de la seconde moitié du xviii* s.), par Ventura Rodriguez, s'ouvre sur la plazuela de la Faeniede San Juan (ou Azabacheria)^ qui communique, par des