‹ Espagne et PortugalChapitre 87 sur 196 · LA COROGNE · texte numérisé non relu

LA COROGNE

Principaux Hôtels :

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Il LA COROGNE. Il [R. 21] - 213

Eoury arriver delà mer, passer par un goulet ou fjord long de 6 k. et érissé de batteries. — De la promenade de VAlameda (belle fontaine) situé au bord de la (}7^an Darsena, on a un beaucoup d'œil; à quelques pas au N., la plaza del Carmen est également ornée d'une/r fontaine surmontée d'un obélisque en mémoire de l'amiral Churruca (tué à la bataille de Trafalgar, 1805). — Établissements militaires très importants.

Pont sur le Mero, à rextrémité de la baie de la Gorogne. — 180 k. El Burgo Santiago. — La voie longe la mer (belle vue à dr.).

186 k. LA COROGNE {la Conma), ville fortifiée de 60,000 hab., ch.-l. de la province du môme nom, est bâtie sur une presqu'île qui sépare la ria ou baie de la Gorogne (à l'E.) de l'anse de TOrzan (à ro.) et qui se termine vers le N. par un promontoire s'avançant dans TAtlantique et dominé par la tour d'Hercule (F. ci-dessous).

Hôtels : — de Francîa., Alameda, 1 (pens. dep. 12 p. 50); — de Europa, calle de San Andres, 81 ; — Borna, calle Castillar, 3 ; — Ferrocarrillana, calle Real ; — la Perla ; — Provinciana; — Continental.

Tramways : — de la gare à la puerta Real; — de la plaza de Mina à la plage de Riazor, ou à la puerta de Aires.

Voitures de place : — la course 1 p., à 2 chev, 2 p.; l'h. 2 ou 3 p.

Poste et télégraphe : — calle de la Fama.

Bateaux à vapeur : — pour le Ferrol (2 fois par j. en 1 h, 30; — Gijôn, Santander et Bilbao; — Vigo et Lisbonne, t. 1. 15 j.; — St-Nazaire et la Pallice, 1 fois par mois; — Le Havre et Douvres, t. 1. 14 j.

Histoire. — L'ancien royaume de Galice forme de nos jours les provinces de Corogne, Lugo, Pontevedra et Orense. Fondé par les fcsuèves en 409, le royaume de Galice fut conquis par les Visigoths en 585 et par les Maures en 713. H fut, avec les Asturies et le royaume de Léon, une des provinces espagnoles où grandit et se développa le nouveau pouvoir chrétien au viii" s. Longtemps, la Galice conserva des allures indépendantes; les habitants, renfermés dans leurs montagnes, se souciaient fort peu do l'autorité royale; les seigneurs étaient maîtres absolus sur leur territoire, encourageaient l'indépendance de leurs vassaux, pillaient les étrangers qu'attirait la sainteté du célèbre tombeau, donnaient Texemple des désordres les plus graves, mais, à la fin du xv'^ s., Ferdinand et Isabelle firent cesser ce désordre en organisant l'administration du royaume sur des bases tellement fortes qu'elle a survécu jusqu'à nos jours.

Les Galiciens, comme les Asturiens, vont chercher dans les villes des conditions qui leur procurent quelque profit. Les uns se font domestiques de place ou portefaix, et presque tous ceux de Madrid — les mozos de cordel — sont Gallegoa; les autres se louent dans la saison d'été pour aller faire la récolte dans les pays voisins.

ITINÉRAIRE. — De la gare, on laisse à dr. la manufacture de tabacs, on atteint bientôt le bord de la mer et on pénètre dans la ville basse, ou Ciudad nueva, entourée de fortifications, bien bâtie et aux rues bien alignées; les castiUos de S. Diego et de S. Anton commandent le port. Par la ealle del Canton, qui touche à la béWe promenade dite paseo de Mandez Nuhez et à VAlamada (statue du député Daniel Carballo, par Farino), conliguës au rivage, on arrive à la calle Real et à la calle del Riego de Agua. Gette dernière aboutit à la plaza de Maria Pita, le centre de la vie urbaine (hôtel de ville).

A TE. de cette place s'étend la vieille ville (ciudad vieja), située sur une hauteur : on y remarque les églises ronianes de Santiago et de

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Santa Maria del Campo, qui ont toutes deux un portail sculpté du XIII* s., et V église Santa Barbara de la dernière époque du gothique (intéressant bas-r»Iief au-dessus de la porte d'entrée du couvent voisin).

A l'extrémité B. de la vieille ville, jardin de San Carlos^ avec le monument du général anglais sir John Moore, blessé mortellement à l'attaque de la Gorogne par le maréchal Soult, en janvier 1809.

A l'extrémité N, de la presqu'île sur laquelle est bâtie la Gorogne s'élève, sur un monticule, à 2 k. env. de la ville, la * Torre de Hercules (tour d'Hercule), qui est considérée comme l'œuvre des Phéniciens ou des Carthaginois, mais dale en réalité de l'époque romaine; son intérieur est bien conservé. Au sommet on a élevé deux tourelles, dont l'une sert de phare. Belle vue.

DE LA GOROGNE A SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE. — A. Par la route {^ 67 k. ; auto-omnibus, départ calle de Francisco Marine, en 6 h., 12 p. 50 et 10 p.; diligence t. 1. j., en 8 h. env., 6 p., coupé ou berlina, 10 p., dép. à l'hôt. Rama). — La route traverse un pays accidenté; beaux points de vue, surtout vers l'E. — 20 k. Carrai (relais). — Ponts del Lago et d'Abileira. — La route, sur le versant N.-O. du mont Castromayor^ atteint l'ait, de 439 m., et laisse à g. le sommet de la colline (557 m.). — Descente. — 34 k. Leira (relais). — On franchit le Gindibon. ~ 46 k. Montaos (relais). — 50 k. Sigiieiro. — Pont sur le Tambre. — 67 k. Santiago (p. 217).

B. Par mer et Carril {J^ plusieurs fois par sem. Les touristes qui disposeraient de leur temps pourront donner la préférence à cette route, qui leur permettra de voir la côte pittoresque de la Galice; des bateaux de C'«* espagnoles : Ibarra et C*®, etc., ou étrangères : Royal Mail Steam, etc., font le service entre la Gorogne et Carril ; ils partent ordinairement dans l'après-midi de la Gorogne et arrivent le lendemain à Garril, d'assez bonne heure pour permettre de prendre le ch. de fer pour Santiago : 42 k. en 1 h. 45; 5 p. 25, 3 p. 95, 2 p. 35). — Le bateau passe au pied de la presqu'île dominée par la tour d'Hercule (p. 213) et, se dirigeant vers le S., contourne constamment la côte. — On remarque le cap Torinana et le cap Finisterre, au delà duquel s'ouvrent les deux baies de Corcubion et de Muros. — A la hauteur de la Punta Falcoeira, qu'il contourne, le bateau atteint la belle baie ou ria de Arosa, devant laquelle se dresse ïilot de Salvoeira (phare). — On laisse à dr. un petit archipel et on arrive à Garril. — 42 k. de Garril à Santiago (p. 217).

5° De Monforfe à Yigo.

^^ 178 k. en 5 h. par le rapide bi-hebdomadaire, 1" cl.; en 6 h. par le train correo (l'«, 2« et 3® cl.). — 19 p., 14 p. 25, 8 p. 55.

Auto-cyolisme : — ^ 273 k. de Ponferrada (p. 208) à Vigo; route en général bonne, dure par endroits, avec quelques beaux points de vue. — 7 k. Villalibre (vue à g.). — 16 k. Santalla-, montée 5 à 7 0/0 et descente. — 25 k. Carrocedo. — 37 k. Puente de Domingo Flores, limite des provinces de Leôn et d'Orense. — 52 k. Barco de Valdeorras ; 3 passages à niveau. — 63 k. La Rua. — 67 k. Petin; pont romain sur le Sil; montée. — 73 k. Laroco ; descentes et montées à tournants brusques. — 90 k. Puebla de 7 rives ; descente vers les défilés du Navea puis montée en lacets. — 103 k. Cerdeira; nouvelle descente (belle vue) et route accidentée. — 114 k. 5. Cuslrocaldelas; mosulées de et centos successives ne dépassant pas 7 0/0.

(I ORENSE. Il [R. 21] - 215

-— 133 k. 8. Alto de Rodicio; devant soi on voit la route qu'on va parcourir ee dérouler en zigzags sur la montagne; belles vues à g. puis à dr. — 143 k. Esgos. — 156 k. Orense (sortie par la porte Romano). — 196 k. Ribadavia. — 205 k. 8. Melon. — 213 k. 9. La Caniza ; la route est désormais mauvaise et sinueuse, — 230 k. Paraîïos. — 244 k. Puenteareas. — 256 k. 5. Porrino, — 2'73 k. Vigo.

La voie s'engage dans le défilé de las Gargantas. — Série de tunnels. — 20 k. :<an Esteban. — Pont sur le Mino. — 37 k. Barrade Mino,

46 k. Orense (|) (hôt. : Roma, bains, asc, chauff., pens. dep. 6 fr. ; Mino, chauCf., bains thermaux de las Burgas) ville de 16,195 hab., ch.-l. de province, à 144 m. sur le Mino que franchit un beau pont du XIII* s. de 7 arches (celle du milieu mesure 44 m. d'ouverture et 38 m. de haut). — Cathédrale imitée de Saint-Jacques de Gompostelle; belle coupole de Rodrigo de Badajoz et portique intérieur stalles du chœur de Diego de Solis et de Juan des Anges, grille de Celma; dans la chap. del Cristo. Christ très vénéré attribué à Nicodème ; dans la capilla mayor, retable gothique, tabernacle du XVII' s. et tombeau du xiv* s. — Dans la calle del Instituto, statue du moine érudit Benito Jéronimo Feijôo (f 1764), par J. Soler. — Au musée provincial, petite collection d'antiquités. — Sources thermales de las Burgas (66° à 68°), analogues à celles de Garlsbad.

La voie longe la rive dr. du Mino, dont la vallée présente des aspects variés ; on commence à voir les chemins couverts de treilles, supportées par des piliers en granit, qui caractérisent cette contrée très cultivée qu'on appelle le grenier de la Galice. — 74 k. Rivadavia, dans une situation pittoresque, au confluent de TAvia et du Mino. — 2 tunnels. — Au delà de (96 k.) Frieira, le Barja se jette à g. dans le Mino à l'endroit dit les Passes de San Gregorio. Le Mino forme ici la frontière entre l'Espagne et le Portugal auquel appartient la rive g. de la rivière. — 3 petits tunnels.

— Sur le territoire portugais, collines boisées, très cultivées, à leur base; partout dans la verdure, des hameaux ou des habitations isolées. La petite place forte de Melgaço domine la rive g. du Mino.

— 101 k. Poasa. — 2 petits tunnels. — 109 k. Arbô. — Tunnels. — 121 k. Las Nieves, — A g., en Portugal, sur les pentes d'un joli vallon, petite place forte de Monçâo (Monzon).

128 k. Salvatierra, ancienne place forte qui a appartenu au Portugal (vieilles et pittoresques murailles).

[Nondariz (^, 6 k. O,, omnibus et automobiles dans la saison ; hôt. : Avelino, 6 à 10 p. ; Francès; America, 6 à 8* p., etc.), station balnéaire sur le Tea : sources minérales bicarbonatées sodiques, 18® C., surnommées le « Vichy do l'Espagne ».] ,

On franchit le Tea. — 136 k. Caldelas de Tuy (sources azotées, chlorurées sodiques et sulfureuses). — Le pays est charmant : un peu en avant de Caldelas, tour féodale carrée couverte de lierre; au milieu du fleuve, île rocheuse, plantée d'arbustes.

141 k. GuillareY, X pour Porto par Valença de Minho (R. 52).

Au delà de Guillarey, la ligne de Vigo se dirip:e vers le N.

152 k. El Porrino, 8,000 hab., à dr.; à g., le Louro. — Tunnel courbe (1,000 m.}. — Viaduc au-dessus d'un quartier de Redondela.

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160 k. Redondela, 5,000 hab. ; à dr., embr. de Pontevedra (F. cidessous). — Au delà d'un petit tunnel, la voie commence à longer la rive S. de la ria ou * baie de Vigo, qu'un petit archipel d'îlots rocheux abrite du large^ vers le S.-O.; c'est un admirable paysage.

178 k. Vigo (omnibus; hôt. : Moderno; Continental; Univerml; de Europa), ville de 32,000 hab., s'élève en amphithéâtre dans un site délicieux sur la rive S.-E. d'une magnifique rade, le plus sûr refuge de tout le littoral espagnol. Les maisons sont belles, la plupart en

franit blanc, les rues larges, mais tout cela est moderne ou moernisé. Sauf la * vue, qui est superbe, Vigo n'offre rien de particulièrement remarquable.

C'est près de Vigo qu'eut lieu, en 1719, l'attaque des galions d'Amérique, et que furent engloutis plusieurs centaines de Français, marins du comte de Château-Renaud (F. ci-dessous).

Vers le S.-E., le faubourg de VArenal, qui longe la rade, présenté une ligne, assez originale, d'habitations modernes. — Le Castillo couronne le sommet de la colline du Castro; on y monte en 20 min.; très belle vue sur la magnifique plage.

[Cangas (3 à 4 h. aller et ret. de Vigo ; barque 4 à 5 p.; à pied, en longeant le bord de la baie, 45 min. env., jusqu'à Bouzas, où l'on trouve des barques, 3 à 4 p.; très belle promenade^ très recommandée surtout l'après-midi). — On traverse la baie dans toute sa largeur; au S.-O., à l'entrée de la baie, petit archipel rocheux des iles Ciès. — Cangas est une petite ville pittoresque, située en face de Vigo, sur le flanc de la presqu'île de Morrazo, qui borne la rade au N. ; église assez intéressante et jolies habitations, mais c'est surtout le charme du paysage qui forme la véritable attraction. La rade, défendue de tous les vents par uno ceinture de montagnes, se déroule au milieu de plusieurs plans de collines verdoyantes.]

^° De Vigo à Ponfevedra et à Saint-Jacques de Compostelle,

cSffl 106 k., en 4 h. 15 env.; on change de train à Pontevedra; 13 p. 30, ^ 10 p., 6 p.

Auto-'Cyclisme : — ^91 k. ; bonne route ondulée, sinueuse et pittoresque sur tout le parcours. — On sort de Vigo par la calle del Duque de la Victoria. — 13 k. b. Redondela. — 22 k. 3. Alcade ; ralentir, passage dangereux, pont très étroit sur le Verdugo. —23 k. 1. Puentesampayo; 3 passages â niveau. — 34 k. Pontevedra (suivre les rues Peregrina, Michelena et del Obispo Malvar). — 38 k. Sta Maria de Alba ; montée de 7 0/0. — 54 k. 7. Caldas de Reyes. — A (68 k. 7) Puente Césures on retrouve la ligne ferrée qu'on a presque toujours longée. — 70 k. 2. Padrôn ; plusieurs passages à niveau. — 76 k. 4. Esclavitud. — 91 k. Santiago.

12 k. Redondela {V. ci-dessus). — La voie longe la rive N.-È. de la baie de Vigo (très belle vue à g.). — Au delà de (1 k.) Santiago de Arcade^ la voie franchit le Oitaven; à g., Santa Maria de Puenta Sampayo, dans une situation charmante. On aperçoit du même côté Redondela et Vile de San Simon.

Ce n'est pas loin de cet endroit que s'étaient réfugiés, pendant la guerre de Succession (1719J, 40 navires français et espagnols, escortant des galions d'Amérique, charges dé lingots d'argent et poursuivis pàt une flotte do

Il VIGO. — PONTEVEDRA. — SANTIAGO. || [R. 21] — 217

200 bâtiments anglo-hollandais. Le comte de Château-Renaud et le général Velasco coulèrent les galions et tirent sauter leurs navires.

31 k. Pontevedra (hôt. : Engracia, 7 p. par j.; Mendez Nunez)^ ville de 22,350 hab., ch.-l. de la province du même nom, dans une situation pittoresque, sur la rive dr. du Lerez, au fond de la ria de Pontevedra, a conservé un cachet tout particulier, avec sa vieille enceinte ruinée, ses longues rues en arcades et ses maisons massives à écussons armoriés. — Eglise de Santa Maria la May or (1555), du style gothique (à Tint., délicats ornements sculptés). — Palais épiscopal du xn® ou du xiii® s. (belle tour crénelée). — Ancien couvent de S. Francisco (tombeaux gothiques). — Ruines de Véglise de Santo Domingo (abside gothique et fragments des nefs latérales) convertie en musée lapidaire (stèles romaines, tombeaux du moyen âge, écussons). — Belle promenade de VAlameda de Santo Domingo (vue étendue). — Un tram relie Pontevedra à Marin, petit port sur la rive S. du golfe. Service d'automobiles de Pontevedra à la Toja^ station thermale et balnéaire située dans une ile (eaux chlorurées, bromurées-sodiques et ferrugineuses; saison du l*"* juin au 30 sept.; grand-hôtel).

La voie (ferrocaril Gompostellana) franchit TUmia.

64 k. Viilagarcia de Arosa, gare desservant Carril, petite ville située sur le bord N.-E. d'une baie ravissante, entourée de collines boisées; allées d'eucalyptus et de platanes.

De Carril la voie longe pendant quelques min. le bord de Pestuaire (belle vue à g.), puis s'en éloigne et franchit le Ulla et le Sar.

84 k. El Padpôn, sur l'emplacement de l'antique Ma Flavia : église collégiale de Santa Maria, dont la fondation remonte au xi® s.

89 k. Esclavitixd; à dr., église de Nuestra Sehora de la Esclavitud (pèlerinage). — Montée en courbe; vers le N., jolie vue sur S^antiago,

106 k. SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE ou SANTIAGO (hôt. : Suizo, calle del Cardinal Paya; Vizcaina, Europa, tous deux calle de la Senra); est une pittoresque ville de 24,300 hab., bâtie à 228 m,, sur une hauteur isolée qu'entourent des collines assez nues, dont la plus élevée est le Monte Pedroso (594 m.), à l'O. Cette ancienne capitale de la Galice est toujours le siège d'un des plus importants archevêchés de l'Espagne (l'archevêque est, de droit, premier chapelain de la couronne) et d'une université.

Histoire. — Santiago est le plus ancien et le plus célèbre pèlerinage de l'Espagne. On sait que St Jacques (en espagnol Santiago) est le patron de la nation espagnole et que « Santiago! » était, jadis, le cri de guerre des Espagnols. — D'après la légende, lorsque l'apôtre St Jacques le Majeur vint évangéliser l'Espagne, il aurait débarqué au Padrôn ( V. ci-dessus), Au ix« t. l'apparition d'une étoile aurait indiqué miraculeusement l'endroit où gisait le corps de l'apôtre, qui aurait été transporté à l'endroit où devaient surgir l'église et la cité de Santiago : de là le nom de Campus Stellse (Champ de l'Etoile), devenu ensuite, par corruption, Compostelle. — Au moyen âge le pèlerinage de St Jacques était un des plus populaires de toute la'chrétienté. Des contrées les plus éloignées, de nombreux pèlerins entreprenaient à pied le « Voyage de St Jacques » et les routes qu'ils suivaient sont encore jalonnées d'hospices et de chapelles sous le vocable du saint. Quoique sou3 uhe autre forme, l'affluence est encore considérable de nos jours.

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ITINÉRAIRE, — De la gare, située dans le faubonrp; de Cornes, on arrive à la ville, en passant (à g.) devant VAlameday très belle promenade d'été (beau panorama) où sont les monuments de l'amiral Mendez Nunez, par Sanmartin y Sema, et, en face de l'anc. couvent

Viqor9ik. /Gare a 1500V

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