‹ Espagne et PortugalChapitre 90 sur 196 · PLAZA MAYOR · texte numérisé non relu

PLAZA MAYOR

J,-B, Celma (1563) : maître-autel monnmtrntal, en marbre et du style clîur-* rigueresque (statue de St Jacques assis et tenant à la main le bourdon dflp pèlerin ; c'est à peine si l'on aperçoit la tête de la statue, couverte qu'elle; est par une riche pèlerine en argent, surchargée d'ornements en or et en pierres précieuses ; en arrière, quatre statues de rois agenouillés soutien-i nent une autre image du saint, également ornée d'une profusion de pierresprécieuses); encensoir {botafumeiro) colossal suspendu à la voûte. Quelques pièces servant à la décoration de la Capiîla Mayor et du maître-autel auX; jours de grande fête sont conservées dans le Relicario ( V. ci-dessous). — Derrière l'autel est un escalier par où les pèlerins montent à la file, les jours solennels, pour baiser la pèlerine de la sainte statue. — Au-dessous; du maître-autel et de la Capilla Mayor est une petite chapelle souterraine'. dans laquelle reposent l'apôtre et ses deux disciples, fet Théodore et) St Athanase.

■2 Quelques-unes dés chapelle^ sont ornées de hiarbres précieux. — Dans .^ le bas-côté dr., 2« chapelle dite du Relicario (chapelle des Reliques;

Il SANTIAGO. Il tfe. 2iî- 221

ouverte le matin à 9 h. : plus tard, s'adresser au sacristain, 1 p.) : reliques (le crâne de St Jacques dails,un reliquaire. du xiv« s. ; une épine de la couronne du Christ, dans un très beau reliquaire du xv« s.; un bras de St Christophe, etc.); objets servant au culte (splendide custodia d'or et d'argent exécutée par Antonio de Arfe, 1544, toute ciselée et repoussée dans le goût plateresque; croix du ix« s.; petite figure de St Jacques couverte de gemmes, etc.); tombeaux de quelques rois de Léon et d'autres princes, des xii*" et xiii" s. — 3« CAP. (de San Fernando): autel orné de bas-reliefs du xv« s. (le Martyre de St Jacques). — Bas-côté g., cap. dite del Cristo de BuRGOs, tombeau de l'archiprêtre Carillo (f 1667). — Dans le bras g. du transept : 2* cap. (del Espiritu Santo) : tombeaux de Francisco Pena (xiv s.), de Juan Mergalejo (f 1534) et du cardinal Varela (f 1574); cette chapelle communique avec la cap. de la Corticela, du x* s. — Dans le Tras-Sagrario (ou pourtour du coro), 1" cap. à g. (de San Bartolomé) : élégant tombeau de Diego de Castille (1521); cap. absidale (del Rey de Francia) ; tombeau et retable ornés de ligures de saints. — Au-dessous du portique de la Gloria, antique chapelle souterraine de San José, du style roman (sculptures intéressantes). ♦

Sur le flanc S. de la cathédrale, le * cloître, Tun des plus grands et des plus beaux de l'Espagne, a été bâti de 1521 à 1580, dans le style gothique fleuri, sur l'emplacement de l'ancien cloître du xn« s. ; il forme un carré régulier de 39 m. de côté. — La belle Sala Capitular (plafond en pierre sculptée) est tendue de superbes tapisseries choisies dans la riche collection de la fabrique qui se compose de 44 pièces tissées en Espagne, en Italie et dans les Flandres, d'après les dessins de Teniers, de Goya, etc., et qui est exposée dans le cloître deux fois par an, pendant l'octave de la Fête- Dieu et le jour de la Saint-Jacques ; c'est dans cette salle que l'on garde, lorsqu'on ne s'en sert pas à l'église, l'encensoir colossal mentionné ci-dessus dans la Capilla Mayor.

Au N. de la cathédrale est le couvent de San Martin, fondé au x*" s., mais entièrement reconstruit au xvi* s.; Téglise (1590-1645) est à voir; au maître-autel, un curieux refa6/e, de dimensions énormes, avec sculptures et figures en bois doré et peint; derrière le retable, de belles stalles; de Fernando de Prado (1044) trois autres retables intéressants.

A l'extrémité N.-E. de la ville, Santo Domingo est une belle église du style ogival (quelques tombeaux intéressants).

Au N.-O. de la ville, le couvent de San Francisco^ fondé au xn® s., réédiflé au xvi® s., renferme le tombeau de Cotoiay, son fondateur (xiiï® s.).

V Université, fondée en 1532, n'a que les facultés de droit, de médecine et de pharmacie. Les cours de ces dernières sont installés, dans la calle del Franco, au Colegio de Fonseca (xvi® s. ; beau portail; riche cloître; quelques beaux plafonds).

Non loin de l'Université, dans la rua Nueva, Véglise Santa Maria Salomé a un portail roman, deux chapelles gothiques et un bénitier très ancien.

[Environs. — Al k. S. onv., dans le faubourg de fforreo, est Véglise de Santa Mctria la Beat de Sar, datant du xii® s. et ayant appartenu jadis aux Templiers. L'intérieur est à 3 nefs et triple abside (les piliers de la nef centrale vont en s'évasant 4n sol à la voûte). A côté sont les restes d'ua cloître richement orné et que l'on attribue au maître Mathieu.

A 2 k. O. de la ville, dans le faubourg do San Lorenzo de Afuera, se trouve ïëylise San Lorenzo (propriété particulière dos ducs de Mediua Terres)

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qui date du commenc. du xiii« s. et renferme d'intéressants tombeaux de la Kenaissance, œuvres d'ateliers italiens qui pr<Tviennent deSéville.

Les environs de Santiagro sont pittoresques et des hauteurs du Pico Sacro, du Monte Pedroso^ etc., on jouit d'une belle vue.

De Santiago a la Corogne, p. 214 en sens inverse.

Route 22. — DE MEDINA DEL CAMPO A ZAMORA

^ 90 k., en 4 li. env. ; un train par jour; 11 p. 25, 8 p. 45, 5 p. 65. Auto-cyclisme : — ^ 89 k. ; route plane et monotone jusqu'à Toro. — 13 k. Jiueda. — 23 k. 'I or de si II as; on quitte la route de Madrid-la Corogne pour tourner à g. — Après le pont sur le Hornija, limite des provinces de Valladolid et Zamora. — 57 k. Toro. — 74 k. t^resno de la Rioera. — 89 k.' Zamora. • ,

La voie, se dirigeant à l'O., franchit le Zapardiel, passe par (17 k.) Nava dcl Rey (belle église romane), franchit le Duero avant (49 k.) San Roman (église du viii* s. avec tombeaux de rois goths), puis franchit le Hornija et le Banizo.

58 k. TorOy 8,400 hab. ; Colegiata, belle église romane à tour centrale (p. lxvii et lxix; portails intéressants de la fin du xiii® s.; à Tint., retable gothique en bois sculpté); San Lorenzo (peintures' de Fernando GalLego. — La voie suit le Duero et franchit le Valderuadey.

90 k. Zamora (hôt. del Comercio, calle de Viriato au-dessus du ^ Grand Café de Paris; omnibus à la gare, chauiï., baine, gar.), • ville de 17,391 hab., ch.-l. de la province du môme nom et siège ' d'un évêché, est située à 619 m, d'alt. sur la rive g. du Duero. De son ancienne enceinte en pierre, assise sur le rocher et d'où la vue s'étend sur la plaine, il reste des pans de muraille. Vers le S.-O. , la citadelle renferme la cathédrale, Tévêché et le château. Peu de villes, d'ailleurs, furent aussi glorieuses que Zamora et sont auj. aussi mortes.

C'est sous les murs de Zamora que se passèrent les drames héroïque^ racontés par les chroniques du Cid : la mort du roi don Sanche ; le combat des fils d'Arias Gonzalo, défenseurs de la ville, contre Diego de Zara, champion de Tarmée royale.

Itinéraire, — De la gare, par la porte et la calle San Torcuato, on atteint la plaza Mayor au centre de la ville. Près de la place, à rO., église San Juan du style flamboyant avec belle porte; aU; N.-E., église San Vicente du style roman, simple et pur; au N.,; restes du palais dedona Uraca, portant encore l'inscription : Afueral af lierai Rodrigo, el soberbio castellano, empruntée à une ancienne ballade, faisant allusion à l'expulsion du Cid de Zamora.

De la place, à l'angle S.-O., la calle de la Rua, passant devant Véglise de la Magdalena, petit édifice roman du xii' s. (tombeau* roman, xin* s.), et devant celle de San Pedro e Ildefonso, du styla gothique (dans la sacristie : triptyque d'école flamande, beau! calice, etc.)> conduit à la citadelle et à la cathédrale.

Il ZAMORA. — SALAMANQUE. \\ [R. 23] — 223

La * cathédrale, bâtie de 1151 à 1174, est un édifice roman d'une grande simplicité et d'une remarquable pureté architecturale, malheureusement altéré par des additions postérieures. La Capiila Mayor, de style gothique, est de la fin du xv* s. La façade N., avec son portail imitant un arc romain, est en désharmonie avec le reste de l'église. — Le portail latéral S., dit pueria del ObispOj de style roman, est très remarquable.

Intérieur. — Coro : murs et grille sont une délicate dentelle de pierre ou de Ter; belles boiseries (lutrin, stalles sculptées par un maître allemand, escalier de la chaire épiscopalc). — Maître-autel avec beau retable {la Transfiguration). — A l'extrémité de la grande nef, cap. del Cardenal : intéressant retable à compartiments, peint par Fernando Gallego (xv^ s; p. Lxxii); tombeau des Romero. — A g. delà précédente, cap. San Juan : magnifique tombeau du chanoine Juan de Grado (1507). — Sacristie : tapisseries; ostensoirs du xv« s., etc.

A côté de la cathédrale est le palais épiscopal; vers le N. le Château domine le faubourg d'Olivarès et le vallon du Valorio (des remparts, belle vue).

De Zamora ▲ Salamanque et a Astorga, p. 229.

Route 23. — DE MEDINA DEL CAMPO A SALAMANQUE

^ de la C* de Médina à Salamanca, 77 k. en 1 h. 50 par le Sud-Express Paris-Lisbonne, train de luxe quotidien (wagons-lits, wagons-salons, wagon-restaurant), et en 2 h. 12 par le correo (P®, 2«, 3« cl.), en 3 h. env. par les autres trains. — 9 p. 65, 7 p. 25, 4 p. 35; suppl. pour le Sud-Express, 4 p. 85.

Auto cyclisme : — @ 65 k. ; bonne route, presque toujours plane. — 9 k. Morales. — 19 k. 5. Corrales. — 31 k. 5. Cuba de Vino. — 51 k. Calzada de Valdunciel. — 65 k. Salamanque.

La ligne de Salamanque s'embranche à Médina fp. 177), sur la grande ligne du Nord, d'Irun à Madrid et passe à TE. de Médina autour de laquelle elle décrit une grande courbe. — 22 k. El Carpio, au milieu de la plaine et à 2 k. à dr. de la station (palais des comtes del Garpio; lieu de naissance de Bernard del CarpiOy le célèbre héros du romancero). — La voie franchit le Trabancos. — 33 k. Cantalapiedra. — La voie franchit le Guarana et le Gotorillo. — 43 k. Carolina, — 53 k. Pedroso. — 65 k. Gomecello. — 70 k. Morisco.

77 k. SALAMANQUE {Salamanca; omnibus des hôtels à la gare, située à 1 k. env. de la ville; hôt. : del Comercio^ pi. Santo Tome, 8 à 10 p., chauff., bains; del Pasaje, pi. Mayor; Terminus, calle doctor Riesco, 18, chauff., bains), ville de 25,690 hab., ch.-I. de la province du même nom, siège d'un évéché et de la plus célèbre des universités espagnoles, est située, à 807 m. d'alt., sur trois petites collines, au-dessus de la rive dr. du Termes. Ses rues ont conservé^ en général»

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leur aspect de jadis; ses monuments ont, comme caractéristique, un riche ton d'ocre. Elle doit à ses monuments le surnom de Petite Borne, comme elle devait à son Université le titre, non moins ambitieux, de mère des vertus, des sciences et des arts.

Histoire. — Salamanque, l'antique Salmantica, dont Hannibal s*empara Tan 217 av. J.-C, fut ensuite une station romaine. Occupée au v« s. par les Vandales, puis par les Visigoths, elle passa au viii« s. sous la domination des Maures, jusqu'à la conquête d'Alphonse VI (mai 1085). Le calife Modhafer Tavait prise et rasée; Alphonse VI et ses successeurs la réédifièrent. L'Uni- "trersité, fondée au commencement du xm® s., comptait déjà vers 1250 parmi les plus illustres de l'Europe. Au xvi« s., qui fut l'époque brillante de la « reine du Termes » (a|nsi qu'on l'appelle en Espagne), elle comptait parmi ses habitants les plus illustres personnages de la noblesse de Castille. — Voisine du Portugal, elle fut souvent victime des dissensions qui éclatèrent entre les deux pays, et servit de point d'appui aux opérations qu'ils entreprirent l'un contre l'autre. — Junot y passa le 12 novembre 1807, conduisant son armée en Portugal. Sir John Moore y vint un an après, hésitant en présence de l'occupation de Madrid par Napoléon, et de la marche de l'armée française, sur la direction que devait prendre sa retraite vers les côtes de l'Océan. Plus tard, Salamanque fut le centre des opérations de Masséna, avant et après la bataille de Fuentès de Onoro (mai 1811). Marmont en fortifia les couvents pour donner à l'armée un point de résistance, après la reddition de Ciudad-Rodrigo. C'est soug les murs de Salamanque, à è k., qu'eut lieu, le 21 juillet 1812, cette bataille des Araplles, dont le résultat funeste et imprévu commença la ruine des affaires françaises en Espagne.

ITINÉRAIRE. — En venant de la gare on passe devant laPlaza de Toros et on entre dans la ville par la puertd de Zamora (à dr., petite église romane de San Marcos, ronde et à 3 absides, bâtie vers 1200); puis on suit la calle de Zamora, qui traverse la plaza de San Tome et aboutit à une arcade s'ouvrant sur la plaza Mayor.

La * plaza Mayor (au centre, square avec kiosque de musique), commencée en 1729 et terminée en 1733, sous Philippe V, est entourée de galeries comptant 90 arcades, dont les tympans renferment des médaillons (rois et hommes célèbres d'Espagne). — Sur le côté N., la Casa Consistorial a une façade churrigueresque. — A TE. est le nouveau marché.

A Textrémité dr. du côté de la place opposé à celui par lequel on est arrivé, un passage voûté conduit à Véglise San Martin, du style roman de transition (commenc. du xii" s.; curieuses sculptures au portail N., xiv s.; à l'int., sept tombeaux gothiques : les plus intéressants s.ont dans la nef de g.).

En prenant ensuite, sur le côté S. de l'église, la calle Garcia Barrado, on passe, à dr. et au débouché de la calle de Bordadores devant la * casa de las Conchas (1512-1514), ainsi nommée en raison des coquilles de pèlerins rangées en relief sur la façade (très beau grillage en fer forgé).

Patio avec riche ornementation (bustes de lions soutenant des écussons fleurdelisés de modèles différents); beau plafond de l'escalier (pourboire).

A l'autre angle de la calle de Bordadores est le séminaire avec une vaste église à 2 tours du xv!»*" s. On arrive à la plaza del Colegio Viejo (dans le Gol^gioViejo réside

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