DISTRACTIONS
Théâtres (aux places de fauteuils les dames ne sont généralement admises que sans chapeau) : — Teatro Real (grand opéra; hiver et printemps; entrée 1 p. 50; fauteuils d© 7 à 19 p.), plaza de Oriente; — de la Princesa (drame et comédie;
Il MADRID. Il
genre du th. du Vaudeville à Paris), calle de Tamayo, 4 ; — Espanol (drame et comédie), calle del Principe, 29; — de la Comedia (comédies, drames), calle dol Principe, 14 (incendié en avril 1915); — de Lara, corrodera Baja de San Pablo ; — de la Zarzuela (opérette), calle de Jovelianos, 4; — de Apolo, calle de Alcalâ, 49; — de Eslava, pasadizo de San Ginés, 3; — Cômico, calle de Mariana-Pineda; — Romea, calle Carretas, Pasiora Imperio, de la Argentina ou de la Goija (variétés, chant, danses, attractions).
Cercle de l'Union Française : — calle del Principe, 17 (moyennant 6 p. 50 les Français reçoivent une carte de membre temporaire, valable un mois).
Plaza de Toros : — à l'E. de la ville ; on y arrive par la calle de Alcalâ ; on peut prendre des billets d'avance moyennant 1 p. en sus, au kiosque à l'angle de la carrera de San Jerônimo et de la calle de Sevilla.
Les prix varient suivant l'importance de la course ; on paye en moyenne de 2 p. à 11 p. selon le rang des places et leur situation à l'ombre ou au soleil. — Les grandes courses {Corridas de toros) ont lieu presque chaque dimanche au printemps et en automne; pendant lété ont lieu des courses déjeunes taureaux {novilladas).
Frontons (jeu de paume à la basque) : — Fronton Central, calle de Tetuan (Puerta del Sol); — Beti Jai, calle del Marqués del Riscal, 5; — Jai Alai, calle Alfonso XII, 66, etc.
DIVERS
Changeur : — Crédit Lyonnais, calle de Alcalâ, 8, et San J erônimo, 13.
Ambassades : — de France, calle de Olôzaga, 11; d'Italie, calle Mayor, 90; de Russie, paseo de la Castellana, 34, etc. — LÉ«iATioNS : de Belgique, calle de Alarcôn, 11; de Suisse, calle de Sevilla, 3; de Hollande, calle de Serrano, 44, etc.
Institut Français ou Ecole de Hautes-Etudes hispaniques (avec salle de conférences et bibliothèque) :
— calle Marques de la Ensenada, 10; directeurs : MM. Pierre Paris et Ernest Mérimée
HISTOIRE. Il [R. 24] - 235
Société Scientifique : — Ateneo
Puerta del Sol. 15; — Bailly-BaiU
1ère, pi. de Santa Ana, 10; — Lacoste, carrera San Jorônimo, 53, et calle de Cervantes, 28; — Hauser y Menet {cartes postales illustrées), vente au détail, calle de Alcalâ, 2; — Bomo, calle de Alcalâ, 5.
Moulages : chez L. Bartolozzi^ à l'Académie des Beaux-Arts.
Syndicat d'initiative : — Associacion de propaganda, Arenal, 27, renseignements gratuits, guides.
cientifico y literario (bibliothèque, journaux espagnols et étrangers ;^les voyageurs de passage peuvent s'y faire inscrire pour 15 j., 7 p. 50), calle del Prado, 21.
Libraires : — Fernando Fé (livres et journaux français), Puerta del Sol.
15; — Bailly -B aille re (V. ci-dessous : Photographies), plaza de Santa Ana, 10 . — Borna, calle de Alcalâ, 5, etc.
Photographies : — Fernando Fé (dépôt des photographies d' Andersen),
Histoire. — Madrid, au x« s., n'était encore qu'une localité sans importance appelée Magerit; don Ramiro y entra en 939. En 1083, Alphonse VI en devint le maître, lui accorda des fueros (privilèges) et la bourgade s'accrut peu à peu. Au xiy« s., Ferdinand VI et Alphonse y réunissent à trois reprises les Cortès et, en 1394, Henri III s'y fait couronner. Ses successeurs, Jean II, Henri IV et Ferdinand le Catholique habitèrent à plusieurs reprises son Alcazar et le fortifièrent. C'est à Madrid que Charles-Quint reçut la nouvelle de la victoire de Pavie (2 février 1525) ; c'est à Madrid que François I*' fut prisonnier. Enfin, Philippe II, qui aimait ce site solitaire des Castilles, fit de Madrid la capitale du royaume. Philippe III et, plus tard, Charles III, essayèrent en vain de l'abandonner pour Valladolid et pour Séville. Madrid conserva son rang et continua à s'agrandir. Au commencement du xviii» s., pendant la guerre de Succession, la capitale, ainsi que la Castille, se prononça en faveur du prétendant français. — En 1808 les Français entrèrent dans là ville ; le soulèvement du 2 mai contre Murât donna, par une bataille de rues des plus acharnées et où périrent environ 1,500 citoyens, le signal de la guerre de l'Indépendance. Plus tard et pendant les mouvements carlistes Madrid se montra constamment attaché aux rois constitutionnels.
Madrid, qui est la patrie de Tirso de Molina (1585-1648), de Lope de Vega (1562-1635) et de Calderon de la -fîarca (1600-1681), a vu mourir, après une existence besogneuse et souvent misérable, Cervantes l'immortel auteur de Don Quichotte (1616).
*" La Nouvelle-Castille {Castilla la Nuevà)^ dont Madrid est le chef-lieu, est formée de l'ancien royaume de Tolède et se compose des provinces de Madrid, Tolède, Ciudad-Real, Cuenca et Guadalajara, plus la province de Ségovie. qui appartenait jadis à la Vieille-Castille. Nous avons parlé (p. 157) de la Castille et de ses habitants.
Industrie et commerce. — Etant donnée l'Espagne, Madrid peut passer pour une ville relativement industrielle et laborieuse. Elle possède les grandes manufactures royales de tabac et cigares, de tapis (fondée en 1721 par Philippe V), d'objets d'or et d'argent, de porcelaine; elle produit des meubles, de la carrosserie et sellerie, des objets de toilette, de la bijouterie, du chocolat, etc. — Le commerce est actif, Madrid étant le centre du réseau ferré de l'Espagne et le grand entrepôt des denrées coloniales, du vin, de l'huile, des céréales pour les provinces centrales de l'Espagne. — Outre la Banque d'Espagne, qui y a son siège, il faut signaler à Madrid la Bourse de Commerce, la Chambre de Commerce, de grandes compagnies de chemins de fer, d'exploitations minières, d'assurance, etc., ainsi que de nombreuses institutions de crédit.
Climat. — Le climat est rude, à cause de l'altitude et de l'absence d'arbres aux alentours; il est mauvais pour les poitrines délicates et les tempéraments nerveux. L'air est sec, vif et pénétrant, surtout en hiver et pendant les nuits de printemps et d'automne. Le printemps est tempéré et souvent