D PI
L’UNIVERS
des âhciens maîtres du pays. Ces chapiteaux, ces arcades à plein cintre, tout delà est byzantin autant que mauresque, et le seul trait qui caractérise bien le genre mauresque est cette porte surmontée d’un cintre plus grand i|ue la moitié du cercle; au contraire, dans le cloître qui précède la mosquée de Cordoue, toutes les arcades portent ee cachet particulier. Dans la vue tirée des jardins du Généralif, les arcades sont dentelées ; toute la maçonnerie est brodée de détails si légers,* si remplis de grâces , qu’on ne saurait ni les décrire, ni les imiter.
On vient de voir que le couvent de Tordesillas contient des traces d’architecture mauresque. Il ne faudrait pas conclure de là qu'il n’a pas été édifié
fiar les chrétiens. Pendant huit siècles es Castillans et les Arabes se sont trouvés continuellement en contact , en sorte que souvent la langue des deux peuples, leurs mœurs et leurs arts se confondaient. Ainsi on connaît des monnaies frappées pardes princes chrétiens, où cependant la légende est inscrite en caractères arabes. Le denier d’or d’Alphonse VIII (*) porte l’emblème de la croix et les trois lettres romaines ALP ; tout le reste est en arabe. Les princes maures inscrivaient souvent des sentences du Coran sur leurs monnaies. A leur exemple, Alphonse VIII a gravé sur la sienne un verset tiré de nos livres saints. On lit d’un côté : « L’émir des catholiques , Alphonse, fils de Sanche, que Dieu le fortifie et le secoure. »
« Ce dinar a été frappé à Tolède (TalitUa), l’an 1241 de safar. •
On lit au revers ;
Dans le champ : « L’iman de l’Eglise du Messie est le pape de Rome. »
Et pour légende on trouve le seizième Verset du dernier chapitre de l’évangile selon saint Marc :
« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ne formant qu’un seul Dieu; celui qui croit et qui est baptisé sera sauvé. >
Ce qu’Alphonse VIII a fait pour
(*) PI. 8e.
cette monnaie , d’autres princes l’ont fait pour des monuments. Les architectes musulmans ont quelquefois été appelés à Tolède ou à Burgos pour y exercer leurs talents, et le nom de maçon s'exprime encore en espagnol par un mot arabe, par celui d'albanil. Quand don Pedro le Cruel voulut embellir l’alcazar de Séville, ce fut à des artistes maures qu’il confia ces travaux.
C’est un problème très-difficile à résoudre , que de décider quelle a été l’origine de l’arc en tiers-point. FLst-ce une invention de l'architecture mauresque ? Est-ce un emprunt que les Arabes ont fait aux monuments chrétiens du moyen âge ? Je ne le sais.
Mais je ferai remarquer qu’à l’alcazar de Séville, le cintre mauresque se combine avec l’ogive d’une maniéré excessivement gracieuse. On dirait, au reste, qu’on s’est efforcé de faire concourir tous les genres d’architecture pour embellir la demeure de Maria de Padilla, car on y remarque des galeries mauresques soutenues pardes colonnes de marbre blanc d’ordre corinthien.
A l'alcazar de Séville, le cintre mauresque et l’ogive sont employés simultanément, mais chacun d’eux y conserve son caractère particulier. Dans le' gracieux édifice reproduit planche 41, vous trouverez un arceau qui participe de l’un et de l’autre. Comme fogive, il est formé par l’intersection de deux arcs de cercle. Il tient du cintre mauresque, en ce qu'au lieu de se rétrécir à partir de sa base, il va d’abord en s'élargissant, pour se rétrécir ensuite. Cet agencement de lignes a l’inconvénient de donner à l'arceau un aspect un peu lourd ; mais là , comme dans tous les édifices mauresques, cette lourdeur est rachetée par la profusion, par l’élégence des détails. C’est dans cet édifice que se fuit maintenant à Grenade la vente du charbon , ce qui lui a valu le titre modeste de Casa delcarbon. Du temps des Maures sa destination était bien différente. C’est là que se tenait la poste; car il faut avouer que les Maures nous avaient
devancés pour l’invention de toutes les institutions utiles, et (|uand , en 1464 , Louis XI voulut établir les postes en France, il commença par envoyer à Grenade, afin d’apprendre comment ce service y était organisé.
Le pont de Cordoue porte les traces de plusieurs architectures difiérentes.
La partie représentée pl. 43 se compose d’arches à plein cintre. Mais il existe aussi plusieurs arrhes construites par les Maures qui présentent la forme de cette espèce d’ogive qu’on remarque à la Casa-del -carbon.
Passer sous le silence la célèbre Giralda de Séville (*), serait une faute impardonnable. Cette tour a été construite par les Maures Jusqu’aux trois quarts de sa hauteur; lès chrétiens ont ajouté le couronnement. Le tout est surmonté par une statue de la Foi.
Toute la partie qui est l’ouvrage des Maures est décorée de sculptures d’un genre beaucoup plus simple que celles de leurs autres édifices.
Dans l’intérieur de la tour, les Maures ont pratiqué un escalier tournant sans marches ; il est si large et la pente en est si douce, que plusieurs hommes à cheval peuvent y monter de front, Jusqu’à la hauteur où commencent les travaux des chrétiens; à cet endroit, l’escalier devient plus rapide et se compose de degrés.
L’Alhanibra est le chef-d’œtivre de l’architecture mauresque. La cour des Lions (**) a environ 30 mètres de longueur, sur 15 de largeur. Elle est entourée, dans tout son pourtour, par un portique formé de colonnes de marbre blanc; aux deux extrémités se trouvent deux vestibules qui avancent thacun , dans la cour, d’environ 6 mètres. A partir de terre. Jusqu’à la hauteur de 1 mètre 50 centimètres , les murs sont revêtus avec des tuiles bleues et Jaunes, disposées en échiquier; au-dessus et au-dessous règne une bordure émaillée en bleu et or, sur laquelle sont inscrites des sentences arabes. Les colonnes de marbre blanc
(•) Pl. 38.
(•*) Pl. a3.
qui soutiennent le toit des véstibules, et qui forment un portique tout autour de la cour, sont extrêmement minces; elles ont environ 2 mètres 70 cent, de hauteur, en comprenant la base et le chapiteau; elles ont un module de 21 centimètres environ. La forme des chapiteaux qui les couronnent est trèsvariée, et ceux que reproduit la planche 30 en donnera l’idée, mieux qu'une description ne pourrait le faire. Ces colonnes sont disposées d'une manière fort irrégulière ; quelquefois elles sont seules. Aux angles des vestibules elles forment des groupes de trois , mais le plus souvent elles sont accouplées. Les plafonds et les murs sont incrustés d’ouvrages moulés en stuc avec lu plus grande délicatesse; le dessin en est riche et varié , comme les caprices de l’imagination orientale. Charles V, lorsqu’il a fait réparer l’Albarabra , a trouvé le moyen de placer son aigle à deux têtes parmi ces élégantes arabesques : il figure sur le fronton des vestibules.
Le milieu de la cour est occupé par douze lions de marbre blanc, tres-mal faits; ils portent sur leur dos le bassin d’une vaste fontaine. Du temps des Maures^ le toit était couvert de tuiles peintes et soigneusement vernissées; mais, depuis plus d’un siècle, on a remplacé cette couverture, qui était en mauvais état, par de grandes tuiles rouges, qui produisent le plus mauvais effet.
Dans un pays où le soleil est toujours brûlant’, l’air et la fraîcheur doivent être l’agrément le plus envié
fiour une habitation. Les Maures excelaient surtout dans l’art de distribuer les eaux. Des Jets d’eau, des fontaines répandent la fraîcheur dans presque toutes les parties de l’Alhambra. Un portique sous lequel on trouve de l’omnre à toutes les heures du Jour, des plates-bandes dont les fleurs embaument l’air, puis un vaste réservoir d’une eau limpide, voilà ce que renferme la cour nontmée de l’Alberca « c’est-à-dire du Vivier (*).
11 faut aussi des salles de bains , et ces lieux de voluptés ne manquaient pas dans la demeure des rois de Grenade (*). On y trouve les bains du roi et ceux de la reine. Les murs de ces chambres sont revêtus, jusqu'à une certaine hauteur, de ces carreaux en faïence de diverses couleurs , que les Espagnols ont nommés azvlejos (*0- De même que cela est encore l’usage dans presque tous les bains de l’Orient, ces salles ne sont éclairées que par des trous pratiqués dans la voûte.
Que dire maintenant de la salle du Jugement (*>) ou de celle des Abencerages (‘^j ? On se croirait transporté dans un château de fée. (Test toujours la même élégance dans les détails. Le burin du graveur peut essayer de montrer tout ce que ces lieux ont de richesse et de beauté; mais la plume de l’écrivain doit renoncer à l’espoir de le faire comprendre.
La salle des Abencerages mérite cependant d’attirer plus particulièrement l’attention , non-seulement pour la délicatesse des ornements dont elle est surchargée , mais encore à raison des souvenirs qui s’y rattachent. Pedro Ginez de Hita a publié un roman intititulé Histoire des guerres civiles de Grenade (*<).
Les fictions dont ce livre est rempli sont devenues, en Espagne, des croyances populaires j et c’est dans la salle des Abencerages que la tradition place une des scènes les plus sanglantes de ce roman. Les Zegris et les Gomelès avaient résolu de faire périr les Abencerages,
(*) PI. a5 et 26.
{*•) Ces carreaux, fort en usage en Andalousie et dans le royaume de Valence, ont été pendant longtemps un objet de luxe; aussi, pour exprimer qu’un individu ne réussirait pas dans ses entreprises, qu'il ne ferait pas fortune, on disait proverbialement: Il ne bâtira pas sa maison avec des atulejos.
(*4) Une suite de ce roman a été publiée par le même auteur sous le pseudonj me de Aben-Hamin. Cette suite est très -rare, et presque aussi inconnue que la première partie est célèbre.
dont la gloire leur faisait envie. Pour y parvenir, ils accusèrent la reine Daraxa d’adultère, et supposèrent que son complice était l’Abencerage Aben- Hamad. Ils affirmèrent avoir été témoin^ du crime, et avoir surpris les coupables dans un bosquet de rosiers blancs du Généralif.
Le roi Abu-Abd-Allah prêta l’oreille à cette accusation, et, pour se venger, il résolut de faire périr toute la tribu des Abencerages. Il fit mander ces chevaliers à l’Alhambra; on ne les y introduisait que l’un après l’autre, et à mesure qu’ils y entraient, on les décaitait. Le romancier prétend que cette Orrible boucherie a eu lieu dans la cour des I.ions (*)• La tradition , au contraire, indique la salle appelée des Abencerages, comme le lieu où ce crime aurait été commis. Trente-six des plus nobles chevaliers de Grenade périrent victimes de cette trahison. Le page de l’un d’eux , qui était entré avec son maître sans qu’on fît attention à lui, parvint à sortir sans être vu. 11 alla prévenir les autres Abencerages, et empêcha que la tribu entière ne fût exterminée.
La reine accusée d’adultère en appela au jugement de Dieu ; mais elle ne voulut pas confier sa cause à des clievaliersde sa nation. Esperança de Hita, prisonnière chrétienne qui se trouvait au nombre de ses dames , lui avait vanté le courage de D. Juan Chacon, gouverneur de Carthagène. Elle écrivit à ce seigneur pour le prier d’embrasser sa défense. D. Juan Chacon, avec D. Alonzo de Aguilar , D. Manuel Ponce de Léon et D. Diégo Fernandez de Cordoba, déguisés en Turcs, se rendirent à Grenade. Ils dirent qu’ils s’é-» tàient embarqués à Constantinople pour se rendre en Afrique; que forcés par la tempête de relâcher a Alniunecar, ils étaient venus pour voir Grenade , et qu’ayant appris l’accusation
(*) 0 As! rnmo entro en la quadra de los Icônes le echaron mano sin que piidiesse Lazer resisicneia , y alli en una taça de Alabastro mui grande en un punlo lue degollado. »
portée contre la reine, ils offraient de prendre sa défense et de convaincre ses ennemis d’imposture. Les accusateurs, qui étaient Mahomad Zegri, Ali Haniet Zegri, Maliardon Gomelès etMahardin son frère, furent vaincus, et l’un d’eux , Mahomad Zegri , avoua , avant de mourir, qu’il avait été l’inventeur de cette liorrible trahison.
Ce combat est entièrement fabuleux, et s’il eût eu lieu, les auteurs castillans de cette époque n’auraient pas manqué de raconter une entreprise aussi glorieuse pour leurs compatriotes. Hernando del Piilgar ne l'aurait point passée sous silence. Quant au massacre des Abencerages , il est beaucoup plus diflicile d’arriver à la connaissance de la vérité. Il est certain que l’Albambra a été le théâtre de bien des scènes sanglantes. Ainsi Mohammed-ben-Ozmin a fait massacrer dans l’Alhambra un grand nombre des plus nobles citoyens de Grenade. On trouve encore dans Ferreras , sous la date de l’année 1482 (*) , qu’un Abencerage étant parvenu à se faire aimer de la sœur du roi Muley llasan , ce prince le fit massacrer dans son palais. C’est probablement un de ces deux faits qui a donné l’idée du roman de Ginez de Hita. Une partie de ces aventures se trouve représentée dans des peintures qui existent à l’Alhambra, et qu’on attribue , je crois , bien mal à propos, aux Maures de Grenade. Abu-abd- Allah n’eût pas fait peindre dans son palais des faits qui lui étaient peu honorables; d’ailleurs, à quelle époque eussent été faits ces tableaux.? Les dernières années du règne d’Abu-abd- Allah el Chiquito, pendant lesquelles cet événement aurait eu lieu , ont été tellement remplis par la guerre et par les désastres, que ce prince n’aurait pas eu le temps de s’occuper à enrichir sa demeure de peintures. Quelques personnes ajoutent qu’en général les Mahométans regardent comme un acte réprouvé par leur religion de représen-
(*) Traduction de M. d'Hermilly, tVII, p. 58a.
ter des êtres ayant vie. Cela est vrai seulement pour les musulmans de la secte d’Omar. Ceux de la secte d’Ali, les Persans , par exemple , ne se font aucun scrupule de représenter des animaux et meme des hommes. Les Ommyades avaient à cet égard introduit en Espagne un peu de b tolérance des fatimites. Il faut donc écarter l’argument tiré de la religion. Mais il en est un autre qui doit paraître plus concluant. La peinture est un art où l’on ne réussit qu’après de longues études et de pénibles travaux. Avant de créer des œuvres d’un certain mérite , elle commence par produire des essais grossiers. .Si cet art eût été cultivé à Grenade du temps des Maures, on en eût trouvé d’autres traces que celles qui existent à l’Alhambra. Il en serait mention dans les auteurs qui ont écrit peu de temps après la conquête de Grenade. Cependant le.s peintures de l’Alhambra ne sont pas dénuées d’un certain mérite. Qu’on regarde ces chasses au lion et au sanglier (*) , ce conseil de musulmans (*■) et ces costumes mauresques (*’), et l’on conviendra que ces ouvrages n’ont pu être composés qu’à une époque où la peinture avait déjà fait beaucoup de progrès. On ne doit les faire remonter u’au temps où des travaux consiérables ont été faits à l’Alhambra par ordre de Charles V.
Un talent qu’on ne saurait contester aux Maures, c’est celui de travailler les métaux ; ils excellaient en ce genre; et l’on peut citer comme un chef-d’œuvre en ce genre les deux vases que représente la planche 47 ; ils ne sont pas moins remarquables pour la singularité de leur forme que pour la délicatesse des ornements dont ils sont couverts. Un de ces vases est décoré du blason des rois de Grenade.
Un jour, après une victoire remportée sur les chrétiens , Mohammed-ben- > Alhamar qui revenait à la tête de ses troupes triomphantes , fut salué par le
n PI. >7-
C‘) PI. a8.
n Pl.»9. .....
L’UNIVERS
peuple du surnom de vainqueur (Ohaïeb) \ il répondit avec une pieuse modestie : Il n'y a pas d’autre vainqueur que Dieu {U'é lé ghaleb ilé Allah).
Cette phrase devint sa devise, et ce souverain s’étant donné des armoiries è l’imitation des princes chrétiens, prit l’écu d’argent à la bande d’azur sur laquelle il inscrivit ces mots : Il n’y a pas d’autre vainqueur que Dieu.
Ces armes restèrent jusqu’au dernier temps celles des rois de Grenade et on les retrouve sur l’un de ces deux vases. Cette circonstance atteste d’une manière certaine leur origine mauresque, dont sans cela peut-être il serait permis de douter, car on trouve sur l’un la représentation d’oiseaux et sur l’autre l’image de quadrupèdes. La flgure d’êtres animés ne se trouve que rarement dans les ouvrages des musulmans, et il faut en général ne pas se montrer trop conliant en fait d’antiquités mauresques. L’ambassadeur de Maroc, à son passage par Grenade, acheta de Médina Conti, auteur de l’ouvrage intitulé : Paseos par Granada, un bracelet de cuivre que le vendeur prétendait avoir appartenu à la sultane Fatima. Conti se servit de plusieurs inscriptions arabes et de nombreux cerlilicats pour démontrer jjue ce bracelet avait été réellement 'porté par cette princesse, et qu’il avait été trouvé dans les ruines de l’Alhambra. Il fut avéré par la suite que ce bracelet avait été fabriqué par Conti lui-même, et qu’il s’était servi, pour le faire, des débris d’un vieux enandelier de cuivre.
Les Maures fabriquaient en filigrane d’argent des objets du travail le plus délicat. A la fin du siècle dernier, on montrait encore à Grenade une épée qu’on disait être celle du roi Abu-Abd-Allah. On racontait qu’après la conquête de Grenade elle avait été donnée par le roi Ferdinand au capitaine L. Luis de Valdivia qui l’avait transmise à ses descendants. Le fourreau en était fait de filigrane d’argent, et le nom d’Abu-Abd-Allah s’y trouvait inscrit. Une autre épée à peu près semblable était entre les mains du
marquis de Campotejar. Enfin il existe à l’Armeria real de Madrid une armure et deux épées qu’on prétend avoir appartenu au dernier roi de Grenade (*). Je ne sais trop ce qu’il faut croire de cette prétention ; mais ce qu’il est possible de dire sans crainte d’être démenti , c’est que ces armes sont du travail le plus parfait. Néanmoins je ne me charge pas d’expliquer comment un chevalier pouvait combattre lorsqu’il avait la tête couverte de ce casque, où l’on n’avait pratiqué aucune ouverture pour donner passage à la vue. La planche 46 représente encore un casque de la même espèce. J’avoue que je ne puis comprendre quel usage on pouvait en faire.
Je ne pense pas non plus qu’on ait jamais beaucoup employé cette demipique au milieu de laquelle on a ajouté une lame de poignard, hile devait être fort incommode à manier. C'est évidemment là une de ces inventions dont on fait parade, mais dont on ne se sert pas. Il ne faut pas regarder comme aussi inutile ce bras.sard à l’extrémité duquel on a fixé une lame acérée. Il a beaucoup d’analogie avec un poignard encore en usage en Asie, et août les coups doivent être terrib’,< s. En général les armes des Maures de Grenade étaient les mêmes que celles des chrétiens. C’étaient la lance, l’épée, la dague , la pique et la hache d’armes. Leurs principales armes de jet étaient l’arc, la fronde et l’arbalète. Us avaient été les premiers à faire usage de l’artillerie ; mais entre leurs mains elle était restée peu redoutable, tandis qu’elle était devenue la force principale de l’armée de Ferdinand.
C’est à. son artillerie que ce prince avait dil la prise de Ronda et de la plupart des villes du royaume de Grenade.
I.es Maures avaient bien eu le mérite d’inventer les bouches à feu, mais ils ne les avaient pas perfectionnées, et celles qui défendaient Grenade étaient d’une construction grossière. 11 existait encore, ily a soixante ans, plusieurs de ces|)ièces à l’Alliarabra. Elles étaient
de fer, et leur forme était entièrement cylindrique.On les remplissait de pierres qu’on y introduisait par les deux extrémités, car elles étaient forées de part en part; puis, à l’extrémité postérieure , à l’aide d’une armature de fer , on fixait une chambre remplie de poudre.
Les Maures nous ont appris l’usage de la poudre. Ils nous ont aussi fait connaître une autre invention qui a exercé une influence encore plus active sur les destinées du monde : ils ont apporté d’Asie le moyen de fabriquer le papier de pâte. Dans tous les
arts ils avaient devancé les chrétiens.
Ils étaient parvenus à un éminent degré de civilisation, quand leurs adversaires étaient encore plongés dans les ténèbres de la barbarie. Ils étaient plus instruits et aussi braves que les chrétiens. Ils étaient aussi sages dans le conseil, aussi hardis dans le combat. Pourquoi donc ont-ils succombé ? C'est que pendant huit siècles ils ont été déchirés par des divisions intestines; c’est qu’ils manquaient de l’esprit de concorde qui fait la force et la prospérité des nations.
FIN nu VOLUME.
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TABLE DES MATIÈRES
Âbd-MUah , 7* des princes Ommj'ades de Cordoue, succède à El-Miindliir son frère; sa mort, 178.
Ahd-El-Aùs , fils de Miiza , gouverneur de l'Espagne, accorde mie capitulation à Tadniir, i3i; épouse Égilona, veuve de Roderich, i33; meurt assassiné par ordre du calife Abasside Abd-EI-Meleck , i33.
Abd-El-Meteck , gouverneur arabe de la Péninsule , depuis octobre 73a jusqu’à janvier 736, i3g; gouverne encore la Péninsule en 741 et 74a , et meurt crucifié entre un chien et un pourceau ,143.
Abd-El-Rahman , gouverneur arabe de la Péninsule. C’est l’Abdéramc des ebroniqiieurs. .Sa mort à la bataille de Poitiers, i33.
Abd-El-Rahman , surnommé Et-Daghel, l'Intrus, appelé par Mariaua Adabil , et par ^inhard Ibn-Mauga , i'"' des Ommyades d’Espagne; arrive dans la Péninsule et y fonde un Etat indépendant des califes d’Orient, 146; sa mort, i53.
Abd-El-Rahman II , 4' des princes Ommvades d’Espagne , fils d’El-Hakem , succède à son père, i65 ; sa mort, i 7 r.
Abd-El-Rahman II l , 8' des princes Ommyades d’Espagne , surnommé Ben-EllHactoul {W fils de l’assassiné), succède à Abd-Allab , son aïeul, 178.
Abd-El-Rahman IV, 1 5' des princes Ommyades d'Espagne, surnommé Morthady Bi'llah (celui qui est agréé de Dieu), arrièrepetit-fils d'Abd-EI-Rabman III, moutesur le trône; sa mort, a 19.
Abd-El-Rahman V, i8* des princes Ommyadfs d'Espagne, surnommé El-Mostadhir Bi'llah (celui qui espère en Dieu), frère de Mohamed-El-Mabadi , monte sur le trône; sa mort, aao.
Abu- Abd- Allah , ai' et dernier roi de Grenade, fils de Muley-Abu’l-Hasan et de la sultane Aija, appelé par les auteurs chrétiens Boadbil , Abo-Abd-Eli , Alcardubil , et surnommé El-zaquir (c’est-à-dire El Chiquito, le Bambin), est proclamé roi de Grenade, 47a; est fait prisonnier )>ar les chrétiens auprès de Lucena, 478; est mis
82* Livraison. (Espagne.)
en liberté, 47^; rst fait prisonnier une seconde fois, cil défendant Loua contre les chirtiens , 4,5 ; est de nouveau mis en liberté, 476; s’engage à livrer Grenade quand El-Zagal sera dépouillé de ses États, 477; est sommé de tenir sa promesse, 479; refuse et est assiégé dans Grenade , 480 ; rend Grenade, 48a; sa mort, 483.
• Abu-Abd-Allah , alcayde de Malaga , fils de Mohamed ben Ismaïl, frère de Muley- Abu’l-Hasan, oncle du précédent, gagne la balaille de la Axarqiiia de Malaga , et est surnommé El-Eugal, 478; est reconnu roi de Grenade, 47^; est chasse de Grenade, 47G ; abandonne scs Etats à Eerdinand et Isabelle, 479.
Abut - Hasan , appelé par les auteurs chrétiens Albo-Hazeii , Abulbacen ou Abobacem , prince africain de la race des Beni- Merines , envoie des secours aux Maures de Grenade, 354; assiège Tarifa; perd la bataille de Rio-Salado ou de Tarifa , 36i.
(Voyea aussi Mnley-Abu t- Hasan , roi de Grenade. )
Abul-Katar, gouverneur arabe de la Péninsule en 743 et 744 , 148 ; sa mort , 144.
Abul-Melech , appelé par les auteurs chrétiens Abiilmélic et Aboniélique, fils d’Abu’I-Hasaii, prince africain de la race des Beni-Merines , passe en Espagne, 354; sa mort, 359.
Abu-Saïd, surnommé AthamarQe Rouge), 10° roi de Grenade, détrône Ismaïl II, 386; est mis à mort par don Pédro le Cruel avec 37 chevaliers maures, dans le champ de la Tablada, 889.
Agila , roi goth , toi.
Agramont (les). Faction qui agitait la Navarre, 435.
Alarich, roi golh, fils d’Eurich, est vaincu et tué par Clovis à la bataille de Vouglé, •99-
Alasdrach, chef des Màures du royaume de "Valence révoltés du temps de don Jayme I", 819.
Alava. L’Alava offre la seigneurie à Alphonse XI , 354.
TABLE DES MATIÈRES
Albaracin. Histoire des seigneurs d’Âlbaracin , 339.
Alhufera , 10.
Albuqurrque. AIoiizo de Albuquerque, gouverneur de don Pédro le Oucl, 373; forme une ligue contre le roi', 376; meurt empoisonné; son testament, 377.
Alcala de Benzaide , aujourd'hui Alcala la Real , est enlevée aux Maures par Alphonse XI , 303.
Al-Canlara ( Norba Cœsarea). Pont d'AIcanlara, g3 ; ordre militaire d’Alcantara, 3oo ; le maître d’Alrantara, Gonqalo Martinez', se révolte et est mis à mort, 36o.
Al-Casem, appelé par les écrivains chrétiens Alcacim, Cazin et Qiiaseni, surnommé Al-Mamoün, c’est-à-dire l'illustre, 16' roi de Cordoue , ai8.
Alfama. Chevaliers de Saint-George d’Alfama , 3oo.
Algnzati, un des fondateurs de la secte des Almohades, afis.
Atgéciraz, Alphonse X entreprend le siège d’Algéciraz et est forcé de le lever, 33 1 ; cette ville est cédée an roi Abu Yousouf par le roi de Grenade, 345 ; siège et prise d'.Algcciraz par Alphonse in, 364; prise et dèinantelée par les Musulmans , 397.
Al-Uakem appelé par les auteurs cbrétietis Alhacan,EI Achem, Abuiaz et Abulazin , 3' prince Ommyade de Cordoue, fils d’Hescham, 159.
Al-Hnkcm II, 9* prince Ommyade, fils d’Abd-EI-Rabiitaii III, I(|7-
Alhama , est prise |)ar les chrétiens ,
4îi.
Albnmar. A’oyez Ahu-Saîd et Mohammedben-Alhamar.
Alhambra. Voy. Architecture mauresque.
Aliahar, médecin , rend la vue à don Juan II d’Aragon, en Ini faisant l’opération de la cataracte, 437.
.4/-J/amoH«(Al)iri-Ola-Kdris-ben-Yacob), appelé par les auteurs chrétiens Abn'lola , Abu Aly et Abuly, S" roi Almohadc de Cordoue , fils de Yacoh Aimnnzour, 3o5.
Almanzor , ou plutôt Almauzour (le Victorieux), Mohanimed-hen-Abi-Ahraer, hadjeb de Al-Hakem II, 197; mort d’AImauzor, ito.
Almehedi, fondateur de la secte des Almohades , x63.
Almohades, Leur origine, a63; ils passent en Rspagne, 072; fin de la domination des Almohades, 3o8.
Almoravides , appelés en Espagne, 247 ; origine des Aluioravidcs , 248 ; leur débar-
quement en Espagne, 248 ; reprennent Valence, 254; ruine des Ahnoravides en Iispagne, 272.
Alphonse le Catholique, gendre de Pelage, succède à Favila sur le trône des Asturics, 14T
Alphonse // le Chaste, fils de Froila , est élu roi, et dépouillé du royaume par Maiiregat, i54; est associé au troue par Bermuile le Diacre, i54 ; sa mort, i7oi
Alphonse 7/j le Grand, fils d’Ordoho F', monte sur le trône ,172; dépouillé par ses enfants, 175; sa mort, iqô.
Alphonse IF le .Moine , fds aîné d'Ordono II , est proclamé roi ; abdique et se fait moine ; vent reprendre la royauté, 189; don Ramire lui fait crever les yeux; il meurt,
Alphonse F, celui qui releva Léon, fils de Berniude le Goutteux . monte sur le trône. 209 ; donne les bons fneros au royaume de Léon; meurt au siege de Viseo, 222!
Alphonse FI à la Main trouée, on le brave roi de Léon, fils de Ferdinand I*', monte sur le trône , 23 1 ; est dépouillé de son rovaiinie par iSanrho II, 23a ; se rêtîe aie chez le roi de Tolède. a33 : succède à Sanchn II sur les Irôncs de Castille, de Léon et de Galice , z3 à ; prend Tolède , 289 ; sa iiiurl, 25?T
Alphonse FU ÇAlonzo-llaimondez'), s»tnoninié VEmpercur, fils de dofia Urrara et de Raymond de Bourgogne , est proclamé roi de (laluy, abçt; [irend Cordoue, 27I; partage ses États entre ses enfants, xtSTm mort, 276.
Alphonse FUI le Noble ou le Bon, fils de Sancho le Regretté, succède à son pere sur le trône de Castille, 277; comnienre à régner par Ini-mènie, 280; épouse Léoiiore d'Angleterre, 28a; perd la bataille d’Alarcos, 288 ; gagne la bataille de las INasU, 289 ; publie le fuero real , 292 ; sa mort,
.■ilphonse IX , fils de Ferdinand II, roi de lâ’on , succède à son père, a83; prend Mérida, 3o6 ; sa mort, 3o?L
Alphonse X le Savant ou le Sage , monte sur le tiône, 322 ; altère les monnaies, 3a3; se fait élire empereur, 324 ; est forcé de lever le siege d’Algcciraz, 33 s ; est dépouillé de l'autorité pgr son fils don Sancho, 330; publie les siete partidas, 333 ; sa mort, 313.
Alphonse Xl, surnommé le Fengeur, lui de Castille et de Léon , fils de Ferdinand r Ajourné, succède à son père, 346; devenu majeur, prend le gouvernement de l’Ktat,
349; mérite le surnom de Vengeur, 35o; ses amours avec Léoiiore de Guzman, 35g; assiège et prend Algéciraz , 364 ; meurt au siégé de Gibraltar, 379-
Alphonse , roi d’Aragon , surnommé le Batailleur, fils de Sanelio Ramirez, succède à son frère don Pédro, 255; épouse doua Drraca, 257; son mariage est déclaré nul , 25g ; assiège et prend Saragosse, 261 ; fait une glorieuse expédition au cœur de l’Andalousie, 263 ; mort d’Alphonse le Ba- Uilleur devant Fraga ; son testametit , 266.
Alphonse II, roi d’Aragon, surnommé le Chaste , fils de Ramon Bérenger et de Pétronille, succède à son père; est déclaré majeur, quoique n’ayant que onze ans, 27g; sa moi~t, 235.
Alphonse HI, roi d’Aragon, fils de Pédro le Grand, |ircnd le titre de roi avant d’avoir juré d’observer les fueros, 340 ; meurt sans enfants, 34i.
Alphonse IP, roi d’Aragon, surnommé el Benigno, le Doux, fils de .layme le Juste, monte sur le trône, 353 ; sa mort, 36o.
Alphonse P le Savant et le Magnanime , roi d’Aragon, fils de Ferdinand rilonncte, monte sur le trône, 4*-5 ; assiège Bouifazio, 427 ; est adopté par Jeanne de Naples , 427; est prisonnier du duc de Milan, 43i ; mort d'Alplionse V, 435.
Alphonse de Pillena , est un des tuteurs de don F.nriqiie le Malade, 4i3 ; prétend à la couronne d’Aragon, 4a3.
Alphonse, fils de Juan II, roi de Castille, et de dona Isairelle de Portugal ; sa naissance, 434; est prorlamé roi |>ar les seigneurs révoltés, 440; sa mort, 44 1-
Alphonse de Gijon , fils naturel d’Rnriqne de Trastamare, est retenu ni isoiinier, 407 ; est déclaré félon et banni d'Espagne,
Alvaro de Lnna; origine de sa faveur auprès de don Juan II, 4*6; est éloigné de la cour pour la première fois, 4*3 ; est éloigné de laxoïir pour la deuxième fois, 43*; est rappelé, 43* ; sa mort, 433.
Aly-ben-üammoud est proclamé, sous le nom de Molawak-el-Bi’Ilali (celui qui se confie en Dieu), 14* émir de Cordoue, 218; est étouffé dans un bain, 21g.
Amalarich, roi goth , fils d’Eurich; il a Tbeudio pour tuteur, 99; il épouse Clotilde , fille de Clovis ; il est vaincu et mis à mort par l’armée de ses beaux-frères, 100.
Ambessa , gouverneur arabe de la Péninsule, de novembre 721 à mai 725, xSy.
Amilcar, général carthaginois, fonde Barcelone , attaque Hélikè , meurt eu cqmhattant, 48.
Ampurias, fondée par les Grec|, 45 ; est prise par Philippe le Hardi, 340.
Andalousie-, origine de ce nom, 97.
Andobal, Endobel , Entuhel , Entiihal gt Indibilis, général espagnol vaincu par Scipion, 58; est tué en combattant, 5g.
Annibal, assiège et prend Sagoute, 49; passe eu Italie, 53.
Antequera, est prise par Ferdinand rHomnéle, 4*1.
Aragon; origine du comté d’Aragon, 147; comtes d’Aragon, 166; constitution ou fueros d’Aragon, 180 ; origine des armes d’Aiagon, 184, 254, 269.
Archileclnrepé\Hs^i<\ue, 89; phénicienne, 89; romaine, 92, g3 ; gothique, 126; ogivale, 126; byzantine, i2u; mauresque (mosquée de Cordoue), i56; description de Médina al-Zabra, 191 ; mosquée de Cordoue , Albambra , généralif Alcazar de Séville, Giralda, 484 et suiv.
Arlanza. Saint-Pierre d’Arlauza, fondée par Fernand Gonçalez, 198.
Armes et manière de combattre des anciens Espagnols, 5a; lames et aciers espagnols, 12 et i3; armes el manière de combattre des E-spagnols après l’invasion des Arabes, 1 42 ; armes à feu en usage pour I4 première fois, 364; arme» à feu portatives employées pour la première fois au siège de Bouifazio, 427; employées à la prise de Zamora et à la bataille de ïoro, 444 ; armes en usage chez les Maures, 490.
Armes (blason) de Barcelone, 179 ; d’Aragon, 184,254, 269; des rois de Grenade,
Arriaga, lieu où se réunissaient les juntes de l’Alava, 354.
Artabres, 33.
Asdrubal fonde Carthagène , 48 ; mort d’Asdrubal , assassiné par un Espagnol , 49.
Asdrubal, frère d’AnnihaJ, prend le ccnmiandement de l’Espagne, 52 ; est vaincu
Far les Scipions, 54 ; est vaincu par Scipjon Africain l’ancien, passe en Italie, est défait jïar Claude Néron, et perd la vie dans le combat, S7.
Asdrubal-Cisgon , commande une partie de l’armée des Carthaginois en Espagne, 54; est battu par Marcius, 55.
Astarté, divinité espagnole, 42.
Asturies; limites des Asturies, 33.
Atalaya; origine des tours appelées Atalayas, 36.
TABLE DES MATIÈRES
Athanagilde , roi goth, appelle les Romains en Espagne; est père de Brunehaul, que les Espagnols appelIentBrunechilde,iui.
Aurélio, CIs d’Alpbonse le Catholique, succède à Eroïla, son frère, i5o.
Axarquia, bataille de l'Axarquia de Malaga, 4?3-
Arala; Pédro Lopes de Ayala, auteur de la chronique de don Pédro et d’Enrique de Traslamare, 37a.
Ayoub, gouverneur arabe de la Péninsule en 716, relève les ruines de Rilbilis, et lui donne son nom Calat- Ayoub, aujourd'hui Calatayud, i33.
Azagra, seigneur d'Albaracin, 33g.
Badajoz (Pax Augusta), est fondée par Auguste, 8i.
formation des Bagaudes, 96.
BahalttU, 3a, 4i-
Baledji , gouverneur arabe de la Péninsule, 143.
Barbares; invasion des barbares, g3; iU se partagent l’Espagne, g4.
Barbuda; Yaûez de la Barbuda fait une invasion dans le royaume de Grenade; sa mort, 41 5, 417.
Barcelone, fondée par Amilcar, 48; porte de Barcelone, g3 ; assiégée et prise par Louis le Débonnaire, 160; origine des comtes de Barcelone, 177; origine des armes de Barcelone, 17g ; lois iisatiques de Barcelone. a43.
Barra; arc de Barra, ga.
Bastules Phéniciens, 3 j.
Balailles d’Alarcos, a83; d’Alcoraz, aS4 ; d’Aljubarrota , 4o5; d’Arrigoriaga , 173; d’Atapuerca , mort de Garcia , aag ; de l'Axarquia de Malaga, 473; de Azabecat, 380; de Bardeua real. i8t; de Calatanazor. 309; de Clavijo, 170; de Coradunga, i34; de Cutanda. 3t>r ; de Saint-Étienne de Gorniaz, 18K; de Saint-Étienne de Gormaz ig3; de Kraga, 366 ; de Golpegara, a33; du Guadaléte ou de Xérès. 1 1 5 : du Ciiadaléte, 3ii; de Junqiicra, 187; deLlantada. a3a; de Lodos, i58; de Montiel, 3g5; de Navaréte ou de Najara , 3g3 ; de las Navas de Tolosa, 387; d'Qlmedo,* 43a ; de PieJrâ Hita, iq6; de Poitiers, i38; de Portela de Arenas, 300; de Roncal, 187! de Roncevaux. If", iSa; a*, i65; de Simancas, 171; id., 190; de Tarifa ou de Rio-Salado, 36t; de Toro, 445 ; de Toulouse, mort de Zamah, i36; d’Uclez, mort de l’infant Sancho, a56 ; de Vouglé, gg; de Zalaca, 348.
Bayonne, assiégée par don Enrique de Trastamare, 401,
Béatrix, fille de Ferdinand, roidePortugal, est fiancée à don Fadrique, duc de Beuavente, fils naturel de don Enrique, 4o3; est liaiic^ à don Enrique le Malade. 4o3; est fiancée au fils du duc de Cambridge, 404 ; est fiancée à don Ferdinand l’Honnète, 404; épouse don Juan de Castille, 4oa.
Beaumarchais; Eustache Beaumarcliais, gouverneur de la Navarre, 33o.
Beaumont; les Beaumont, faction qui agitait la Mavarre, 43A.
Behetries ; formation des Behetries, 96; Bchetries, 374.
Beltran de la Cueva est introduit dam la familiarité de la reine Jiiana; on lui attribue la paternité de riiifaiile Juana, surnommée la Bellraneja, 43g.
Bellraneja , surnom donné à la fille de Juana de Portugal et d'Enriqiie l'Impuissant, 43g. "Voyez Juana,
Béni Merines. "Voyez Merines.
Sera , comte de Barcelone, 161.
Berenguela, filled’AlphonseVIII, épouse Alphonse IX, 384; hérite du trône de Castille et ahdi(|iie en faveur de son fils saint Ferdinand, 3o3.
Berengüer, comte de Barcelone , 348.
Voyez namon-Berenguer,
Bermude r', surnommé le Diacre , succède à Maiiregat, iS4.
Bermude 11, suriionimé le Goutteux , fils d’Ordoùo ni , est élu roi , aoo.
Bermude IU succède à Alphonse Y son père, 323 ; sa mort à la bataille de Tamara , 337.
Bernard del Carpio , 16 1.
Blanche de Bourbon mariée à don Pedro le Cruel, 375; mise à mort par ordre de Pierre le Cruel. 335^
Blanche de Castille, mère de saint Louis,
Blanche de Tiaoarre, fille de Juan II et de Blanche de Navarre , mariée à don Eiinque l'Impuissant, 43a; son mariage est cassé, 435; sa mort, 437.
Bovaltque, impôt, 307.
Brihuega, londation de Brihiu^a, '333.
Brutus, Uecius Junius Brutus passe le
Letbé, 68.
Ceepion, Quintus Servilius Cæpion fait assassiner Yiriathes , 65.
Calagurris (Calaborra). Les habitants de Calagiirris sont réduits à se nourrir de cadavres humains, 77.
Calatayud IBilbilis), Fondation de Calatayud, i33.
Dr
. Calatrava. Première fondation de l’ordre de Calalravô, 277 ; chevaliers de Tordre de Calalrava ^ 298.
Calfmrnius Lanarlus a&sassine Salinator»
lieutenant de Serlorius, 72.
Cambridge. Edmond de Langley, comte de Cambridge, frère du duc de Lancastre, fait la guerre a don Juan I'** de Castille, 404.
Candespina, un des amants de doua Urraca, 258*259.
Cantabrie. Limites de la Cantabrie, 33.
Carlos. Charles le Mauvais , roi de Na* varre, fils de Jeanne, reine de Navarre, cl de Philippe, comte d’Évreux, monte sur le tronc, 372; sa mort, 4*o.
Carlos. Le noble roi de Navarre; sa mort, 4a8.
Carlos, prince de Viana , fils de Juan II d’AraRon et de Blanche de Navarre, petitfil.s de Caiios le Noble, réclame la couronne, A35 : sa mort ■ 456.
Carmona assiégée et prise par don Enriqiie II, 399.
CaroUna, colonie de la Carolina , 10.'
Carrières de marbre, i3; de Berroquena, 14.
Carthagène fondée par Asdrubal, 48; description de Cartliagènc , 49.
Carthaginois. Les Carthaginois cbassent les Phéniciens d'Espagne . 47.
Carvajal. Les frères Carvajal ajournent le roi Ferdinand, 345.
Castille. Origine des comtes de Castille, ’75î juges de Castille, 188; vente delà Castille pour un cbeval et un faucon, 194.
Castro. Juana de Castro est trompée par don liedro le Cruel, 376.
Catalina, fille du duc de Lancastre , est fiancée à don Enriqtie le Malade, 407 ; est mariée à don Enrique, 4i5 ; sa mort, 4aS.
Catien. Habitants de Cauca massacrés par Lucullus, 6t>.
Cava. Histoire de la Cava, ii3.
Celtes. Celt-ac’h , 34; Celtibères, 3r.
Cerda. Eerdinand de la Cerda, fils d’Alphonse X, meurt, 8^7; les enfants delà Cerda, don Alphonse et don Ferdinand, sont menés en Aragon et élevés dans le château de Xativa, 33 1; Alphonse de la Cerda est mis en liberté et proclamé roi, 34 1 : une transaction lui ôte le titre de roi 1 344; il renonce à ses droits à la couronne.
Cerda. Juan de La Cerda mis à mort par ordre de don Pedro le Cruel, 3 80.
César pleure en voyant le buste d’Alexandre ; passe en Espagne pour l'enlever
à Pompée, 78 ; s'empare de l’Espagne ; défait l'armée de Pompée à Pharsale; fait la guerre en Espagne contre les fils de Pompée ; combat à Âlunda ; meurt assassiné, 79.
Charlemagne. Invasion de Cliarlemagne en Espagne, i5i ; défaite de Runceraux, i5a.
Charles f Anjou fait mettre Conradin à mort, 337 ; défie don Pédio le Grand, 338. • Chasse. Chasse à la fourchette , aa ; de la chasse en Espagne , a3 ; chasse aux cygnes par Alphonse XI , a4.
Childebert , roi de Paris , assiège Saragossc; rapporte d’Espagne la tunique de saint Vincent ; fonde l’abbaye Saint-Vincent, aujourd’hui Saint-Germain des Prés ,
lOi-
Chindasuinte détrône Tulga , fils de Cliintila , 107.
Chintila, roi goth, succède à Sisenaud.
Cid (le). Rodrigo-Diaz ou Ruy-Diaz de Bivar, surnommé le Cid Campeador, gagne la bataille de Golpejara, a3a; demande le serment d’Alphonse VI , a35 ; liistob e du Cid et de sa généalogie , 236 ; prtnd Valence, 253 ; mort du Cid, 254; la croix du Cid. 255.
Cimbres. Les Cimbres sont repoussés par les Vascons et les Celtibères, 71.
Ciudad-Real, autrefois Villa -Real , est fondée par Alphonse X, 327.
Coimbre. Prise de Coïmbre par Ferdinand I"', 23o.
Colonies romaines. Italira , 5p; des affranchis , 61 ; de Cordoue , 61 ; de Mcrida , 81 ; de Legio .Septima. 81 ; différence des colonies et des miinicipcs, 86; médailles des colonies, q3.
Comte. Ce qu’était le comte chez les Gotli.s, 1 19 ; comtes d’Aragon : voyez Aragon; comtes de Castille ; voyez Castille; comtes de Barcelone : voyez Barcelone ; manière dont se faisaient les comtes , 302.
Conradin mis à mort par ordre de Cliarles d’Anjou, 337.
Cont’cnts juridiques, 86.
Corr/oâa. Martin Lopez de Cordoha mis à mort par ordre de don Enrique II. Sqq.
Cordoue. Mosquée de Cordoue . 1 56. 484:
prise de Cordoue par Alphonse VII, 278; priM de Cordoue par saint Fei^inand, 3i2.
Coroeota, célèbre brigand, 82.
Coronel. Alouzo Coroiiel est mis à mort ,
Coronel. Aldonza Coronel devient la maîtresse de don Pedro le Cruel , 38o,
Digiti/™: by Guogle