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LA PERSUASION DIFFICILE

Myrtil, plus disert que tendre,

Conte à Lisbet ses ennuis :

Elle répond : « Je ne puis » Ni te croire ni t’entendre. »

« Prends pitié de ma douleur , »

Dit-il , « bergère charmante ;

» Mais ce mal qui me tourmente » Est nécessaire à mon cœur.

» Les moyens de m’en défendre » Je les cherche et je les luis. »

rétrilles.

Elle répond : «Je ne puis » Ni te croire ni t’entendre. »

« Parfois, dit-il , du trépas » J’ai trouvé l’image douce :

” Mais bientôt je la repousse :

» Je ne te reverrais pas.

» Tes yeux pourtant vont me rendre M L état cruel où je suis.

Elle répond : « Je ne puis » Ni te croire ni t’entendre. »

Il dit : « Près de toi je meurs ,

» Loin de toi je meurs de meme*

M sens un delice extrême » A verser pour toi des pleurs.

» J’aspire et n’ose prétendre » Au bonheur que je poursuis. »

Elle répond : « Je ne puis » Ni te croire ni t’entendre. »

US

GENRE NATIONAL

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