LE BEAU VOYAGEUR
La fille d’auberge ,
Qui vint de Campo ,
En jupon de serge ,
En corset de peau ,
Sur un coffre assise , Regardait , en pleurs ,
Faire la valise D’un des voyageurs:
Beau fils , qui s’éveille Toujours satisfait ;
Qui chante à merveille ,
Qui pince au parfait ;
Qui danse avec grâce,
Sans désemparer ;
Oui; mais que sera-ce Qui la fait pleurer ?
GENRE NATIONAL
Sa voix balbutie Ainsi ses douleurs :
« Folle qui se fie » A beaux voyageurs.
» Hélas ! pauvre Rose , L’amour qu’il chantait Tu croyais qu’en prose L’ingrat le sentait.
» Il dit : « La semaine , » Je m en vais rester - » Et puis je t’cmmene ,
» Saîis plus te quitter. »
» C’était perfidie ; Propos enjôleurs :
Folle qui se fie A beaux voyageurs.
« Je n’étais pas fausse, Quand il m’a menti <
Je faisais sa ¡sauce, Soignais son rôti :
» Montais sa lumière , Après l’angelus ;
Plus tard, la première,
Je soufflais dessus :
LÉTRILLES.
» Puis : (Yierge Marie, Pardonne aux erreurs ! ) Folle qui se fie A beaux voyageurs.
« Hôte mon cher hôte , Emmène-moi donc :
Ou fais à La Lotte Un séjour plus long. »
Mais , réglant son compte , Le cher merveilleux ,
Sans mot dire , monte ,
Et pique des deux :
Et Rose s’écrie ,
Perdant les couleurs :
» Folle qui se fie » A beaux voyageurs. »
LETRIL LAS.
LA MARINERA DE GAMOENS.
Rime quiero , madre ,
A aquella galera ,
Con el marinero ,
A ser marinera.
Madre , si me fuere ,
Do quiera que vo,
No lo quiero yo,
Que el amor lo quiere.
Aquel niño fiero Hace que me muera,
Por un marinero ,
A ser marinera.
Es tirana Jei Del niño señor Que , por un amor ,
Se deseche un re i :
. Pues de esta manera El quiere , irme quiero ,
Por un marinero ,
A ser marinera.