‹ Espagne poetiqueChapitre 7 sur 112 · TOME II. À · texte numérisé non relu

TOME II. À

GENRE NATIONAL

commune \ Telle oreille, comme tel esprit, saisit des rapports où d’autres n’en sentent point. Il est de fait que notre peuple est éminemment musicien ; les provinces méridionales surtout offrent aux amateurs de mélodies nationales des phénomènes, que l’auteur de ces aperçus a demandés en vain aux gondoles vénitiennes et aux échos du Pausilipe. Et cette aptitude populaire , il n’est pas nécessaire de Taller chercher , comme a fait Beaumarchais, dans la classe distinguée qui manie le rasoir conjointement avec la guitare; le muletier, son garçon d’écurie même, charmera les voyageurs par un morceau lyrique ,

1 C’est une observation qu’on a déjà été à même de faire à Paris, par le grand nombre de musiciens espagnols , et surtout de cantatrices espagnoles , artistes

ou amateurs, qui s’y sont fait remarquer daus ces der-

niers temps. Chaque hiver ajoute aussi à la célébrité des soirées musicales dont jouit l’élite de Parisiens et d’étrangers admise chez la brillante fille des comtes de Xaruco.

dont il sera à la fois le chanteur, l’orchestre, le poëte, le compositeur et le héros.

Après les couplets à chanter , on trouvera dans notre espèce d’assortiment de productions indigènes un certain nombre d’épigrammes. A vrai dire, elles n’ont guère d’espagnol cpie d’être traduites du castillan , à moins qu’on ne regarde comme fruits du terroir une ou deux libertés badines , dont il y a encore un ou deux exemples dans les létrilles , et qui, nous l’espérons, nous seront pardonnées également. Mais ce qui

manquera à cette série sous le rapport de Yé~ trangeté , paraîtra peut-être grandement compensé par l’originalité bizarre des pièces qui ferment la collection.

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