‹ Espagne poetiqueChapitre 72 sur 112 · LA SÉRÉNADE INUTILE · texte numérisé non relu

LA SÉRÉNADE INUTILE

létrille a refrain.

“En vain chante à notre porte Qui n’a pas touché nos cœurs »

Tu peux, berger trop fidèle.

Bientôt finir de chanter :

Pourquoi ces accords pour celle Qui ne veut pas écouter?

Beau musicien, je t’exhorte A chercher fortune ailleurs ;

» Envain chante à notre porte Qui n a pas touché nos cœurs. »

Tu cadences à merveille :

Ta voix toujours excella :

Elle flatte notre oreille :

Mais elle s’arrête là.

Dès lors , ami , que t’importe D avoir des sons si flatteurs?

» Envain chante à notre porte Qui n a pas touché nos cœurs. »

YGLESIAS.

Une âme contente , pleine De la voix d’un autre amant , Quand tu modules ta peine , Est sourde à cet instrument.

Musicien sensible, porte Plus loin bémols et majeurs :

» Envain chante à notre porte Qui n’a pas touché nos cœurs. »

YGLESIAS.

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